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Pétition pour le Dimanche

Déjà plus de 107.000 signatures ! Vous aussi, signez la pétition du CAD.

La pétition présentée par le CAD a obtenu plus de 107.000 signatures authentifiées (au contraire de la pétition-bidon du Dr Carabistouille !)
- Pétition électronique : 99.000 signatures au 01/10/13
- Pétition papier : 8.107 signatures au comptage du 15/01/12
   Merci à tous ceux qui out téléchargé et fait signer la pétition papier, voir cette page !

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Citations

Le combat de 2012, c'est de préserver le principe du repos dominical, c'est-à-dire de permettre aux travailleurs de consacrer un jour de leur semaine à leur famille, au sport, à la culture, à la liberté. Et j'y veillerai !.

François Hollande

Président de la République Française - Mai 2012

Tous ouverts ou tous fermés, mais tous égaux.

 

Jean-Claude Bourrelier

Patron de Bricorama

De mauvaises lois sont la pire sorte de tyrannie.

Edmund Burke
Ecrivain

Le débat qui nous occupe est infiniment [...] profond [...] Nous sommes bien face à un choix de société qu’il nous faut trancher.

Jean-Marc Ayrault
Premier Ministre
Extrait de la discussion du 7 juillet 2009 à l’Assemblée Nationale

Je m'oppose absolument et formellement au travail du dimanche qui détruit la vie de famille et se met au service d'un consumérisme aveuglé.

Jean-Luc Mélenchon
Ancien ministre, député européen, sénateur, conseiller général
candidat 2012 à la présidence de la République

Dans la semaine, il y a six jours pour avoir, et un jour pour être.

Hervé Mariton
Ingénieur des Mines
Député UMP de la Drôme

Le travail du dimanche n'enrichit pas.

Proverbe italien

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La France proteste !

Plus de 100.000 personnes protestent contre la banalisation du travail du dimanche, au profit exclusif de la grande distribution, via la pétition proposée par le CAD.

Beaucoup de signataires apportent leur témoignage personnel, leur expérience du dimanche. L'ensemble de ces témoignages est d'une richesse exceptionnelle : il y en a 780 pages !

Messieurs les députés, écoutez la France qui bosse, elle vous parle !

 

Voir les témoignages 

Signez la pétition du CAD

 

Le repos hebdomadaire dominical est constitutif du modèle social Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Références - Expertises, études, réflexions
09-12-2014
 
Un cheval de Troie contre la réglementation du temps de travail
 
Comment comprendre l'offensive des grands patrons de la distribution pour imposer le travaille dimanche et la nuit dans les commerces? Comment expliquer que des enseignes leaders sur le marché national, dans le bricolage ou la parfumerie, dépensent des centaines de milliers d'euros dans la communication pour obtenir le droit d'ouvrir leurs magasins à des horaires atypiques? Philanthropie, pour permettre aux étudiants de poursuivre leurs études? Responsabilité sociale, pour que les horaires des magasins s'adaptent aux « nouveaux rythmes des Français»? Sens du devoir, pour relancer une croissance économique et un marché de l'emploi en berne? Ou encore une sinophilie (toute récente) qui exigerait que l'équilibre sociétal soit remis en question pour que « le touriste chinois » puisse acheter à toute heure du jour et de la nuit à Paris plutôt qu'à Londres? Dans les Chiens de garde en 1932, Paul Nizan écrivait « M. Michelin doit faire croire qu'il ne fabrique des pneus que pour donner du travail à des ouvriers qui mourraient sans lui. » Ce texte n'a pas pris une ride. Car la réalité est très prosaïque, n'en déplaise à.ceux qui déclarent, à tous vents, qu'ils «aiment l'entreprise ». Ces attaques, sans cesse renouvelées, contre le repos du dimanche et de la nuit ont, en réalité, un double objectif. 
 
Le premier, immédiat, est d'aiguiser la compétition dans des secteurs en difficulté afin de « tuer » la concurrence.
 
Les économistes sérieux s'accordent à dire que le fait d'ouvrir plus longtemps les magasins ne va pas doper la consommation, de même que produire plus de voitures ne relancerait pas le marché de l'automobile. Or, seuls les grands groupes aux reins solides peuvent assumer des extensions d'horaires coûteuses et peu rentables. Il s'agit donc, pour ceux-là, d'opérer des transferts de chiffre d'affaires du petit commerce indépendant vers leurs magasins, détruisant au passage des emplois stables à temps plein pour les remplacer par des contrats précaires. 
 
Le second objectif a un fondement idéologique plus profond: celui d'une déréglementation quasi totale du temps de travail, objectif poursuivi avec ténacité par le Medef et ses ancêtres.
 
Réduire le plus possible les jours de repos pour les salariés afin de les faire travailler plus en fait partie. En 1793 déjà, le calendrier républicain avait les faveurs de la bourgeoisie conventionnelle car il remplaçait le repos hebdomadaire par un repos tous les ... dix jours ! Avec celle des salaires, la question du temps de travail a été au coeur des luttes syndicales depuis qu'elles existent. L'interdiction du travail de nuit, le repos dominical obligatoire, comme la limitation de la durée de la journée de travail ou de la semaine font partie des grandes conquêtes sociales que le Medef veut déconstruire, estimant que les rapports de forces ne le contraignent plus à les maintenir.
 
