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Pétition pour le dimanche

Plus de 100.000 personnes protestent contre la banalisation du travail du dimanche, via la pétition proposée par le CAD. Plus de 780 pages de témoignages. Député-e-s, écoutez la France qui bosse.

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La tribune du CAD

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Le CAD a combattu, autant que ses moyens le lui permettent, un projet reniant orthogonalement la parole du Président de la République ainsi que du Parti Socialiste, et poursuivant scrupuleusement le travail de déconstruction sociale engagé sous la législature précédente. Collectif citoyen, le CAD est atterré de cette démonétarisation de la parole politique, qui a fait dans l'histoire le lit de tous les extrêmes.

Au lieu de songer aux mesures propres à endiguer la production d'environ 30.000 nouveaux chômeurs par mois, propres à inverser la courbe du chômage, le ministre de l'Economie a choisi de rester crispé sur un catalogue de mesures disparates, sans autres conséquences qu'un recul social en matière de droit du travail, et tellement peu crédible globalement qu'il a dû être imposé par la violence d'un article 49.3.

Même si nous saluons son engagement personnel, M. Macron est resté inflexible face à sa propre majorité. Inflexible face aux courants réalistes du PS. Inflexible face à la Mairie de Paris. Mais surtout inflexible face aux salariés dont 82% de ceux qui travaillent le dimanche disent qu'ils le vivent comme une contrainte, et qui pour 40%, de ce fait, sont confrontés à des difficultés de couple ou de famille (rapport Reynié 2009).

Le Ministre de l'Economie n'a pas craint, empruntant à M.Attali, pourtant non-élu, de mélanger de idées inabouties, sans rapport entre elles et ne dépendant même pas toutes de son ministère, pour les faire discuter dans des séances marathon, et les imposer à un Parlement sous saturation. En matière commerciale, cela s'appelle de la vente forcée. C'est illégal.

En matière d'emploi, le CAD avait publiquement défié M. Macron, ainsi que M. Gattaz, de démontrer que la dérégulation dominical créait UN SEUL emploi net : ce défi n'a jamais été relevé.

La grande distribution a déjà prévenu que la dérégulation du dimanche ne créant aucune croissance, elle n'entendait créer aucun emploi. Les grands magasins du boulevard Haussmann, dont la hausse de chiffre d'affaire est estimée à 10%, pourraient au mieux créer 2000 emplois. Mais combien de boutiques devront fermer, du fait de cette concurrence déloyale ? Combien d'autres vont devoir fermer aux Halles, sur lequel Unibail-Rodamco, par la voix de son PDG, réclame déjà la création d'une ZTI ?

Le CAD ne peut que prendre acte de cette nouvelle marche, forcée, vers l'établissement d'un monde toujours plus marchandisé, expression ultime des courants de pensée ultra-libéraux, et de politiques coupés du Peuple.

Mais pour sa part, le CAD continuera à défendre avec détermination, et avec tous les français de bonne volonté, cette liberté dominicale et sociale qu'est le repos hebdomadaire.

 Paris, le 17 février 2015 à 17:15. 

Jean DIONNOT, Président
Hélène BODENEZ, Vice président
Etienne NEUVILLE, Secrétaire Général 

 

 

Suisse : Assouplissement dès avril pour attirer les touristes Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
La PPL Mallié, version 4 - Projet Macron

Les Macronneries d'hier ne sont pas sans conséquences : nos voisins Suisse, qui proposent également des produits de luxe aux touristes, viennent de prendre une ordonnance qui permettra aussi à certains magasins d'ouvrir le dimanche. 

Notable différence toutefois, en Suisse, on ne mélange par tout dans un projet de loi aux aspects disparates, et on prévoit très précisément ce qu'est un commerce de luxe en zone touristique internationale, et qu'on essaye pas de faire croire que les touristes Chinois vont à Londre faire leurs achats quand les magasins Suisses sont fermés.

Il n'en reste pas moins que les Suisses ont à pâtir des stupidités françaises.

 
 
Le Conseil fédéral a adopté ce mercredi 18 février 2015 une révision d'ordonnance très controversée. Le gouvernement a revu sa copie à l'issue de la consultation. Les employés concernés par le travail dominical auront droit à des compensations allant plus loin que les dispositions légales.

