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Pétition pour le Dimanche

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La pétition présentée par le CAD a obtenu plus de 107.000 signatures authentifiées (au contraire de la pétition-bidon du Dr Carabistouille !)
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Travail du dimanche: le gouvernement pré...
Le repos dominical n'est pas pour les plus pauvres et décision du Conseil d'Etat Le pape François a appelé les ch...
Citations

Le combat de 2012, c'est de préserver le principe du repos dominical, c'est-à-dire de permettre aux travailleurs de consacrer un jour de leur semaine à leur famille, au sport, à la culture, à la liberté. Et j'y veillerai !.

François Hollande

Président de la République Française - Mai 2012

Tous ouverts ou tous fermés, mais tous égaux.

 

Jean-Claude Bourrelier

Patron de Bricorama

De mauvaises lois sont la pire sorte de tyrannie.

Edmund Burke
Ecrivain

Le débat qui nous occupe est infiniment [...] profond [...] Nous sommes bien face à un choix de société qu’il nous faut trancher.

Jean-Marc Ayrault
Premier Ministre
Extrait de la discussion du 7 juillet 2009 à l’Assemblée Nationale

Je m'oppose absolument et formellement au travail du dimanche qui détruit la vie de famille et se met au service d'un consumérisme aveuglé.

Jean-Luc Mélenchon
Ancien ministre, député européen, sénateur, conseiller général
candidat 2012 à la présidence de la République

Dans la semaine, il y a six jours pour avoir, et un jour pour être.

Hervé Mariton
Ingénieur des Mines
Député UMP de la Drôme

Le travail du dimanche n'enrichit pas.

Proverbe italien

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Pierre Gattaz a-t-il pété un plomb ? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Références - Carabistouilles
25-09-2014

Pierre Gattaz remet le couvert. Il y a quelques mois, nous l'avions défié publiquement de fournir la moindre étude démontrant que le travail du dimanche crée de l'emploi. Malgré nos relances, nous n'avons à ce jour reçu aucune réponse.

La CFTC l'a également fait en mai de cette année, avec ce courrier , qui est également resté sans réponse.

Mais rien n'effraie Pierre Gattaz : il déclare ainsi, sans rire, que supprimer deux jours fériés ferait gagner 100.000 emplois, 50 à 150.000 seraient créés par le modification des seuils sociaux, entre 90 et... 300.000 via la travail du soir et le travail du dimanche !

Les économistes n'ont pas tardé à réagir : pour Philippe Askenazy, directeur de recherche au CNRS, les pistes du patronat, "sont plutôt un Scud politique que véritablement des propositions concrètes, solides", "sortent du formol" et "les chiffrages avancés sont totalement fantaisistes". Eric Heyer, directeur adjoint à l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), juge "très trivial" et "surestimé" le calcul fait par le Medef. Et tout à l'avenant.

Or Pierre Gattaz, qui n'est pas idiot (bien qu'il ne soit pas douanier), sait très bien que les propositions qu'il avance sont purement imaginaires, et que leur côté provocateur rend l'ensemble de son discours parfaitement inaudible tout en décrédébilisant sa démarche.

Alors, qu'est-il arrivé à Pierre Gattaz ? Il a pété les plombs ?

 

Propositions du Medef: Un projet qui crée plus de remous que d’emplois

29 contributions

«Provocation» pour le leader de la CFDT, «outrance» pour celui de Force ouvrière: dans son document intitulé «Comment relancer la dynamique de création d’emploi en France?», le Medef avait pris soin de prévenir que «certaines propositions [apparaîtraient] certainement agressives ou caricaturales pour certains». Et assurait que l’objectif était «avant tout d’animer le débat». Il ne pensait pas si bien dire. Lundi, les syndicats ont unanimement dénoncé le projet et ses propositions les plus emblématiques, comme supprimer deux jours fériés, pouvoir déroger à la durée légale du travail ou au salaire minimum et lisser les seuils sociaux.

«Un document pas finalisé»

Face à ce tollé, le Medef a annoncé le report d’une semaine de la conférence de présentation de son plan initialement programmée ce mercredi. «Le Medef souhaite en effet soumettre au débat des propositions de nature économique et sociale et n'entend pas s'insérer dans une séquence politique», précisait lundi l’organisation dans un communiqué.

«Les vives réactions sont dues à un document qui n’est pas finalisé, qui vient troubler une semaine très chargée médiatiquement et politiquement [avec la déclaration de politique générale de Manuel Valls mardi et à la conférence de presse de François Hollande organisée vendredi]. Nous avons donc décidé de décaler la présentation d’une semaine pour présenter les choses clairement: on n’est pas dans le registre du démenti mais dans celui de la précision de taille», expliquait lundi à 20 Minutes un porte-parole du Medef.