C'est ce qui explique qu'en premier lieu les patrons s'attaquent au commerce. Ce secteur d'activité au salariat éclaté dans des milliers de petits établissements, où l'action syndicale est rendue difficile par la rotation permanente des effectifs et une répression souvent féroce, a toujours constitué le laboratoire patronal de la déréglementation. C'est dans les magasins que les CDD, les contrats à temps partiel ou l'individualisation des salaires sont arrivés massivement. C'est là que le Medef veut continuer de détricoter la réglementation du temps de travail, pour atteindre par la suite les autres professions. Comment imaginer, en effet, que les magasins ouvrent le dimanche et la nuit, sans que ne leur emboîtent le pas les transports, les crèches, le nettoyage, la sécurité, les organismes financiers, les banques ou encore La Poste? 
 
Non, il n'est pas normal qu'un salarié du commerce soit contraint à des horaires atypiques pour gagner de quoi vivre. Non, il n'est pas naturel qu'un étudiant soit contraint de travailler à la caisse d'un supermarché pour financer ses études. Non, le principal problème des « consommateurs », ce ne sont pas les horaires des magasins mais leur pouvoir d'achat. Non, le progrès, ce n'est pas une France qui travaillerait 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24 .  
 
Le 7e jour ne créera pas des emplois partout Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Références - Expertises, études, réflexions
09-12-2014
 
PROJET DE LOI. Le texte présenté demain par Emmanuel Macron en Conseil des ministres divise le parti, qui refuse l'ouverture des magasins douze dimanches par an. D'autant que la création d'emplois n'est pas garantie.
 
L'ASSOUPLISSEMENT de l'ouverture des commerces le dimanche en France créera-t-il de l'emploi? La question est brûlante à la veille de la présentation en Conseil des ministres de la loi croissance d'Emmanuel Macron. Créer « des centaines» d'emplois en instituant des zones touristiques internationales - notamment sur le boulevard Hausmann à Paris - ou en donnant l'autorisation aux commerces d'ouvrir 12 dimanches par an au lieu de 5 : tel est bien l'objectif de ce texte censé redynamiser l'économie. Aperçu de la cacophonie ambiante.

Lire la suite...
 
De qui se moque M. Macron ? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
La PPL Mallié, version 4 - Projet Macron
09-12-2014

9/12/14  

Entendu ce soir sur Radio-Classique : "Entre 40 et 60.000 emplois seraient crées par la Loi sur la Croissance", concoctée par M. Macron, et qui sera présentée demain par M. Valls.

Mais de qui se moque-t-on ?

Rien qu'en octobre 2014, nous avons accusé 30.000 chômeurs de plus.

C'est à dire qu'au mieux, cette loi, présentée comme l'arme absolue, ou la dernière cartouche, mais dont les effets potentiels ne sont attendus que dans un délai de plusieurs mois, voire années, n'a pour ambition de ne stabiliser l'augmentation du chômage que pendant deux mois ????

 
Les touristes chinois quittent-ils vraiment Paris pour Londres le dimanche ? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
La PPL Mallié, version 4 - Projet Macron
09-12-2014

Foutaises et Carbistouilles. Ce sont les deux mots qui viennent à l'esprit dans le dossier Travail du dimanche.

Nous avons eu les chiffres délirants du député Mallié, promettant des "dizaines de milliers d'emplois". Le sketche des Champs-Elysées, par Sarkozy. Les sondages bidonnés du JDD. Les chiffres aberrants de M. Macron de Rotschild, nous mettant la pression avec un CA d'Amazon du dimanche qui serait de... 25% ! Les chiffres extravagants du MEDEF, prévoyant de 90 à 300.000 emplois du dimanche. Les affirmations contradictoires des patrons des magasins du boulevard Haussmann. Les délires de NKM. Ceux de Xavier Bertrand. Et c'est sans fin.

Encore une carabistouille, cette fois de M. Fabius, avec ses fameux touristes Chinois qui iraient à Londres acheter le canapé Ikea qu'ils ne peuvente pas acheter le dimanche à Paris : foutaise, d'après les agences de voyage, qui savent vraiment de quoi elles parlent en cette matière.

Il y a des organismes pour tout, en France. Mais il n'existe pas d'organisme qui se chargerait de vérifier la véracité des propos tenus par les uns et les autres, et de les sanctionner, éventuellement, en cas de mensonges publics manifestes et répétés. Dommage. 

L'OBS , Publié le 08-12-2014 à 17h53
 
Le Premier ministre a déclaré que le repos dominical propre à la France entraînait un départ accéléré des touristes chinois, avides de dépenser leur argent ailleurs. Vrai ou faux ?
 
Des touristes chinois posant sur le toit des Galeries Lafayette à Paris, en octobre 2012. (FRED DUFOUR / AFP)

La question a été lancée par Manuel Valls dimanche 7 décembre au JT de France 2, avant qu'il confirme que le projet de loi Macron comprendrait la possibilité de travailler jusqu'à 12 dimanches par an, contre cinq actuellement. 

Pour le Premier ministre, ouvrir davantage de magasins le dimanche, dans des zones ciblées, donnera un coup de pouce à l'économie et à l'emploi.  Mais fallait-il recourir à cette image pour convaincre ? Le repos dominical français pousse-t-il réellement les touristes chinois à assouvir leurs pulsions dépensières outre-Manche ? Pas sûr, à croire les tours opérateurs qui organisent les circuits des Chinois à Paris. 

"Les touristes préfèrent les musées !"

Pour Madame Chen, de l'agence Mandarin Voyage, la fermeture dominicale à Paris n'a aucune incidence sur le bon déroulement du programme. Et pour cause : le tour opérateur organise des voyages de deux semaines, au cours desquelles les touristes visitent pas moins de six pays différents ! Italie, Allemagne, Belgique, Hollande, Suisse puis France... Les voyageurs restent ainsi, en tout et pour tout, trois jours à Paris.

