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Pétition pour le Dimanche

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La pétition présentée par le CAD a obtenu plus de 107.000 signatures authentifiées (au contraire de la pétition-bidon du Dr Carabistouille !)
- Pétition électronique : 99.000 signatures au 01/10/13
- Pétition papier : 8.107 signatures au comptage du 15/01/12
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Volontaires d'office
TRAVAIL du DIMANCHE = WEEK-END COMPLET à travailler. Ne confondez pas faire vos courses le dimanche et travailler le ...
Citations

Le combat de 2012, c'est de préserver le principe du repos dominical, c'est-à-dire de permettre aux travailleurs de consacrer un jour de leur semaine à leur famille, au sport, à la culture, à la liberté. Et j'y veillerai !.

François Hollande

Président de la République Française - Mai 2012

Tous ouverts ou tous fermés, mais tous égaux.

 

Jean-Claude Bourrelier

Patron de Bricorama

De mauvaises lois sont la pire sorte de tyrannie.

Edmund Burke
Ecrivain

Le débat qui nous occupe est infiniment [...] profond [...] Nous sommes bien face à un choix de société qu’il nous faut trancher.

Jean-Marc Ayrault
Premier Ministre
Extrait de la discussion du 7 juillet 2009 à l’Assemblée Nationale

Je m'oppose absolument et formellement au travail du dimanche qui détruit la vie de famille et se met au service d'un consumérisme aveuglé.

Jean-Luc Mélenchon
Ancien ministre, député européen, sénateur, conseiller général
candidat 2012 à la présidence de la République

Dans la semaine, il y a six jours pour avoir, et un jour pour être.

Hervé Mariton
Ingénieur des Mines
Député UMP de la Drôme

Le travail du dimanche n'enrichit pas.

Proverbe italien

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Le travail du dimanche en question

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Travail dominical et nocturne: Kiabi et Marionnaud dans le viseur des syndicats Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Dernières nouvelles
08-10-2014

Le Figaro, 07/10/2014 à 10:52  Publié le 06/10/2014 à 19:31 INFO LE FIGARO -

L'intersyndicale Clic-P, déjà à l'origine de la fermeture le soir du Sephora des Champs-Élysées, va désormais s'attaquer au Marionnaud de la même avenue, pour l'obliger à fermer à 21 heures. Un magasin Kiabi va également être assigné pour ouverture illégale le dimanche.

Quinze jours à peine après la fin de la bataille judiciaire contre le magasin Sephora des Champs-Élysées, condamné définitivement le 24 septembre par la Cour de cassation à fermer ses portes à 21 heures, le Clic-P fourbit ses armes pour sa prochaine bataille. Une bataille a nouveau dirigée contre un parfumeur, puisque c'est cette fois le Marionnaud des Champs-Élysées qui devrait être assigné en référé pour travail illégal en soirée. En effet, le magasin est ouvert tous les jours entre 21 heures et minuit, «illégalement puisque la loi interdit le travail entre 21 h et 6 h», explique le Clic-P. Un dossier sera déposé devant le Tribunal de Grande Instance (TGI) de Paris dans les prochaines semaines «le temps de récuperer le plus d'éléments possibles prouvant l'emploi de personnes après 21 heures», détaille Éric Scherrer, une des porte-paroles du Clic-P. Plannings, tickets de caisse, bordereaux de fermeture de caisse, attestations de salariés... l'intersyndicale ne veut rien laisser au hasard, même si elle estime que la juridiction issue du cas Séphora devrait jouer en sa faveur. De fait, le 24 septembre dernier, la Cour de cassation a estimé dans ce cas très médiatique que le travail de nuit «n'était pas inhérent» au commerce de parfumerie.