«Lubies de lobbies»

Pas sûr toutefois que cela suffise à apaiser les tensions ou à convaincre. Sur le fond, les économistes interrogés par 20 Minutes restent dubitatifs sur l’efficacité des propositions avancées par l’organisation patronale. «Le Medef assure vouloir lever des tabous mais ce sont en réalité des débats ouverts depuis longtemps: ce sont des lubies de lobbies!», commente Gérard Cornilleau, économiste à l’OFCE. «De plus les chiffrages sont très fantaisistes: ni le travail le dimanche, ni la suppression de deux jours féries ne sont de nature à récréer significativement des emplois», estime-t-il. «La seule proposition à sauver dans ce plan serait la fusion du CICE avec des baisses de charge: elle va dans le sens d’une simplification et d’une pérennisation du dispositif à l’heure où les entreprises sont dubitatives sur un crédit d’impôt qui peut être remis en cause tout le temps et qui apporte une complication administrative». 

Dans le contexte français d'instabilité juridique, je ne pense pas que l'effet sur l'emploi [de ces mesures] serait important. Mais on pourrait expérimenter cela pour les start-up dans les nouvelles technologies», estime pour sa part Etienne Wasmer, professeur d’économie à Sciences Po. Pour lui aussi, seule « la pérennité des réformes» permettra une «inflexion substantielle de l'emploi»: «Il faut que la direction soit claire. Presque plus important que la nature de la réforme, c'est qu'elle soit ambitieuse et ne soit pas remise en cause l'année suivante.» Et de prévenir: «On peut dépenser des milliards en allégements de charge, s'ils sont susceptibles de disparaître, les créations d'emploi ne seront pas programmées».   


 Par  , publié le 

Paris, 22 sept 2014 - Travail du dimanche, seuils sociaux, jours fériés... La tentation d'aller piocher dans les acquis sociaux pour lutter contre le chômage revient avec force, notamment du côté du Medef qui va présenter ses propositions mercredi. Quelles sont les pistes sur la table et pourraient-elles être efficaces

 

JOURS FERIES

Le Medef évoque l'idée de supprimer deux jours fériés par an sur onze pour gagner un point de croissance et créer 100.000 emplois. 

 

Pour Philippe Askenazy, directeur de recherche au CNRS, les pistes du patronat, qui "sont plutôt un Scud politique que véritablement des propositions concrètes, solides", "sortent du formol" et "les chiffrages avancés sont totalement fantaisistes".  

 

"On sait parfaitement évaluer les effets des jours fériés du fait des années bissextiles ou des années où certains jours féries tombent le dimanche", dit-il à l'AFP. "En gros, deux jours fériés rapporteraient au maximum 0,1 point de croissance. Et en terme de créations d'emplois c'est quelque chose qui se promène autour de zéro". 

 

Eric Heyer, directeur adjoint à l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), juge "très trivial" et "surestimé" le calcul fait par le Medef. 

 

Il explique que non seulement l'organisation patronale n'a pas retenu le bon nombre de jours travaillés par an mais n'a pas tenu compte de réalités économiques comme le fait que les entreprises anticipent les jours fériés et travaillent un peu plus avant et après. 

 

"Le calcul bien plus robuste de l'Insee de l'impact d'un jour férié tombant en semaine c'est 0,07 par jour. Donc deux cela fait 0,15 et pas un (point de croissance). C'est quasiment dix fois moins", relève l'économiste. 


SEUILS SOCIAUX

Le patronat veut assouplir les seuils créant des obligations sociales aux entreprises, le patron du Medef Pierre Gattaz faisant miroiter 50.000 à 150.000 créations d'emplois. 

 

Une négociation pour "moderniser le dialogue social" avec notamment ce sujet à l'ordre du jour doit débuter en octobre et le gouvernement est prêt à légiférer en cas d'échec. 

 

Pour M. Askenazy, "ça peut être légitime de discuter de la représentation des salariés", mais "il n'y a rien de solide" qui permette de dire qu'il y aurait de l'emploi à la clé. 

 

TRAVAIL DU DIMANCHE

Pour le Medef, autoriser les commerces à ouvrir le soir et le dimanche permettrait d'engendrer entre 50.000 et 200.000 emplois dans le tourisme, et entre 40.000 et 100.000 dans le commerce et la distribution. 

 

Les conditions d'ouverture devraient être assouplies dans le projet de loi sur la croissance. Mais les économistes ne sont pas convaincus. 

 

"Ca ne peut pas avoir un effet massif" sur l'emploi, estimait il y a peu Gérard Cornilleau (OFCE). 

 

M. Askenazy juge en outre le débat "mal positionné", arguant du fait qu'"élargir sans arrêt les horaires a un coût énergétique très important, qui va à l'encontre des objectifs de développement durable" et "au bout du compte se retrouve dans les prix des consommateurs". 

 

35 HEURES

Pour M. Gattaz, "les 35 heures appliquées de manière uniforme, ce n'est plus d'actualité". 

 

Fin août, Matignon a assuré que le gouvernement n'avait pas l'intention de revenir sur la durée légale du travail, après une interview du ministre de l'Economie Emmanuel Macron (réalisée avant sa nomination), dans laquelle il se disait pour des aménagements via la négociation.  

 

Les 35 heures ne sont toutefois ni le temps de travail effectif ni la durée maximale autorisée (48 heures) en France. Et "leur impact a déjà été lissé avec le temps", estimait récemment Philippe Waechter, économiste chez Natixis. 

