Accueil
Plan du site | Rechercher | Contact | Qui sommes nous | Liens
Pétition pour le Dimanche

Déjà plus de 107.000 signatures ! Vous aussi, signez la pétition du CAD.

La pétition présentée par le CAD a obtenu plus de 107.000 signatures authentifiées (au contraire de la pétition-bidon du Dr Carabistouille !)
- Pétition électronique : 99.000 signatures au 01/10/13
- Pétition papier : 8.107 signatures au comptage du 15/01/12
   Merci à tous ceux qui out téléchargé et fait signer la pétition papier, voir cette page !

Suivez le CAD sur Twitter

Derniers commentaires
La CFTC veut faire fermer ce magasin Car...
je travaille dans un carrefour express donc le dimanche. ce que les gens ne savent pas c'est que contrairement au grande...
Contre le travail dominical, Joseph Thou...
Tu es un bon débatteur, Joseph, et il est dommage que sur France-Inter, les tenants du travail du dimanche n'est pas n..
L’ombre d’Attali sur le Président du dim...
Cette polémique sur l'ouverture le dimanche est un faux problème. J'ai écouté Mr Papin mardi matin sur BFM Le conce...
Loi Macron : un aveu d'impuissance ?
Cette loi est un leurre qui permet de détourner l'attention de ce qu'on ne sait pas faire et qu'on ne veut pas traiter ...
Loi Macron : "Elle va détruire les centr...
Pauvre Jacob, quand Sarko voulait banaliser le dimanche c'était super, maintenant que c'est Macron c'est nul. Quel pime...
Loi Macron : "Elle va détruire les centr...
C'est rigolo: le travail du dimanche est dans le programme de l'UMP dont fait partie Jacob mais comme c'est un ministre ...
Loi Macron : "Elle va détruire les centr...
En 2009 , lorsque la majorité d'alors avoulu revoir les conditions du travail dominical ,la gauche était vent debout c...
Loi Macron : "Elle va détruire les centr...
Ne me dites pas que les gens travaillent toute la semaine et qu ils n ont pas le temps de faire les courses,ils ne font ...
Le patron de la Fnac demande à pouvoir o...
Certes, Karine, vous êtes la même personne, nul ne dirait le contraire ! Mais en terme marketing, vous êtes un cas pa...
Etienne Neuville : "Le travail le dimanc...
Cher Monsieur Neuville, Je prends la peine de vous écrire un petit commentaire, car vous ayant entendu sur le chemin du...
Citations

Le combat de 2012, c'est de préserver le principe du repos dominical, c'est-à-dire de permettre aux travailleurs de consacrer un jour de leur semaine à leur famille, au sport, à la culture, à la liberté. Et j'y veillerai !.

François Hollande

Président de la République Française - Mai 2012

Tous ouverts ou tous fermés, mais tous égaux.

 

Jean-Claude Bourrelier

Patron de Bricorama

De mauvaises lois sont la pire sorte de tyrannie.

Edmund Burke
Ecrivain

Le débat qui nous occupe est infiniment [...] profond [...] Nous sommes bien face à un choix de société qu’il nous faut trancher.

Jean-Marc Ayrault
Premier Ministre
Extrait de la discussion du 7 juillet 2009 à l’Assemblée Nationale

Je m'oppose absolument et formellement au travail du dimanche qui détruit la vie de famille et se met au service d'un consumérisme aveuglé.

Jean-Luc Mélenchon
Ancien ministre, député européen, sénateur, conseiller général
candidat 2012 à la présidence de la République

Dans la semaine, il y a six jours pour avoir, et un jour pour être.

Hervé Mariton
Ingénieur des Mines
Député UMP de la Drôme

Le travail du dimanche n'enrichit pas.

Proverbe italien

Cliquez sur ce lien pour recevoir par mail les derniers articles parus !

Le travail du dimanche en question

↑ copier cette bannière

 

Chercher via Google
Il y a actuellement 12 invités en ligne
Articles les plus commentés
Articles les plus lus
Espace membres





Mot de passe oublié ?
(cela permet essentiellement d'être averti de nouveaux messages de commentaires)
Recommandé par
Le dimanche, j'y tiens !
Recommandé par des Influenceurs
Syndication
Chaud en ce moment !

La France proteste !

Plus de 100.000 personnes protestent contre la banalisation du travail du dimanche, au profit exclusif de la grande distribution, via la pétition proposée par le CAD.

Beaucoup de signataires apportent leur témoignage personnel, leur expérience du dimanche. L'ensemble de ces témoignages est d'une richesse exceptionnelle : il y en a 780 pages !

Messieurs les députés, écoutez la France qui bosse, elle vous parle !

 

Voir les témoignages 

Signez la pétition du CAD

 

Etienne Neuville : "Le travail le dimanche ne crée pas d'emploi ni de croissance" Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
La PPL Mallié, version 4 - Projet Macron
08-12-2014

Europe 1 / 8-12


Étienne Neuville : "Le travail le dimanche ne... par Europe1fr

Le vice-président du Collectif des Amis du Dimanche réagit à la proposition d'Emmanuel Macron de travailler 12 dimanches par an au lieu de 5. Pour lui, le travail du dimanche n'amènera pas de croissance, contestant notamment les chiffres du MEDEF.