Fin de non recevoir de Marionnaud

Cela fait déjà plusieurs mois que Marionnaud est dans le viseur des syndicats. Ces derniers n'avaient pas caché leur volonté de lui faire faire respecter la loi. Mais ayant reçu fin décembre une fin de non recevoir de la direction du parfumeur, la bataille judiciaire va donc s'engager. De son côté, Marionnaud estime qu'un accord d'entreprise signé en juillet 2001 lui permet d'employer des gens le soir, et donc d'ouvrir son magasin comme bon lui semble, au moins jusqu'à minuit. Par ailleurs, l'enseigne met en avant la présence de contreparties à ces horaires tardifs et l'absence de «réclamation ou d'objection de (ses) salariés sur cette organisation du temps de travail». Un accord que le Clic-P juge caduque, les syndicats de l'entreprise l'ayant apparemment dénoncé. Le choix d'une procédure en référé permettra une décision rapide (2 à 3 mois), même si les multiples procédures et un jugement au fond peuvent prendre des années. Enfin, à l'heure où Manuel Valls s'est à nouveau exprimé sur la grande probabilité de l'ouverture de certains commerces le dimanche à Paris, le Clic-P va également s'attaquer à une enseigne de prêt-à-porter. À savoir Kiabi, dont le magasin de Voltaire à Paris (XIe) est ouvert tous les dimanches de 11 heures à 19 heures, un privilège normalement réservé aux commerces alimentaires (jusqu'à 13 heures), aux commerces des zones classées touristiques, et à ceux des périmètre d'usage de consommation exceptionnel (Puce).

 
L’intox de Fabius mise en pièces Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Dernières nouvelles
08-10-2014

L'Humanité,  7 Octobre, 2014

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Pierre Pytkowicz
L’intersyndicale Clip-P a démonté le prétexte du tourisme, avancé par le gouvernement pour assouplir l’ouverture dominicale des magasins.

D’après Laurent Fabius, « il n’y a plus le choix ». Lundi dernier, face aux dirigeants des grands groupes mondiaux de la distribution, le ministre des Affaires étrangères annonçait qu’« avant la fin de l’année », le gouvernement légiférerait sur le travail du dimanche. L’extension des possibilités d’ouverture des commerces ce jour-là, envisagée depuis le rapport Bailly de décembre dernier, prendra place dans le projet de loi sur la croissance. D’après le ministre, le débat est clos : « Il y a quelques années, on pouvait discuter : est-ce opportun ou pas ? Mais aujourd’hui il nous semble que, compte tenu du flot de touristes (...) qui ne vont pas attendre le jeudi pour venir consommer et, d’autre part, compte tenu du développement du e-commerce, il n’y a plus le choix. » « Le gouvernement accélère le calendrier parce qu’il vient de découvrir un phénomène récent, l’existence de nombreux touristes en France et à Paris, notamment chinois – et la nécessité urgente de leur faire les poches avant qu’ils ne s’en aillent ! » a ironisé hier Karl Ghazi, de la CGT commerce, lors d’une conférence de presse du Clic-P, l’intersyndicale (CGT, CFDT, Seci-Unsa, SUD et CGC) du commerce de Paris. À la pointe depuis 2010 de la mobilisation contre les ouvertures illégales des commerces le dimanche et la nuit, le Clic-P a tenu à démonter l’argumentaire du gouvernement censé justifier une régression sociale supplémentaire. « Pourquoi est-ce le ministre des Affaires étrangères qui porte ce projet et pas celui du Travail ou du Commerce ? » a interrogé Karl Ghazi, pour qui le prétexte du tourisme masque le « revirement » des socialistes sur la question. Et de citer les déclarations de François Hollande en 2009 contre la loi Mallié, portée par la droite pour élargir les ouvertures dominicales : « Les Français n’ont pas besoin de plus d’ouvertures, mais de plus d’argent pour consommer. » Désormais, à en croire le gouvernement, ce serait les touristes étrangers qui auraient besoin de plus d’ouvertures pour assouvir leur soif de shopping dans leurs temples de la consommation du boulevard Haussmann. La réalité est tout autre, selon Bernard Demarcq, représentant CGT au Printemps : « Cette clientèle asiatique est amenée dans le magasin par des tour-opérateurs que le Printemps paye chaque année à hauteur de 33 millions d’euros, soit plus que la masse salariale du magasin ! Mais les cars viennent le matin, parfois dès 9 heures, en aucun cas le soir, ni le dimanche. » Le Clic-P souligne que dans ces grands magasins les dimanches d’ouverture pendant les soldes enregistrent un chiffre d’affaires trois fois inférieur à celui du samedi. « Le chiffre d’affaires est réalisé surtout entre 11 heures et 17 h 30. Et pendant les nocturnes, il n’y a personne dans les rayons », a appuyé Françoise Ruotte, déléguée CFDT aux Galeries Lafayette, qui témoigne que la « majorité des collègues ne veulent pas travailler le dimanche, ni le soir » ! Pour le Clic-P, l’élargissement des ouvertures n’augmenterait pas le chiffre d’affaires, ni les emplois, mais permettrait aux grandes enseignes, seules capables d’assumer des ouvertures non rentables, de se débarrasser des petits concurrents. Des arguments que l’intersyndicale a livrés à la mission d’information et d’évaluation (MIE) lancée au printemps par le Conseil de Paris sur la question du travail du dimanche et de nuit. La MIE doit boucler son rapport à la mi-novembre, pour un vote début décembre au Conseil de Paris. Le Clic-P annonce donc une journée d’action à la mi-novembre.

