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Pétition pour le Dimanche

Déjà plus de 107.000 signatures ! Vous aussi, signez la pétition du CAD.

La pétition présentée par le CAD a obtenu plus de 107.000 signatures authentifiées (au contraire de la pétition-bidon du Dr Carabistouille !)
- Pétition électronique : 99.000 signatures au 01/10/13
- Pétition papier : 8.107 signatures au comptage du 15/01/12
   Merci à tous ceux qui out téléchargé et fait signer la pétition papier, voir cette page !

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Citations

Le combat de 2012, c'est de préserver le principe du repos dominical, c'est-à-dire de permettre aux travailleurs de consacrer un jour de leur semaine à leur famille, au sport, à la culture, à la liberté. Et j'y veillerai !.

François Hollande

Président de la République Française - Mai 2012

Tous ouverts ou tous fermés, mais tous égaux.

 

Jean-Claude Bourrelier

Patron de Bricorama

De mauvaises lois sont la pire sorte de tyrannie.

Edmund Burke
Ecrivain

Le débat qui nous occupe est infiniment [...] profond [...] Nous sommes bien face à un choix de société qu’il nous faut trancher.

Jean-Marc Ayrault
Premier Ministre
Extrait de la discussion du 7 juillet 2009 à l’Assemblée Nationale

Je m'oppose absolument et formellement au travail du dimanche qui détruit la vie de famille et se met au service d'un consumérisme aveuglé.

Jean-Luc Mélenchon
Ancien ministre, député européen, sénateur, conseiller général
candidat 2012 à la présidence de la République

Dans la semaine, il y a six jours pour avoir, et un jour pour être.

Hervé Mariton
Ingénieur des Mines
Député UMP de la Drôme

Le travail du dimanche n'enrichit pas.

Proverbe italien

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Lettre ouverte à Pierre Gattaz au sujet du travail dominical Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Tribunes du CAD
28-09-2014

Suite aux récentes propositions du MEDEF pour créer un million d'emplois , le CAD a adressé à son Président une lettre ouverte soulignant l'absence de crédibilité des chiffres présentés.

Ci dessous le texte de cette lettre ouverte.

 


 

logo_CAD_1.jpg

COLLECTIF DES AMIS DU DIMANCHE (CAD) Paris, le 25 septembre 2014
10 rue Denis Poisson
75017 PARIS
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Monsieur Pierre GATTAZ
Président du MEDEF
55 avenue Bosquet
75008 PARIS


Objet : Travail dominical – Jours fériés.


Monsieur le Président,

La presse a largement fait écho des projets du MEDEF, avec des mesures que nous laissons aux experts le soin d'apprécier. Cependant, le CAD est qualifié sur une mesure que vous avez proposée dans votre conférence du 24/09 dernier : la dérégulation du travail dominical et du travail de nuit, ainsi que la proposition de suppression de deux jours fériés.

Ainsi, vous affirmez péremptoirement qu'autoriser les commerces à ouvrir le soir et le dimanche permettrait de créer entre 90.000 et 300.000 emplois, tandis que la suppression de deux jours fériés, selon vous, en créerait 100.000, sans que l'on sache exactement de quelle mesure découleraient ces créations de postes, puisque la dérégulation dominicale est présentée en même temps que d'autres mesures très vagues.

Ces chiffres ont été immédiatement contestés par les économistes concernés : chiffrages « totalement fantaisistes » (Philippe Askenazy, CNRS), calcul « très trivial » et « surestimé » (Eric Heyer, OFCE), mesures « ne pouvant pas avoir un effet massif » (Gérard Cornilleau, OFCE). Par ailleurs, nous vous avions déjà défié de produire une seule étude crédible démontrant une création d'emploi nette par la dérégulation du dimanche (courrier mai 2014), certains syndicats vous ayant par ailleurs fait la même demande. Vous n'avez à ce jour, à notre connaissance, apporté de réponse à personne.

Il est évident que la suppression de deux jours fériés, dans les conditions actuelles de marché (faiblesse de la demande, difficultés à l'export), ne peut créer aucun emploi, sauf si à l'instar de M. Raffarin, vous envisagiez que le travail de ces deux jours ne soit pas rémunéré.

De même pour le travail dominical, toutes les études à ce jour ayant conclu à une absence d'impact sur l'emploi ou la croissance, voire avec un impact négatif, si l'on élargit le cercle de son application à d'autres personnalités que les propriétaires des grands magasins du boulevard Haussmann. En revanche, les effets délétères sont connus : impacts négatifs sur la santé, sur la vie sociale, concurrence déloyale de la grande distribution envers la distribution de proximité, affaiblissement culturel, développement d'un matérialisme déshumanisant, etc. Les expériences de l’Allemagne ou de l’Espagne à ce sujet sont parlantes.

L'insertion de propositions aussi fantaisistes que la suppression de jours fériés (ou votre proposition de fêter le 14 juillet le 11 ou le 16 en fonction des week-ends !), ainsi que cette nouvelle attaque que vous conduisez à nouveau, insidieusement, à l'encontre du repos dominical et des rythmes professionnels et humains, décrédibilise votre document.

Plus encore, votre absence de réponse à nos courriers précédents laissant conclure que vous n'ignorez pas l'inefficacité de ces mesures, vous diffusez sciemment des informations inexactes, sachant qu'il en restera toujours quelque chose dans l'opinion publique. Ce sont des méthodes qui n'honorent pas ceux qui les utilisent.

