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Pétition pour le Dimanche

Déjà plus de 107.000 signatures ! Vous aussi, signez la pétition du CAD.

La pétition présentée par le CAD a obtenu plus de 107.000 signatures authentifiées (au contraire de la pétition-bidon du Dr Carabistouille !)
- Pétition électronique : 99.000 signatures au 01/10/13
- Pétition papier : 8.107 signatures au comptage du 15/01/12
   Merci à tous ceux qui out téléchargé et fait signer la pétition papier, voir cette page !

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Mes respects monsieur le Directeur, en espérant que vous allez plier tous ces supermarchés qui ouvrent et qui sont fav...
Charles Beigbeder : «Le repos dominical ...
affiche de la cftc... entre temps, ils ont signé le travail du dimanche dans le bricolage... comme la cfdt et la cgc
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TRAVAIL du DIMANCHE = WEEK-END COMPLET à travailler. Ne confondez pas faire vos courses le dimanche et travailler le ...
Le Dr Carabistouille efface ses traces
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Travail du dimanche: le gouvernement pré...
Le repos dominical n'est pas pour les plus pauvres et décision du Conseil d'Etat Le pape François a appelé les ch...
Citations

Le combat de 2012, c'est de préserver le principe du repos dominical, c'est-à-dire de permettre aux travailleurs de consacrer un jour de leur semaine à leur famille, au sport, à la culture, à la liberté. Et j'y veillerai !.

François Hollande

Président de la République Française - Mai 2012

Tous ouverts ou tous fermés, mais tous égaux.

 

Jean-Claude Bourrelier

Patron de Bricorama

De mauvaises lois sont la pire sorte de tyrannie.

Edmund Burke
Ecrivain

Le débat qui nous occupe est infiniment [...] profond [...] Nous sommes bien face à un choix de société qu’il nous faut trancher.

Jean-Marc Ayrault
Premier Ministre
Extrait de la discussion du 7 juillet 2009 à l’Assemblée Nationale

Je m'oppose absolument et formellement au travail du dimanche qui détruit la vie de famille et se met au service d'un consumérisme aveuglé.

Jean-Luc Mélenchon
Ancien ministre, député européen, sénateur, conseiller général
candidat 2012 à la présidence de la République

Dans la semaine, il y a six jours pour avoir, et un jour pour être.

Hervé Mariton
Ingénieur des Mines
Député UMP de la Drôme

Le travail du dimanche n'enrichit pas.

Proverbe italien

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Travail du dimanche: Rebsamen réaffirme le principe du «repos dominical» (tu parles !) Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Références - Carabistouilles
10-09-2014

Deux coups en avant, un coup en arrière, ça fait quand même un coup en avant.

Devant la fronde de l'ensemble du corps social face à la volonté affichée de l'exécutif de gouverner par ordonnance, et par là de déréguler encore davantage le repos dominical, François Rebsamen y est allé de sa déclaration : «Le repos dominical, c'est le principe», a-t-il déclaré sur i-Télé, excluant une «généralisation du travail du dimanche».

Tu parles. 

Les mots du Ministre sont exactement les mêmes que ceux introduisant la loi Mallié : "PROPOSITION DE LOI réaffirmant le principe du repos dominical et visant à adapter les dérogations à ce principe dans les communes et zones touristiques et thermales ainsi que dans certaines grandes agglomérations pour les salariés volontaires". Il s'agissait aussi de réaffirmer le principe, et de ne parler que de dérogations, pas de généralisations.

C'est dire que nous n'accordons aucun crédit à cette déclaration.

Ce que nous réclamons, c'est l'abrogation pure et simple de la loi Mallié, celle la même que François Hollande, Jean-Marc Ayrault, et tout le groupe PS avait fougueusement combattue en son temps, et non la préparation, à l'aide de chiffres truqués, d'une nouvelle dérégulation du repos dominical, qui n'est demandée que par M. Gattaz, et les propriétaires des grandes firmes de distribution, et qui n'aura aucun impact ni sur l'emploi (sauf négativement), ni sur la croissance.