Les besoins du tourisme international

L'ordonnance répond à une demande du Parlement. La redéfinition du travail dominical autorisé en zone touristique a été réclamée par Fabio Abate (PLR/TI) via une motion. Le fait que la libéralisation puisse se faire via une modification d'ordonnance, non attaquable par référendum, a fait bondir la gauche et les syndicats.

Les centres commerciaux répondant aux besoins du tourisme international pourront employer des travailleurs le dimanche, tout au long de l'année sans autorisation. Les 26 dimanches de congé minimaux par an pourront être répartis irrégulièrement, pour autant qu'il y en ait un par trimestre.

Plusieurs conditions

Pour bénéficier de cet assouplissement, les centres commerciaux devront remplir plusieurs conditions cumulatives. L'offre de marchandises doit être axée sur la clientèle touristique internationale : la majeure partie des magasins devront essentiellement proposer des articles de luxe (vêtements, chaussures, accessoires, montres, bijoux ou parfums).

Le chiffre d'affaires du centre commercial concerné devra outre provenir principalement de la clientèle internationale. Une exigence que devraient remplir la majorité des commerces qui s'y trouvent.

Le rôle prépondérant du tourisme

Enfin, le centre devra se situer soit dans les régions bénéficiant déjà d'allègements dominicaux (stations proposant cures, sports, excursions ou séjours de repos et pour lesquelles le tourisme joue un rôle prépondérant) soit à une distance d'au maximum 15 kilomètres de la frontière et à proximité immédiate d'une bretelle d'autoroute ou d'une gare ferroviaire.

Les centres commerciaux concernés par l'assouplissement seront désignés nommément dans une ordonnance du Département fédéral de l'économie. La liste sera établie sur proposition des cantons. Le texte tient compte de l'évolution des besoins en matière de tourisme, défend le Conseil fédéral. Il prend davantage d'acuité dans le contexte du franc fort et contribue à préserver les emplois. (ats/Newsnet)
 
Travail le dimanche : il ne faut jamais désespérer du PS… Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Références - Expertises, études, réflexions
La droite en avait rêvé, et comme pour beaucoup de choses, depuis 2012, le Parti socialiste l’a fait. Le travail le dimanche sera probablement généralisé au nom de la liberté. Il y aura bien quelques frondeurs pour se battre sur le poids des chaînes, à savoir le nombre de dimanches ouvrables dans l’année et le pourtour des zones touristiques mais il semble bien que la messe soit dite.

Puisqu’on parle de messe, d’ailleurs, on aimerait bien de nouveaux entendre les cathos ou les protestants. Je suis certain qu’avec un peu d’effort, ils pourraient se mobiliser avec la même force impressionnante que contre le mariage pour tous. Finalement, s’ils voyaient dans l’union devant le maire de deux hommes ou de deux femmes « une mutation anthropologique majeure », on leur rappellera que la fin du dimanche devrait l’être tout autant à leurs yeux.  Construire une société où l’idée de la liberté se résume à celle de consommer, y compris  le dimanche et les jours fériés, voire surtout le dimanche et les jours fériés, n’est pas non plus un petit changement.  C’est quand même soumettre la vie de ceux qui travailleront et de ceux qui ne travailleront pas à un temps marchand qui n’a rien à voir avec celui de l’amour, de la famille, de l’amitié, de la réflexion et du repos, Dieu lui-même ayant montré l’exemple dans la Genèse. Mais quelque chose nous dit qu’il ne faudra pas trop compter sur le Printemps français ou les Veilleurs pour monter au créneau avec la même virulence ou la même énergie. On pourra compter sur des évêques, surement, parce que c’est tout de même un peu leur affaire aussi, alors que les églises sont désertées, de voir leurs ouailles se  consacrer plutôt aux caddies qu’au caté.

Gageons qu’à ce moment-là, de bons esprits invoqueront la laïcité. Elle sert beaucoup ces temps-ci, la laïcité, même si on a de plus en plus de mal à la définir. Quoi, quels sont ces affreux curés qui veulent intervenir dans nos vies ! On croyait s’être battus pour la séparation de l’Eglise et de l’Etat et que les choses étaient réglées depuis la loi de 1905, même si on pourrait trouver plus urgent, par les temps qui courent, de faire voter une loi séparant la vie et la marchandise et désignant à la seconde le périmètre qui est le sien pour ne pas coloniser la première.