 

SMIC

Le Medef espère de 50.000 à 100.000 emplois sur cinq ans en dérogeant au salaire minimum pour certaines catégories de demandeurs d'emploi.  

 

M. Gattaz avait suscité un tollé au printemps en suggérant de discuter d'un salaire temporaire inférieur au Smic (1.445 euros brut par mois) pour les chômeurs de longue durée et les jeunes sans formation. Le ministre du Travail François Rebsamen l'avait alors prévenu "qu'on ne touchait pas au Smic". 

 

Pour M. Cornilleau la proposition patronale porte en elle un risque d'inégalités, et il s'agit d'un "choix politique: quel degré d'inégalités accepte-t-on'" 

 

 

 
« L’escroquerie du travail le dimanche !… » Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Références - Expertises, études, réflexions
24-09-2014

Economie Matin, 23/09/2014

Vous savez très bien qu'en fonction de la façon dont on pose une question, il est assez facile d'orienter la réponse. Par exemple, si je vous demande si vous seriez prêt à travailler le dimanche si c'est la seule possibilité pour vous de trouver un boulot... alors 90 % des sondés risquent fort de dire « oui » car nous avons tous besoin (et pas forcément envie) de travailler.


Le débat sur le travail dominical en France est une escroquerie intellectuelle et une crétinerie économique qui confine évidemment à la fausse promesse.
Pourquoi vous reparler aujourd'hui du travail le dimanche ? Tout simplement parce que vous allez le constater très rapidement, ce sujet va refaire surface avec une belle offensive du Medef sur ce thème et une « réforme » phare pour le nouveau ministre de l'Économie Macron ainsi que la volonté de donner des gages de réformes dites « structurelles » à nos gentils amis du FMI et de la Commission européenne qui ne sont pas là pour veiller à l'intérêt des peuples mais à la rentabilité des grandes multinationales.

Le totalitarisme marchand


Nous vivons dans une période de totalitarisme marchand. Sans l'idéologie « communiste » (qui fut un échec, telle n'est pas la question) pour servir de doctrine alternative et donc de contre-pouvoir, le capitalisme ne pouvait que renouer avec ses mauvaises habitudes qui avaient d'ailleurs mené à la crise de 1929. Toujours plus de dettes, toujours plus de finance, de spéculation et d'accumulation des richesses dans des mains à chaque fois de moins en moins nombreuses.

Ce totalitarisme marchand, qui est en pleine expansion sous vos yeux, vise à détruire tous les acquis sociaux (sous prétexte de compétitivité). Mais il veut également aller bien au-delà en faisant également baisser les salaires, en privatisant l'ensemble des secteurs économiques, rien ne doit pouvoir échapper aux marchés.

Marx parlait à très juste titre du « salaire de subsistance » qui est le montant minimum permettant aux gens de tout juste survivre. Les capitalistes n'ont pas besoin de nous verser plus qu'un salaire de subsistance et lorsque vous regardez ce qui se passe en Grèce, en Espagne, en Italie, bientôt en France, alors nous devons tous comprendre que l'idéologie du travail le dimanche n'est rien qu'une petite bataille dans une immense guerre faite aux intérêts des peuples. Nous avons été prospères parce qu'il y avait un partage des richesses. Nous serons prochainement tous pauvres car ceux qui encaissent la richesse (pas forcément ceux qui la créent) ne souhaitent plus les partager équitablement puisque plus rien ne les y contraint.

Le travail dominical est déjà une réalité pour des millions de Français !


Revenons, après cette digression au sujet du totalitarisme marchand, sur le travail dominical qui est une réalité pour des millions de Français qui pratiquent un métier où il y a ce que l'on appelle « la continuité de la vie sociale ».

Hôpitaux, trains, polices, services de secours, restauration, hôtel, autant de secteurs qui fonctionnent 24h/24h, 365 jours par an... y compris avec des fonctionnaires ! Le travail le dimanche est donc une réalité profondément ancrée dans notre vie et nous en avons besoin. Pour autant, le travail le dimanche doit-il être étendu ?

La réponse est humainement non, et nous verrons qu'économiquement cela ne change pas grand-chose, pour ne pas dire rien du tout.
Humainement, cela veut dire que si l'on travaille le dimanche, alors il faut aussi prévoir des modes de garde pour les enfants le dimanche, ouvrir les crèches et les centres de loisir, il faut accepter la disparition du lien social unissant les familles et la possibilité d'un temps partagé pour se retrouver ensemble. Ce temps, qui pour certains peut être religieux et qui pour l'immense majorité sera consacré à emmener les enfants jouer au foot ou à la piscine, ou simplement faire du vélo.

Travailler plus, pourquoi pas mais franchement... pour quoi faire ? Gagner plus ? Je suis navré de devoir l'écrire mais gagner plus n'est pas une fin en soi, l'accumulation d'argent lorsque cela devient compulsif révèle plus un problème de stabilité psychologique et une faille de personnalité qu'une valeur morale supérieure. Alors pour quoi faire, tout en sachant que l'écrasante majorité, les 99 % que nous sommes, ne sera jamais millionnaire et encore moins milliardaire.

Travailler pour vivre certes, mais pas forcément vivre pour travailler.