TRAVAIL - Le ministre du Travail François Rebsamen s'est dit par ailleurs favorable à des «exceptions, des dérogations à ce principe du repos dominical»…

Le ministre du Travail, François Rebsamen, a réaffirmé ce mardi le «principe» du «repos dominical», en précisant que le mode de réforme du travail du dimanche, ordonnances ou projet de loi, n'avait pas encore été «arrêté» par le gouvernement.

«Le repos dominical, c'est le principe», a déclaré François Rebsamen sur i-Télé, excluant une «généralisation du travail du dimanche».

Rappelant qu'on ne connaissait pas «très bien le solde» des emplois créés et détruits par le travail dominical, François Rebsamen s'est dit favorable à des «exceptions, des dérogations à ce principe du repos dominical».

«Principe [qui] n'a pas été arrêté»

«Il faut en définir précisément les critères (...) dans les zones ultra-touristiques, cela ne me choquerait pas à condition qu'il y ait pour les salariés des compensations et du volontariat», a-t-il ajouté.

Interrogé sur le projet du gouvernement de procéder par ordonnances sur ce sujet, FrançoisRebsamen a assuré que le débat aurait lieu et que le «véhicule législatif» n'avait pas été «arrêté».

>> Nos articles sur le travail du dimanche

«Je ne sais pas si cela prendra la forme d'ordonnances, je vois Emmanuel Macron (le ministre de l'Economie, ndlr) cette semaine», «le principe n'a pas été arrêté», a dit le ministre du Travail.

Invité à clarifier la position du gouvernement sur cette épineuse question du travail du dimanche, François Rebsamen a répondu : «dans ses grands axes, c'est le rapport Bailly».

Critiques des syndicats et élus de gauche

«On va pas refaire un rapport» qui a été «approuvé dans sa très large majorité, par l'ensemble des partenaires sociaux qui ont eu l'occasion de s'exprimer», a-t-il dit.

Commandé par l'ancien Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, le rapport remis par l'ex-patron de La Poste, Jean-Claude Bailly, en décembre 2013 préconise plus de souplesse concernant l'ouverture des commerces le dimanche, avec notamment la hausse du nombre de dimanches autorisés, qui passerait ainsi de cinq à douze.

Vendredi, le gouvernement avait indiqué qu'il allait recourir à des ordonnances pour le projet de loi sur la croissance, notamment sur le repos dominical. Cette procédure permet de légiférer sans avoir à débattre du détail du texte, en échange d'un accord sur une orientation générale et de limiter le temps accordé au débat.

Redoutant une généralisation sans concertation du travail dominical, les syndicats et des élus de gauche ont critiqué la procédure, dénonçant «un déni de démocratie».

 20 minutes avec AFP

Plus d'informations sur ce sujet en vidéo

 
Travail nocturne et dominical: «Les entreprises ne gagnent pas plus en ouvrant davantage» Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Références - Expertises, études, réflexions
10-09-2014

2/10/2013

INTERVIEW - Philippe Askenazy, économiste chercheur au CNRS décrypte les avantages et les inconvénients de l'amplitude horaire élargie des magasins...

Avec le débat sur le travail de nuit et dominical relancé par SephoraCastoramaet Leroy Merlin, «20 Minutes» a voulu savoir qui des clients, des salariés ou des entreprises étaient les gagnants et les perdants de l’amplitude horaire élargie. Les réponses de Philippe Askenazy, économiste directeur de recherche au CNRS.

L’élargissement de l’amplitude horaire des magasins est-elle réellement bénéfique à leur chiffre d’affaires, comme ils le soutiennent ?

Il n’y a aucune corrélation entre la libéralisation des horaires des magasins et le niveau de consommation dans un pays: les clients du dimanche seraient venus à un autre moment dans la semaine, si le magasin n’avait pas été ouvert. Par ailleurs, une plus grande amplitude horaire génère des frais fixes supplémentaires (électricité, nettoyage…) pour les entreprises du commerce. Elles ne gagnent donc pas plus en ouvrant davantage, mais prennent un avantage sur leurs concurrents. Les principaux perdants du système sont les petits magasins indépendants qui restent fermés ce jour-là.

