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Pétition pour le dimanche

Plus de 100.000 personnes protestent contre la banalisation du travail du dimanche, via la pétition proposée par le CAD. Plus de 780 pages de témoignages. Député-e-s, écoutez la France qui bosse.

La pétition

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En Savoie, "les Guerrières d'Albertville" ont lutté 4 ans contre le travail dominical Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
La PPL Mallié, version 4 - Projet Macron

Alors que le vote de la Loi Macron faisait rage, ce mardi 17 février dans l'après-midi, à l'Assemblée nationale, celles qu'on avait surnommées "les Guerrières d'Albertville" ont vécu les débats avec passion et amertume.

  • France 3 Alpes
  • Publié le 17/02/2015 | 20:59, mis à jour le 17/02/2015 | 21:35
On les avaient surnommées "Les Guerrières d'Albertville"
On les avaient surnommées "Les Guerrières d'Albertville"
Reportage. Corinne Pointet, déléguée CGT a accepté de revenir sur le parking du supermarché où elle a travaillé des années. Il s'appelait ED à l'époque. Il affiche désormais l'enseigne DIA et elle ne fait plus partie de l'entreprise depuis un an.

Elle se souvient de ce combat, 104 dimanches exactement, pendant 4 ans, durant lesquels elle s'est battue avec ses collègues.

"Ce qui me dérange le plus", dit-elle, "c'est qu'en 2009, c'est la Droite qui voulait faire passer la loi sur le travail du Dimanche et le PS nous disait "yes week-end". A présent, c'est la Gauche qui veut priver les salariés de ce droit. Je suis en colère, on écoute pas les femmes, on écoute pas le peuple".

De toutes les "Guerrières ", Peggy Schiltz est la seule encore en poste au supermarché qui ouvre désormais tous les dimanches matins. Elle, refuse toujours de travailler ce jour-là. 

Reportage de Céline Aubert & Nathalie Rapuc
Les Guerrières du dimanche
 
Travail dominical : les députés PS « ont trahi leurs électeurs » selon la CFTC Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
La PPL Mallié, version 4 - Projet Macron
cftc.jpg

Miroir social, 17/2/15

« Je rappellerai simplement la position officielle du Parti socialiste quand il était dans l'opposition », a ajouté le vice-président du syndicat des travailleurs chrétiens.

Les députés socialistes ont « trahi » leurs électeurs en acceptant d'étendre l'ouverture des commerces le dimanche, a réagi Joseph Thouvenel, vice-président de la CFTC, qui estime que cela va détruire des « dizaines de milliers d'emplois » dans les petits commerces.  

L'Assemblée nationale a voté la possibilité d'ouvrir les commerces tous les dimanches dans les « zones touristiques » ou « commerciales », si un accord est trouvé sur des compensations pour les salariés, et d'ouvrir 12 dimanches par an ailleurs, sous certaines conditions, deux propositions controversées du projet de loi défendu par le ministre de l'Économie Emmanuel Macron. « Pour une partie des parlementaires, c'est la trahison de leur électorat », a déclaré Joseph houvenel à l'AFP.

« Je rappellerai simplement la position officielle du Parti socialiste quand il était dans l'opposition », a ajouté le vice-président du syndicat des travailleurs chrétiens, citant un tract de la rue de Solferino : « Travail le dimanche : un effet nul sur la croissance, une fausse liberté pour les salariés, une décision destructrice d'emplois, un modèle de société inacceptable » (lire ici). Les parlementaires se sont, en outre, « complètement décrédibilisés » en « s'appuyant sur une soi-disant étude d'impact affligeante », a-t-il poursuivi.

En janvier, le commissariat général à la stratégie et à la prospective (France Stratégie) avait salué les dispositions du projet de loi Macron sur le travail du dimanche, estimant qu'elles auraient des effets positifs sur l'économie, notamment en matière d'emploi.

Pour Joseph Thouvenel, cette étude est « vide » : « rien sur les conséquences sur la vie familiale, rien sur les problèmes de santé des travailleurs le dimanche, rien sur le volontariat, rien sur les coûts pour les salariés, rien sur la désertification du territoire, rien sur les conséquences sur le commerce de proximité... » Sur ce dernier point, « les petits commerces ne pourront pas résister aux grandes enseignes », a estimé Joseph Thouvenel.