Étienne Neuville pense même que ça détruira de l'emploi car c'est la grande distribution qui va en créer et faire perdre les petits commerces. Il n'y a pas de pouvoir d'achat, mais Emmanuel Macron veut augmenter l'amplitude horaire des magasins, ce qui n'est pas logique selon lui.

Il faut pouvoir avoir un temps de respiration pour les salariés, pour faire des activités différentes, être en famille ou encore faire du sport. Étienne Neuville s'étonne qu'un gouvernement de gauche fasse cette proposition. Selon lui elle ne respecte pas les salariés. 

 

 
Travail du dimanche: pourquoi la droite parisienne soutient Macron et Fabius Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
La PPL Mallié, version 4 - Projet Macron
08-12-2014

D'un tempérament aussi poétique et créatif que Pierre Gattaz, NKM, la plus bobo des filles de famille annonce sans rire la création là, tout de suite de 10.000 emplois en ouvrant le dimanche les magasins du boulevard Haussmann ! Bien sûr....

 
L'Express, 08/12 - Par Sébastien Pommier publié le 08/12/2014 à  16:43, mis à jour à  17:02

Mercredi, le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, présentera en Conseil des ministres son projet de loi sur l'activité. Un texte qui doit entériner le passage dans le commerce à 12 dimanches ouverts par an. Une mesure à laquelle la Mairie de Paris s'oppose. 

     
Le ministre de l'Economie Emmanuel Macron avec son homologue des Affaires étrangères, Laurent Fabius, à la sortie de l'Elysée le 10 septembre 2014.
AFP PHOTO / PATRICK KOVARIK
 
Jeudi dernier, lors de la 21e réunion de la Mission d'information et d'évaluation (MIE) sur la question du travail du dimanche, les élus parisiens sont enfin rentrés "sur le fond du dossier" indique avec ironie l'un de ses neuf membres. La veille, des éléments du rapport de la MIE avait fuité dans la presse montrant le décalage entre la position de la Mairie, contre le travail dominical, et Bercy qui entend "déverrouiller l'économie". 

Au sein de l'Hôtel de Ville, c'est une guéguerre politique qui se trame depuis plusieurs mois. "Au début de la discussion, on sentait la possibilité d'arriver à un consensus, notamment sur certains sites touristiques comme le boulevard Haussmann", explique Valérie Montandon (UMP), membre de la MIE. "Jean-Louis Missika (adjoint d'Anne Hidalgo en charge du développement économique, ndlr) était même favorable à l'ouverture autour de Bercy-Village. Mais la gauche a préféré revenir en arrière. Elle a cédé aux Verts qui y sont opposés, alors que le PRG s'est abstenu", raconte la conseillère de Paris du XIIe, qui voit ainsi dans ce débat "un effet papillon de la Tour Triangle". 

Prise de bec sur les emplois
En face, Bernard Gaudillère, le rapporteur (PS) de la mission mandaté par Anne Hidalgo juste après son élection en juin dernier, explique au Monde s'être appuyé sur "plus de 130 auditions de personnalités, 80 organisations, des élus, des associations professionnelles (...) qui nous ont permis de nous forger une opinion sérieuse". En l'occurrence, l'ancien adjoint aux Finances de Bertrand Delanoë pense "qu'ouvrir un pan entier des commerces parisiens le dimanche aurait des conséquences sociales importantes. Les premiers pénalisés seraient les employés. La très grande majorité sont des femmes et la plupart habitent en banlieue", plaide Bernard Gaudillère. 

Sur le plan économique, les élus-partisans vantent "un millier d'emplois rien que sur les grands magasins et une centaine sur Bercy-Village et dans le quartier chinois". "On a la possibilité, là, tout de suite, de créer plus de 10 000 emplois", a même affirmé Nathalie Kosciusko-Morizet ce matin sur Europe1. La vice-présidente de l'UMP pense ainsi "qu'ouvrir les Galeries Lafayette et le Printemps le dimanche, c'est 130 millions d'euros de chiffre d'affaires à l'année". Des chiffres que ne confirme absolument pas Bernard Gaudillère, précisant que "les patrons des grandes enseignes concernées (Les Galeries Lafayette et Le Printemps, ndlr) ne nous ont pas fournis de démonstration convaincante, qu'il s'agisse de l'effet sur leur chiffre d'affaires ou de la création d'emplois qui en résulterait". 

Pour trancher, Emmanuel Macron estime pour sa part que "ce sont plusieurs milliers d'emplois qui seront créés à travers une telle mesure". 

Ouvrir le dimanche, un "intérêt national" pour Macron
Reste que c'est bien le gouvernement qui a la main sur l'avenir du travail dominical à Paris. En effet, ce mercredi, Emmanuel Macron présentera son projet de loi sur l'activité où il pourra compter sur le soutien de Laurent Fabius, fervent défenseur de l'ouverture le dimanche dans les zones touristiques. Pour le gouvernement, il en va même de "l'intérêt national sur le plan touristique et économique" comme l'a rappelé le ministre de l'Economie le 16 octobre dernier lors de la présentation des grandes lignes de son projet. 