Mais la liberté, on vous dit ! Et pour la défense des libertés, ils sont champions les socialistes ! Le Medef ne pouvait pas rêver meilleure partenaire, par exemple, que la députée Colette Capdevielle. Avec un mélange de vieux populisme qui joue la Province contre Paris et un soupçon de mépris pour la culture, cette dame refuse qu’on organise ses dimanches et que « l’on statue dans nos vies de manière intrusive ». On pourrait jouer aussi la carte du populisme, avec madame Capdevielle, et lui répondre qu’elle n’est probablement pas smicarde ou précaire et que donc elle ne vivra pas comme une obligation ce qu’elle présente comme une liberté, évidemment.  Mais on préférera lui faire remarquer que sa formulation est profondément absurde. Ce qui est intrusif, en bonne logique, c’est ce qui vient perturber ce qui existe. C’est le travail du dimanche qui est intrusif,  c’est Macron qui est intrusif et pas le fait de vouloir consacrer son dimanche à jouer aux boules, à lire, à voir un musée voire à s’ennuyer car l’ennui est aussi un droit de l’homme.

À moins qu’il y ait une autre explication à cet acharnement de la députée Capdevielle à vouloir faire travailler le dimanche. Etant donné la très probable raclée électorale que vont se prendre les socialistes dans un mois et demi, le travail le dimanche est un moyen comme un autre de rétablir le suffrage censitaire.

Au moins, pendant qu’ils bosseront, ces salauds de pauvres n’iront pas voter FN…
 
Le mouvement sportif dit stop à la loi "Macron" Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - La Résistance

Une pétition sportive à signer sur ce lien

Macron : fossoyeur du temps libre et des pratiques sportives!

La création de zones touristiques internationales et l’extension du travail dominical et nocturne prévue par la future loi Macron entraine un bouleversement profond dans l'organisation du sport et dans les activités physiques et sportives. La volonté d’imposer à une partie des salarié-es de notre pays de travailler le dimanche, sur la base d'une vision dominicale uniquement consumériste et touristique, sacrifie les derniers espaces de temps libéré : le dimanche. Nous l'avons compris, ce gouvernement préfère soutenir les grands magasins plutôt que les associations sportives. De la simple balade familiale en forêt à la pratique sportive en compétition, le principe même du loisir est remis en cause par cette farouche volonté de vendre et de consommer ! Nous le savons, la majorité des compétitions sportives ont lieu le week-end, les championnats de football, rugby, athlétisme ... seront gravement atteints. Qu'elles et ils soient pratiquant-es, arbitres, accompagnants, bénévoles ou simples spectateurs, les acteurs monde sportif et associatif peuvent craindre une désaffection massive des terrains de sports et des associations. Le travail du dimanche généralisé ne fera qu’accentuer la crise des pratiques sportives, des femmes, des jeunes adultes ou des adolescents. Déjà des chiffres sont alarmants pour l’avenir, à Paris par exemple 65% des 16-20 ans ne pratiquent aucune activité sportive. Cette loi ne fera qu'aggraver la crise de l'engagement bénévole dans la vie associative. Le sport en entreprise est également le grand perdant avec des individus monopolisés par l’activité professionnelle et démobilisés pour l'engagement bénévole dans le sport…

Le gouvernement ne peut pas laisser entendre que les bienfaits liés au sport sont indiscutables pour la santé et le lien social et nuire dans le même temps à la pratique sportive le dimanche. Enfin, les actions menées par les collectivités en faveur d’un « sport en famille » ne peuvent occulter l’impossibilité de leur accès pour toutes et tous dans un pays où le dimanche serait sacrifié au marché. La réalité est que cette loi renforce les inégalités d'accès à la pratique et accélère la marchandisation du sport.

Pour toutes ces raisons nous appelons le mouvement sportif à dire stop à la loi dite "Macron" et à cosigner ce texte.

 
Loi Macron : des belles paroles à la réalité Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
La PPL Mallié, version 4 - Projet Macron

L'Huma, 17/2

Emmanuel Macron l’a martelé, il souhaite « mettre en capacité des élus des territoires de décider, mettre en capacité des Françaises et des Français de travailler en leur apportant les protections nécessaires qui dans de nombreux endroits n’existent pas ». Derrière les mots, le ministre de l’Économie a surtout tenté d’imposer sa conception de la généralisation du travail dominical. Il a notamment souhaité rendre les cinq dimanches d’ouverture décidés par le maire obligatoires alors qu’ils étaient facultatifs dans la loi Mallié de 2009. Face à la bronca des députés de gauche lors de l’examen du texte, il a été contraint de reculer.