Mais est-ce bénéfique à l’emploi ?

Pas vraiment, car comme la clientèle s’étale sur davantage de jours, les magasins prévoient moins de personnel en semaine pour en ajouter le dimanche. Ce système contribue donc à la réduction du nombre d’heures travaillées et favorise le partage du temps de travail. Aux Etats-Unis par exemple, les horaires élargis ont permis d’augmenter l’emploi de 1%, mais ont parallèlement contribué à la destruction d’emplois dans les petits commerces. Autre exemple parlant: la Bavière est la zone la plus prospère d’Europe et affiche un très faible taux de chômage. Pourtant les horaires des commerces sont les plus contraints en Europe.

Le travail de nuit et le dimanche est-il favorable au pouvoir d’achat des salariés ?         

Pas toujours. Car si les salariés qui travaillent le dimanche dans les périmètres dits «d'usage de consommation exceptionnel» ont droit à des compensations (rémunération doublée, journée de récupération…), ceux qui exercent dans des zones touristiques ne bénéficient généralement d’aucun avantage. Et là où le travail du dimanche est banalisé, comme aux Etats-Unis, il ne donne plus droit à des avantages spécifiques. C’est la même logique en ce qui concerne le volontariat. Dans les pays où le travail dominical est généralisé, les employeurs ne demandent plus leur accord aux salariés pour travailler ce jour-là

Les consommateurs seraient-ils donc les seuls gagnants de l’histoire ?

Ils sont gagnants, car ils bénéficient d’un service supplémentaire. Mais c’est à double tranchant, car l’ouverture des magasins 7 jours sur 7 en Italie, a par exemple favorisé l’augmentation des prix. Pour compenser la hausse des frais fixes engendrés par les horaires élargis, les entreprises ont augmenté leurs prix. C’est d’ailleurs pour cette raison que les hard discounters évitent d’ouvrir le dimanche.

Mais la France n’aurait-elle pas intérêt à simplifier son magna réglementaire sur le sujet ?

La France n’est pas à part. Car la plupart des pays européens ont un principe général (interdiction du travail de nuit et dominical) et des systèmes de dérogation. Par ailleurs, il faut prendre en, compte l’offre commerciale qui est très différente d’une région à une autre. A Grenoble par exemple, le nombre de grandes surfaces étant très limité, la demande est forte pour leur ouverture le dimanche. Ce n’est pas le cas partout ailleurs. Mais, il est surtout urgent d’éclaircir le droit du travail sur ce point. Soit le travail du dimanche est banalisé et il n’offre pas de compensation. Soit il ne l’est pas et il donne systématiquement droit à des avantages.

 
Ouverture du dimanche : ne sacrifions pas le commerce indépendant ! Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Références - Les POUR
07-09-2014

Communiqué CGPME

Le Gouvernement envisage de légiférer par ordonnances sur le travail du dimanche.

Les ordonnances visent en cas d’urgence à accélérer la mise en place de réformes. En ce sens, il est positif que le Gouvernement manifeste sa volonté d’agir vite.

Pour autant, on peut légitimement s’interroger sur l’urgence concernant le travail dominical et le lien direct avec la croissance alors qu’on sait qu’un achat effectué le dimanche ne sera pas fait le lundi, le pouvoir d’achat du consommateur n’étant pas extensible.

Sur le fond Gilles BASTE, Président de la Branche Commerce de la CGPME Côte d’Or, rappelle que si notre organisation n’est pas opposée à un toilettage du travail dominical notamment sur la définition des zones touristiques, elle s’oppose à une généralisation brutale qui reviendrait à sacrifier le commerce indépendant sur l’autel du commerce intégré de la grande distribution.