Pour éviter toute contestation locale, le gouvernement entend procéder par décret afin de définir les grandes zones touristiques où s'appliquera le droit à ouvrir jusqu'à 12 dimanches par an. Si, d'habitude, c'est au maire de décider des dates d'ouverture, à Paris, le gouvernement souhaite procéder par "un arrêté", histoire de ne pas voir la Mairie entraver la démarche. Cette particularité établie pour la capitale fait ainsi enrager Bernard Gaudillère qui dénonce "le fait que le gouvernement cherche à imposer une tutelle". 

Si l'opposition parisienne n'est pas favorable "à transformer Paris en gruyère" - privilégiant la libéralisation totale - elle se rangera bien volontiers derrière le projet de loi du ministre de l'Economie. "Si on doit passer par un décret, on sera supporters de Fabius et Macron", affirme même Valérie Montandon. Qui l'eût cru? 
 
Travail le dimanche: Que changerait la loi Macron? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
La PPL Mallié, version 4 - Projet Macron
08-12-2014

Nous sommes inquiets.

Inquiets que dans un pays de 5 millions de chômeurs, la loi pour la croissance intègre un paragraphe dérégulant le travail dominical, sachant que le travail du dimanche ne crée ni emploi, ni croissance, faute du moindre début de démonstration contraire. Nous avions défié publiquement M. Gattaz de fournir la moindre preuve aux chiffres qu'il annnoçait (de 90 à 300.000 emplois - sic). Il ne nous a jamais répondu. Pas plus que M. Mallié ne s'est excusé des "dizaines de milliers d'emploi" qu'il avait promis, et qu'on attend toujours. Oser présenter cette dérégulation comme une voie de croissance frôle l'imposture.

Les salariés savent bien ce que signifient le mot "volontariat" dans une économie en récession, où la précarité des jeunes est telle que 80% des contrats d'embauche signés actuellement sont des CDD et où leur taux de chômage dépasse 20%. Et pour ce qui est des compensation salariales, avant même leur mise en place, elles commencent déjà à disparaître : elles ont disparu pour les entreprises de moins de 11 salariés, voire 20, et Marisol Touraine dit maintenant que le doublement, c'est "si possible". Comme ce ne sera pas possible, les branches négocieront aprement pour éviter le taux par défaut de 100%, et nous aboutirons à un système encore plus opaque, encore plus sujet à compromissions.

La seule chose certaine, en ce qui concerne le travail du dimanche, est un transfert d'activité au profit de la grande distribution. Déréguler le travail du dimanche, c'est juste faire travailler plus - un thème cher au précédent Président - les grandes enseignes de la distribution - les amis chers au précédent Président. Est-ce bien le rôle d'un gouvernement qui se dit de gauche ? 

20 minutes, 8/12

La polémique va toujours plus vite que la politique. Alors que le projet de loi Macron pour l’activité ne sera présenté en Conseil des ministres que mercredi, l’une de ses dispositions majeures fait déjà beaucoup parler d’elle: l’assouplissement de la réglementation autour du travail dominical. Que changerait-elle concrètement? 20 Minutes fait le point.

Que dit aujourd’hui la législation?

Le dimanche est consacré par le Code du travail comme jour de «repos hebdomadaire». Mais un certain nombre de dérogations permettent déjà de contourner cette règle. L’une d’entre elles autorise les établissements qui exercent un commerce de détail non alimentaire à supprimer le repos dominical de leur personnel à raison de cinq dimanches par an maximum. Pour cela, il leur faut une autorisation du maire; en clair, celui-ci peut décider de n’en accorder aucune. Mais s’il le fait, les salariés doivent alors percevoir une rémunération doublée.

Que prévoit le projet de loi pour les magasins?

Le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, veut en premier lieu supprimer le caractère obligatoire de l’autorisation municipale. Tous les commerces non alimentaires qui souhaiteront ouvrir cinq dimanches par an pourront donc le faire de bon droit, et le maire ne pourra pas s’y opposer. Le projet de loi introduit également la possibilité pour les commerces d’ouvrir sept dimanches supplémentaires chaque année, avec l’accord de la mairie cette fois.

Le ministre souhaite par ailleurs élargir les dérogations au travail dominical aux «zones à fort potentiel touristique et économique». Dans ces zones, les commerces pourraient rester ouverts tous les dimanches et en soirée (après 21h). Seraient concernés une dizaine de grandes gares, des aéroports et quelques «zones ciblées», selon l’expression de Manuel Valls, au JT de France 2 dimanche soir. «Voulons-nous que les touristes chinois partent faire leurs courses à Londres le dimanche?» a demandé le Premier ministre. En clair, précise le cabinet d’Emmanuel Macron, les commerces concernés par le projet de loi sont ceux des Champs-Elysées et du Boulevard Haussmann.

Quelle serait la contrepartie pour les salariés? 

Dès octobre, Emmanuel Macron a fixé trois conditions à l’assouplissement des règles du travail dominical: «Volontariat, accord majoritaire et compensation de salaire».