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Non, la France n'est pas championne des jours fériés Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Références - Expertises, études, réflexions
08-10-2014
Les Echos 1/10
 
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Selon une étude des mutuelles Mercer, la France se classe huitième et dans la moyenne internationale pour les jours fériés.
 
Halte aux idées reçues. La France, réputée pour les acquis sociaux offerts à ses salariés, n'est pas championne du monde des jours fériés. Elle est même dans la moyenne internationale, avec 11 jours chômés en 2014. Un nombre équivalent à celui de la Croatie, la Suède, la Chine, la Nouvelle Zélande, Singapour, le Canada, le Danemark et l'Italie.
 
La France se situe ainsi au huitième rang mondial. Les champions sont l'Inde et la Colombie avec 18 jours fériés en 2014. Au bas du classement, le Mexique avec seulement 7 jours chômés cette année.
 
En Europe, c'est la Finlande qui se montre le pays le plus généreux en nombre de jours fériés (15) suivi par l’Espagne (14) tandis que la Hongrie, le Royaume-Uni et les Pays-Bas sont les pays qui en ont le moins (8).
 
Au Moyen-Orient et en Afrique, les Emirats Arabes Unis sont moins généreux avec 9 jours fériés. Inversement, le Maroc a une allocation beaucoup plus élevée qui comptabilise 14 jours fériés.
 
En Amérique du Nord, le Canada est le pays qui offre à ses salariés le plus grand nombre de jours fériés (11), bien que cela varie selon les provinces. Le Gouvernement des Etats-Unis prévoit lui 10 jours fériés fédéraux, mais les employeurs privés ne sont pas obligés de les offrir à leurs salariés.
En Asie, c'est le Vietnam qui propose le moins de jours fériés de la région (10), après la Chine et Singapour qui en comptent 11 chacun.
 
Comment expliquer ces disparités ? « Lorsque peu de jours de congés sont offerts aux ressortissants, cela est souvent compensé par davantage de jours fériés et vice versa. Par exemple aux Philippines, les salariés disposent d’un minimum légal de 5 jours de vacances, mais de 14 jours fériés », relève Ellyn Karetnick, leader en mobilité internationale au sein de Mercer au Royaume-Uni.
 
D'autres décident de réduire leurs jours fériés pour attirer les investisseurs en donnant l'image d'une main d'oeuvre productive et disponible. «Le Portugal, par exemple, a pris la mesure radicale de suspendre 4 des 14 jours fériés dans le but d’accroître la productivité et d’envoyer un message à d’éventuels investisseurs », précise Ellyn Karetnick.

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/politique-societe/societe/0203822725688-non-la-france-nest-pas-championne-des-jours-feries-1048792.php?1ZeyrajK2734cPr7.99
 
Commerce : l’inquiétude de Didier Bazinet Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Dernières nouvelles
08-10-2014
 
L'ouverture dominicale des deux grandes surfaces de Ribérac à partir de cette semaine (lire «SO» d'hier et en page 14) inquiète Didier Bazinet, qui craint des répercussions négatives sur le commerce de proximité à Verteillac et dans le Verteillacois, mais aussi dans les villages du Ribéracois.