Pour notre part, nous contestons formellement votre chiffrage, faute de la publication des hypothèses économiques sur lesquelles il est censé se baser, et nous réitérons pour la troisième fois notre défi : nous vous mettons en demeure de produire une seule étude crédible concluant à une création significative nette d'emploi par la dérégulation du travail dominical.

Dans cette attente renouvelée, Monsieur le Président, veuillez agréer nos courtoises salutations.

Jean DIONNOT 
Président 
Etienne NEUVILLE
Secrétaire Général

 

 
Hypermarchés Leclerc : le bras de fer continue pour l'ouverture le dimanche Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Dernières nouvelles
28-09-2014

Voilà un exemple concret de l'effet domino que nous dénonçons depuis notre création : si on autorise un magasin à ouvrir le dimanche, au nom de quoi pourrait-on l'interdire aux autres ?

Ici, Leclerc refuse de fermer le dimanche, au motif que son concurrent Leader Price est autorisé à ouvrir, le critère discriminant portant sur une question de surface. Qui ne comprend, en effet, la position de Pascal Payraudau, confronté à une situation de concurrence déloyale, à cause d'une règlementation fautive ? 

La dépèche, 27/09/14

Publié le 27/09/2014 à 03:49 - Mis à jour le 27/09/2014 à 07:34

Roques (31) - Ouverture le dimanche

Avec le soutien de Michel-Edouard Leclerc, Pascal Payraudeau, président de Leclerc-Roques poursuit son bras de fer avec la préfecture sur l'ouverture dominicale de la grande distribution.

Pascal Payraudeau, président du centre Leclerc Roques ne baissera pas la garde. Bien que profondément attaché au repos dominical, il ouvrira le secteur alimentaire de l'hypermarché tous les dimanches matin de 9 heures à 12 h 30… tant que le préfet de Haute Garonne n'aura pas pris un arrêté interdisant l'ouverture du dimanche matin des commerces à prédominance alimentaires de plus de 400 m2. Une décision qui dit-il trouvera écho auprès des petits commerces et des marchés de plein air, directement impactés par une concurrence qu'il juge déloyale. Il ne mâche pas ses mots en montrant du doigt le «Leader Price» de Muret qui a ouvert la brèche de l'ouverture dominicale, suivi par une vingtaine de supermarchés du muretain, soutenus par la FCD (fédération du commerce et de la distribution) à laquelle n'adhère pas l'enseigne E.Leclerc. Pascal Payraudeau l'affirme nous ne voulons pas la mort du petit commerce. J'ai plaisir tous les dimanche matin à aller chercher mon pain chez le boulanger de Lardenne. Je ne comprends pas l'attitude du préfet de région, préfet de Haute-Garonne qui veut défendre le commerce de proximité et d'un autre côté autorise les supermarchés à ouvrir.» Il fait d'ailleurs remarquer que la préfète du Tarn, département limitrophe de la Haute Garonne par arrêté applicable au 1er octobre 2014 a interdit l'ouverture dominicale (à l'exception de deux dimanches par an) des supermarchés et hypermarchés d'une surface supérieure à 500 m2. Il y a deux poids deux mesures s'indigne Pascal Payraudeau, fort du soutien d'Edouard-Michel Leclerc qui «comme moi déteste l'injustice et la concurrence déloyale. Mes collègues de Rouffiac, Blagnac et Saint-Orens envisagent d'ouvrir le dimanche matin» dit-il.

Une lettre au préfet

Le président de Leclerc s'appuie sur des textes de loi pour engager ce bras de fer. Nous pouvons ouvrir le dimanche matin car nous répondons aux trois critères. Le chiffre d'affaires de l'hyper est à dominante alimentaire (68 % sur un an) ; la majorité de l'effectif est dédiée à l'alimentaire (68 %) ; la surface de vente est à majorité alimentaire (54 %).

«Les salariés de l'entreprise comprennent notre démarche, je les ai réunis dernièrement et j'ai apprécié leur esprit d'entreprise. Beaucoup d'entre eux se sont portés volontaires pour travailler le dimanche matin en respectant la convention collective qui leur accorde trois jours de congé hebdomadaires», dit-il. Ouvert depuis deux dimanches, le PDG de Leclerc est néanmoins satisfait du chiffre d'affaires réalisé.

Dans une lettre adressée au préfet de Haute Garonne Pascal Payraudeau rappelle sa principale revendication : l'abrogation de l'arrêté d'ouverture dominicale de ces supermarchés. Il souhaite également rencontrer Carole Delga, secrétaire d'État au commerce et à l'artisanat en vue dit-il de lui expliquer son point de vue et de lui faire des propositions.».


Delga va lancer une réflexion

Carole Delga secrétaire d'État au commerce et à l'artisanat rappelle son attachement à la défense du commerce de proximité. Mais rétorque-t-elle la justice a tranché en faveur de la requête de la fédération du commerce et de la distribution, obtenant l'annulation de l'arrêté préfectoral de juillet 2013 interdisant l'ouverture dominicale des supermarchés et hypermarchés de plus de 400 m2. Nous ne pouvons aller à l'encontre d'une décision de justice» ajoute la secrétaire d'État qui avec son collègue de Bercy engagera prochainement une réflexion sur le travail du dimanche. Elle préconisera un dispositif d'ouverture exceptionnelle dans les zones très touristiques. «Je n'ai pas encore été sollicitée par le président de Leclerc mais je me tiens à sa disposition» conclut-elle.