Le commerce de proximité, lien social unique, doit avoir les moyens de continuer à exister et de faire valoir ses nombreux atouts dans un cadre concurrentiel équilibré face à une grande distribution disposant de moyens financiers colossaux. Une commune sur deux n’a déjà plus un seul commerce …

 
Non aux ordonnances pour généraliser le travail du dimanche ! Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Références - Les POUR
07-09-2014

Eliane Assassi - sénatrice de la Seine-Saint-Denis, présidente du groupe communiste, républicain et citoyen au Sénat.

"Avec mon groupe, je m'oppose solennellement à l'idée évoquée de généraliser le travail du dimanche par voie d'ordonnance."

L'utilisation de l'article 38 de la Constitution permet d'évacuer pour l'essentiel le débat législatif, le Parlement étant dessaisi de son pouvoir de faire la loi au profit du gouvernement.

Emprunter cette voie autoritaire marque de la part de F. Hollande et M. Valls une volonté d'imposer au plus vite une cure de libéralisme à notre pays. On le sait, les marchés exigent en contrepartie de leur confiance, une casse en règle, méthodique, des droits sociaux, au nom de la dogmatique réduction du coût du travail.

Conjointement à l'abaissement des seuils sociaux qui met en cause l'exercice des droits des salariés, le gouvernement voudrait généraliser le travail du dimanche. Peu sûr de sa majorité et voulant éviter un débat parlementaire qui démontrerait le caractère antisocial de ces mesures, à contre sens des choix du 6 mai 2012, le couple exécutif envisage donc le recours à cette procédure profondément antidémocratique.

Avec mes amis du groupe CRC, nous appelons le gouvernement et le Président de la République à renoncer à cette procédure qui confirmerait, malheureusement, la soumission du pouvoir au Medef et aux marchés financiers.

 
Carabistouilles, le retour Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Références - Carabistouilles
05-09-2014

Cela finit par être lassant.

Pour la nième fois, les chaînes d'information (désinformation ?) passent en boucle que les français, nous, serions"très largement favorables à un élargissement du travail dominical"C'est juste l'inverse de la réalité.

Si on demandait aux Français s'ils étaient favorables à la suppression des impôts, il y a fort à parier qu'une "large majorité" soit d'accord. Car en répondant à cette question, le point de vue personnel, voire égoïste, fait oublier que les impôts servent au fonctionnement des services publics. Du moins en principe.

De même, quand on demande à une personne s'il aimerait faire ses courses le dimanche, beaucoup diront que l'idée leur plaît. Car en répondant à cette question, le point de vue personnel, voir égoïste, fait oublier que cela implique que certains salariés soient obligés de travailler le dimanche.

Cette question floue, "voulez-vous permettre à davantage d'entreprises d'ouvrir le dimanche" est une manipulation à part entière, car la question qui correspond à la réalité, c'est celle ci : "souhaitez vous qu'une législation d'exception vous oblige personnellement à travailler chaque dimanche sans compensation de salaire, au profit d'intérêts particuliers de personnes déjà très riches ?"

Pas sûr qu'une "large majorité de français" soient d'accord.

  

Une large majorité de Français est favorable à un assouplissement des 35 heures, à une extension du travail dominical et à un renforcement des contrôles des chômeurs, selon un sondage LH2-Le Nouvel Observateur publié vendredi 5 septembre 2014.

 

Que dit ce sondage ?

Sur ces trois sujets qui ont récemment créé de vastes polémiques, un sondage indique que :
  • 72% des personnes interrogées sont d'accord pour "renforcer les contrôles des demandeurs d'emploi par Pôle emploi"
  • 71% pour "assouplir les 35 heures dans certains secteurs"
  • 65% pour "permettre à davantage d'entreprises d'ouvrir le dimanche".

Cependant, si les sympathisants de droite plébiscitent de telles mesures (autour de 80% d'opinions favorables), ceux de gauche sont plus divisés (à peine plus de 50%). 

 
Le Dimanche Les Rend Fous Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Références - Humour
04-09-2014

CFTC-Paris, 3/9/14

La trêve estivale a visiblement été propice aux réflexions de fond. Politiquement celle-ci se traduisent pas un nouveau gouvernement et de fortes annonces.