Et Madame Chen est formelle :

"Les gens viennent avant tout pour visiter, et non pour faire les magasins. Nous sommes une agence de voyage, pas de shopping !"

"Les touristes préfèrent faire les musées et visiter les monuments historiques, il y a tellement de choses à voir ! ", affirme-t-elle. Entre le musée du Louvre, la Tour Eiffel, le château de Versailles, Notre Dame de Paris, le Sacré Cœur, le Panthéon et un tour en bateau mouche, peu de temps est aménagé pour le shopping... Les clients qui insistent arrivent néanmoins à dégoter une virée aux Galeries Lafayette.

Et si le séjour compte un dimanche ? "Et bien, nous les y emmenons le samedi ou le lundi", conclut Madame Chen. 

Rome, Munich, Genève... Mais pas Londres

Même topo au China International Travel Service (CITS), qui organise des virées de dix jours dans cinq pays européens. Le touriste passe une à deux journées dans chaque ville : Genève, puis une ville du sud de la France, puis Rome, avant un passage éclair à Munich. Il garde le meilleur pour la fin : Paris, où il reste trois jours pleins.

"Lorsque nous arrivons à Paris, nous avons plus de marge de manœuvre pour modeler notre programme", explique une organisatrice du CITS. Dans cette course contre la montre, trois heures sont consacrées au shopping, sur les Champs-Elysées ou aux Galeries Lafayette. Même si les rideaux sont baissés le dimanche ?

"Ce n’est pas un problème. Nous n'avons qu'à intervertir deux après-midi !" 

En revanche, les deux agences sont formelles : elles ne prévoient jamais d'aller à Londres dans leur itinéraire. L'Angleterre n'étant pas dans l'espace Schengen, celle-ci requiert un visa différent, et "les démarches pour obtenir simultanément les deux autorisations de séjour restent complexes", explique Madame Chen.  

Paris : des boutiques "privilégiées"

L'Angleterre n'a d'ailleurs pas le monopole des emplettes du dimanche. En Espagne et au Portugal, les commerces ne sont presque plus soumis à des contraintes de fermeture dominicale. Pour autant, "ce n’est pas parce que les magasins sont fermés que nos clients chinois vont aller dans une autre capitale européenne dépenser leur argent", explique Claire Mo, qui participe à l'élaboration des circuits touristiques chez Eurasia Tours. 

Les produits français, notamment en matière de cosmétiques, sont privilégiés chez le consommateur chinois."

Hermès, Yves Saint Laurent, Chanel... Selon Claire Mo, les achats de luxe qui n'ont pas été faits à Paris, faute de temps, ne le seront pas forcément ailleurs. Dimanche ou pas. 

Julia Mourri
 
Martine Aubry : « Ne réduisons pas l’existence à la consommation » Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Références - Expertises, études, réflexions
09-12-2014
LE MONDE | 10.12.2014  à 09h02 • Mis à jour le 10.12.2014 à 13h10 | Par Martine Aubry (Maire de Lille)

Par Martine Aubry (maire PS de Lille)
 
Le projet de loi pour l’ouverture des commerces le dimanche va entrer en discussion au Parlement. Ce n’est pas une réforme subalterne, c’est un moment de vérité autour de la seule question qui vaille : dans quelle société voulons-nous vivre ?
 
Veut-on faire de la consommation –  encore plus qu’aujourd’hui – l’alpha et l’oméga de notre société ? La gauche n’a-t-elle désormais à proposer comme organisation de la vie que la promenade du dimanche au centre commercial et l’accumulation de biens de grande consommation ?
 
Le dimanche doit être un temps réservé pour soi et pour les autres. C’est un moment précieux qui doit être consacré à la famille et aux amis, à la vie associative, à la culture et au sport… Valorisons l’être, plutôt que le tout avoir. Gardons du temps pour penser, respirer et vivre.
 
D’ores et déjà, 5 millions de Français travaillent habituellement le dimanche, et 3 millions occasionnellement. Leur fonction est nécessaire à la vie collective : la sécurité, les transports, la santé…, sans oublier les magasins alimentaires…
 
Les arguments économiques de ceux qui sont favorables à une plus grande libéralisation du travail le dimanche ne résistent pas à l’analyse. Le commerce est affaire de revenu disponible. Celui-ci étant limité, l’élargissement des jours d’ouverture procédera à une simple réaffectation des achats dans la semaine. Les zones de tourisme international font seules exception, et méritent une approche particulière, car elles peuvent apporter du pouvoir d’achat supplémentaire, et donc créer des emplois. Encore faut-il que l’approche soit limitée et partagée par les maires concernés.
 
Dégradation
Par ailleurs, les petits commerçants, si importants pour le dynamisme de nos centres-villes comme de nos quartiers, déjà en butte à la concurrence des zones commerciales et de l’e-commerce, qui souffrent aujourd’hui de la crise économique, seront nombreux à ne pas résister face à l’ouverture le dimanche. Des dizaines de milliers d’emplois seront détruits, sans compter la dégradation des conditions de vie pour ceux qui survivront.
 
Le volontariat est mis en avant, pour récuser toute régression sociale. Croire que les salariés vont de gaieté de cœur travailler le dimanche, en décalage avec la vie de la société, sous prétexte qu’ils n’ont pas d’emploi ou un salaire majoré, montre une profonde méconnaissance de la réalité. En période de chômage de masse, on ne refuse pas de travailler aux horaires que demande l’employeur. L’ensemble des syndicats sont aujourd’hui à l’unisson opposés à ce projet. Il faut les entendre. Inutile autrement de parler de démocratie sociale.
 