 
A Anglet, Carrefour City autorisé à ouvrir par la municipalité Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Dernières nouvelles
28-09-2014

La municipalité d'Anglet a donné un avis favorable à la requête du magasin Carrefour City, à la Chambre d'amour, qui souhaite ouvrir le dimanche après-midi, tout au long de l'année. L'opposition a voté contre

Sud-Ouest 26/09/14

A Anglet, feu vert pour une ouverture dominicale de Carrefour City

Déjà, du temps de l'ancienne municipalité que dirigeait le socialiste Jean Espilondo, le magasin Carrefour City, situé 20 avenue Guynemer, à la Chambre d'amour, avait demandé une dérogation au principe du repos dominical. Il souhaitait ouvrir le dimanche après-midi, à partir de 13 heures, tout au long de l'année. Cet avis favorable lui avait été refusé, au grand dam de la direction.

Mais celle-ci ne s'est pas découragée. La nouvelle municipalité, à la tête de laquelle se trouve l'UMP Claude Olive, a été, à son tour, sollicitée. Et elle a décidé de donner un avis favorable à cette requête.

La socialiste Sandrine Derville a annoncé que le groupe d'opposition voterait contre. "Notre devoir, en tant qu'élus, a-t-elle notamment déclaré, c'est non seulement de soutenir les entrepreneurs et les commerçants pour qu'ils créent de l'emploi, mais c'est avant tout de préserver les droits des salariés, et de prévenir tout recul social. Nous considérons que le repos dominical doit rester un moment de partage, de lien social, qui permette aux familles de se retrouver, de se consacrer aux loisirs, aux activités sportives, culturelles, associatives, spirituelles, bref un temps de vivre-ensemble, et non pas de consumérisme à tout prix."

Avis communiqué au préfet

Le communiste Jean-Jacques Doyhenart partageait ce sentiment: "Les ouvertures des commerces, le dimanche, ne répondent pas aux véritables besoins des consommateurs et des salariés. D'autres solutions existent, notamment par des emplois stables et bien rémunérés."

Claude Olive  a répondu à ses opposants: "Ce qui m'intéresse, c'est l'avis des salariés et de la population. Les salariés sont pour cette ouverture, d'autant qu'elle leur permettra de bénéficier d'une hausse de salaires. Et une grande majorité d'habitants  de ce quartier y sont, eux aussi, favorables". Et le maire fit aussi malicieusement remarquer à Sandrine Derville que le gouvernement Valls lui-même réfléchissait à cette ouverture dans certaine zones touristiques.

L'avis du conseil municipal sera communiqué au préfet des Pyrénées-Atlantiques, seul habilité à accorder cette dérogation après consultation de diverses institutions et organisations professionnelles.

 
La cour de Cassation confirme l'interdiction du travail de de nuit Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Dernières nouvelles
28-09-2014

"Les affirmations de Sephora sur son chiffre d'affaires après 21h sont invérifiables"

Par , publié le 

Après une longue bataille judiciaire, la Cour de cassation a condamné le magasin Sephora des Champs-Elysées pour son ouverture après 21h. Karl Ghazi, de l'intersyndicale Clic-P, reste pourtant mobilisé. Explications. 

"Les affirmations de Sephora sur son chiffre d'affaires après 21h sont invérifiables"

 

Karl Ghazi: "L'argument touristique pour élargir les horaires est très fragile."

 

 

REUTERS/Benoit Tessier 

Cela ressemble à une victoire définitive pour les syndicats, au terme de deux ans de procédure. La condamnation de l'enseigne Sephora pour l'ouverture illégale de son magasin des Champs-Elysées après 21h00 a été confirmée par la Cour de cassation. Karl Ghazi, secrétaire général de la CGT commerce de Paris et membre de l'intersyndicale Clic-P à l'origine des poursuites, s'apprête pourtant à jouer une nouvelle manche de ce conflit au long cours. 

Pensez-vous avoir remporté une victoire définitive contre Sephora?

Difficile de parler de victoire définitive dans ce long feuilleton. Depuis 1993 et l'ouverture du magasin Virgin le dimanche sur les Champs-Elysées, le système patronal est bien rodé. Les magasins violent la loi, attendent qu'on les attaque, essayent de nous épuiser en utilisant tous les recours judiciaires. Quand ils ont définitivement perdu leur procès, ils se tournent vers l'Etat pour obtenir une loi sur mesure. C'est ce qui s'est passé avec Virgin, qui est parvenu à ses fins avec le gouvernement Balladur. 

Le climat politique semble justement propice à une nouvelle loi...

Oui, les déclarations de Laurent Fabius en juin dernier pourdévelopper le travail dominical à Paris et le rapport Bailly qui propose aussi de le généraliser doivent déboucher avant juillet 2015 sur une loi. Mais sur la question du travail de nuit, la situation est plus compliquée que pour le travail du dimanche. Les tribunaux considèrent en effet qu'il met en jeu la santé et la sécurité des travailleurs. La Cour de cassation a justement rappelé dans sa décision qu'il devait être "justifié par la nécessité d'assurer la continuité de l'activité économique", comme pour les hauts-fourneaux, ou les hôtels. 

Je note cependant avec inquiétude que Manuel Valls, dans son discours de politique générale, a parlé d'ouvrir les magasins "le dimanche et en soirée dans les zones touristiques". Le travail "en soirée" qui remplace le travail "de nuit", ce sont exactement les mots utilisés par le Medef devant les tribunaux. 

L'ouverture "de nuit" pourrait justement être présentée comme nécessaire à l'activité dans une zone touristique...

