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Pétition pour le Dimanche

Déjà plus de 107.000 signatures ! Vous aussi, signez la pétition du CAD.

La pétition présentée par le CAD a obtenu plus de 107.000 signatures authentifiées (au contraire de la pétition-bidon du Dr Carabistouille !)
- Pétition électronique : 99.000 signatures au 01/10/13
- Pétition papier : 8.107 signatures au comptage du 15/01/12
   Merci à tous ceux qui out téléchargé et fait signer la pétition papier, voir cette page !

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Travail du dimanche: le gouvernement pré...
Le repos dominical n'est pas pour les plus pauvres et décision du Conseil d'Etat Le pape François a appelé les ch...
Citations

Le combat de 2012, c'est de préserver le principe du repos dominical, c'est-à-dire de permettre aux travailleurs de consacrer un jour de leur semaine à leur famille, au sport, à la culture, à la liberté. Et j'y veillerai !.

François Hollande

Président de la République Française - Mai 2012

Tous ouverts ou tous fermés, mais tous égaux.

 

Jean-Claude Bourrelier

Patron de Bricorama

De mauvaises lois sont la pire sorte de tyrannie.

Edmund Burke
Ecrivain

Le débat qui nous occupe est infiniment [...] profond [...] Nous sommes bien face à un choix de société qu’il nous faut trancher.

Jean-Marc Ayrault
Premier Ministre
Extrait de la discussion du 7 juillet 2009 à l’Assemblée Nationale

Je m'oppose absolument et formellement au travail du dimanche qui détruit la vie de famille et se met au service d'un consumérisme aveuglé.

Jean-Luc Mélenchon
Ancien ministre, député européen, sénateur, conseiller général
candidat 2012 à la présidence de la République

Dans la semaine, il y a six jours pour avoir, et un jour pour être.

Hervé Mariton
Ingénieur des Mines
Député UMP de la Drôme

Le travail du dimanche n'enrichit pas.

Proverbe italien

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Nous avons trouvé la source d'inspiration de Pierre Gattaz ! Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Références - Humour
30-09-2014

 

La presse a largement fait écho des propositions novatrices de Pierre Gattaz, proposant de supprimer deux jours fériés, et de travailler de nuit et le dimanche. Nous nous sommes étonnés d'une telle créativité : où est-il allé chercher tout cela, où ce cerveau supérieur a-t-il pu trouver son inspiration ???

Il semble que c'est l'expérience internationale de Pierre Gattaz qui ait fait toute la différence.

Grand voyageur, ses pas l'ont mené partout dans le monde. S'il n'a vraisemblablement pas pu discuter longtemps avec Richard Branson , il a observé avec attention les pratiques indiennes, et c'est certainement après un entretien avec le Premier ministre de ce pays que l'inspiration lui est venue. Si le but du Premier ministre indien était très prosaïque, supprimer un jour férié pour faire nettoyer les chiottes des fonctionnaires, l'élégance française qui caractérise Pierre Gattaz lui a soufflé de laisser un vent de liberté et d'universalité s'élever sur la suppression qu'il propose, élargie du monde du fonctionnariat à l'ensemble du salariat, et qui pourrait même être utilisée à des tâches plus élevées que celles retenues en Inde. Quel génie !

Vive la France, vive la République, et vive Pierre Gattaz !

 

 

Corvée de toilettes un jour férié pour les fonctionnaires indiens

Reuters, 29/9/2014 à 16h31

NEW DELHI (Reuters) - Le nouveau Premier ministre indien, Narendra Modi, a ordonné que certains fonctionnaires travaillent le 2 octobre (anniversaire de Gandhi), bien que ce soit un jour férié, afin de nettoyer les ministères et notamment les toilettes.

Narendra Modi compte honorer la mémoire du héros de l'indépendance en lançant jeudi une campagne appelée "Clean India", qui vise à résoudre dans les cinq ans à venir le problème posé par les sanitaires et les ordures.

Nombre de villes indiennes, dont New Delhi et Bombay, sont dépassées par le problème des ordures ménagères, conséquence d'une croissance économique débridée mais aussi d'un développement urbain anarchique, de la surpopulation et d'un certain manque de civisme.