Enfin, sur un sujet qui touche à l’organisation du temps dans la société, à la façon dont nous voulons vivre ensemble, ce ne sont pas les sondages qui doivent servir de boussole. Les Français dans leur majorité veulent sans doute pouvoir commercer, y compris le dimanche, mais une majorité encore plus grande d’entre eux ne veulent pas être contraints de travailler le dimanche. La politique, c’est bien de dire, au regard de nos valeurs et du sens que nous leur donnons, dans quelle société l’on veut vivre et non de se laisser guider par les études d’opinions.
 
Je me suis toujours engagée pour un dimanche réservé à la vie : vie personnelle, vie collective. Aujourd’hui, je suis fermement opposée au passage de 5 à 12 dimanches ouverts par an.
 
Je combattrai cette régression pour notre société au niveau national, comme dans ma ville.
 
Manuel Valls prend en main la loi Macron pour l’activité Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
La PPL Mallié, version 4 - Projet Macron
09-12-2014

Valls, qui ose tout, ne doute de rien, et pense que la future loi Valls (ex-Macron ?) passera la rampe à l'Assemblée, comme les autres textes sont également passés sans coup férir.

Hélas, nous craignons qu'il n'ait raison, tant nos députés ont oublié leur rôle premier : représenter les électeurs, et les défendre des excès du pouvoir. 

 
Le Monde.fr | 09.12.2014 à 10h52 • Mis à jour le 09.12.2014 à 12h25 | Par David Revault d'Allonnes

Manuel Valls et Emmanuel Macron à l'Elysée, le 20 novembre. | BERTRAND GUAY / AFP
 
Fait rare, Manuel Valls assurera en personne le service après-vente de la « loi Macron », mercredi 10 décembre, à l’issue de sa présentation en conseil des ministres.
 
Flanqué bien sûr du principal intéressé, le ministre de l’économie, mais aussi d’une brochette de ministres impliqués par ce texte : Christiane Taubira, Michel Sapin, François Rebsamen, Carole Delga, Thierry Mandon, Sylvia Pinel, Alain Vidalies. Signe de l’importance du moment, cette présentation aura lieu à l’Elysée-même, dans un des salons attenants à celui où se tient le conseil. Une pompe inhabituelle pour le dévoilement d’une loi, qui témoigne de l’enjeu politique qui l’accompagne.
 
Cette prise en main du dossier par le premier ministre répond à un double impératif. D’abord, protéger son ministre de l’économie. Car Emmanuel Macron tend à devenir, ces jours-ci, une cible pour la gauche du PS, son texte n’étant pas assuré, loin de là, de recueillir en l’état une majorité à l’Assemblée nationale, selon plusieurs sources au sein de l’exécutif.
 
 « Mon rôle de premier ministre n’est pas de laisser les ministres seuls face à l’adversité, mais de les soutenir, s’agissant de textes importants. Comme j’ai soutenu Bernard Cazeneuve, injustement mis en cause ces dernières semaines », a expliqué Manuel Valls, lundi 8 décembre en marge d’un déplacement à Prague. « Mon rôle, c’est de conduire le pack, comme chef d’équipe, autour de ce texte important, de créer en permanence des réflexes de soutien et de solidarité », explique le chef du gouvernement, dans l’élan de son intervention au « 20 heures » de France 2, dimanche, où il assurait ambitionner de demeurer à Matignon jusqu’en 2017.
Vidéo suggérée sur le même sujet
 
Protéger Emmanuel Macron, donc, mais aussi sécuriser sa propre position et « illustrer le fait que nous poursuivrons les réformes », explique M. Valls. D’ici à ce que la « loi Macron » devienne une « loi Valls », il n’y a qu’un pas que le premier ministre n’est pas loin de franchir : « Ce n’est pas la loi de Macron, même si c’est lui qui la portera dans les médias, c’est une loi voulue par le président et le premier ministre », estime-t-il.
 
Quand à la destinée parlementaire du texte, le chef du gouvernement, là encore, de bonne guerre, assure ne pas douter : « On nous promet toujours que les textes ne passeront pas. Or regardez la confiance, les budgets, la réforme des régions qui ne devait pas se faire, la réforme des allocations familiale… Moi, je suis toujours optimiste. »
 
Bernard Gaudillère : « Paris est une ville déjà très largement ouverte le dimanche » Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
La PPL Mallié, version 4 - Projet Macron
09-12-2014
Source: LEMONDE.FR Date de parution: 05.12.2014
Le Monde.fr 105.12.2014 à 15h31 1 Propos recueillis par Béatrice Jérôme
 
Bernard Gaudillère, président de la mission d'information et d'évaluation sur le travail dominical à Paris, le 6
octobre. 1 LIONEL BONA VENTURE / AFP
 
Président de la mission d'information et d'évaluation (MIE) sur le travail dominical à Paris, Bernard Gaudillère, ancien adjoint (PS) aux finances de Bertrand Delanoë dénonce les arguments des partisans de l'extension du travail du dimanche.
 
Le rapport de la MIE exprime de très fortes réticences à l'extension du travail dominical à Paris. L'UMP vous accuse d'avoir cédé à la pression des écologistes et des communistes, vos partenaires dans la majorité municipale?
 
Bernard Gaudillère : Pas du tout. Nous nous sommes fondés sur plus de 130 auditions de personnalités, 80 organisations, des élus, des associations professionnelles, féminines, des syndicats, des économistes, des sociologues, qui nous ont permis de nous forger une opinion sérieuse. Au terme de six mois de travail, il nous est apparu que Paris était une ville déjà très largement ouverte le dimanche. Bien plus que les grandes capitales comme Londres ou Berlin !
 