« L'ouverture de la grande distribution le dimanche va impacter de façon directe le commerce de proximité, comme les boucheries, les boulangeries et les épiceries. On a du mal à comprendre les raisons de cette autorisation », commente le conseiller général de Verteillac.

« Ce qui est mauvais, c'est cette décision unilatérale, sans aucune concertation, déplore l'élu. La stratégie ? On veut écraser les plus petits. C'est un processus qui est enclenché. Comment résisteront les petits commerçants ? Cette ouverture risque de plomber le petit commerce », tonne Didier Bazinet.

Jean-Louis Savignac
 
FO réaffirme son attachement au repos dominical Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Activités syndicales
08-10-2014

FO, la CGT, et la CFTC sont particulièrement engagés dans la défense du repos dominical.

FO a réaffirmé son attachement au repos dominical, dans son comité Confédéral National, tenu  les 2 et 3 octobre 2014 à Paris, reprenant et défendant l’ensemble des revendications des résolutions du XXIIe Congrès confédéral de Montpellier (14 au 18 février 2011) et des derniers CCN.  

 Comité Confédéral National de FO, 3/10/14

...Le CCN réaffirme son attachement au repos dominical et au respect de la vie privé et familiale des salariés et appelle les structures de Force Ouvrière et les salariés à poursuivre la lutte contre la généralisation du travail le dimanche et du travail de nuit. Le CCN dénonce le recours au travail dissimulé et toutes les pratiques qui constituent une mise en cause des droits en matière de salaire, de temps de travail et de droits sociaux, tel que l’induit le droit en matière de détachement, par exemple.

 
French prime minister puts Sunday trading on list of economic plans Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Dernières nouvelles
06-10-2014

The Guardian, 6/10

The French prime minister, Manuel Valls, promised French shops in tourist cities, including in Paris, will be open on Sundays and that the so-called supertax of 75% would expire in January. [...]

Traduction : Le Premier ministre français, Manuel Valls, a promis que les magasins français des villes touristiques, y compris à Paris, sera ouvert le dimanche et que la super-taxe de 75% expire en Janvier.  

 
La grasse matinée est-elle une habitude française ? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Témoignages
06-10-2014

Agoravox, 2/10/14

La grasse matinée est-elle une habitude française ? Peut-être. En tous les cas, elle renvoie à une autre époque – d’ailleurs pas si lointaine -, à l’aube de la société de consommation.

Dans les années 50-60, les gens travaillaient, en général, cinq à six jours par semaine. Leurs levers étaient souvent plus matinaux qu’aujourd’hui. Dans ces conditions, quoi de plus normal que de s’accorder un temps plus long de sommeil et de récupération ? Le dimanche était alors le seul jour où ils pouvaient profiter du confort domestique acquis par leur travail et ils entendaient bien en profiter sans complexe. Si péché de paresse il y avait, il était naturellement subsumé par le droit divin au repos (on parlait encore de « jour du Seigneur »). On se levait souvent à 10 heures, voire plus tard quand on était allé danser la veille. Le petit-déjeuner se prenait, bien sûr, au lit et, lorsqu’on avait la chance d’avoir une présence aimante près de soi, on ne se faisait pas prier pour finir la matinée sous les draps.