 Des principes qui figurent dans le texte mis en ligne sur le site du gouvernement: «Dans tous les cas, en particulier pour les entreprises de plus de 11 salariés, l'ouverture dominicale devra faire l'objet d'un accord majoritaire des salariés, et l'objet d'une compensation, salariale et de repos.» Du côté du cabinet du ministre de l’Economie, on se félicite de l’«avancée» qu’est la compensation salariale, mais on n’en dit pas plus sur le niveau qu’elle atteindra. «Le projet de loi définit des modalités de compensation, sachant que toutes les entreprises ne seront pas en mesure de doubler le salaire le dimanche», prévient-on simplement. Les entreprises de moins de 20 salariés seront-elles exemptées de compensations,comme l’a annoncé Le Figaro? Mystère. Dans les entreprises de plus de 20 salariés, le montant des compensations devrait, lui, être renvoyé à des accords de branche ou d’entreprise.

 
Au travail ! Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Références - Humour
08-12-2014
travail-dimanche.jpg
 
Les robots d'Amazon Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Références - Humour
08-12-2014

Nous dédions cette video à notre ministre de l'économie, Emmanuel Macron, qui, dans un entretien du 16 octobre dernier, avait justifié l'extension de l'autorisation d'ouvrirle dimanche par l'activité commerciale d'Amazon, qui réaliserait 25 % de son chiffre d'affaires le dimanche (ce chiffre, très probablement fantaisiste, n'a jamais été confirmé par Amazon à ce jour).

Cher monsieur le ministre, ce n'est pas en obligeant les salariés de la FNAC à travailler le dimanche que vous rendrez la FNAC plus performante qu'Amazon ! 

 


Les robots Kiva dans les entrepôts Amazon par divertissonsnous

 
Que tous les commerces puissent ouvrir chaque dimanche à Paris ! Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Références - Expertises, études, réflexions
08-12-2014

On peut détester le côté grande famille qui se la joue bobo de NKM, mais on peut lui reconnaître le mérite de la cohérence. Ainsi qu'une intelligence réthorique, qui l'amène parfois loin de l'honnêteté, comme dans l'article ci-dessous, où on pourrait croire en la lisant que le rapport de la MIE est favorable au travail du dimanche, alors que c'est tout le contraire.

Ici, elle veut que tout soit ouvert sans question de zone, tout en gardant quand même la zone de Paris. Nul ne doute qu'il ne s'agisse d'une première étape, pour préparer à toute la France. En matière de compensations salariales, elle veut que les contreparties soient "significatives". Ce qui ne veut rien dire.

Mais l'ensemble de son propos reste cohérent. Il s'agit bien de faire du dimanche un jour comme un autre, seul moyen selon elle de créer les emplois qui nous manquent... 

LE MONDE | 08.12.2014  à 12h48 • Mis à jour le 08.12.2014 à 16h41 |
Par Nathalie Kosciusko-Morizet (Présidente du Groupe UMP du Conseil de Paris), Jean-Baptiste de Froment (Rapporteur de la mission sur le travail dominical Paris), Florence Berthout, Valérie Montandon, Geoffroy Boulard et Alexandre Vesperini (conseillers de Paris et membres UMP de la mission)
 
Après plusieurs mois d’auditions et de débats, la mission d’information et d’évaluation lancée en juin par le Conseil de Paris et consacrée au travail dominical et nocturne est sur le point de rendre son rapport. Pour notre part, le principal enseignement que nous tirons de ses travaux prend la forme d’une excellente nouvelle : il est possible de créer très rapidement des milliers d’emplois à Paris, simplement en donnant aux commerces parisiens la liberté d’ouvrir le dimanche.

Pour s’en tenir à l’exemple le plus emblématique, le seul fait d’ouvrir les grands magasins du boulevard Haussmann entraînerait mécaniquement le recrutement de près de deux mille personnes. Paris est en effet la ville la plus visitée du monde, avec près d’une trentaine de millions de touristes par an. Les achats de ces derniers représentent une part très importante du chiffre d’affaires global des commerces de la capitale. Or ce que les touristes, présents pour un temps très limité à Paris, ne peuvent pas consommer le dimanche est définitivement perdu pour l’économie locale. D’où l’immense intérêt de permettre l’ouverture des commerces tous les dimanches, alors que ce n’est aujourd’hui possible – sauf exception – que cinq fois par an.

Cette bonne nouvelle doit bénéficier à tous. Aux salariés concernés, d’abord : parce que le dimanche ne sera jamais un jour comme les autres, nous voulons que le volontariat des employés soit la règle pour tous les commerces ouverts ce jour-là et que les contreparties salariales et sociales consenties par les employeurs soient significatives, notamment pour faciliter l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. Aux petits commerces, ensuite, dont la prospérité est essentielle à l’identité de Paris.