Nous sommes arrivés à la conclusion que l'ouverture plus large des magasins le dimanche se ferait au détriment de la diversité du commerce qui constitue un atout pour Paris. Le sujet est aussi un enjeu de société. Nous pensons qu'ouvrir un pan entier des commerces parisiens le dimanche aurait des conséquences sociales importantes. Les premiers pénalisés seraient les employés. La très grande majorité sont des femmes, pour moitié d'entre elles chefs de famille. La plupart habite en banlieue. Elles auront à régler des problèmes de garde d'enfants importants.
 
Pour autant, nous sommes favorables à des retouches sur le périmètre des actuelles zones touristiques. S'agissant des gares, il suffit qu'on nous démontre de manière très claire que l'ouverture le dimanche aura un effet positif sur le sentiment d'insécurité qui y règne parfois ce que défend la SNCF - pour que nous y consentions. Si le projet de loi que le gouvernement prépare donne à la maire de Paris le pouvoir d'accorder aux commerces davantage que cinq dimanches ouverts par an, je pense que nous aurons des débats au sein du conseil de Paris pour fixer un nombre convenable.
 
Pourquoi refusez-vous l'ouverture tous les dimanches des grands magasins, boulevard Haussmann?
 
Les patrons des grandes enseignes concernées ne nous ont pas fourni de démonstration convaincante, qu'il s'agisse de l'effet sur leur chiffre d'affaires ou de la création d'emplois qui en résulterait. L'argument concernant les touristes est un argument de lobbying! Les touristes étrangers séjournent en moyenne entre 4 jours et 6 jours à Paris. Est-ce que vous croyez qu'un Américain ou un Russe n'a pas le temps en six jours de trouver l'adresse et les horaires du Printemps ou des Galeries Lafayette? D'autant que les tours opérators, qui eux connaissent bien les horaires, perçoivent 33 millions d'euros de commissions du Printemps pour qu'ils lui apportent des clients. Dire que les touristes consommeront davantage si ces
enseignes ouvrent plus souvent le dimanche est un mythe. On ne nous a pas démontré que l'extension du travail du dimanche dans cette zone influerait réellement sur l'emploi ou l'économie. Je rappelle au passage que le pays qui a la réglementation la plus stricte sur le repos dominical est un pays dont ni l'économie ni l'emploi ne me paraissent menacés: c'est l'Allemagne.
 
Etes-vous d'accord avec les écologistes parisiens qui demandent au gouvernement de renoncer au volet consacré au travail du dimanche dans le projet de loi Macron ?
 
Je n'ai pas l'outrecuidance de penser que notre rapport doive dicter les décisions du gouvernement. Je n'ai pas à avoir d'opinion sur son impact. En revanche, le fait que le gouvernement cherche à imposer une tutelle à Paris sur la création de nouvelles zones de travail dominical est à rebours de ce qu'ont engagé toutes les majorités depuis quarante ans.
 
De droite comme de gauche, elles ont toutes rapproché le statut de Paris de celui des autres villes. Un retour en arrière serait surprenant et inacceptable.
 
Travail dominical: un rapport contre les idées reçues Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
La PPL Mallié, version 4 - Projet Macron
09-12-2014
Huffingon Post : 05/12/2014  18h36 CET Mis à jour: 05/12/2014 18h36 CET

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La Mission d'information et d'évaluation du Conseil de Paris, présidée par Bernard Gaudillère, a voté jeudi 4 décembre ses préconisations sur le travail nocturne et dominical, à l'issue de nombreuses et studieuses séances d'auditions. À cette occasion, les élus de gauche ont avancé des propositions d'évolution certes limitées mais bien réelles, sur lesquelles pourra s'appuyer Anne Hidalgo : la Maire de Paris pourrait autoriser des ouvertures dominicales supplémentaires par rapport à ce qui se pratique aujourd'hui, les actuelles zones touristiques évolueraient à la marge en fonction de données objectives et pourraient aussi concerner certaines gares parisiennes, les compensations salariales seraient harmonisées pour tous alors qu'actuellement les régimes sont très injustes et disparates, l'Etat devrait se doter de moyens efficaces pour faire respecter ces règlementations.
Mais pour beaucoup de commentateurs qui s'intéressent superficiellement au sujet, ça ne serait pas assez : au nom de la sacro-sainte modernité, de l'impérieuse nécessité de lutter contre le chômage et de soutenir la croissance, il faudrait en effet supprimer toutes les barrières qui maintiennent un fragile équilibre, en particulier à Paris, entre les légitimes besoins d'offre dominicale, la protection d'une qualité de vie de salariés et le maintien nécessaire de petits commerces cohabitant avec de grandes surfaces.

Un des mérites de cette mission d'information, et non le moindre, aura été de remettre de la rationalité et de l'objectivité dans un débat déjà ancien qui se nourrit bien souvent de préjugés et de postulats totalement invérifiables.

On nous répète par exemple que l'ouverture dominicale créerait des milliers voire des dizaines de milliers d'emplois à Paris. Pourtant, mis à part les déclarations d'ailleurs très contradictoires de certains patrons de grands magasins, aucune étude sérieuse n'a pu être produite à l'appui de cette assertion. Au contraire, les économistes et sociologues auditionnés ont démontré que les emplois et les richesses créés ne le seraient très majoritairement que par transfert et entraineraient autant de destruction, le pouvoir d'achat n'étant pas extensible.