« C'est la destruction programmée de dizaines de milliers d'emplois », a-t-il prophétisé, citant « l'exemple italien » : « Selon un rapport des patronats du commerce italien en 2013, ils ont perdu 32 000 commerces et 90 000 emplois en deux ans depuis l'ouverture des grandes surfaces le dimanche ».

 
Vous avez dit 49.3 ?! Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Dernières nouvelles
 
Communiqué de presse du CAD du 17/2/15 Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Tribunes du CAD
Le CAD a combattu, autant que ses moyens le lui permettent, un projet reniant orthogonalement la parole du Président de la République ainsi que du Parti Socialiste, et poursuivant scrupuleusement le travail de déconstruction sociale engagé sous la législature précédente. Collectif citoyen, le CAD est atterré de cette démonétarisation de la parole politique, qui a fait dans l'histoire le lit de tous les extrêmes.

Au lieu de songer aux mesures propres à endiguer la production d'environ 30.000 nouveaux chômeurs par mois, propres à inverser la courbe du chômage, le ministre de l'Economie a choisi de rester crispé sur un catalogue de mesures disparates, sans autres conséquences qu'un recul social en matière de droit du travail, et tellement peu crédible globalement qu'il a dû être imposé par la violence d'un article 49.3.

Même si nous saluons son engagement personnel, M. Macron est resté inflexible face à sa propre majorité. Inflexible face aux courants réalistes du PS. Inflexible face à la Mairie de Paris. Mais surtout inflexible face aux salariés dont 82% de ceux qui travaillent le dimanche disent qu'ils le vivent comme une contrainte, et qui pour 40%, de ce fait, sont confrontés à des difficultés de couple ou de famille (rapport Reynié 2009).

Le Ministre de l'Economie n'a pas craint, empruntant à M.Attali, pourtant non-élu, de mélanger de idées inabouties, sans rapport entre elles et ne dépendant même pas toutes de son ministère, pour les faire discuter dans des séances marathon, et les imposer à un Parlement sous saturation. En matière commerciale, cela s'appelle de la vente forcée. C'est illégal.

En matière d'emploi, le CAD avait publiquement défié M. Macron, ainsi que M. Gattaz, de démontrer que la dérégulation dominical créait UN SEUL emploi net : ce défi n'a jamais été relevé.

La grande distribution a déjà prévenu que la dérégulation du dimanche ne créant aucune croissance, elle n'entendait créer aucun emploi. Les grands magasins du boulevard Haussmann, dont la hausse de chiffre d'affaire est estimée à 10%, pourraient au mieux créer 2000 emplois. Mais combien de boutiques devront fermer, du fait de cette concurrence déloyale ? Combien d'autres vont devoir fermer aux Halles, sur lequel Unibail-Rodamco, par la voix de son PDG, réclame déjà la création d'une ZTI ?

Le CAD ne peut que prendre acte de cette nouvelle marche, forcée, vers l'établissement d'un monde toujours plus marchandisé, expression ultime des courants de pensée ultra-libéraux, et de politiques coupés du Peuple.

Mais pour sa part, le CAD continuera à défendre avec détermination, et avec tous les français de bonne volonté, cette liberté dominicale et sociale qu'est le repos hebdomadaire.
 
Paris, le 17 février 2015 à 17:15. 
 
Jean DIONNOT
Président
Hélène BODENEZ
Vice président
Etienne NEUVILLE
Secrétaire Général 
 
Emmanuel Macron avoue les impacts de sa réforme sur le dimanche Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Tribunes du CAD

Voici ce que déclarait Emmanuel Macron sur les ondes de France Inter le 14/2 à 19H :

"Il y a des chiffres qui circulent autour d'un accroissement de 10% de l'activité et de l'emploi pour les commerces qui sont concernés; dans les quartiers parisiens évoqués, on crée environ au moins 2.000 emplois directs et indirects, dans les gares évoquées, c'est à peu près pareil. Il y aura à coup sûr de la création d'activité, il y aura à coup sûr de l'emploi et il y aura à coup sûr beaucoup plus de justice sociale parce que partout des compensations."