En revanche, le passage de cinq à douze dimanches annuels est donc acté. Seule mini-concession à cette extension, les hypermarchés déduiront trois jours fériés sur ces douze ouvertures dominicales. Les salariés concernés par ces dimanches du maire continueront d’être payés double. Pour faire passer la pilule, le ministre n’a cessé de vanter les supposées contreparties au travail dominical. Mais celles-ci sont toujours conditionnées par la conclusion d’un accord d’entreprise, de branche, voire territorial, notamment en ce qui concerne la compensation des charges « induites par la garde des enfants ». La seule avancée, immédiate et tangible, est la majoration salariale de 30 % instaurée dans les supermarchés de plus de 400m2. Contrairement à ce que laisse entendre le gouvernement, la compensation du travail de nuit ne sera pas non plus automatique, elle devra aussi être inscrite dans un accord collectif en ce qui concerne les moyens de transport ou la garde des enfants. Censée favoriser « le rayonnement international », la création des zones touristiques internationales (ZTI) va autoriser l’ouverture dominicale et nocturne, jusqu’à minuit, toute l’année ! Sur ce point, le gouvernement n’a pas cédé d’un pouce, s’arrogeant le droit de créer et de délimiter ces zones au nez et à la barbe des édiles. Malgré des débats houleux, la maire de Paris, Anne Hidalgo, n’a pas obtenu que les maires puissent avoir le droit de contrer cette décision.

 
En Savoie, "les Guerrières d'Albertville" ont lutté 4 ans contre le travail dominical Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
La PPL Mallié, version 4 - Projet Macron

Alors que le vote de la Loi Macron faisait rage, ce mardi 17 février dans l'après-midi, à l'Assemblée nationale, celles qu'on avait surnommées "les Guerrières d'Albertville" ont vécu les débats avec passion et amertume.

  • France 3 Alpes
  • Publié le 17/02/2015 | 20:59, mis à jour le 17/02/2015 | 21:35
On les avaient surnommées "Les Guerrières d'Albertville"
On les avaient surnommées "Les Guerrières d'Albertville"
Reportage. Corinne Pointet, déléguée CGT a accepté de revenir sur le parking du supermarché où elle a travaillé des années. Il s'appelait ED à l'époque. Il affiche désormais l'enseigne DIA et elle ne fait plus partie de l'entreprise depuis un an.

Elle se souvient de ce combat, 104 dimanches exactement, pendant 4 ans, durant lesquels elle s'est battue avec ses collègues.

"Ce qui me dérange le plus", dit-elle, "c'est qu'en 2009, c'est la Droite qui voulait faire passer la loi sur le travail du Dimanche et le PS nous disait "yes week-end". A présent, c'est la Gauche qui veut priver les salariés de ce droit. Je suis en colère, on écoute pas les femmes, on écoute pas le peuple".

De toutes les "Guerrières ", Peggy Schiltz est la seule encore en poste au supermarché qui ouvre désormais tous les dimanches matins. Elle, refuse toujours de travailler ce jour-là. 

Reportage de Céline Aubert & Nathalie Rapuc
Les Guerrières du dimanche
 
Travail dominical : les députés PS « ont trahi leurs électeurs » selon la CFTC Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
La PPL Mallié, version 4 - Projet Macron
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Miroir social, 17/2/15

« Je rappellerai simplement la position officielle du Parti socialiste quand il était dans l'opposition », a ajouté le vice-président du syndicat des travailleurs chrétiens.

Les députés socialistes ont « trahi » leurs électeurs en acceptant d'étendre l'ouverture des commerces le dimanche, a réagi Joseph Thouvenel, vice-président de la CFTC, qui estime que cela va détruire des « dizaines de milliers d'emplois » dans les petits commerces.  

L'Assemblée nationale a voté la possibilité d'ouvrir les commerces tous les dimanches dans les « zones touristiques » ou « commerciales », si un accord est trouvé sur des compensations pour les salariés, et d'ouvrir 12 dimanches par an ailleurs, sous certaines conditions, deux propositions controversées du projet de loi défendu par le ministre de l'Économie Emmanuel Macron. « Pour une partie des parlementaires, c'est la trahison de leur électorat », a déclaré Joseph houvenel à l'AFP.