Président et Premier Ministre ont élaboré une stratégie qui emboite avec justesse : économie et social. Cet outil conçu par les meilleurs cerveaux de la république est multifonction. l permettra notamment de lutter contre le chômage, retrouver la croissance, combler le déficit, tenir les engagements de Maastricht, faire baisser les charges des entreprises, augmenter salaires et pouvoir d’achat, et j’en passe…

Si nous n’étions dans un pays à la féroce laïcité, je n’hésiterais pas à parler de miracle de la pensée gouvernementale.

Cette merveilleuse potion comporte nombre d’éléments remarquables, je ne m’intéresserai qu’à un seul de ceux-ci : Le travail du dimanche.

De la ferme défense du repos dominical lorsque les socialistes étaient dans l’opposition, jusqu’aux prises de position de Laurent Fabius quel chemin parcouru !

Rappelez-vous cette brillante déclaration de notre ministre du tourisme au printemps dernier : « Le touriste qui se présente le dimanche devant un magasin fermé ne va pas revenir le jeudi »

Mon cher Laurent, devant la profondeur  d’un tel raisonnement on ne regrette pas de payer des impôts pour assurer le bon fonctionnement de l’école Normale Supérieure, Sciences-Po et l’ENA. Trois prestigieux établissements qui t’ont  permis de développer ces étonnantes capacités intellectuelles t’autorisant cette fulgurante démonstration : « Le touriste qui se présente le dimanche devant un magasin fermé ne va pas revenir le jeudi »

Vous avez raison, Monsieur le  Ministre, le touriste qui trouve un magasin fermé le dimanche ne va pas revenir le jeudi, mais plutôt le lundi. Et s’il tient vraiment à faire des emplettes dans cette boutique en particulier il y sera même peut-être passé le samedi.

Mais les chinois ? me dit-on. Les chinois qui trouvent boutique clause le dimanche, s’enfuiraient de rage de l’autre coté du Chanel.

Personnellement, je n’ai jamais rencontré de touristes chinois trépignant d’impatience devant les portes d’un hyper-marché en attendant l’ouverture. Il est vrai que je ne les fréquente pas le dimanche.

Or donc le chinois généralement petit et jaune, serait en plus, fourbe ? Organisant son voyage en Europe, il choisirait, justement le jour de fermeture du magasin, dont il rêve de dévaliser les rayons pour s’y présenter. Et, comme le dit notre ancien premier ministre « ne pas y revenir le jeudi » ?

Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais j’ai l’impression que dans cette affaire du travail du dimanche on nous prend un peu pour des imbéciles, capable d’avaler n’importe qu’elle sornette pour faire passer les désidératas du veau d’or.

A la semaine prochaine  

 
Travail dominical: le FN opposé au nom d'une "certaine conception de l'homme" Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Dernières nouvelles
04-09-2014

AFP / Le Point, 2/9/14

Le Front national est opposé à la libéralisation du travail dominical en raison d'une "certaine conception de l'homme" et juge peu efficace une réforme des 35 heures sans une refonte d'ensemble du marché du travail, a déclaré lundi son vice-président Louis Aliot.

Le FN est-il favorable à davantage de souplesse dans la règlementation du travail dominical ? "Très honnêtement, non, car nous sommes attachés à une certaine conception de l'homme et le dimanche fait partie, on va dire, de cette tradition historique du jour de repos dominical", a répondu M. Aliot dans un entretien vidéo publié sur le site du journal L'Opinion.

Un tel assouplissement pourrait créer des emplois "à la marge, mais ce n'est pas avec cela que vous allez relancer l'économie", a poursuivi le député européen.

Par ailleurs, selon M. Aliot, "réformer les 35 heures dans la situation où nous sommes ne résoudrait rien. Je pense qu'il faudrait une réforme d'ensemble parce qu'aujourd'hui, réformer les 35 heures, c'est-à-dire remettre à 39 heures mais payées 35, serait une baisse du pouvoir d'achat et des salaires. Il faut repenser le monde du travail et aussi repenser le monde syndical, dont on voit bien aujourd'hui qu'il ne représente plus rien".