Enfin, et c'est essentiel, le travail le dimanche n'a rien à voir avec la compétitivité de notre pays pour la simple et bonne raison qu'il concerne avant tout les commerces et les magasins qui vendent leurs produits ici, dans notre pays. Ce débat n'a rien à voir avec les délocalisations ou l'industrialisation de la France.

Ouvrir ou pas le Bricomachin de la zone de Tintouin-les-oies ne changera rien à la compétitive globale de notre pays.

Internet versus magasin


Le véritable enjeu pour les commerces en réalité c'est la lutte contre les ventes en ligne. Ce qui est bien en ouvrant le dimanche, c'est que les magasins vont tabler et viser les achats d'impulsion, l'achat immédiat, celui qui ne peut pas attendre, que ce soit un pot de peinture, l'encaissement d'un chèque dans votre agence bancaire qui finira par être ouverte le dimanche, jusqu'à l'achat de votre dernière tablette Apple que vous voulez là, maintenant, tout de suite.

Pourtant, là encore, il est indispensable de rappeler la dimension humaine de l'homme. L'homme ne doit pas être réduit à sa dimension de consommateur. L'homme n'est pas qu'un consommateur. De la même façon nous ne devons pas accepter que la perception de notre liberté ne soit réduite qu'à la liberté de consommer.

La consommation c'est la négation de l'homme et de sa dimension humaine, de sa capacité d'intelligence et de création. L'homme est capable de gratuité, de courage et d'abnégation. Il est capable de générosité et de dons. Ce sont ces valeurs-là que nous devons encourager, pas celles qui se développent actuellement et qui ne peuvent qu'aboutir à notre asservissement le plus complet.

Il faut donc maintenir un temps de consommation réduite où les individus doivent pouvoir faire autre chose que de se rassembler une fois de plus dans ces temples modernes et sans âme que sont les super et les hyper-bidules, immenses hangars de zones périphériques aussi laides que déprimantes.

Ouverture dominicale : premier bilan mitigé chez Bricorama


Et justement, toute cette histoire du travail dominical apparaît bien de plus en plus comme une escroquerie à la croissance économique. Cela va créer de l'emploi, on ne peut pas se passer d'emploi actuellement, et donc cette remarque justifierait tout, même l'injustifiable.

C'est en tout cas ce que montre cet article de France Info où globalement, malgré le travail et l'ouverture le dimanche, le chiffre d'affaires de Bricorama prend une claque... Le bilan est mauvais. Et l'exemple de Bricorama, fer de lance pour le travail dominical, montre bien qu'il n'y a aucun lien systématique. À ce rythme, Bricomachin finira par faire faillite et à licencier tout le monde, y compris ceux qui bossent le dimanche.

Économiquement, ceux qui ont 100 euros de pouvoir d'achat disponible dépenseront 100 euros. Peu importe qu'il le fasse en 1 fois 100 euros le dimanche à 15h ou en 5 fois 20 euros du lundi au vendredi dans les heures d'ouverture traditionnelles de 9h00 à 19h00. Ils dépenseront 100. Assureront 100 euros de CA et pas un de plus. Lorsque tout le monde sera ouvert le dimanche, ce sera, pour toutes les entreprises, un jeu à somme nul (ce qui n'est pas le cas si je suis le seul ouvert le dimanche).

Macro-économiquement, le travail dominical ne peut être que marginal. En terme de création d'emplois, on déplacera juste les effectifs. Presque personne les lundi, mardi, mercredi et jeudi et tout le monde sur le VSD (vendredi, samedi, dimanche)... Voilà la réalité évidente, mais nous aurons déstructuré un peu plus la société et fait un pas de plus vers encore davantage d'avilissement à la consommation.

Le bonheur ne réside pas et ne peut pas résider dans la consommation. L'homme est un « animal » social et il a besoin de l'autre.

Préparez-vous et restez à l'écoute.

À demain... si vous le voulez bien !! 

 

 
Bourrelier avoue : Pas plus de clients qu'en 2013 chez Bricorama Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Les Dossiers - Le bricolage
21-09-2014

Que voilà une nouvelle réjouissante ! Monsieur Bourrelier avoue que le nombre de client de 2014 est le même que pour 2013 ! Malgré l'ouverture des magasins Bricorama le dimanche, obtenue de haute lutte, la fréquentation et le chiffre d'affaires n'ont pas varié.

Et pourtant on se souvient du « plan marketing » gratuit offert à cette enseigne par tous les organes de la presse écrite, le passage dans TOUS les journaux télévisés de toutes les chaînes et particulièrement des chaînes d'information continue et tous les suppléments économiques de tous ces médias qui à l'occasion de la dérogation au repos dominical obtenue par Monsieur Bourrelier lui ont offert une tribune telle qu'aucune puissance financière de la grande distribution n'aurait pu s'offrir.

Cet aveu, corrobore tout ce que nous disons de la tromperie de ceux qui prônent l'ouverture des commerces de la grande distribution le dimanche.