Oui, la grasse matinée est certainement une figure mythologique du bonheur moderne. Sorte d’oasis temporel, elle signifiait que le farniente était désormais à la portée de tous, même de façon plus limitée que celui dont jouissaient encore les classes privilégiées. Fruit d’une amélioration sensible des conditions de vie, cette douce habitude devait pourtant être bousculée dès les années 80. En cette décennie (pourtant tournée à gauche) apparurent, dans l’espace public, de nouveaux impératifs moraux. Foin du repos hebdomadaire et des plaisirs sensuels ! Le bien-être allait désormais s’accorder avec l’effort physique et la transpiration. Ce fut alors la grande vogue du footing dominical, quand ce n’était pas le cours de gym télévisé de Véronique et Davina. Finie la bienfaisante chaleur de la couette ! Il fallait à présent tonifier ces corps qui croulaient déjà sous la fatigue du travail – mais un travail de plus en plus sédentaire. Au bonheur de ne rien faire succéda le bonheur de l’activité effrénée, fut-elle ludique et joyeuse. Progressivement, la santé puis la beauté furent érigées au rang de valeurs cardinales. Plus de sympathie ni d’excuse pour les gros et les impotents. Ce n’était pourtant qu’une étape dans un processus qui devait impitoyablement bannir le repos de la vie humaine. 

Le pire était encore à venir. Il arriva trente ans plus tard, au tournant des années 2010, avec les autorisations administratives au travail dominical. Les premiers touchés furent les employés de la grande distribution. Et l’on vit ainsi des enseignes qui ne fermaient plus leurs portes. Le travail ininterrompu – ce rêve fordien – s’imposa peu à peu sur les vieilles habitudes françaises. Produire plus pour vendre plus, faire du chiffre sans trêve : voilà l’idéal prôné par des politiciens sans scrupules, de quelque bord qu’ils se situent. Et pas de meilleurs alibis à cette course au profit généralisé que la compétition industrielle et la crise indéfiniment prolongée. Adieu la grasse matinée. Adieu le footing et la gym-tonic devant la télé. Adieu les délicats élans de la messe. Il faut désormais turbiner sans relâche si l’on veut rester dans la course et participer à l’effort national. Quitte à oublier le sens même de l’existence, le partage et le bonheur.

Devant ce constat accablant, une seule question se pose : quand sortira-t’on enfin de ce modèle infernal dont aucune espèce animale, à part la notre, ne voudrait (si les animaux pouvaient s’exprimer) ? Ou, formulée autrement, quand réclamera-t’on le droit au repos avec la même conviction que le droit au travail ?

Jacques LUCCHESI

 
Sunday Shopday: en Europe, tout le monde n'a pas la même conception du dimanche Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Références - En Europe et dans le monde
05-10-2014

RTB 5/10/14

Ce dimanche, pas moins de 3400 magasins sont ouverts dans 185 villes et communes du pays. Un dimanche rebaptisé "Sunday shopday", à l'initiative de Comeos, la Fédération du commerce et des services. L'opération ne plait pas aux syndicats, qui ont appelé toute la semaine au boycott de cette journée car pour eux, le dimanche est le seul jour de congé collectif et doit donc rester un jour familial. Mais qu'en est-il chez nos voisins européens?

L'Allemagne l'a inscrit dans sa constitution : le dimanche et les jours fériés restent des jours de repos et d'élévation spirituelle. C'est l'une des rares limitations du temps de travail outre-Rhin, et les Allemands semblent tenir à ce sacro-saint dimanche.

Au Royaume-Uni, c'est tout le contraire. Il y a tout juste vingt ans, une loi a levé toute restriction pour les magasins de moins de 280 mètres carré. Mais attention : les travailleurs ne sont pas mieux payés.

En Espagne aussi, c'est la taille de la surface commerciale qui est déterminante : en-dessous de 300 mètres carré, les magasins peuvent ouvrir tous les jours et les salariés bénéficient d'un sursalaire, tout comme en Finlande.

L'Italie est plus stricte. L'ouverture dominicale est possible en décembre et huit autres jours dans l'année, avec une tolérance plus large pour les zones touristiques.

La République Tchèque, l'Irlande, la Suède et la Croatie ne connaissent aucune restrictions. Les Pays-Bas et le Portugal laissent la liberté de choix aux communes.

Quant à l'Autriche, pays du plein emploi, elle est très stricte : le travail dominical est interdit, à quelques exceptions près.

Julie Buron 

 
Douai : bras de fer autour de l’ouverture du supermarché Match le dimanche matin Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Dernières nouvelles
04-10-2014
 
Remarquable intervention de Martine Aubry sur le travail du dimanche Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Références - Expertises, études, réflexions
04-10-2014

C'est au cours d'une conférence de presse que Martine Aubry a fait cette intervention remarquable sur le travail du dimanche.