Du propre aveu du ministre, la polémique aberrante qu'il a suscitée en voulant poursuivre la dérégulation de MM Attali, Sarkozy et Mallié, ne pourrait produire, au mieux, que 2000 emplois bruts et 10% de CA, mais uniquement  dans les magasins du boulevard Haussmann. Pour ce qui est des 12 dimanches dérégulés, la grande distribution a déjà prévenu que cette mesure ne créerait pas de croissance, et qu'elle ne créerait aucun emploi. Tout ça pour ça ? 

Encore ne s'agit-il que de chiffres bruts : si le Ministre avait pris le temps d'une étude d'impact autre que le honteux rapport servi par France-Stratégie, l'ancien Commissariat au Plan, il aurait évalué sa politique en chiffres nets : combiens de boutiques devront fermer, du fait de la concurrence déloyale des magasins du Boulevard Haussmann ? Combien devront fermer dans la zone de chalandise du Forum des Halles, dont la patron vient de demander le classement en ZTI alors que la loi n'est même pas encore votée ? Il ne sera sans doute plus là pour le mesurer.  Nous si.

Pour remettre les choses en perspective, et puisque le gouvernement s'estime responsable des créations d'emplois, il faut rappeler que ce même gouvernement fabrique actuellement de l'ordre de 30.000 chômeurs PAR MOIS, et que ce ne sont pas ces 2000 postes, au mieux, qui seront peut-être créés DANS OU OU DEUX ANS qui pourront inverser la courbe du chômage.

L'acharnement du ministre de l'Economie à imposer, en reniement orthogonal de la parole du PS, en opposition violente avec la Mairie de Paris, au détriment des salariés français dont il n'entend pas la protestation, un point aussi anecdotique économiquement, ne laisse pas d'interroger : pour qui roule vraiment Emmanuel Macron ?

Etienne NEUVILLE
Secrétaire Général du CAD 

 
Loi macron : les frondeurs sous pression Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
La PPL Mallié, version 4 - Projet Macron

La Dépèche 17/2

L'Assemblée nationale se prononce par un vote global demain, après trois semaines de débat, sur le très controversé projet de loi Macron. Le texte comporte quelque 200 articles avec, entre autres, la réforme de la profession de notaire et surtout l'assouplissement des règles sur le travail du dimanche.

Le nombre d'ouvertures dominicales autorisées des commerces passe ainsi de 5 à 12 par an, sur décision du maire (après avis du conseil municipal jusqu'à 5, et de l'intercommunalité au-delà de 5). Ces dimanches seront payés double.

La plupart des députés UMP et le Front de gauche voteront, pour des raisons opposées, contre le texte, approuvé par la majorité du groupe socialiste et des radicaux de gauche.

La majorité des centristes s'abstiendront, les écologistes sont partagés et les socialistes se répartiront entre vote contre et abstention. Au total, le gouvernement se montre confiant sur l'issue du scrutin, prévu peu avant 17 h 00.Après le vote, le projet de loi «pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques» du ministre de l'Économie Emmanuel Macron partira au Sénat pour un examen au printemps, l'Assemblée ayant au final le dernier mot. 

 
La loi Macron, tributaire de "l'opposition" ? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
La PPL Mallié, version 4 - Projet Macron

AFP, 17/2/15

[...] Dirigeants socialistes et gouvernement se montrent confiants sur son adoption, car les probables voix manquantes dans la majorité devraient être compensées par l'abstention d'une majorité d'UDI et l'abstention ou le vote "pour" d'une poignée d'UMP (Hervé Mariton, Frédéric Lefebvre ... ). [...]