L'argument touristique pour ouvrir plus longtemps est très fragile. Les touristes viennent surtout le matin et dans la journée. D'après les chiffres dont nous disposons, il y a une érosion forte du chiffre d'affaires des magasins dans la soirée. Sephora prétend faire 20% de son chiffre après 21h00, mais c'est invérifiable. Ils ne montrent pas leurs rouleaux de caisse. La clientèle s'adapte aux horaires des magasins. Les Chinois, par exemple, suivent des circuits balisés en fonction des horaires.  

Quant aux salariés, ils sont remontés. Ils étaient 600 en grève dans les grands magasins du boulevard Haussmann après les déclarations de Laurent Fabius. Toute nouvelle loi suscitera leur mobilisation.

 
Les élus opposés à l’ouverture dominicale Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Dernières nouvelles
28-09-2014

Sud Ouest, 28/9

Le Conseil municipal s'est réuni mercredi sous la présidence du maire Patrice Favard. En ouverture de séance, une minute de silence a été respectée en mémoire d'Hervé Gourdel, un guide de haute montagne de 55 ans assassiné en Algérie le jour-même.

Une motion a été adoptée contre le projet d'ouverture dominicale des grandes enseignes de Ribérac (lire « Sud Ouest » du 15 septembre). Pour les élus, il aurait des effets négatifs, directs ou indirects, sur les commerces du centre-ville. Par ailleurs, une pétition contre ce projet et recueillant 1 600 signatures a été remise au maire. [...]

(NDLR : Ribérac, commune de Dordogne (24), 4053 habitant, maire UMP)

 
Pierre Gattaz a-t-il pété un plomb ? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Références - Carabistouilles
25-09-2014

Pierre Gattaz remet le couvert. Il y a quelques mois, nous l'avions défié publiquement de fournir la moindre étude démontrant que le travail du dimanche crée de l'emploi. Malgré nos relances, nous n'avons à ce jour reçu aucune réponse.

La CFTC l'a également fait en mai de cette année, avec ce courrier , qui est également resté sans réponse.

Mais rien n'effraie Pierre Gattaz : il déclare ainsi, sans rire, que supprimer deux jours fériés ferait gagner 100.000 emplois, 50 à 150.000 seraient créés par le modification des seuils sociaux, entre 90 et... 300.000 via la travail du soir et le travail du dimanche !

Les économistes n'ont pas tardé à réagir : pour Philippe Askenazy, directeur de recherche au CNRS, les pistes du patronat, "sont plutôt un Scud politique que véritablement des propositions concrètes, solides", "sortent du formol" et "les chiffrages avancés sont totalement fantaisistes". Eric Heyer, directeur adjoint à l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), juge "très trivial" et "surestimé" le calcul fait par le Medef. Et tout à l'avenant.

Or Pierre Gattaz, qui n'est pas idiot (bien qu'il ne soit pas douanier), sait très bien que les propositions qu'il avance sont purement imaginaires, et que leur côté provocateur rend l'ensemble de son discours parfaitement inaudible tout en décrédébilisant sa démarche.

Alors, qu'est-il arrivé à Pierre Gattaz ? Il a pété les plombs ?

 

Propositions du Medef: Un projet qui crée plus de remous que d’emplois

29 contributions

«Provocation» pour le leader de la CFDT, «outrance» pour celui de Force ouvrière: dans son document intitulé «Comment relancer la dynamique de création d’emploi en France?», le Medef avait pris soin de prévenir que «certaines propositions [apparaîtraient] certainement agressives ou caricaturales pour certains». Et assurait que l’objectif était «avant tout d’animer le débat». Il ne pensait pas si bien dire. Lundi, les syndicats ont unanimement dénoncé le projet et ses propositions les plus emblématiques, comme supprimer deux jours fériés, pouvoir déroger à la durée légale du travail ou au salaire minimum et lisser les seuils sociaux.

«Un document pas finalisé»

Face à ce tollé, le Medef a annoncé le report d’une semaine de la conférence de présentation de son plan initialement programmée ce mercredi. «Le Medef souhaite en effet soumettre au débat des propositions de nature économique et sociale et n'entend pas s'insérer dans une séquence politique», précisait lundi l’organisation dans un communiqué.

«Les vives réactions sont dues à un document qui n’est pas finalisé, qui vient troubler une semaine très chargée médiatiquement et politiquement [avec la déclaration de politique générale de Manuel Valls mardi et à la conférence de presse de François Hollande organisée vendredi]. Nous avons donc décidé de décaler la présentation d’une semaine pour présenter les choses clairement: on n’est pas dans le registre du démenti mais dans celui de la précision de taille», expliquait lundi à 20 Minutes un porte-parole du Medef.

«Lubies de lobbies»

Pas sûr toutefois que cela suffise à apaiser les tensions ou à convaincre. Sur le fond, les économistes interrogés par 20 Minutes restent dubitatifs sur l’efficacité des propositions avancées par l’organisation patronale. «Le Medef assure vouloir lever des tabous mais ce sont en réalité des débats ouverts depuis longtemps: ce sont des lubies de lobbies!», commente Gérard Cornilleau, économiste à l’OFCE. «De plus les chiffrages sont très fantaisistes: ni le travail le dimanche, ni la suppression de deux jours féries ne sont de nature à récréer significativement des emplois», estime-t-il. «La seule proposition à sauver dans ce plan serait la fusion du CICE avec des baisses de charge: elle va dans le sens d’une simplification et d’une pérennisation du dispositif à l’heure où les entreprises sont dubitatives sur un crédit d’impôt qui peut être remis en cause tout le temps et qui apporte une complication administrative». 