Contrairement à ce que l’on entend trop souvent, l’ouverture dominicale constitue, pour eux aussi, une chance. Les petits commerces, dont l’offre à Paris est largement complémentaire de celle des grandes enseignes, profiteront en effet de l’accroissement général de l’activité le dimanche, qui leur apportera davantage de clients. Il faudra cependant être très attentif aux incidences qu’une nouvelle réglementation pourrait avoir sur les activités des plus fragiles – nous pensons en particulier aux librairies indépendantes, ou encore à certains commerces de bouche. En leur faveur, il sera peut-être nécessaire de renforcer les mécanismes permettant à la Ville de préempter certains locaux commerciaux afin de maintenir la diversité commerciale dans certains quartiers. L’allégement de leurs obligations légales en matière de contreparties salariales doit également être très sérieusement étudié. Reste ensuite à déterminer quelle partie du territoire parisien doit être concernée par ces possibilités nouvelles.

Sur ce point, nous proposons de rompre avec la logique dérogatoire, de « zonage », qui a présidé à la réflexion jusqu’à présent. Au lieu de circonscrire l’ouverture dominicale à certains secteurs très délimités de la capitale, nous proposons que la totalité du territoire parisien bénéficie de l’autorisation d’ouverture. Une telle solution a le mérite de la simplicité, ce qui est suffisamment rare en France pour être souligné. Mais elle est aussi la plus juste : car elle permet d’éviter les distorsions de concurrence entre les commerces situés à l’intérieur d’une zone touristique et bénéficiant, à ce seul titre, de l’autorisation d’ouverture dominicale, et les autres qui doivent rester fermés.

Nous refusons que s’instaure un Paris à deux vitesses. Dans la liberté d’ouvrir le dimanche, tous les commerces doivent être égaux. Ceux qui voudront ouvrir et y auront intérêt le feront. Les autres resteront fermés, ce sera leur liberté. C’est ainsi que fonctionne, rappelons-le, l’immense majorité des grandes villes du monde comparables à Paris : New York, Los Angeles, Londres, mais aussi Rome, Madrid, ou encore Moscou. Sans oublier, en France, la ville de Bordeaux, classée commune d’intérêt touristique depuis 1995, sans que cela ait créé le moindre drame.

« Zones internationales »
Ajoutons pour terminer que la dimension économique, majeure, n’est pas la seule en jeu dans ce dossier. L’ouverture des commerces le dimanche est aussi, toutes les enquêtes d’opinion le confirment, massivement souhaitée par les Parisiens, dont les modes et rythmes de vie ont profondément évolué ces vingt dernières années. Quand demande sociale et nécessité économique coïncident aussi parfaitement, est-il encore raisonnable d’hésiter ?

Anne Hidalgo se plaint que le gouvernement s’apprête, avec le projet de loi Macron, à la priver d’une partie de ses pouvoirs. Le projet de loi prévoit en effet que le ministre du tourisme puisse décider seul, sans même prendre l’avis du maire, de la création de « zones internationales » dans lesquelles les commerces pourraient ouvrir à la fois le dimanche et en soirée. Mais pour éviter une telle reprise en main de la question par l’Etat, il ne tient qu’à la maire de Paris de prendre, dès maintenant, les mesures que le développement économique de la capitale impose.

Sans attendre la nouvelle loi, elle peut, en l’état actuel du droit, demander au préfet le classement de tout ou partie du territoire parisien en « zone touristique », ce qui permettrait immédiatement aux commerces concernés d’ouvrir le dimanche. Dans une telle hypothèse, le gouvernement, rassuré sur les intentions de la maire de Paris, n’aurait plus à légiférer. Si, contre toute attente, Mme Hidalgo s’engageait dans cette voie, qui est celle de l’intérêt général, elle pourrait compter sur notre plein et entier soutien.

Nathalie Kosciusko-Morizet (Présidente du Groupe UMP du Conseil de Paris) 
Jean-Baptiste de Froment (Rapporteur de la mission sur le travail dominical Paris) 
Florence Berthout 
Valérie Montandon 
Geoffroy Boulard 
Alexandre Vesperini (conseillers de Paris et membres UMP de la mission) 
 
Cruel passé !... Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Références - Carabistouilles
08-12-2014

Le Lab Europe1, 08/12

Le socialiste Jérôme Guedj exhume un article de 2008 pour rappeler que dix ministres actuels s'opposaient à la généralisation du travail dominical.

C'est devenu le petit jeu un peu cruel des socialistes qui s'opposent (parfois) au gouvernement : exhumer les positions prises par d'actuels ministres lorsqu'ils étaient dans l'opposition.

Jérôme Guedj fait ici référence à un texte paru en 2008 dans Libération contre la réforme du travail dominical voulue alors par la majorité UMP et Nicolas Sarkozy. Dans cette tribune, intitulée "Dimanche : Yes week-end !", à l'initiative notamment de Christian Eckert, aujourd'hui secrétaire d'Etat au Budget, et de l'ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault, les signataires écrivaient d'emblée :

 

 

Déplafonnement des heures supplémentaires, fin des RTT et des jours fériés, disparition du repos compensateur, possibilité de travailler jusqu’à 70 ans… Depuis deux ans, la liste des reculs sociaux, présentés comme des avancées du modernisme, ne cesse de croître. Mais elle pourrait encore s’allonger avec la fin annoncée du repos dominical des salariés. Plus de deux siècles de luttes sociales sont ainsi effacés en quelques traits de plume.