 
Dimanche : pas avant 2016 à Haussmann Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Les Dossiers - Dimanche à Paris

Promulgation de la loi, décrets, accord social: le chemin reste long avant que les grands magasins n’ouvrent tous les dimanches.
Quand le Printemps et les Galeries Lafayette pourront-ils ouvrir tous les dimanches boulevard Haussmann à Paris? Alors que la loi Macron est votée solennellement ce mardi à l’Assemblée nationale, la question est d’importance. Car l’ouverture dominicale des grands magasins est devenue le marqueur de la volonté de réforme affichée par le ministre de l’Economie. Et pour les grands groupes de distribution, ce sera bien là l’une des rares avancées d’un texte qui est « loin d’encourager l’activité », comme le dit un représentant.
Du côté des enseignes de grands magasins, la mise en œuvre concrète des nouvelles dispositions sur le travail dominical ne devrait pas intervenir avant le début 2016. « Nous espérions commencer à ouvrir tous les dimanches cet été, mais cela semble impossible désormais » constate Claude Boulle, président de l’Union du commerce de centre-ville. L’été, c’est-à-dire juillet et août, qui constituent dorénavant le pic de ventes, avant Noël, pour les Galeries Lafayette Haussmann, en raison de la fréquentation des touristes.
 
Si le cap est désormais mis sur le début 2016, c’est tout simplement parce que la loi Macron doit finir d’être examinée par le Sénat dont les travaux seront entrecoupés par les élections départementales fin mars. Selon toute vraisemblance, la loi ne pourra être promulguée avant cet été. Suivront les décrets d’application et l’arrêté donnant les critères de délimitation des zones touristiques internationales dans l’une desquelles s’insérera le boulevard Haussmann. Au ministère de l’Economie, on rappelle qu’Emmanuel Macron s’est engagé à ce que tous les décrets soient publiés avant la fin de l’année. Il faudra ensuite, même s’il ne sera pas nécessaire d’aboutir à un avis conforme, mener une concertation avec la ville de Paris sur la délimitation des zones internationales et leur complémentarité avec les zones touristiques « simples » qui demeurent, elles, du ressort de la mairie.
 
Restera alors aux grands magasins à trouver un accord social avec leurs représentants du personnel. Un véritable chemin de croix compte tenu du fait que la CGT et la CFDT sont majoritaires et membres du Clic-P, qui combat l’extension des horaires d’ouverture le dimanche et en soirée. « Il existe des moyens de surmonter les blocages » estime un connaisseur du dossier. Les syndicats se trouveront sous la pression croisée des employeurs et des politiques qui souhaitent voir l’ouverture dominicale se concrétiser. Mais encore faut-il parvenir à un accord. Au final, le début 2016 apparaît comme un horizon possible, mais pas forcément facile à atteindre.
De leur côtés, les distributeurs alimentaires pourront continuer à ouvrir le dimanche jusqu’à 13 heures comme la loi l’autorise depuis presque cent ans. Mais ils devront payer leur personnel ce jour là 30 % de plus. « Même le rapport Bailly jugeait que c’était inutile » regrette Jacques Creyssel, délégué général de la Fédération du commerce et de la distribution.
 
Travail du dimanche : la dictature du tout-économique Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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Pas facile, de s'appeler Sens Commun et de faire partie de l'UMP, le parti qui a initié contre vents et marées, le travail de M. Macron ! 

Sens Commun, 17/2

La loi Macron, qui doit être votée ce mardi dans son ensemble (après le vote de plusieurs de ses volets ce weekend), prévoit notamment l’assouplissement du travail en soirée et le dimanche avec :
  • ouverture 5 dimanches par an des commerces sans autorisation, 12 avec autorisation,
  • ouverture des magasins jusqu’à minuit en zone touristique,
  • versement par le commerce d’une compensation salariale en cas de travail du dimanche.
 
Le souhait d’apporter plus de flexibilité au sein de l’économie et en soutien à nos entreprises est louable. Mais beaucoup d’économistes sont très réservés sur les bénéfices réels d’une telle réforme et les conclusions des rares études d’impact menées sont divergentes, ce qui aurait dû inciter à la prudence.