1/ ouvrir un septième jour ne donne aucun, pouvoir d'achat supplémentaire, la clientèle se répartit sur 7 jours au lieu de 7, mais n'augmente ni ses visites, ni ses dépenses

2/ ceci est d'autant plus vrai que les magasins de l'enseigne « Bricorama » ne sont pour la plupart pas situés dans les zones commerciales de forte chalandise

3/ que la seule façon d'augmenter fréquentation et chiffre d’affaires, c'est de tuer le petit commerce de proximité et de prendre les dernières parts de marché qui échappent au commerce organisé

Nous pensons que fort de ce constat :

1/ le P.D.G. de « Bricorama » va supprimer les emplois qu'il aurait éventuellement créés pour faire face à l'afflux de clientèle espérée

2/ qu'il va réorganiser son personnel pour adapter l'accueil au potentiel de visiteurs

3/ que la bonne gestion va l'obliger à supprimer les éventuels primes octroyées pour compenser la pénibilité du travail du dimanche ou bien, qu'il va purement et simplement fermer ses points de vente ce jour là et offrir à ses salariés un jour de repos bien gagné et ainsi leur permettre de vivre un jour pour eux, pour leur famille, pour leurs amis, pour les associations, pour la société, le bien vivre ensemble et le bien commun.

Merci de votre franchise Monsieur Bourrelier !

Ouest-France , 19/09/14

Selon le PDG de Bricorama qui s'est battu pour le travail dominical, entre 2013 et l'autorisation d'ouverture le dimanche son groupe n'a pas reçu plus de clients.

« L'analyse des chiffres montre qu'au cumul depuis le début de l'année, nous n'avons reçu que le même nombre de clients qu'en 2013 alors que nous avons le bénéfice de l'ouverture du dimanche », souligne le PDG dans une lettre aux salariés parue en août.

Il pointe également « des performances inférieures » à la concurrence qui devront être corrigées « très rapidement », alors que ses magasins ont « retrouvé la possibilité d'être ouverts le dimanche comme nos concurrents dans les régions et les magasins où nous le souhaitions ».

Un appel à la mobilisation

Pour pallier « cette première contre-performance », le PDG appelle les salariés à la« mobilisation aussi bien à la centrale que dans les magasins ». La direction de l'enseigne a expliqué que M. Bourrelier estimait plutôt que « les clients perdus le dimanche se récupèrent difficilement »

«Nous avons souffert de la concurrence déloyale, cela nous a pénalisé et, du coup, les clients reviennent difficilement », a ajouté une porte-parole de l'enseigne. Bricorama dispose de 92 magasins en France et emploie un peu plus de 2 600 salariés.

« Pas plus de pouvoir d'achat »

Cette lettre a été transmise par le syndicat Force ouvrière qui rappelle dans un communiqué que« l'ouverture d'un 7e jour n'offre pas plus de pouvoir d'achat aux clients ». Les magasins de bricolage sont autorisés à ouvrir les dimanches depuis le début de l'année.

 
Nicolas Doze: 35 heures, jours fériés, Smic: les propositions du Medef - 15/09 Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Dernières nouvelles
16-09-2014
 
Travail du dimanche, jours fériés, même combat Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Dernières nouvelles
11-09-2014

Rien qu'en juillet, notre balance commerciale présente un déficit de 5,5 milliards d'euros (plus de 50 milliards dans l'année).

Alors que nos 5,5 millions de chômeurs ne produisent rien qui contribue à la production nationale,il faut donc tout faire pour que ceux qui travaillent en fassent encore plus pour compenser notre chômage de masse perpétuel.

D'où cette fabuleuse idée de faire travailler 2 jours de plus ceux qui bossent déjà.

Le génie n'a pas de limite !

Le télégramme, 10/09/2014

Le Medef prépare sa rentrée. Et dans la foulée du discours de Manuel Valls, très apprécié par les patrons français, s'apprêterait à faire des propositions chocs pour relancer l'économie. Selon Europe 1, "un document de 50 pages élaboré en collaboration avec les fédérations" contient une liste de mesures qui permettraient de relancer l'embauche en France. Parmi elles, la suppression de deux jours fériés et du smic. Ce plan pourrait être présenté dès la semaine prochaine, le 17 septembre, selon la radio nationale, à moins que Pierre Gattaz, le patron du Medef, ne choisisse d'aborder le sujet au cours de sa conférence de presse mensuelle, programmée le 16 septembre.

 
Les aberrants propos de Pierre Gattaz Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Références - Les CONTRE
10-09-2014
gattaz.jpg

CAD, 10/09

C'est un jeu bien curieux, que joue Pierre Gattaz.

En effet, selon l'AFP, le président du Medef estime que la baisse de charge prévue par le pacte "de responsabilité", "ne suffira pas puisqu'elles ne feront que compenser les 40 milliards d'euros de charges supplémentaires imposées selon lui aux entreprises depuis 2011 et qui "minent la compétitivité des entreprises". "Il faut aller au-delà. Il faut peser sur des leviers qui peuvent relancer la croissance et qui ne sont pas budgétaires (on les connaît tous : les seuils, le travail le dimanche et le soir, les verrous sectoriels, etc.)", ajoute-t-il. Il s'agit là de pistes sur lesquelles le gouvernement s'est lui aussi engagé à travailler." (source : BOURSORAMA / AFP )

Vous avez bien lu.