 

 

Ce que souligne malicieusement Jérôme Guedj, c'est que parmi les 122 signataires figuraient dix personnalités devenues aujourd'hui ministres du gouvernement Valls. A savoir :

 

 

Christian Eckert, Bernard Cazeneuve, Marylise Lebranchu, Jean-Marie Le Guen, George Pau-Langevin, Sylvia Pinel, Christiane Taubira, Marisol Touraine, Alain Vidalies et Annick Girardin.

 

 

Le travail dominical est plus que jamais au coeur de l'actualité. Le très attendu projet de loi Macron - qui sera présenté mercredi au Conseil des ministres - prévoit une augmentation du nombre de dimanches ouvrables et l'élargissement des dérogations pour "les zones à fort potentiel touristique et économique". Sur cette question, Emmanuel Macron a d'ailleurs déjà reçu plusieurs volées de bois vert de la part de la majorité et de l'opposition.

 

 

 
Pour l’attractivité de Paris, osons le dimanche! Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Références - Les CONTRE
03-12-2014

Les cons, ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnait ! C'est ce qui vient immédiatement à l'esprit à la lecture de cette chronique de Mme Tachène, dont nous publions malgré tout le propos, pour son exemplarité.

En effet, en peu de mots, voilà un concentré de ce dont les citoyens ont soupé : hypocrisie, insinuations, déconsidération, attaques perfides, affirmations inexactes, mensongères ou de mauvaise foi, c'est un catalogue. 

Continuez comme ça, Mme Tachène, et vous pourrez vous vanter d'avoir beaucoup fait pour la progression des extrémismes en France. 

 
 
TRIBUNE - L’ouverture des commerces le dimanche, c’est le sujet qui fâche entre le gouvernement et la mairie de Paris. Emmanuel Macron doit présenter son projet de loi sur l’activité jeudi 10 décembre. Au même moment, la Mission d’information et d’évaluation (MIE), mise en place par Anne Hidalgo, se réunira pour la dernière fois avant la remise de son rapport le 16 décembre. Anne Tachène, conseillère de Paris, représente le groupe UDI-MoDem au sein de cette MIE.

Paris, 30 millions de visiteurs par an, première destination touristique mondiale. Notre capitale peut s’enorgueillir de ce titre d’excellence, qui fait du tourisme le premier secteur économique parisien.

Pourtant, une ombre au tableau, une anomalie : Paris arrive seulement en huitième position pour le panier moyen de dépenses des visiteurs… Face à ce différentiel inquiétant, quel responsable politique pourrait encore douter de la nécessité d’agir?

Le shopping est aujourd’hui une activité à part entière de l’offre touristique, c’est même l’activité qui connait la plus forte croissance selon les professionnels du secteur.

Les touristes en progression viennent de Chine (+27%), du Brésil (+22%),  du Moyen-Orient (+21%), de Russie (+9%), d’Australie (+16%), sans compter le retour des américains (+15%). Pour eux, le shopping dans la capitale de la mode constitue un réel facteur d’attractivité. Or, ce sont précisément ces visiteurs à forte croissance qui consacrent le budget le plus important dans notre capitale. C’est donc bien là que se situe le potentiel de croissance des recettes touristiques pour Paris.

L’ouverture dominicale des magasins n’est pas seulement une question d’image de dynamisme face aux économies à forte croissance, c’est avant tout un moyen de capter des dépenses supplémentaires.

Les salariés ont bien compris l’intérêt que peut leur apporter le travail le dimanche : dans de très nombreux cas, les enseignes comptent plus de volontaires que de postes à pourvoir ; fait rare, on a même pu voir des salariés manifester pour avoir le droit de travailler ; un sondage d’Opinion way montrait encore en avril dernier que 33% des salariés y sont favorables à condition de gagner plus…Volontariat, doublement du salaire et jour de repos compensatoire, ce sont les trois conditions qui doivent permettre cette évolution. L’ouverture d’un dialogue social, branche par branche, en fonction de la taille des entreprises, s’avèrerait la meilleure façon de trouver un contrat gagnant-gagnant entre les différents acteurs.

Les parisiens, eux aussi, tous les sondages le prouvent, voient dans l’ouverture des commerces le dimanche une adaptation moderne aux nouveaux modes de vie urbains : les rythmes de vie et les modes de consommation ont évolué. L’ouverture des commerces le dimanche représente pour eux, non seulement une offre de confort, mais aussi une demande liberté dans l’organisation du quotidien. Il ne s’agit pas de rompre les équilibres traditionnels, mais de les rendre compatibles avec la vie telle qu’elle est.

La volonté du Président de la République de faire du tourisme "une grande cause nationale", relayée par Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Développement international, s’annonçait comme une prise de conscience. Après des années de passivité coupable de la municipalité parisienne, on était en droit de penser que la décision de lancer une nouvelle Mission d’Information et d’Evaluation irait dans le même sens. Si la proposition venait du gouvernement socialiste, l’espoir d’une remise en question était possible…

Pourtant, malgré des mois d’auditions et de consultations, le passage à l’action ne semble toujours pas d’actualité. A Paris, on continue à tergiverser, à se recroqueviller sur de vieux réflexes idéologiques,  à ignorer les réalités des grandes métropoles internationales. Pire, face aux dissensions internes de sa majorité municipale et son refus d’une véritable évolution pour l’attractivité de la capitale, la Maire de Paris risque de se voir dessaisie de son pouvoir de décision par le gouvernement qui présentera son projet de loi en conseil des ministres le 10 décembre prochain.