Pire, c'est tout le maillage subtil des petits commerces qui risquerait ensuite d'être détruit par « effet domino » si le travail dominical s'étendait très au-delà des 20 à 25 % de commerces déjà ouverts actuellement à Paris. Rappelons que, depuis 2004, la Mairie de Paris et sa société d'économie mixte la SEMAEST ont développé un programme unique en France de soutien au commerce de proximité pour lutter contre la monoactivité et réimplanter des commerces de proximité dans onze secteurs de Paris. Cette opération, qui connaît un grand succès, montre à la fois l'importance du volontarisme politique pour sauvegarder l'emploi et un précieux art de vivre mais aussi la fragilité de l'équilibre si l'on laisse s'installer une trop grande distorsion de moyens et de concurrence dans le secteur commercial. Combien de communes paient aujourd'hui les choix trop favorables aux grandes surfaces par une dévitalisation commerciale de leur centre-ville ? L'action de la municipalité en faveur du commerce, conduite par Anne Hidalgo et son adjointe Olivia Polski, joue ainsi un rôle très important dans l'attractivité de Paris.

Reste la question des touristes qui, nous dit-on, partiraient dépenser leurs devises ailleurs en Europe s'ils trouvaient porte close le dimanche. Cette assertion a été balayée par les chiffres indiscutables émanant de l'Office du Tourisme : Paris est déjà la première destination touristique au monde et 50 % du chiffre d'affaires des grands magasins émane déjà d'étrangers.
 
Surtout, la durée moyenne du séjour d'un touriste étranger européen est de 4 jours, et celle d'un touriste extra-européen (américain, japonais, chinois ou encore brésilien, etc.) est de 6 jours. Contrairement à une idée reçue, la fermeture dominicale de certains magasins n'empêche donc pas les touristes d'effectuer leurs achats à Paris.

Comme ultime argument, on nous oppose l'opinion publique qui serait majoritairement favorable à 62 % à l'ouverture dominicale. Pourtant, ce que dit le même sondage , c'est que 60 % des intéressés sont résolument opposés à travailler eux-mêmes le dimanche. C'est la manifestation évidente de contradictions qui nous caractérisent tous comme individus. C'est la responsabilité du politique que de faire prévaloir l'intérêt général.

Faudrait-il donc préconiser un élargissement massif du travail nocturne et dominical ? Non car cela engendrerait rapidement une généralisation et une banalisation du travail dominical, par un effet de capillarité difficilement évitable, phénomène qui ne profiterait alors qu'aux grands magasins et centres commerciaux.

Ce n'est donc pas la recommandation que la mission a faite à la Maire de Paris, Anne Hidalgo, fidèle à une conviction constante déjà rappelée par Bertrand Delanoë depuis 2001 : « les dimanches ne doivent pas devenir des jours comme les autres ». Car ce débat crucial de société ne peut se résumer à des arguments économiques, qui sont d'ailleurs loin d'être prouvés. Nous refusons en effet de réduire la société à sa dimension productiviste et consumériste, convaincus qu'elle doit favoriser aussi, au moins un jour par semaine, la possibilité de développer des activités personnelles, culturelles, sportives ou encore associatives.

De plus, les conséquences négatives d'un élargissement brutal et massif se feraient d'abord sentir sur les plus fragiles, en particulier les femmes, premières victimes de la précarité dans le travail, et bouleverseraient le paysage commercial parisien, alors qu'il constitue en lui-même une grande part de l'attractivité touristique de notre capitale. Nous refusons que Paris perde sa spécificité pour ressembler à toutes les autres grandes villes. D'autant que le nombre actuel d'ouvertures dominicales est déjà supérieur à ce qui est pratiqué dans bien d'autres métropoles comme Berlin ou Barcelone.

C'est pour cela que les évolutions proposées par la Mission des élus parisiens restent limitées à des changements utiles socialement. Elles se fondent en outre sur deux principes fondamentaux : le respect du pouvoir local de décision, seul à même de juger de situations éminemment complexes, et les compensations égales et équitables pour tous les salariés.

En ces temps de crise dramatique pour beaucoup de nos concitoyens, ne cédons pas aux prétendues sirènes de la modernité au risque de bouleverser un équilibre fragile et de provoquer à terme la disparition d'une des richesses de Paris : la densité et la diversité de son tissu commercial dans l'ensemble de ses arrondissements.
 
Nicolas Dupont-Aignan s'engage contre la loi Macron Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
La PPL Mallié, version 4 - Projet Macron
09-12-2014

A ceux qui s'étonneraient de la coloration ultralibérale du ministre de l'économie, Nicolas Dupont-Aignan rappelle opportunément que M. Macron est un ancien de la banque Rotschild. Et nous ne pouvons que constater que cette origine peut être une clé tout à fait pertinente d'explication de l'aberration d'avoir mis un paragraphe sur le dimanche dans un texte certes fourre-tout, mais nominalement destiné à relancer la croissance.

Et nous suivons à 100% Nicolas Dupont Aignan quand il dit qu'il est sur la même ligne que Mme Hidalgo sur Paris, et surtout qu'il propose de supprimer la scandaleuse directive "travailleurs détachés", et de baisser les charges des entreprises.

 
Source: FRANCE 3 12/13 DIMANCHE - Le 07/12/2014 -12:28:30 Date de parution: 08.12.2014
 
Invité: Nicolas DUPONT-AIGNAN, député de l'Essonne et président de « Debout la France»
 
FRANCIS LETELLIER : On va parler de la France de demain puisque le ministre de l'Economie, Emmanuel MACRON, doit présenter son projet de relance économique là mercredi en conseil des ministres et notamment faciliter le travail le dimanche. Est-ce que vous êtes pour ou contre?
 
NICOLAS DUPONT-AIGNAN : Eh bien, c'est l'exemple même du faux débat. Les familles françaises se divisent à table le dimanche, est-ce qu'il faut aller travailler le dimanche? Est-ce qu'il ne faut pas? J'y suis totalement hostile!
 