Le président du MEDEF estime que, pour relancer la croissance de la France, il faut modifier les seuils sociaux, faire travailler les salariés le dimanche et la nuit, et supprimer les professions réglementées.

Nous, nous sommes restés sans bras, devant des affirmations aussi dénuées de réalisme, et aussi marginales dès lors que l'on parle de relancer la croissance d'un pays.

Les personnes autorisées ne manqueront pas de fournir un avis compétent sur l'effet de la modification du nombre des représentants des salariés, ou de celui de la déréglementation de certaines professions sour la croissance nationale. Nous doutons fort que ces avis soient enthousiastes.

Mais pour ce qui nous concerne, en ce qui regarde le travail du dimanche, nous sommes formels : dans le contexte économique qui est le notre, le travail du dimanche (ou le travail de nuit, puisque M. Gattaz veut apparemment pouvoir acheter son sandwitch à 10 heures du soir...) ne crée aucune croissance, et aucun emploi.

Nous ne sommes pas sans nous interroger sur les motivations qui poussent le président du MEDEF à affirmer de telle aberrations, dont il ne peut ignorer qu'elle sont parfaitement fausses. 

Nous défions à nouveau publiquement M. Gattaz de présenter un seul économiste (qui ne soit pas salarié des Galeries Lafayettes, cela va sans dire) qui oserait dire que le travail du dimanche, dans le contexte économique qui est le notre, va créer un seul milliardième de point de croissance. Où sont les "dizaines de milliers d'emplois que le Docteur Mallié avait promis ?

Cela fait plusieurs fois, par courrier ou par notre site, que nous lui lançons ce défi, et jusqu'aujourd'hui, il s'est bien gardé de répondre... En revanche, nous tenons à sa disposition les conclusions du CNRS ou de l'OFCE, sur lesquelles nous basons nos propos. 

A vous lire ou vous entendre, M. Gattaz. 

  

Lire la suite...
 
Travail du dimanche: Rebsamen réaffirme le principe du «repos dominical» (tu parles !) Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Références - Carabistouilles
10-09-2014

Deux coups en avant, un coup en arrière, ça fait quand même un coup en avant.

Devant la fronde de l'ensemble du corps social face à la volonté affichée de l'exécutif de gouverner par ordonnance, et par là de déréguler encore davantage le repos dominical, François Rebsamen y est allé de sa déclaration : «Le repos dominical, c'est le principe», a-t-il déclaré sur i-Télé, excluant une «généralisation du travail du dimanche».

Tu parles. 

Les mots du Ministre sont exactement les mêmes que ceux introduisant la loi Mallié : "PROPOSITION DE LOI réaffirmant le principe du repos dominical et visant à adapter les dérogations à ce principe dans les communes et zones touristiques et thermales ainsi que dans certaines grandes agglomérations pour les salariés volontaires". Il s'agissait aussi de réaffirmer le principe, et de ne parler que de dérogations, pas de généralisations.

C'est dire que nous n'accordons aucun crédit à cette déclaration.

Ce que nous réclamons, c'est l'abrogation pure et simple de la loi Mallié, celle la même que François Hollande, Jean-Marc Ayrault, et tout le groupe PS avait fougueusement combattue en son temps, et non la préparation, à l'aide de chiffres truqués, d'une nouvelle dérégulation du repos dominical, qui n'est demandée que par M. Gattaz, et les propriétaires des grandes firmes de distribution, et qui n'aura aucun impact ni sur l'emploi (sauf négativement), ni sur la croissance.

TRAVAIL - Le ministre du Travail François Rebsamen s'est dit par ailleurs favorable à des «exceptions, des dérogations à ce principe du repos dominical»…

Le ministre du Travail, François Rebsamen, a réaffirmé ce mardi le «principe» du «repos dominical», en précisant que le mode de réforme du travail du dimanche, ordonnances ou projet de loi, n'avait pas encore été «arrêté» par le gouvernement.

«Le repos dominical, c'est le principe», a déclaré François Rebsamen sur i-Télé, excluant une «généralisation du travail du dimanche».

Rappelant qu'on ne connaissait pas «très bien le solde» des emplois créés et détruits par le travail dominical, François Rebsamen s'est dit favorable à des «exceptions, des dérogations à ce principe du repos dominical».

«Principe [qui] n'a pas été arrêté»

«Il faut en définir précisément les critères (...) dans les zones ultra-touristiques, cela ne me choquerait pas à condition qu'il y ait pour les salariés des compensations et du volontariat», a-t-il ajouté.

Interrogé sur le projet du gouvernement de procéder par ordonnances sur ce sujet, FrançoisRebsamen a assuré que le débat aurait lieu et que le «véhicule législatif» n'avait pas été «arrêté».

>> Nos articles sur le travail du dimanche

«Je ne sais pas si cela prendra la forme d'ordonnances, je vois Emmanuel Macron (le ministre de l'Economie, ndlr) cette semaine», «le principe n'a pas été arrêté», a dit le ministre du Travail.