Dans le contexte français d'instabilité juridique, je ne pense pas que l'effet sur l'emploi [de ces mesures] serait important. Mais on pourrait expérimenter cela pour les start-up dans les nouvelles technologies», estime pour sa part Etienne Wasmer, professeur d’économie à Sciences Po. Pour lui aussi, seule « la pérennité des réformes» permettra une «inflexion substantielle de l'emploi»: «Il faut que la direction soit claire. Presque plus important que la nature de la réforme, c'est qu'elle soit ambitieuse et ne soit pas remise en cause l'année suivante.» Et de prévenir: «On peut dépenser des milliards en allégements de charge, s'ils sont susceptibles de disparaître, les créations d'emploi ne seront pas programmées».   


 Par  , publié le 

Paris, 22 sept 2014 - Travail du dimanche, seuils sociaux, jours fériés... La tentation d'aller piocher dans les acquis sociaux pour lutter contre le chômage revient avec force, notamment du côté du Medef qui va présenter ses propositions mercredi. Quelles sont les pistes sur la table et pourraient-elles être efficaces

 

JOURS FERIES

Le Medef évoque l'idée de supprimer deux jours fériés par an sur onze pour gagner un point de croissance et créer 100.000 emplois. 

 

Pour Philippe Askenazy, directeur de recherche au CNRS, les pistes du patronat, qui "sont plutôt un Scud politique que véritablement des propositions concrètes, solides", "sortent du formol" et "les chiffrages avancés sont totalement fantaisistes".  

 

"On sait parfaitement évaluer les effets des jours fériés du fait des années bissextiles ou des années où certains jours féries tombent le dimanche", dit-il à l'AFP. "En gros, deux jours fériés rapporteraient au maximum 0,1 point de croissance. Et en terme de créations d'emplois c'est quelque chose qui se promène autour de zéro". 

 

Eric Heyer, directeur adjoint à l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), juge "très trivial" et "surestimé" le calcul fait par le Medef. 

 

Il explique que non seulement l'organisation patronale n'a pas retenu le bon nombre de jours travaillés par an mais n'a pas tenu compte de réalités économiques comme le fait que les entreprises anticipent les jours fériés et travaillent un peu plus avant et après. 

 

"Le calcul bien plus robuste de l'Insee de l'impact d'un jour férié tombant en semaine c'est 0,07 par jour. Donc deux cela fait 0,15 et pas un (point de croissance). C'est quasiment dix fois moins", relève l'économiste. 


SEUILS SOCIAUX

Le patronat veut assouplir les seuils créant des obligations sociales aux entreprises, le patron du Medef Pierre Gattaz faisant miroiter 50.000 à 150.000 créations d'emplois. 

 

Une négociation pour "moderniser le dialogue social" avec notamment ce sujet à l'ordre du jour doit débuter en octobre et le gouvernement est prêt à légiférer en cas d'échec. 

 

Pour M. Askenazy, "ça peut être légitime de discuter de la représentation des salariés", mais "il n'y a rien de solide" qui permette de dire qu'il y aurait de l'emploi à la clé. 

 

TRAVAIL DU DIMANCHE

Pour le Medef, autoriser les commerces à ouvrir le soir et le dimanche permettrait d'engendrer entre 50.000 et 200.000 emplois dans le tourisme, et entre 40.000 et 100.000 dans le commerce et la distribution. 

 

Les conditions d'ouverture devraient être assouplies dans le projet de loi sur la croissance. Mais les économistes ne sont pas convaincus. 

 

"Ca ne peut pas avoir un effet massif" sur l'emploi, estimait il y a peu Gérard Cornilleau (OFCE). 

 

M. Askenazy juge en outre le débat "mal positionné", arguant du fait qu'"élargir sans arrêt les horaires a un coût énergétique très important, qui va à l'encontre des objectifs de développement durable" et "au bout du compte se retrouve dans les prix des consommateurs". 

 

35 HEURES

Pour M. Gattaz, "les 35 heures appliquées de manière uniforme, ce n'est plus d'actualité". 

 

Fin août, Matignon a assuré que le gouvernement n'avait pas l'intention de revenir sur la durée légale du travail, après une interview du ministre de l'Economie Emmanuel Macron (réalisée avant sa nomination), dans laquelle il se disait pour des aménagements via la négociation.  

 

Les 35 heures ne sont toutefois ni le temps de travail effectif ni la durée maximale autorisée (48 heures) en France. Et "leur impact a déjà été lissé avec le temps", estimait récemment Philippe Waechter, économiste chez Natixis. 

 

SMIC

Le Medef espère de 50.000 à 100.000 emplois sur cinq ans en dérogeant au salaire minimum pour certaines catégories de demandeurs d'emploi.  

 

M. Gattaz avait suscité un tollé au printemps en suggérant de discuter d'un salaire temporaire inférieur au Smic (1.445 euros brut par mois) pour les chômeurs de longue durée et les jeunes sans formation. Le ministre du Travail François Rebsamen l'avait alors prévenu "qu'on ne touchait pas au Smic". 

 

Pour M. Cornilleau la proposition patronale porte en elle un risque d'inégalités, et il s'agit d'un "choix politique: quel degré d'inégalités accepte-t-on'" 

 

 

 
« L’escroquerie du travail le dimanche !… » Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Références - Expertises, études, réflexions
24-09-2014

Economie Matin, 23/09/2014

Vous savez très bien qu'en fonction de la façon dont on pose une question, il est assez facile d'orienter la réponse. Par exemple, si je vous demande si vous seriez prêt à travailler le dimanche si c'est la seule possibilité pour vous de trouver un boulot... alors 90 % des sondés risquent fort de dire « oui » car nous avons tous besoin (et pas forcément envie) de travailler.