FL : Pas de changement de la loi?
 
NDA : Simplification, amélioration, parfois certaines zones touristiques pourquoi pas? Mais faire croire aux Français que parce qu'on va ouvrir les magasins le dimanche, on va relancer la consommation et on va relancer l'emploi est une idée totalement fausse.
 
FL : Donc vous êtes sur la même ligne qu'Anne HIDALGO à Paris là de ce point de vue!
 
NDA : Tout à fait. Ouvrir le dimanche va faire quoi? Va tuer des milliers, des dizaines de milliers de commerces de proximité qui ne peuvent pas se le permettre. Penser aux petits commerçants qui irriguent la France, cette loi, si elle passe va renforcer qui? Ceux qui gouvernement derrière Monsieur MACRON, les grandes surfaces, la grande distribution qui a déjà tué nos paysages, qui est partout présente, qui tue nos producteurs.
 
FL : Vous voulez dire que le ministre de l'Economie est l'allié de la grande distribution et de la finance?
NDA : Bien sûr, c'est un ancien de la banque ROTHSCHILD. Il est là pour faire la politique de gros intérêts qui ont mis main basse sur la France, les
Chinois à Toulouse, vous l'avez vu, qui ont racheté l'aéroport de Toulouse, les cabinets d'avocats anglo-saxons qui veulent détruire le notariat française, maintenant la grande distribution qui veut s'emparer de toute la consommation française ...
 
FL :  Si je comprends bien ...
 
NDA : Est-ce qu'on ne peut pas répartir intelligemment les choses? Défendons le commerce de proximité parce que quand il n'y a plus de commerce de proximité dans une ville, vous savez, eh bien, c'est beaucoup de l'art de vivre qui disparait.
 
FL :  Si je comprends bien, la loi MACRON quand elle viendra à l'Assemblée nationale, vous voterez contre?
 
NDA :   Je la combattrai ... c'est une loi
 
FL : Vous voterez contre, c'est ça ?
 
NDA : Bien sûr ... de gros intérêts et qui ne résout pas les problèmes. Il y a tellement de choses qu'on pourrait faire. Que Monsieur MACRON supprime la directive «travailleurs détachés» pour que les Polonais, Roumains, payent les charges sociales en France, que Monsieur
MACRON baisse les charges sur les PME pour qu'elles investissent en France, voilà des mesures importantes ! 
 
Le PS vous souhaite un bon dimanche Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
La PPL Mallié, version 4 - Projet Macron
09-12-2014

Marianne, 7/12 

S'attaquer au repos dominical ? Une "provocation", une "arnaque", une "tromperie organisée" qui menacerait un "équilibre multiséculaire dans notre pays". Ces mots ne sont pas ceux de vilains gauchistes s’attaquant à la proposition phare du projet de loi de croissance d’Emmanuel Macron, mais ceux de... responsables socialistes. Certes, on était en 2009 et ils étaient dans l’opposition…


Faire mieux que la droite sarkozyste ? Chiche ? Serait-ce là le pari que se sont lancés, un soir d’ennui dans un des salons de l’hôtel Matignon, Manuel Valls et son ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, pour s’attaquer au sacro-saint travail du dimanche qui, il y a encore peu, faisait partie de ces fameux « marqueurs de gauche ». Avec sa loi sur la croissance dites loi pour« l’égalité des chances économiques », Macron est bien parti pour faire un joli strike : brouiller une bonne fois pour toute les pistes entre le PS et la droite, et obliger un certains nombres de ses petits camarades à se dédire. 

Car en 2009, sous le gouvernement Fillon, la majorité de l’époque avait adopté une loi « visant à adapter les dérogations à ce principe (du repos dominical) dans les communes et zones touristiques et thermales ainsi que dans certaines grandes agglomérations pour les salariés volontaires ». Un débat qui avait donné lieu à une véritable bataille rangée, à coup d’amendements en rafale, de prises de parole solennelles et de saisines du Conseil constitutionnel de la part des socialistes. Florilège de paroles socialistes de l’époque : 
  
« Le travail du dimanche, aujourd’hui, c’est une provocation alors que les gens, ils ne travaillent pas. Les gens ne voudraient pas travailler le dimanche, ils voudraient travailler dans la semaine, déjà ce serait pas mal. Et le gouvernement leur dit (…), il faut déréguler. Ils n’ont rien compris à la crise », analysait en 2009 Jean-Christophe Cambadélis, député de Paris et pas encore Premier secrétaire du PS, à l’occasion du traditionnel défilé du 1er mai. 
 
 
 
« En réponse à la grave crise économique qui sévit actuellement, la droite a comme seule réponse des reculs sans précédent sur le droit du travail.(…) Le Parti socialiste s’oppose avec force à ce recul social extrêmement préoccupant pour les droits des salariés. (…) Pour le Parti socialiste, le travail du dimanche est : inefficace sur le plan économique, dangereux pour les salariés et néfaste pour la vie sociale », taclait sèchement le secrétariat national du parti socialiste, dans un communiqué daté du 1er juin 2009.  