Invité à clarifier la position du gouvernement sur cette épineuse question du travail du dimanche, François Rebsamen a répondu : «dans ses grands axes, c'est le rapport Bailly».

Critiques des syndicats et élus de gauche

«On va pas refaire un rapport» qui a été «approuvé dans sa très large majorité, par l'ensemble des partenaires sociaux qui ont eu l'occasion de s'exprimer», a-t-il dit.

Commandé par l'ancien Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, le rapport remis par l'ex-patron de La Poste, Jean-Claude Bailly, en décembre 2013 préconise plus de souplesse concernant l'ouverture des commerces le dimanche, avec notamment la hausse du nombre de dimanches autorisés, qui passerait ainsi de cinq à douze.

Vendredi, le gouvernement avait indiqué qu'il allait recourir à des ordonnances pour le projet de loi sur la croissance, notamment sur le repos dominical. Cette procédure permet de légiférer sans avoir à débattre du détail du texte, en échange d'un accord sur une orientation générale et de limiter le temps accordé au débat.

Redoutant une généralisation sans concertation du travail dominical, les syndicats et des élus de gauche ont critiqué la procédure, dénonçant «un déni de démocratie».

 20 minutes avec AFP

Plus d'informations sur ce sujet en vidéo

 
Travail nocturne et dominical: «Les entreprises ne gagnent pas plus en ouvrant davantage» Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Références - Expertises, études, réflexions
10-09-2014

2/10/2013

INTERVIEW - Philippe Askenazy, économiste chercheur au CNRS décrypte les avantages et les inconvénients de l'amplitude horaire élargie des magasins...

Avec le débat sur le travail de nuit et dominical relancé par SephoraCastoramaet Leroy Merlin, «20 Minutes» a voulu savoir qui des clients, des salariés ou des entreprises étaient les gagnants et les perdants de l’amplitude horaire élargie. Les réponses de Philippe Askenazy, économiste directeur de recherche au CNRS.

L’élargissement de l’amplitude horaire des magasins est-elle réellement bénéfique à leur chiffre d’affaires, comme ils le soutiennent ?

Il n’y a aucune corrélation entre la libéralisation des horaires des magasins et le niveau de consommation dans un pays: les clients du dimanche seraient venus à un autre moment dans la semaine, si le magasin n’avait pas été ouvert. Par ailleurs, une plus grande amplitude horaire génère des frais fixes supplémentaires (électricité, nettoyage…) pour les entreprises du commerce. Elles ne gagnent donc pas plus en ouvrant davantage, mais prennent un avantage sur leurs concurrents. Les principaux perdants du système sont les petits magasins indépendants qui restent fermés ce jour-là.

Mais est-ce bénéfique à l’emploi ?

Pas vraiment, car comme la clientèle s’étale sur davantage de jours, les magasins prévoient moins de personnel en semaine pour en ajouter le dimanche. Ce système contribue donc à la réduction du nombre d’heures travaillées et favorise le partage du temps de travail. Aux Etats-Unis par exemple, les horaires élargis ont permis d’augmenter l’emploi de 1%, mais ont parallèlement contribué à la destruction d’emplois dans les petits commerces. Autre exemple parlant: la Bavière est la zone la plus prospère d’Europe et affiche un très faible taux de chômage. Pourtant les horaires des commerces sont les plus contraints en Europe.

Le travail de nuit et le dimanche est-il favorable au pouvoir d’achat des salariés ?         

Pas toujours. Car si les salariés qui travaillent le dimanche dans les périmètres dits «d'usage de consommation exceptionnel» ont droit à des compensations (rémunération doublée, journée de récupération…), ceux qui exercent dans des zones touristiques ne bénéficient généralement d’aucun avantage. Et là où le travail du dimanche est banalisé, comme aux Etats-Unis, il ne donne plus droit à des avantages spécifiques. C’est la même logique en ce qui concerne le volontariat. Dans les pays où le travail dominical est généralisé, les employeurs ne demandent plus leur accord aux salariés pour travailler ce jour-là

Les consommateurs seraient-ils donc les seuls gagnants de l’histoire ?

Ils sont gagnants, car ils bénéficient d’un service supplémentaire. Mais c’est à double tranchant, car l’ouverture des magasins 7 jours sur 7 en Italie, a par exemple favorisé l’augmentation des prix. Pour compenser la hausse des frais fixes engendrés par les horaires élargis, les entreprises ont augmenté leurs prix. C’est d’ailleurs pour cette raison que les hard discounters évitent d’ouvrir le dimanche.

Mais la France n’aurait-elle pas intérêt à simplifier son magna réglementaire sur le sujet ?

La France n’est pas à part. Car la plupart des pays européens ont un principe général (interdiction du travail de nuit et dominical) et des systèmes de dérogation. Par ailleurs, il faut prendre en, compte l’offre commerciale qui est très différente d’une région à une autre. A Grenoble par exemple, le nombre de grandes surfaces étant très limité, la demande est forte pour leur ouverture le dimanche. Ce n’est pas le cas partout ailleurs. Mais, il est surtout urgent d’éclaircir le droit du travail sur ce point. Soit le travail du dimanche est banalisé et il n’offre pas de compensation. Soit il ne l’est pas et il donne systématiquement droit à des avantages.