Le débat sur le travail dominical en France est une escroquerie intellectuelle et une crétinerie économique qui confine évidemment à la fausse promesse.
Pourquoi vous reparler aujourd'hui du travail le dimanche ? Tout simplement parce que vous allez le constater très rapidement, ce sujet va refaire surface avec une belle offensive du Medef sur ce thème et une « réforme » phare pour le nouveau ministre de l'Économie Macron ainsi que la volonté de donner des gages de réformes dites « structurelles » à nos gentils amis du FMI et de la Commission européenne qui ne sont pas là pour veiller à l'intérêt des peuples mais à la rentabilité des grandes multinationales.

Le totalitarisme marchand


Nous vivons dans une période de totalitarisme marchand. Sans l'idéologie « communiste » (qui fut un échec, telle n'est pas la question) pour servir de doctrine alternative et donc de contre-pouvoir, le capitalisme ne pouvait que renouer avec ses mauvaises habitudes qui avaient d'ailleurs mené à la crise de 1929. Toujours plus de dettes, toujours plus de finance, de spéculation et d'accumulation des richesses dans des mains à chaque fois de moins en moins nombreuses.

Ce totalitarisme marchand, qui est en pleine expansion sous vos yeux, vise à détruire tous les acquis sociaux (sous prétexte de compétitivité). Mais il veut également aller bien au-delà en faisant également baisser les salaires, en privatisant l'ensemble des secteurs économiques, rien ne doit pouvoir échapper aux marchés.

Marx parlait à très juste titre du « salaire de subsistance » qui est le montant minimum permettant aux gens de tout juste survivre. Les capitalistes n'ont pas besoin de nous verser plus qu'un salaire de subsistance et lorsque vous regardez ce qui se passe en Grèce, en Espagne, en Italie, bientôt en France, alors nous devons tous comprendre que l'idéologie du travail le dimanche n'est rien qu'une petite bataille dans une immense guerre faite aux intérêts des peuples. Nous avons été prospères parce qu'il y avait un partage des richesses. Nous serons prochainement tous pauvres car ceux qui encaissent la richesse (pas forcément ceux qui la créent) ne souhaitent plus les partager équitablement puisque plus rien ne les y contraint.

Le travail dominical est déjà une réalité pour des millions de Français !


Revenons, après cette digression au sujet du totalitarisme marchand, sur le travail dominical qui est une réalité pour des millions de Français qui pratiquent un métier où il y a ce que l'on appelle « la continuité de la vie sociale ».

Hôpitaux, trains, polices, services de secours, restauration, hôtel, autant de secteurs qui fonctionnent 24h/24h, 365 jours par an... y compris avec des fonctionnaires ! Le travail le dimanche est donc une réalité profondément ancrée dans notre vie et nous en avons besoin. Pour autant, le travail le dimanche doit-il être étendu ?

La réponse est humainement non, et nous verrons qu'économiquement cela ne change pas grand-chose, pour ne pas dire rien du tout.
Humainement, cela veut dire que si l'on travaille le dimanche, alors il faut aussi prévoir des modes de garde pour les enfants le dimanche, ouvrir les crèches et les centres de loisir, il faut accepter la disparition du lien social unissant les familles et la possibilité d'un temps partagé pour se retrouver ensemble. Ce temps, qui pour certains peut être religieux et qui pour l'immense majorité sera consacré à emmener les enfants jouer au foot ou à la piscine, ou simplement faire du vélo.

Travailler plus, pourquoi pas mais franchement... pour quoi faire ? Gagner plus ? Je suis navré de devoir l'écrire mais gagner plus n'est pas une fin en soi, l'accumulation d'argent lorsque cela devient compulsif révèle plus un problème de stabilité psychologique et une faille de personnalité qu'une valeur morale supérieure. Alors pour quoi faire, tout en sachant que l'écrasante majorité, les 99 % que nous sommes, ne sera jamais millionnaire et encore moins milliardaire.

Travailler pour vivre certes, mais pas forcément vivre pour travailler.


Enfin, et c'est essentiel, le travail le dimanche n'a rien à voir avec la compétitivité de notre pays pour la simple et bonne raison qu'il concerne avant tout les commerces et les magasins qui vendent leurs produits ici, dans notre pays. Ce débat n'a rien à voir avec les délocalisations ou l'industrialisation de la France.

Ouvrir ou pas le Bricomachin de la zone de Tintouin-les-oies ne changera rien à la compétitive globale de notre pays.

Internet versus magasin


Le véritable enjeu pour les commerces en réalité c'est la lutte contre les ventes en ligne. Ce qui est bien en ouvrant le dimanche, c'est que les magasins vont tabler et viser les achats d'impulsion, l'achat immédiat, celui qui ne peut pas attendre, que ce soit un pot de peinture, l'encaissement d'un chèque dans votre agence bancaire qui finira par être ouverte le dimanche, jusqu'à l'achat de votre dernière tablette Apple que vous voulez là, maintenant, tout de suite.

Pourtant, là encore, il est indispensable de rappeler la dimension humaine de l'homme. L'homme ne doit pas être réduit à sa dimension de consommateur. L'homme n'est pas qu'un consommateur. De la même façon nous ne devons pas accepter que la perception de notre liberté ne soit réduite qu'à la liberté de consommer.