Quant à la piste d'une réforme des seuils sociaux, "on demande à voir. Nous préférerions, nous, une vraie réforme sur l'immigration qui pèse sur les salaires et sur les salariés, et qui pèse sur la dette. Personne n'en parle mais nous continuons d'accueillir une immigration supplémentaire alors que nous n'en avons pas besoin", a répondu M. Aliot, pour qui pareille réforme "aiderait très certainement à réduire le chômage et à y voir plus clair dans les comptes sociaux".

 
Fabius et le travail dominical Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Références - Carabistouilles
04-09-2014

Fabius, bien que ministre des Affaires Etrangères, s'est autoproclamé spécialiste du travail dominical depuis que le patron des Galeries Lafayettes (on ne choisit pas sa famille, mais on a les amis qu'on peut). Et il a affirmé que si le Gouvernement autorisait les galeries à ouvrir, cela ferait 600 emplois de plus payés double ! Las, la réalité est très loin du compte.

Arte a décortiqué la proposition de Fabius, et conclut qu'il y aurait peut-être un certain nombre d'emplois créés, certainement très largement en dessous de la moitié de ce chiffre, mais que rien ne permet d'étayer ce chiffre purement fantaisiste. Et que rien n'obligerait les employeurs à donner des salaires doubles en cas de classement zone touristique...

Pour être complet sur le sujet, il faudrait évoquer deux points supplémentaires : le nombre d'emplois qui seront détruits dans la zone de chalandise, par la concurrence déloyale des Galeries Lafayette,  et l'effet domino que nous dénonçons depuis 2003 : si le boulevard Haussmann est autorisé à ouvrir le Dimanche, au nom de quoi interdire à la rue de Rivoli d'ouvrir aussi, puis l'avenue des Ternes, ainsi de suite de proche en proche.

Il faudrait également s'interroger aussi sur les lois d'exception, qui sont faites pour des intérêts privés : rappelons qu'au départ, la loi Mallié a été conçue pour gérer le comportement illégal de la zone de Plan de Campagne. Puis l'amendement ConfoKea pour les intérêts privés des grands machands de meuble. Aujourd'hui, Fabius voudrait ouvrir le boulevard Haussmann sous prétexte qu'il est l'ami du patron des Galeries Lafayettes ? La France, pays des droits de l'homme, serait-elle en train de devenir une république bananière ? 


Laurent Fabius et le travail du dimanche... par Desintox
 
Travail du dimanche : Valls renonce aux ordonnances (?) Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Dernières nouvelles
04-09-2014

Le Chef de l'Etat disait en 2012 « le combat de 2012, c'est de préserver le principe du repos dominical, c'est-à-dire de permettre aux travailleurs de consacrer un jour de leur semaine à leur famille, au sport, à la culture, à la liberté. Et j'y veillerai ». Deux ans plus tard, l'ennemi de la finance, le champion du dialogue social, planifie de faire exactement le contraire, par la voie anti-démocratique des ordonnances. 

Devant le tollé massif suscité par ce projet, l'exécutif a effectivement reculé, non pas en vue du bien des travailleurs et de la société française, non pas en vue de la rectification de la situation de désordre instaurée par la loi illisible et injuste du Dr Mallié, mais sous la contrainte, tout simplement pour ne pas ajouter la goutte d'eau qui fasse exploser sa majorité. A ce sujet, nous remercions très chaleureusement tous les citoyens et les acteurs de la vie politique et sociale qui ont produit un communiqué de presse ou un communiqué de protestation.

Il y a trois choses absolument certaines, en ce qui concerne le travail du dimanche :

  • le travail dominical ne crée aucune croissance économique.  
  • le solde net du nombre d'emplois créés est négatif ou nul.
  • le travail dominical permet à la grande distribution de gagner des parts de marchés sur le commerce traditionnel.