 
Ouverture du dimanche : ne sacrifions pas le commerce indépendant ! Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Références - Les POUR
07-09-2014

Communiqué CGPME

Le Gouvernement envisage de légiférer par ordonnances sur le travail du dimanche.

Les ordonnances visent en cas d’urgence à accélérer la mise en place de réformes. En ce sens, il est positif que le Gouvernement manifeste sa volonté d’agir vite.

Pour autant, on peut légitimement s’interroger sur l’urgence concernant le travail dominical et le lien direct avec la croissance alors qu’on sait qu’un achat effectué le dimanche ne sera pas fait le lundi, le pouvoir d’achat du consommateur n’étant pas extensible.

Sur le fond Gilles BASTE, Président de la Branche Commerce de la CGPME Côte d’Or, rappelle que si notre organisation n’est pas opposée à un toilettage du travail dominical notamment sur la définition des zones touristiques, elle s’oppose à une généralisation brutale qui reviendrait à sacrifier le commerce indépendant sur l’autel du commerce intégré de la grande distribution.

Le commerce de proximité, lien social unique, doit avoir les moyens de continuer à exister et de faire valoir ses nombreux atouts dans un cadre concurrentiel équilibré face à une grande distribution disposant de moyens financiers colossaux. Une commune sur deux n’a déjà plus un seul commerce …

 
Non aux ordonnances pour généraliser le travail du dimanche ! Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Références - Les POUR
07-09-2014

Eliane Assassi - sénatrice de la Seine-Saint-Denis, présidente du groupe communiste, républicain et citoyen au Sénat.

"Avec mon groupe, je m'oppose solennellement à l'idée évoquée de généraliser le travail du dimanche par voie d'ordonnance."

L'utilisation de l'article 38 de la Constitution permet d'évacuer pour l'essentiel le débat législatif, le Parlement étant dessaisi de son pouvoir de faire la loi au profit du gouvernement.

Emprunter cette voie autoritaire marque de la part de F. Hollande et M. Valls une volonté d'imposer au plus vite une cure de libéralisme à notre pays. On le sait, les marchés exigent en contrepartie de leur confiance, une casse en règle, méthodique, des droits sociaux, au nom de la dogmatique réduction du coût du travail.

Conjointement à l'abaissement des seuils sociaux qui met en cause l'exercice des droits des salariés, le gouvernement voudrait généraliser le travail du dimanche. Peu sûr de sa majorité et voulant éviter un débat parlementaire qui démontrerait le caractère antisocial de ces mesures, à contre sens des choix du 6 mai 2012, le couple exécutif envisage donc le recours à cette procédure profondément antidémocratique.

Avec mes amis du groupe CRC, nous appelons le gouvernement et le Président de la République à renoncer à cette procédure qui confirmerait, malheureusement, la soumission du pouvoir au Medef et aux marchés financiers.

 
Carabistouilles, le retour Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Références - Carabistouilles
05-09-2014

Cela finit par être lassant.

Pour la nième fois, les chaînes d'information (désinformation ?) passent en boucle que les français, nous, serions"très largement favorables à un élargissement du travail dominical"C'est juste l'inverse de la réalité.

Si on demandait aux Français s'ils étaient favorables à la suppression des impôts, il y a fort à parier qu'une "large majorité" soit d'accord. Car en répondant à cette question, le point de vue personnel, voire égoïste, fait oublier que les impôts servent au fonctionnement des services publics. Du moins en principe.

De même, quand on demande à une personne s'il aimerait faire ses courses le dimanche, beaucoup diront que l'idée leur plaît. Car en répondant à cette question, le point de vue personnel, voir égoïste, fait oublier que cela implique que certains salariés soient obligés de travailler le dimanche.

Cette question floue, "voulez-vous permettre à davantage d'entreprises d'ouvrir le dimanche" est une manipulation à part entière, car la question qui correspond à la réalité, c'est celle ci : "souhaitez vous qu'une législation d'exception vous oblige personnellement à travailler chaque dimanche sans compensation de salaire, au profit d'intérêts particuliers de personnes déjà très riches ?"

Pas sûr qu'une "large majorité de français" soient d'accord.

  

Une large majorité de Français est favorable à un assouplissement des 35 heures, à une extension du travail dominical et à un renforcement des contrôles des chômeurs, selon un sondage LH2-Le Nouvel Observateur publié vendredi 5 septembre 2014.

 

Que dit ce sondage ?

Sur ces trois sujets qui ont récemment créé de vastes polémiques, un sondage indique que :
  • 72% des personnes interrogées sont d'accord pour "renforcer les contrôles des demandeurs d'emploi par Pôle emploi"
  • 71% pour "assouplir les 35 heures dans certains secteurs"
  • 65% pour "permettre à davantage d'entreprises d'ouvrir le dimanche".

Cependant, si les sympathisants de droite plébiscitent de telles mesures (autour de 80% d'opinions favorables), ceux de gauche sont plus divisés (à peine plus de 50%). 

 
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Le travail du dimanche en question :
entre productivité débridée et art de vivre, un vrai choix de société 
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