Même en imaginant un effet économique positif, ne se fera-t-il pas principalement aux dépens du petit commerce ? Certes, l’ouverture le dimanche restera une option et non une obligation. Mais, concurrence oblige, tous les magasins préfèreront ouvrir de peur de voir leur clientèle aller ailleurs. La loi Macron aura un impact restreint sur la structure de charges des grandes enseignes parce qu’elles seront capables de lisser ces heures de travail supplémentaires sur l’ensemble des salariés. Les petits commerces en revanche, faute de pouvoir faire travailler leurs quelques salariés 7 jours sur 7 – ce qui est heureusement interdit –, seront contraints d’embaucher une personne supplémentaire, ce qui pèsera lourdement sur leur équilibre financier. L’emploi sera donc créé de manière artificielle chez les petits commerçants qui devront étaler leur activité sur 7 jours au lieu de le faire sur 6. Cette loi favorisera donc quasi exclusivement les grandes enseignes.
 
Aux considérations économiques s’ajoutent les problématiques sociales. Les salariés du commerce sont en majorité des femmes vivant en grande banlieue et qui devront alors aménager avec difficulté un équilibre entre vie professionnelle et vie familiale. Le volontariat finira par se transformer en obligation à travers de fortes incitations ou des discriminations à l’embauche. Les enfants et les couples seront les premiers pénalisés : à l’heure où la cellule familiale est fragilisée, où les rythmes de vie s’accélèrent, les dimanches ne seront plus ce moment où l’activité ralentit et où la vie familiale peut se consolider.

En fait, cette loi est emblématique d’une tendance à l’ultra-libéralisme qui met au centre non pas l’Homme mais le profit supposé. Sur le fond, elle ne changera peut-être pas les choses de façon drastique, peut-être même aura-t-elle quelques effets bénéfiques, mais elle consacre d’ores et déjà le principe selon lequel l’activité commerciale est plus importante que le reste et doit pouvoir fonctionner non-stop, sans exception.

Cette idéologie, cette vision de la société pose la question de la France que nous voulons. À Sens Commun, nous défendons une économie au service de l’Homme et non de l’Homme au service de l’économie. C’est pourquoi nous dénonçons, à l’instar de nombreux citoyens français et hommes politiques de droite comme de gauche, le vote de ces mesures sur le travail du dimanche. Il n’y a pas de travail épanouissant et pas d’équilibre familial sans préservation d’un espace de repos.

Il existe d’autres moyens de favoriser l’activité et la croissance. De nombreux outils pourraient plus utilement remplir ce rôle d’assouplissement de notre économie : flexibilité du temps de travail, défiscalisation des heures supplémentaires… Pourquoi choisir de tout sacrifier à l’économie ?
 
Loi Macron : qui votera pour, qui votera contre ? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
La PPL Mallié, version 4 - Projet Macron

 


Les députés se prononceront dès 16h15 sur le projet de loi pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques.

Pendant trois semaines, les députés ont discuté et amendé les quelque 200 articles de laloi MacronMardi, l’Assemblée se prononcera sur le texte par un scrutin public, qui pourrait être serré.

Les 196 heures de débats ont-elles fait évoluer les positions ? Qui votera pour le texte ? Qui s’abstiendra ? Qui votera contre ?

A quelques heures du scrutin, LCP.fr dresse un état des lieux.

Le PS divisé

Manuel Valls a été clair. Lundi matin, le Premier ministre a mis la pression sur les députés socialistes tentés de ne pas voter le texte : "Quand on est parlementaire de la majorité (…) on s’abstiendrait ? On voterait contre ce texte ? Non. Moi, j’en appelle à la responsabilité de chacun. Les postures, c’est fini, maintenant, on vote le texte ! "

Un message adressé notamment à Benoît Hamon, qui avait annoncé la veille qu’ilvotera contre le texte. Interrogés par LCP.fr, Christian Paul et Laurent Baumel, les chefs de file des députés frondeurs socialistes, ont annoncé qu’ils allaient en faire de même.

En tout, "plusieurs dizaines" de socialistes s’apprêtent à voter contre le projet de loi, estime Christian Paul. L’élu refuse de donner un chiffre précis mais rappelle que les amendements de suppression des articles 80 (travail du dimanche) et 101 (plans de sauvegarde de l’emploi) ont été signés par 50 à 60 députés PS. "Chacun votera en son âme et conscience", conclut le socialiste.