« Le gouvernement matraque une nouvelle fois le code du travail, officiellement au nom de la croissance contre la crise. En réalité, depuis des années la majorité souhaite supprimer le repos dominical. La crise n’est qu’une divine occasion de passer à l’acte. Pourtant, les pays les plus libéraux sont les premiers touchés par l’effondrement de ce modèle. Cette proposition de loi révèle la vision mercantile inquiétante de la droite. Il s’agit d’une triple erreur : économique, politique et sociétale. (…) Cette conception de la vie est une véritable menace pour la sphère familiale, amicale, culturelle, sportive, spirituelle ou associative. Nous refusons que la civilisation du caddie remplace la civilisation du loisir. La citoyenneté ne se résume pas à l’acte de consommation. » Ils étaient 120 parlementaires de gauche, dont une bonne partie de socialistes, à signer cette tribune « Dimanche : "Yes week-end" » à l'initiative de Christian Eckert, aujourd'hui secrétaire d'Etat au Budget et publiée dans le journal Libération le 11 décembre 2008 pour protester contre les coups de canifs donné au repos dominical. Parmi les autres signataires on retrouvait un Jean-Marc Ayrault, Claude Bartolone, Delphine Batho, Bernard Cazeneuve, Jean-Marie Le Guen, Christiane Taubira, Jean-Jacques Urvoas, Jean-Christophe Cambadélis (à nouveau lui) et bien d’autres. Une unité affichée qui fait cruellement défaut ces temps-ci... 

Les députés du groupe PS étaient si mobilisés par le sujet qu'ils nous offraient, cette même année 2008, un petit clip gentillet en défense du travail du dimanche (voir ci-dessous). 
 
 
Plus récemment, en 2012, alors que l’enseigne Bricorama réclame le droit d’enfreindre la loi sur le repos dominical, en ne respectant pas les limitations imposées par la loi dans ses 31 magasins franciliens, Michel Sapin, alors ministre du Travail, affirmait qu’il « n’est pas question de modifier la loi, ni de banaliser le dimanche ». Une bien belle déclaration. Mais ça, c’était avant. Avant le gouvernement Valls et la loi Macron. Bon dimanche à eux. Et à vous... 

 
60% des français opposés au travail dominical Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Les sondages - Sondages 2013 et suiv.
09-12-2014

08/12/2014 - La dépèche

Société

Notre sondage : le «oui mais...» des Français
Notre sondage : le «oui mais...» des Français

Travailler le dimanche ? Les Français sont plutôt pour, à certaines conditions. Tel est l'enseignement du sondage BVA La Dépêche du Midi sur les Français et l'ouverture des magasins le 7e jour de la semaine. «Une nette majorité de 62 % des Français reste favorable à l'ouverture des magasins le dimanche, contre 38 % qui y sont opposés.

Contreparties

Mais cette majorité est toutefois en nette baisse de 7 points par rapport à octobre 2013, lorsque les Français étaient 69 % à y être favorables», note Éric Bonnet, directeur des études politiques chez BVA Opinion. En revanche, s'ils sont favorables à l'ouverture des magasins, les Français sont toujours opposés à travailler eux-mêmes le dimanche à 56 %. «Et cette opposition est elle aussi en hausse par rapport à l'an dernier (+ 4 points par rapport à octobre 2013)», souligne Éric Bonnet. Une opposition qui peut s'inverser s'il y a d'importantes contreparties, comme le doublement de leur salaire ce jour-là et un repos compensateur. Dans ce cas 61 % des Français seraient d'accord pour travailler régulièrement le dimanche.

«Tout l'enjeu pour Emmanuel Macron et le gouvernement est donc de faire en sorte que l'extension de l'ouverture des magasins le dimanche soit perçu par les Français comme une chance de pouvoir plus souvent faire leurs courses 7 jours sur 7, sans que cela soit perçu comme une menace, d'être un jour eux-mêmes obliger de travailler ce jour-là, sans contreparties suffisantes», explique Éric Bonnet, qui souligne un autre défi, celui du fort clivage que suscite cette question dans la population.

Clivages à tous les étages

Un clivage entre la droite et la gauche tout d'abord. «Alors que les sympathisants de la droite sont 77 % à être favorables à ce que les magasins puissent ouvrir le dimanche et 54 % à être d'accord pour eux-mêmes travailler régulièrement ce jour-là (et même à 74 %, en cas de contreparties importantes, comme le doublement de leur salaire et un repos compensateur), les sympathisants de la gauche, au contraire, sont majoritairement hostiles à cette ouverture des magasins le dimanche (53 %) et, logiquement, plus encore à l'idée de devoir eux-mêmes travailler ce jour-là (72 %, sauf en cas de contreparties importantes, où ils seraient 51 % à être d'accord)» Les sympathisants de la gauche sont donc maintenant une majorité à être opposés à l'ouverture des magasins le dimanche (53 %).»

Le gouvernement doit rassurer

Mais un autre clivage traverse la gauche elle-même. «Si les sympathisants socialistes sont largement favorables à l'ouverture des magasins le dimanche (59 %, contre tout de même 41 % y étant opposés), les autres sympathisants de la gauche y sont au contraire très largement opposés (71 % contre seulement 29 % y étant favorables).»

De fait, à quelques mois d'une élection cruciale en terme d'élection, le gouvernement peut prendre un fort risque de division de la gauche avec la question du travail le dimanche. Un passage en force renforcerait indubitablement les «frondeurs» du PS et les formations de la gauche de la gauche.

«Dans ces conditions, le gouvernement devra veiller à ce que cette mesure, globalement populaire parmi l'ensemble des Français, ne nuise pas paradoxalement à sa propre popularité, notamment à gauche, où elle apparaît majoritairement impopulaire et très clivante. Pour cela, il lui faudra réussir àcontrer l'impact négatif dans l'opinion du rapport commandé par Anne Hidalgo, en rassurant sur les bienfaits économiques de cette mesure et sur les contreparties garanties aux salariés qui devront travailler le dimanche.» 

 
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Le travail du dimanche en question :
entre productivité débridée et art de vivre, un vrai choix de société 
Collectif des Amis du Dimanche, 10 rue Denis Poisson, 75017 PARIS 
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