« Je rappellerai simplement la position officielle du Parti socialiste quand il était dans l'opposition », a ajouté le vice-président du syndicat des travailleurs chrétiens, citant un tract de la rue de Solferino : « Travail le dimanche : un effet nul sur la croissance, une fausse liberté pour les salariés, une décision destructrice d'emplois, un modèle de société inacceptable » (lire ici). Les parlementaires se sont, en outre, « complètement décrédibilisés » en « s'appuyant sur une soi-disant étude d'impact affligeante », a-t-il poursuivi.

En janvier, le commissariat général à la stratégie et à la prospective (France Stratégie) avait salué les dispositions du projet de loi Macron sur le travail du dimanche, estimant qu'elles auraient des effets positifs sur l'économie, notamment en matière d'emploi.

Pour Joseph Thouvenel, cette étude est « vide » : « rien sur les conséquences sur la vie familiale, rien sur les problèmes de santé des travailleurs le dimanche, rien sur le volontariat, rien sur les coûts pour les salariés, rien sur la désertification du territoire, rien sur les conséquences sur le commerce de proximité... » Sur ce dernier point, « les petits commerces ne pourront pas résister aux grandes enseignes », a estimé Joseph Thouvenel.

« C'est la destruction programmée de dizaines de milliers d'emplois », a-t-il prophétisé, citant « l'exemple italien » : « Selon un rapport des patronats du commerce italien en 2013, ils ont perdu 32 000 commerces et 90 000 emplois en deux ans depuis l'ouverture des grandes surfaces le dimanche ».

 
Vous avez dit 49.3 ?! Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Dernières nouvelles
 
Communiqué de presse du CAD du 17/2/15 Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Tribunes du CAD
Le CAD a combattu, autant que ses moyens le lui permettent, un projet reniant orthogonalement la parole du Président de la République ainsi que du Parti Socialiste, et poursuivant scrupuleusement le travail de déconstruction sociale engagé sous la législature précédente. Collectif citoyen, le CAD est atterré de cette démonétarisation de la parole politique, qui a fait dans l'histoire le lit de tous les extrêmes.

Au lieu de songer aux mesures propres à endiguer la production d'environ 30.000 nouveaux chômeurs par mois, propres à inverser la courbe du chômage, le ministre de l'Economie a choisi de rester crispé sur un catalogue de mesures disparates, sans autres conséquences qu'un recul social en matière de droit du travail, et tellement peu crédible globalement qu'il a dû être imposé par la violence d'un article 49.3.

Même si nous saluons son engagement personnel, M. Macron est resté inflexible face à sa propre majorité. Inflexible face aux courants réalistes du PS. Inflexible face à la Mairie de Paris. Mais surtout inflexible face aux salariés dont 82% de ceux qui travaillent le dimanche disent qu'ils le vivent comme une contrainte, et qui pour 40%, de ce fait, sont confrontés à des difficultés de couple ou de famille (rapport Reynié 2009).

Le Ministre de l'Economie n'a pas craint, empruntant à M.Attali, pourtant non-élu, de mélanger de idées inabouties, sans rapport entre elles et ne dépendant même pas toutes de son ministère, pour les faire discuter dans des séances marathon, et les imposer à un Parlement sous saturation. En matière commerciale, cela s'appelle de la vente forcée. C'est illégal.

En matière d'emploi, le CAD avait publiquement défié M. Macron, ainsi que M. Gattaz, de démontrer que la dérégulation dominical créait UN SEUL emploi net : ce défi n'a jamais été relevé.

La grande distribution a déjà prévenu que la dérégulation du dimanche ne créant aucune croissance, elle n'entendait créer aucun emploi. Les grands magasins du boulevard Haussmann, dont la hausse de chiffre d'affaire est estimée à 10%, pourraient au mieux créer 2000 emplois. Mais combien de boutiques devront fermer, du fait de cette concurrence déloyale ? Combien d'autres vont devoir fermer aux Halles, sur lequel Unibail-Rodamco, par la voix de son PDG, réclame déjà la création d'une ZTI ?

Le CAD ne peut que prendre acte de cette nouvelle marche, forcée, vers l'établissement d'un monde toujours plus marchandisé, expression ultime des courants de pensée ultra-libéraux, et de politiques coupés du Peuple.

Mais pour sa part, le CAD continuera à défendre avec détermination, et avec tous les français de bonne volonté, cette liberté dominicale et sociale qu'est le repos hebdomadaire.
 
Paris, le 17 février 2015 à 17:15. 
 