La plupart des autres frondeurs interrogés assurent ne pas avoir encore pris leur décision. Seul Philippe Noguès, le député du Morbihan, déclare qu’il votera contre. Dimanche, sur Twitter, Pouria Amirshahi, le député des Français de l’étranger, avait fait la même annonce.

Denys Robiliard, un autre frondeur, votera quant à lui pour le texte. Et pour cause… L’élu socialiste du Loir-et-Cher est l’un des rapporteurs du projet de loi. Il assure néanmoins que s’agissant de l’issue du scrutin, rien "n’est joué d’avance".

Bruno Le Roux, le président du groupe socialiste à l’Assemblée, ne semble pas inquiet. Samedi, il déclarait au micro de LCP que le projet de loi est "un bon texte" qui "recueillera une majorité".

Les trois députés chevènementistes voteront contre

Jean-Luc Laurent, Marie-Françoise Bechtel et Christian Hutin, les trois députés chevènementistes - qui siègent avec le groupe socialiste - voteront pour leur part contre le texte->http://www.lcp.fr/actualites/politi…].

UMP : un vote contre… à quelques exceptions près

Sur instruction de Nicolas Sarkozy, une très large majorité de députés UMP voteront contre le texte. Parmi eux, il y aura Benoist Apparu, l’élu de la Marne qui a pourtant longtemps hésité.

A ce stade, au moins trois députés UMP voteront pour le texte : Hervé Mariton, qui avait été l’un des premiers à sortir du bois, Frédéric Lefebvre, qui a réitéré ce week-end sur Twitter sa promesse de le faire et Olivier Carré. L’élu du Loiret estime que "ce n’est pas le grand soir, mais le projet de loi Macron fait avancer les choses".

Pas de consigne de vote à l’UDI

Comme l’a révélé LCP.fr, les députés UDI seront "libres de leur vote". A titre personnel, leur chef de file à l’Assemblée, Philippe Vigier, s’abstiendra. Idem pour son collègue Francis Vercamer.

En revanche, Jean-Christophe Fromantin, l’élu des Hauts-de-Seine et Meyer Habib, le député des Français de l’étranger, voteront pour. "Il y aura une dizaine de votes contre et 13 ou 14 abstentions", estime par ailleurs Philippe Vigier.

Le Front de gauche votera contre

André Chassaigne, le président du groupe GDR à l’Assemblée, a été l’un des orateurs les plus virulents au texte lors de son examen en séance publique. L’élu du Puy-de-Dôme avait annoncé il y a plusieurs semaines que les élus du Front de gauche voteraient contre la "bombe à Macron".

Les écologistes dans le brouillard

Cécile Duflot avait décidé de "mettre en échec" la loi Macron. Seulement, François de Rugy, le co-président du groupe écologiste à l’Assemblée, ne voit pas les choses du même œil. Après l’examen du texte en commission spéciale, il assurait que son groupe pourrait s’abstenir en cas d’évolution favorable lors de son passage dans l’hémicycle.

La position des écologistes sera donc formellement arrêtée mardi matin, lors de leur réunion de groupe. Eric Alauzet, le député du Doubs, assurait dans la nuit de samedi à dimanche, au micro de LCP, que les votes de ses collègues "se partageront entre le contre et l’abstention".

Les radicaux de gauche voteront pour

Alain Tourret, l’un des rapporteurs du texte, l’avait promis : les députés RRDP voteront pour le projet de loi.

Via un communiqué publié sur le site du Parti radical de Gauche, Joël Giraud, l’élu des Hautes-Alpes, a réaffirmé que les députés radicaux de gauche restaient "solidaires du gouvernement". 

 
Le député HILLMEYER s'engage pour le dimanche ! Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Références - Les POUR
From: "Francis Hillmeyer" < Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir
To: <pierre.d***@free.fr> 
Sent: Saturday, February 07, 2015 2:49 PM 
Bonjour, 
Je me suis toujours opposé au travail dominical. 
Bien amicalement, 
Francis HILLMEYER 
Député du Haut-Rhin 

 
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Le travail du dimanche en question :
entre productivité débridée et art de vivre, un vrai choix de société 
Collectif des Amis du Dimanche, 10 rue Denis Poisson, 75017 PARIS