Or comme les grands intérêts qui poussent au travail dominical pour tous, après avoir été représentés pas les magasins de meubles et du luxe (ce qui a donné la loi ConfoKea), puis par des grands consortiums (Dossier La Défense, Le Millénaire, Le Grand Cercle, etc), puis par les magasins de bricolage (Leroy-Merlin et Castorama), actuellement représentés activement par les propriétaires des magasins du boulevard Haussmann (Le Printemps, Galerie Lafayette, BHV), ne sont pas en voie d'affaiblissement d'influence, il est certain également que cette renonciation n'est que temporaire, et que nous reverrons bientôt pointer les oreilles de ce dossier interminable, non pas dans le sens de l'abrogation de la loi Mallié, que nous demandons depuis 2009, mais bien dans le sens d'une poursuite du grignotage officialisé par la loi Mallié.

Il faut donc continuer à se battre.

Les Echos, 03/09/14

dimanche-ordonnances.jpg

EXCLUSIF - Les responsables de la majorité ont obtenu du Premier ministre que cette réforme, sensible à gauche comme à droite, soit soumise aux parlementaires.

L’annonce, en pleine université d’été du PS à la Rochelle, que la loi sur la croissance ferait l’objet d’ordonnances avait suscité des réactions courroucées de députés socialistes frondeurs et une volée de bois vert du président de l’Assemblée, Claude Bartolone, qui n’avait pas été prévenu. Le gouvernement s’apprête à faire un pas en arrière.

Les ordonnances qui autorisent l’exécutif à prendre seul des mesures à caractère législatif ne concerneront que le volet simplification de la loi croissance, confie un proche du chef de l’Etat. Elles ne s’appliqueront donc pas à la réforme de la loi sur le travail du dimanche, éminemment sensible à gauche et à droite. Cette inflexion de la position gouvernementale a été actée mardi, lors du dîner à l’Elysée qui réunit le président, le Premier ministre, les présidents de l’Assemblée et du Sénat, les présidents des groupes socialistes et le premier secrétaire du PS.

Baptême du feu pour Macron

« Les ordonnances doivent concerner des textes techniques, pas politiques », insiste Claude Bartolone. Le week-end dernier à La Rochelle, il avait souligné, furibard : « Valls ne m’en a pas parlé, donc pour moi cela n’existe pas ! » La crainte, chez les responsables socialistes, était de voir grossir les rangs des frondeurs, en court-circuitant le Parlement sur un sujet aussi sensible.

« Emmanuel Macron a aussi conscience qu’il a une légitimité à asseoir auprès des parlementaires », glisse-t-on à l’Elysée. Le nouveau ministre de l’Economie doit caler ce jeudi avec le secrétaire d’Etat aux Relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen, les autres domaines du projet de loi croissance qui seront soumis au Parlement. 

 
Banane d’Alves ou « bricoleurs du dimanche », même combat Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Références - Carabistouilles
03-09-2014

Rue 89, 2/5/14

Lorsque Dani Alves, joueur du FC Barcelone, a mangé cette banane qui lui avait été lancée, la planète entière a applaudi ce pied de nez aux racistes.

MATCH DU 27 AVRIL 2014

Dani Alves récupère et mange une banane lancé sur le terrain.

La suite vous connaissez, une énorme campagne de soutien est lancé sur Twitter : « Nous sommes tous des singes. » Internautes et personnalités médiatiques se prennent en photos, banane en main et balancent le tout sur les réseaux sociaux.

Puis on a appris que tout ça était un coup de pub de l’agence Neymar. Le dirigeant de cette agence n’est autre que le père du joueur Neymar du FC Barcelone. Il est le premier a avoir lancé la campagne « nous sommes tous des singes » sur Instagram.

Dani Alves se défend en expliquant sur Radio Globo que son action était spontanée :

« C’était déjà arrivé contre d’autres coéquipiers, à d’autres occasions, on en a débattu. On avait déjà parlé d’une campagne que l’entourage de Ney voulait faire sur ce sujet, puisque ça lui était déjà arrivé. Mais ma réaction est venue spontanément.