L’Etat a décidé de passer outre, mais qui pourrait comprendre qu’Anne Hidalgo refuse encore de reconnaître le secteur des grands magasins-Haussmann comme zone touristique? Ce refus de l’évidence est symbolique des postures idéologiques et des rigidités d’un autre temps qui agitent sa majorité hétéroclite…

Tandis que dans son propre camp des voix dissonantes commencent à s’exprimer, fatiguées de cet entêtement dans l’inaction, la maire de Paris peut encore composer une majorité d’idées avec le centre et la droite, et ceux qui, conscients de l’importance de préserver l’attractivité de la capitale, sont prêts à faire évoluer l’ouverture dominicale des commerces.

Alors, Madame Hidalgo, osons le dimanche, avant que le gouvernement ne vous l’impose!

* Par Anne Tachène, conseillère de Paris (15e arrondissement) et membre de la Mission d’information et d’évaluation sur le travail dominical et nocturne à Paris.

Anne Tachène
mercredi 03 décembre 2014
 
La réforme du travail dominical ne satisfait personne Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
La PPL Mallié, version 4 - Projet Macron
01-12-2014

La grande distribution n'est pas contente du projet Macron, et fait savoir sa mauvaise humeur.

Elle proteste parce que les nouvelles dispositions viennent compliquer un dossier déjà troublé par la loi Mallié. Mais surtout à cause des contreparties prévues : la grande distribution aimerait bien contraindre les salariés à travailler le dimanche sans contrepartie, mais pour le momene cette magnifique avancée sociale n'est prévue que pour les entreprises de moins de vingt salariés. En revanche, l'extension du nombre de dimanches ouvrables, ça leur plait.

Nous n'avons qu'une suggestion pour rendre les choses plus claires, plus lisibles, et plus équitables : abroger la loi Mallié et l'amendement Confokea. Comme dit M. Sarkozy, "ça ne coûte pas cher", et cela a été efficace pendant plus d'un siècle... 

 
 
Europe 1  01 décembre 2014.
 
INFO E1 - Même le secteur du commerce, pourtant premier gagnant de cette réforme, est très sceptique.

Le projet de loi Macron, censé "déverrouiller l'économie française" et qui doit notamment réformer le travail du dimanche, sera présenté le 10 décembre en conseil des ministres. Mais, avant même son adoption, ce texte fait l’unanimité contre lui : après la colère des syndicats, qui redoute un détricotage du droit du travail, c’est - selon les informations d’Europe 1 - au tour des organisations professionnelles du commerce d’exprimer leur doute. Avec le reproche inverse : à leurs yeux, cette réforme est trop complexe, trop lente et ne va pas assez loin.
 
Les commerçants y voient une "véritable monstruosité". Sur le papier, la réforme devrait réjouir les professionnels, qui auront plus de facilités pour ouvrir les dimanches. Mais ce texte ne va visiblement pas assez loin aux yeux de l'Union du commerce de centre-ville (UCV), une fédération qui représente de grandes enseignes comme les Galeries Lafayette, le Printemps ou encore le BHV.
 
"C’est une véritable monstruosité qui pourrait gagner le concours Lépine de la bureaucratie", accuse son président, Claude Boulle, au micro d’Europe 1. "Il est inadapté parce que, effectivement, il pose des conditions administratives et sociales que la majorité des commerces ne peuvent pas remplir. Effectivement, si on n’arrive pas à le corriger, ce texte sera rejeté de manière unanime par la plupart des acteurs sociaux (sic) et professionnels". Mais que veulent donc les commerçants ?
 
Une réforme jugée trop complexe. Premier reproche adressé par les acteurs du commerce, jeudi, lors de leur rencontre avec le directeur de cabinet d'Emmanuel Macron : le projet de loi est jugé trop compliqué avec un empilement de zones différentes. La réforme prévoit en effet d’instaurer plusieurs types de zones où le travail le dimanche serait facilité : les zones commerciales, les zones touristiques et les zones touristiques internationales. Une différenciation jugée trop complexe par les professionnels du commerce.
 
Des contreparties vues comme excessives. Deuxième reproche : cette réforme serait trop contraignante sur le plan social. D’abord car elle oblige à payer les salariés au minimum plus du double d’une journée normale. Et ensuite parce que, dans les sociétés de plus de 20 salariés, il faudra organiser un référendum et obtenir l’accord d’une majorité des salariés.
 
Et des délais considérés comme trop long. Enfin, le secteur du commerce estime que la réforme ne va pas assez vite. D’après leurs calculs, entre les décrets et la négociation avec les syndicats, l'ouverture du dimanche ne sera possible au mieux qu'à l'été 2016. Les commerçants ne seraient donc pas contre une réforme par ordonnance, un processus accéléré qui permet d’éviter de passer par un débat et un vote à l’Assemblée nationale.
 