Elle juge "dramatique" que soit reposé le débat du travail du dimanche. "C'est la négation de ce que je dois penser comme femme politique de gauche", a dit la maire de Lille vendredi lors d'une conférence de presse. "Jamais le fait d'ouvrir ouvrir 7/7 n'a ramené de pouvoir d'achat", estime la socialiste pour qui les seuls endroits où ça se discute sont les zones touristiques. "Si on considère que l'objectif c'est de consommer, consommer, consommer, ce n'est pas mon modèle", a-t-elle asséné. (BFM)

 
Huit commerçants sur dix opposés aux ouvertures le dimanche Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Références - En Europe et dans le monde
04-10-2014

7/7, 03/10/14

 

Archive. © photo news.

Huit commerçants sur dix sont opposés à une extension du nombre d'ouvertures des magasins le dimanche, a annoncé vendredi le Syndicat neutre pour Indépendants (SNI), en prélude à la première édition du Sunday Shopday. Les syndicats socialiste, chrétien et libéral avaient de leur côté déjà appelé au boycott de cette journée de shopping inhabituelle. Les syndicats chrétiens, libéraux et socialistes ont appelé au boycott.

Selon les chiffres des syndicats, les magasins de 160 à 200 communes et villes du pays seront exceptionnellement ouverts ce dimanche.

Actuellement, six dimanches d'ouverture peuvent être octroyés par an, même s'il n'y en a dans la pratique que trois ou quatre, à l'occasion des fêtes de fin d'années ou des soldes, rappelle le Syndicat neutre pour Indépendants, qui n'est pas opposé à l'initiative de ce week-end mais plaide pour une "optimalisation" des possibilités existantes. Pour le SNI, il est "hors de question d'étendre le nombre de dimanches d'ouverture".


Selon une étude du syndicat, 44% des commerçants sont pour une limitation des "shoppings du dimanche" à six jours par an, 13% veulent voir leur nombre diminuer, tandis que 23% plaident pour leur suppression totale. Un cinquième des commerçants interrogés est a contrario favorable à une augmentation du nombre de dimanches d'ouverture.

 

Sensibilisation à Liège
Les syndicats chrétien (CNE), libéral (CGSLB) et socialiste (SETCa) ont sensibilisé les passants vendredi à Liège et leur ont demandé de signer des cartes contre les ouvertures dominicales des magasins. Les syndicats appellent au boycott de l'initiative Sunday Shopday qui se déroulera dimanche. A l'origine de l'initiative, la CNE nationale n'avait pas choisi Liège par hasard, la Cité ardente ayant été reconnue "ville touristique", ce qui autorise les commerçants à ouvrir tous les dimanches, même si ceux-ci n'en ont pas envie.

C'est donc sur la place Saint-Lambert que la CNE s'est placée vendredi matin, rejointe par le SETCa et la CGSLB. Un même slogan pour les syndicats: "travailler le dimanche, non merci". Entre 60 et 70 militants ont fait signer aux passants des tracts demandant aux pouvoirs publics de réfléchir à deux fois avant de laisser les magasins ouvrir le 7e jour de la semaine, soulignant qu'il y avait mieux à faire le dimanche que des courses. Des lettres interpellant les bourgmestres ont également été signées.

"Les personnes plus âgées nous soutiennent, mais les jeunes sont parfois plus difficiles à convaincre", reconnaît la secrétaire permanente CNE Jacqueline Stevens. "Il ne faut pas oublier que dans le passé, on travaillait sept jours sur sept et qu'il a fallu se battre pour obtenir un jour de repos. Il ne faut pas régresser ! Le consumérisme à tous crins n'a pas de sens." Le Sunday Shopday est une initiative de Comeos, la fédération des commerces et des services, à laquelle adhèrent 4.000 magasins. Les syndicats espèrent que de nombreuses personnes soutiendront leur boycott pour que dissuader les patrons de réitérer l'expérience.

 
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Le travail du dimanche en question :
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