On m’a jeté une banane, elle est tombée devant moi, je l’ai prise et l’ai mangée, sans penser aux conséquences, mais simplement à combattre une action négative par une action positive. »

La spontanéité organisée des bricoleurs du dimanche

On se rappelle du mouvement, tout aussi « spontané », des « bricoleurs du dimanche » qui luttaient en décembre 2012 pour travailler lors du repos dominical. Ils avaient des slogans qui faisaient mouche, une identité visuelle, des pancartes et des porte-paroles efficaces.

Tout a été orchestré par Castorama et Leroy-Merlin. C’est ce qu’avait révélé le Huffington Post en novembre dernier.

Le Canard Enchaîné, le 29 avril, a recueilli les propos de Stéphane Attal, stratège en communication, recruté par les deux enseignes pour créer le mouvement.

« Attal mobilise des vendeurs volontaires, constitue des groupes de travail, élabore une stratégie. Démocratie ? Rigolade. Si chaque décision est prise à main levée, le communicant garde la main », explique le Canard.

Même le célèbre « yes week-end » n’est pas d’eux. « Je l’ai soufflé à quelqu’un qui se l’est immédiatement approprié », raconte le pro de la communication.

Orchestrer un coup antiraciste et monter une campagne pour faire travailler les gens le dimanche ne sont pas du même ordre. La première peut rallier les esprits de bonne volonté. Pas la seconde, qui torpille des acquis sociaux aux yeux de beaucoup. Mais les deux laissent un goût amer. Aux journalistes qui ont crié au génie et cru en cette fameuse « spontanéité ». A tous ceux qui se demandent ce qui sur les ondes, écrans, papiers, ne relève plus de la com’. 

 
Ouverture du dimanche : l'exemple biaisé de la Grande-Bretagne Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Références - En Europe et dans le monde
03-09-2014
Au sujet du débat sur le travail du dimanche, certains tentent de justifier l'ouverture, au prétexte qu'en France, nous serions les derniers à nous y opposer pour des raisons dépassées. Ainsi régulièrement, on nous a présenté l'exemple du Royaume-Uni, où tous les magasins ouvriraient le dimanche...
 
J'ai vécu au Royaume-Uni et y ai séjourné encore cet été. Vous trouverez ci-joint quelques clichés pris à la mi août, à Saint-Albans, une petite cité très touristiques à quelques minutes au Nord Ouest de London.

Si effectivement des Hyper ou Supermarchés Tesco peuvent se permettre d'ouvrir 7j/7, parfois jusqu'à 22h, même certains 24h/24h (http://www.travail-dimanche.com/expertises-etudes-reflexions/tesco-ouvert-la-nuit-et-24-heures-24-un-exemple-a-suivre.html), tout en fraudant l'état britannique, les petits commerces ne peuvent pas se permettre d'aussi grandes amplitudes d'ouverture et ferment parfois dès 17h, 17h30 ou 18h. 

La grande distribution, les chaînes de magasins, n'ont pas les mêmes moyens que le commerce indépendant. La conséquence de cette distorsion de concurrence a rapidement été le déclin du commerce indépendant en Grande-Bretagne. La presse britannique a régulièrement consacré des articles à la crise des High Street. Cette disparition de nombreux commerces indépendants a d'ailleurs été une aubaine pour les "charity shop", qui ont pu ainsi louer les emplacements commerciaux désertés.

Il est intéressant de noter que les banques ou les agences immobilières, n'ouvrent jamais le dimanche et qu'en semaine, leurs horaires ne sont pas très adaptés à leurs clients.

Je me suis permis d'interroger des salariés des commerces ouverts le dimanche. L'habitude (la contrainte), existe depuis si longtemps que bien entendu, le salaire n'est pas majoré.

Alors, c'est vraiment l'exemple britannique que nous souhaitons adopter ?

François Rault - Rennes

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Le travail du dimanche en question :
entre productivité débridée et art de vivre, un vrai choix de société 
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