Un point de vue diamétralement opposé à celui des syndicats. Pas sûr que les chefs d’entreprises du commerce obtiennent gain de cause car, en face, les syndicats ont des revendications totalement inverses. La réforme est jugée trop lente par les commerçants ? Les syndicats considèrent au contraire qu’elle manque de concertation. Les contreparties sont jugées excessives dans les sociétés de plus de 20 employés ? Les représentants des salariés estiment au contraire que la réforme devrait les étendre aux petites entreprises. Bref, le gouvernement aura fort à faire pour concilier le point de vue des entreprises, qui jugent cette réforme trop timide, et celui des syndicats, qui dénoncent "un tourbillon libéral".
 
Que représente le dimanche pour vous ? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Dernières nouvelles
01-12-2014
À l’occasion du projet de loi visant à assouplir les conditions de travail du dimanche, La Croix sollicite ses lecteurs.
 
Cette réforme repose en effet la question du rôle de ce jour, traditionnellement consacré au repos, à la famille et à la vie spirituelle. La Croix souhaite faire vivre le débat autour de ces enjeux de la vie en société, à partir de vos témoignages.

Portée par le ministre de l’économie Emmanuel Macron, la réforme prévoit de porter de cinq à douze les « dimanches du maire » (qui permettent aux communes de déroger aux règles de fermeture dominicale) et faciliter le travail dominical dans les gares ainsi que dans certaines zones touristiques et commerciales. En contrepartie, les salaires des employés seront majorés par accord.

Ce nouvel élargissement pourrait banaliser un peu plus le travail dominical, qui concerne déjà 29 % des salariés français, et remettre en question le principe de repos ce jour-là.
 

Julien Duriez
 
INFO METRONEWS - Travail dominical : la gauche parisienne ne suivra pas le gouvernement Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Les Dossiers - Dimanche à Paris
30-11-2014
 
CONSOMMATION - Une mission d'information doit rendre ses conclusions dans les prochains jours sur l'opportunité d'étendre le travail dominical à Paris. La majorité de gauche, qui se réunit ce lundi pour entériner une position commune, planche sur une extension très limitée des dérogations. Aux antipodes du projet de loi Macron, qui veut créer de nouvelles zones touristiques.
 
 
En menaçant d'imposer par décret l'extension du travail dominical, le gouvernement précipite surtout une fronde des élus parisiens. La mission d'information et d'évaluation lancée en juin par Anne Hidalgo a mis le turbo pour rendre ses conclusions avant le 11 décembre – plus tôt que prévu – et prendre de vitesse le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, dont le projet de loi visant à étendre les "zones touristiques" dans la capitale sera examiné en conseil des ministres à la mi-décembre. Un violent bras de fer en perspective entre la Ville de Paris, outrée qu'on décide à sa place, et le gouvernement.

Si les conclusions des élus parisiens ne sont pas arrêtées, le PS et ses alliés au sein de la mission pourraient entériner ce lundi une position commune. Contactée par metronews, Danièle Premel, membre PCF de la mission, et très hostile au travail dominical, se réjouit. "On s'oriente vers un accord qui ne va pas dans le sens de la loi", croit savoir la conseillère de Paris. Les élus tiennent déjà un consensus qui va jusqu'à l'UMP : ils réaffirmeront que c'est à la maire de Paris, et non au gouvernement, de trancher sur le sujet.

Extension à la marge

Deuxième cible : l'extension des zones touristiques. Les conclusions de la majorité de gauche au sein de la mission aboutiraient, au mieux, à une extension "très à la marge" des zones actuelles, voire à la suppression d'une zone, celle du Viaduc des Arts (XIIe), jugée peu concluante. Pas question, a priori, d'étendre l'ouverture dominicale aux grands magasins (IXe) ou encore à Bercy (XIIe), revendication du grand patronat appuyée par le projet de loi Macron. "L'intérêt économique de ces extensions n'est pas démontré", juge Danièle Premel. Une position aux antipodes des déclarations de Nathalie Kosciusko-Morizet, la présidente du groupe UMP au Conseil de Paris, qui souhaite étendre cette zone touristique à tout Paris. "A gauche, il y a unanimité contre l'ouverture des grands magasins le dimanche", confirme Yves Contassot, conseiller EE-LV, également membre de la mission.

La gauche parisienne ne s'est pas encore accordée, en revanche, sur deux autres propositions du gouvernement : l'ouverture dominicale dans les gares parisiennes, et le nombre de dimanches ouverts à titre exceptionnel, qui passerait de 5 à 12 par an. Selon Yves Contassot, PCF et EE-LV s'y opposent frontalement, alors que le PS serait disposé à sept nouvelles ouvertures par an, à la discrétion du maire. Contactée dimanche, la Ville reste sur sa ligne : pas question de s'exprimer avant la remise du rapport… Le silence est déjà rompu dans la majorité.
 
<< Début < Précédente 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Suivante > Fin >>

Résultats 56 - 66 sur 2813

Le travail du dimanche en question :
entre productivité débridée et art de vivre, un vrai choix de société 
Collectif des Amis du Dimanche, 10 rue Denis Poisson, 75017 PARIS 
Le wiki (accès réservé)