Jean DIONNOT
Président
Hélène BODENEZ
Vice président
Etienne NEUVILLE
Secrétaire Général 
 
Emmanuel Macron avoue les impacts de sa réforme sur le dimanche Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Tribunes du CAD

Voici ce que déclarait Emmanuel Macron sur les ondes de France Inter le 14/2 à 19H :

"Il y a des chiffres qui circulent autour d'un accroissement de 10% de l'activité et de l'emploi pour les commerces qui sont concernés; dans les quartiers parisiens évoqués, on crée environ au moins 2.000 emplois directs et indirects, dans les gares évoquées, c'est à peu près pareil. Il y aura à coup sûr de la création d'activité, il y aura à coup sûr de l'emploi et il y aura à coup sûr beaucoup plus de justice sociale parce que partout des compensations."

Du propre aveu du ministre, la polémique aberrante qu'il a suscitée en voulant poursuivre la dérégulation de MM Attali, Sarkozy et Mallié, ne pourrait produire, au mieux, que 2000 emplois bruts et 10% de CA, mais uniquement  dans les magasins du boulevard Haussmann. Pour ce qui est des 12 dimanches dérégulés, la grande distribution a déjà prévenu que cette mesure ne créerait pas de croissance, et qu'elle ne créerait aucun emploi. Tout ça pour ça ? 

Encore ne s'agit-il que de chiffres bruts : si le Ministre avait pris le temps d'une étude d'impact autre que le honteux rapport servi par France-Stratégie, l'ancien Commissariat au Plan, il aurait évalué sa politique en chiffres nets : combiens de boutiques devront fermer, du fait de la concurrence déloyale des magasins du Boulevard Haussmann ? Combien devront fermer dans la zone de chalandise du Forum des Halles, dont la patron vient de demander le classement en ZTI alors que la loi n'est même pas encore votée ? Il ne sera sans doute plus là pour le mesurer.  Nous si.

Pour remettre les choses en perspective, et puisque le gouvernement s'estime responsable des créations d'emplois, il faut rappeler que ce même gouvernement fabrique actuellement de l'ordre de 30.000 chômeurs PAR MOIS, et que ce ne sont pas ces 2000 postes, au mieux, qui seront peut-être créés DANS OU OU DEUX ANS qui pourront inverser la courbe du chômage.

L'acharnement du ministre de l'Economie à imposer, en reniement orthogonal de la parole du PS, en opposition violente avec la Mairie de Paris, au détriment des salariés français dont il n'entend pas la protestation, un point aussi anecdotique économiquement, ne laisse pas d'interroger : pour qui roule vraiment Emmanuel Macron ?

Etienne NEUVILLE
Secrétaire Général du CAD 

 
Loi macron : les frondeurs sous pression Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
La PPL Mallié, version 4 - Projet Macron

La Dépèche 17/2

L'Assemblée nationale se prononce par un vote global demain, après trois semaines de débat, sur le très controversé projet de loi Macron. Le texte comporte quelque 200 articles avec, entre autres, la réforme de la profession de notaire et surtout l'assouplissement des règles sur le travail du dimanche.

Le nombre d'ouvertures dominicales autorisées des commerces passe ainsi de 5 à 12 par an, sur décision du maire (après avis du conseil municipal jusqu'à 5, et de l'intercommunalité au-delà de 5). Ces dimanches seront payés double.

La plupart des députés UMP et le Front de gauche voteront, pour des raisons opposées, contre le texte, approuvé par la majorité du groupe socialiste et des radicaux de gauche.

La majorité des centristes s'abstiendront, les écologistes sont partagés et les socialistes se répartiront entre vote contre et abstention. Au total, le gouvernement se montre confiant sur l'issue du scrutin, prévu peu avant 17 h 00.Après le vote, le projet de loi «pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques» du ministre de l'Économie Emmanuel Macron partira au Sénat pour un examen au printemps, l'Assemblée ayant au final le dernier mot. 

 
La loi Macron, tributaire de "l'opposition" ? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
La PPL Mallié, version 4 - Projet Macron

AFP, 17/2/15

[...] Dirigeants socialistes et gouvernement se montrent confiants sur son adoption, car les probables voix manquantes dans la majorité devraient être compensées par l'abstention d'une majorité d'UDI et l'abstention ou le vote "pour" d'une poignée d'UMP (Hervé Mariton, Frédéric Lefebvre ... ). [...]

 
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Le travail du dimanche en question :
entre productivité débridée et art de vivre, un vrai choix de société 
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