La consommation c'est la négation de l'homme et de sa dimension humaine, de sa capacité d'intelligence et de création. L'homme est capable de gratuité, de courage et d'abnégation. Il est capable de générosité et de dons. Ce sont ces valeurs-là que nous devons encourager, pas celles qui se développent actuellement et qui ne peuvent qu'aboutir à notre asservissement le plus complet.

Il faut donc maintenir un temps de consommation réduite où les individus doivent pouvoir faire autre chose que de se rassembler une fois de plus dans ces temples modernes et sans âme que sont les super et les hyper-bidules, immenses hangars de zones périphériques aussi laides que déprimantes.

Ouverture dominicale : premier bilan mitigé chez Bricorama


Et justement, toute cette histoire du travail dominical apparaît bien de plus en plus comme une escroquerie à la croissance économique. Cela va créer de l'emploi, on ne peut pas se passer d'emploi actuellement, et donc cette remarque justifierait tout, même l'injustifiable.

C'est en tout cas ce que montre cet article de France Info où globalement, malgré le travail et l'ouverture le dimanche, le chiffre d'affaires de Bricorama prend une claque... Le bilan est mauvais. Et l'exemple de Bricorama, fer de lance pour le travail dominical, montre bien qu'il n'y a aucun lien systématique. À ce rythme, Bricomachin finira par faire faillite et à licencier tout le monde, y compris ceux qui bossent le dimanche.

Économiquement, ceux qui ont 100 euros de pouvoir d'achat disponible dépenseront 100 euros. Peu importe qu'il le fasse en 1 fois 100 euros le dimanche à 15h ou en 5 fois 20 euros du lundi au vendredi dans les heures d'ouverture traditionnelles de 9h00 à 19h00. Ils dépenseront 100. Assureront 100 euros de CA et pas un de plus. Lorsque tout le monde sera ouvert le dimanche, ce sera, pour toutes les entreprises, un jeu à somme nul (ce qui n'est pas le cas si je suis le seul ouvert le dimanche).

Macro-économiquement, le travail dominical ne peut être que marginal. En terme de création d'emplois, on déplacera juste les effectifs. Presque personne les lundi, mardi, mercredi et jeudi et tout le monde sur le VSD (vendredi, samedi, dimanche)... Voilà la réalité évidente, mais nous aurons déstructuré un peu plus la société et fait un pas de plus vers encore davantage d'avilissement à la consommation.

Le bonheur ne réside pas et ne peut pas résider dans la consommation. L'homme est un « animal » social et il a besoin de l'autre.

Préparez-vous et restez à l'écoute.

À demain... si vous le voulez bien !! 

 

 
Bourrelier avoue : Pas plus de clients qu'en 2013 chez Bricorama Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Les Dossiers - Le bricolage
21-09-2014

Que voilà une nouvelle réjouissante ! Monsieur Bourrelier avoue que le nombre de client de 2014 est le même que pour 2013 ! Malgré l'ouverture des magasins Bricorama le dimanche, obtenue de haute lutte, la fréquentation et le chiffre d'affaires n'ont pas varié.

Et pourtant on se souvient du « plan marketing » gratuit offert à cette enseigne par tous les organes de la presse écrite, le passage dans TOUS les journaux télévisés de toutes les chaînes et particulièrement des chaînes d'information continue et tous les suppléments économiques de tous ces médias qui à l'occasion de la dérogation au repos dominical obtenue par Monsieur Bourrelier lui ont offert une tribune telle qu'aucune puissance financière de la grande distribution n'aurait pu s'offrir.

Cet aveu, corrobore tout ce que nous disons de la tromperie de ceux qui prônent l'ouverture des commerces de la grande distribution le dimanche.

1/ ouvrir un septième jour ne donne aucun, pouvoir d'achat supplémentaire, la clientèle se répartit sur 7 jours au lieu de 7, mais n'augmente ni ses visites, ni ses dépenses

2/ ceci est d'autant plus vrai que les magasins de l'enseigne « Bricorama » ne sont pour la plupart pas situés dans les zones commerciales de forte chalandise

3/ que la seule façon d'augmenter fréquentation et chiffre d’affaires, c'est de tuer le petit commerce de proximité et de prendre les dernières parts de marché qui échappent au commerce organisé

Nous pensons que fort de ce constat :

1/ le P.D.G. de « Bricorama » va supprimer les emplois qu'il aurait éventuellement créés pour faire face à l'afflux de clientèle espérée

2/ qu'il va réorganiser son personnel pour adapter l'accueil au potentiel de visiteurs

3/ que la bonne gestion va l'obliger à supprimer les éventuels primes octroyées pour compenser la pénibilité du travail du dimanche ou bien, qu'il va purement et simplement fermer ses points de vente ce jour là et offrir à ses salariés un jour de repos bien gagné et ainsi leur permettre de vivre un jour pour eux, pour leur famille, pour leurs amis, pour les associations, pour la société, le bien vivre ensemble et le bien commun.

Merci de votre franchise Monsieur Bourrelier !

Ouest-France , 19/09/14

Selon le PDG de Bricorama qui s'est battu pour le travail dominical, entre 2013 et l'autorisation d'ouverture le dimanche son groupe n'a pas reçu plus de clients.

« L'analyse des chiffres montre qu'au cumul depuis le début de l'année, nous n'avons reçu que le même nombre de clients qu'en 2013 alors que nous avons le bénéfice de l'ouverture du dimanche », souligne le PDG dans une lettre aux salariés parue en août.

Il pointe également « des performances inférieures » à la concurrence qui devront être corrigées « très rapidement », alors que ses magasins ont « retrouvé la possibilité d'être ouverts le dimanche comme nos concurrents dans les régions et les magasins où nous le souhaitions ».

Un appel à la mobilisation

Pour pallier « cette première contre-performance », le PDG appelle les salariés à la« mobilisation aussi bien à la centrale que dans les magasins ». La direction de l'enseigne a expliqué que M. Bourrelier estimait plutôt que « les clients perdus le dimanche se récupèrent difficilement »

«Nous avons souffert de la concurrence déloyale, cela nous a pénalisé et, du coup, les clients reviennent difficilement », a ajouté une porte-parole de l'enseigne. Bricorama dispose de 92 magasins en France et emploie un peu plus de 2 600 salariés.

« Pas plus de pouvoir d'achat »

Cette lettre a été transmise par le syndicat Force ouvrière qui rappelle dans un communiqué que« l'ouverture d'un 7e jour n'offre pas plus de pouvoir d'achat aux clients ». Les magasins de bricolage sont autorisés à ouvrir les dimanches depuis le début de l'année.

 
Nicolas Doze: 35 heures, jours fériés, Smic: les propositions du Medef - 15/09 Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Dernières nouvelles
16-09-2014
 
Travail du dimanche, jours fériés, même combat Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Dernières nouvelles
11-09-2014

Rien qu'en juillet, notre balance commerciale présente un déficit de 5,5 milliards d'euros (plus de 50 milliards dans l'année).

Alors que nos 5,5 millions de chômeurs ne produisent rien qui contribue à la production nationale,il faut donc tout faire pour que ceux qui travaillent en fassent encore plus pour compenser notre chômage de masse perpétuel.

D'où cette fabuleuse idée de faire travailler 2 jours de plus ceux qui bossent déjà.

Le génie n'a pas de limite !

Le télégramme, 10/09/2014

Le Medef prépare sa rentrée. Et dans la foulée du discours de Manuel Valls, très apprécié par les patrons français, s'apprêterait à faire des propositions chocs pour relancer l'économie. Selon Europe 1, "un document de 50 pages élaboré en collaboration avec les fédérations" contient une liste de mesures qui permettraient de relancer l'embauche en France. Parmi elles, la suppression de deux jours fériés et du smic. Ce plan pourrait être présenté dès la semaine prochaine, le 17 septembre, selon la radio nationale, à moins que Pierre Gattaz, le patron du Medef, ne choisisse d'aborder le sujet au cours de sa conférence de presse mensuelle, programmée le 16 septembre.

 
Les aberrants propos de Pierre Gattaz Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Références - Les CONTRE
10-09-2014
gattaz.jpg

CAD, 10/09

C'est un jeu bien curieux, que joue Pierre Gattaz.

En effet, selon l'AFP, le président du Medef estime que la baisse de charge prévue par le pacte "de responsabilité", "ne suffira pas puisqu'elles ne feront que compenser les 40 milliards d'euros de charges supplémentaires imposées selon lui aux entreprises depuis 2011 et qui "minent la compétitivité des entreprises". "Il faut aller au-delà. Il faut peser sur des leviers qui peuvent relancer la croissance et qui ne sont pas budgétaires (on les connaît tous : les seuils, le travail le dimanche et le soir, les verrous sectoriels, etc.)", ajoute-t-il. Il s'agit là de pistes sur lesquelles le gouvernement s'est lui aussi engagé à travailler." (source : BOURSORAMA / AFP )

Vous avez bien lu.

Le président du MEDEF estime que, pour relancer la croissance de la France, il faut modifier les seuils sociaux, faire travailler les salariés le dimanche et la nuit, et supprimer les professions réglementées.

Nous, nous sommes restés sans bras, devant des affirmations aussi dénuées de réalisme, et aussi marginales dès lors que l'on parle de relancer la croissance d'un pays.

Les personnes autorisées ne manqueront pas de fournir un avis compétent sur l'effet de la modification du nombre des représentants des salariés, ou de celui de la déréglementation de certaines professions sour la croissance nationale. Nous doutons fort que ces avis soient enthousiastes.

Mais pour ce qui nous concerne, en ce qui regarde le travail du dimanche, nous sommes formels : dans le contexte économique qui est le notre, le travail du dimanche (ou le travail de nuit, puisque M. Gattaz veut apparemment pouvoir acheter son sandwitch à 10 heures du soir...) ne crée aucune croissance, et aucun emploi.

Nous ne sommes pas sans nous interroger sur les motivations qui poussent le président du MEDEF à affirmer de telle aberrations, dont il ne peut ignorer qu'elle sont parfaitement fausses. 

Nous défions à nouveau publiquement M. Gattaz de présenter un seul économiste (qui ne soit pas salarié des Galeries Lafayettes, cela va sans dire) qui oserait dire que le travail du dimanche, dans le contexte économique qui est le notre, va créer un seul milliardième de point de croissance. Où sont les "dizaines de milliers d'emplois que le Docteur Mallié avait promis ?

Cela fait plusieurs fois, par courrier ou par notre site, que nous lui lançons ce défi, et jusqu'aujourd'hui, il s'est bien gardé de répondre... En revanche, nous tenons à sa disposition les conclusions du CNRS ou de l'OFCE, sur lesquelles nous basons nos propos. 

A vous lire ou vous entendre, M. Gattaz. 

  

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Le travail du dimanche en question :
entre productivité débridée et art de vivre, un vrai choix de société 
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