Plusieurs responsables, dans les ministères à New Delhi, ont dit à Reuters avoir reçu pour consigne de travailler jeudi, bien que le jour soit férié, afin de participer au nettoyage de leurs locaux.

"Nous achetons tous des balais. Nous allons même nettoyer les sanitaires", a déclaré un responsable au ministère de la Défense. "C'est notre boulot, maintenant..."

Modi est le premier chef de gouvernement indien à faire de la propreté une de ses priorités. Son objectif est de permettre aux grandes villes de ne plus être encombrées d'ordures à l'horizon 2019.

Dans un discours prononcé la semaine dernière, Narendra Modi a demandé à chaque Indien de consacrer une centaine d'heures par an, soit deux heures par semaine, au nettoyage des lieux publics.

Selon une étude de la Banque mondiale, la pénurie de toilettes coûte au pays plus de 50 milliards de dollars par an, essentiellement en provoquant des décès prématurés et en propageant des maladies provoquées par le manque d'hygiène.

Durant les années où il militait pour que l'Inde se libère de la tutelle britannique, Gandhi avait insisté sur la nécessité de la propreté, estimant à cet égard qu'avoir "des toilettes est plus important que l'indépendance".

(Manoj Kumar; Eric Faye pour le service français) 

 
En réponse à la tribune échevelée de Guillaume CAIROU Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Tribunes du CAD
29-09-2014

En réponse à la tribune échevelée et consternante de Guillaume CAIROU, parue sur les Echos le 26/09  et sur le blog du Club des Entrepreneurs .

 


 

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COLLECTIF DES AMIS DU DIMANCHE (CAD) 
10 rue Denis Poisson
75017 PARIS 
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                                 Paris, le 29 septembre 2014

 

Monsieur Guillaume CAIROU
Président du Club des Entrepreneurs
154 Boulevard Haussmann
75008 PARIS

Objet : Travail dominical – Travail de nuit (Lettre ouverte)

Monsieur le Président,

Vous avez fait paraître sur le site des Échos, ce 26 septembre, une tribune dans laquelle vous vous « insurgez » contre la décision de la Cour de Cassation interdisant le travail de nuit chez Sephora.

Vous affirmez qu'« aucun pays dans le monde ne se pose cette question délirante de savoir quand et comment l’État doit empêcher les salariés de travailler alors qu'ils sont volontaires et sont mieux payés. ». Nous voudrions vous rappeler qu'exactement au contraire, tous les pays du monde ont adopté des législations sociales, réglementant le temps du travail. Heureusement. Et que par ailleurs, en France, les chefs d'entreprise dont nous sommes, ont une liberté totale de travailler quand ils le veulent, dimanche compris. Heureusement aussi.

Élargissant votre propos, vous écrivez ensuite que « nous devons desserrer les freins à la croissance. Cela passe avant tout par l'étau qui enserre et dégrade l'emploi dans notre pays. Il en va du travail le dimanche comme du travail en soirée  […] Les mesures qui empêchent le travail le dimanche et en soirée entravent l'emploi, la croissance et le pouvoir d'achat ».

Vous avez certainement pris connaissance de l'étude de Xavier Timbeau sur le travail dominical concluant à son absence totale d'impact sur la croissance dans notre contexte, et à un impact possiblement négatif pour l'emploi. Vous avez certainement noté les réactions des économistes concernés aux récentes propositions du MEDEF à ce sujet : chiffrages « totalement fantaisistes » (Philippe Askenazy, CNRS), calcul « très trivial » et « surestimé » (Eric Heyer, OFCE), mesures « ne pouvant pas avoir un effet massif » (Gérard Cornilleau, OFCE), « provocations » (Stéphane Soumier, BFM). Nous avons publiquement mis au défi M. Gattaz de produire une seule étude macro-économique concluant à la création nette d'emplois par la dérégulation du repos dominical : il n'a pas pu nous la fournir. Nous vous faisons le même défi. Vous vous souvenez de la promesse des « dizaines de milliers d'emplois » annoncés par le député Mallié, lors de la discussion de la loi instaurant entre autre le désordre kafkaien des PUCE ? Nous les attendons toujours. Vous avez observé les expériences menées en Allemagne et en Espagne sur ces sujets : le travail du dimanche n'a aucun impact positif sur l'emploi, la croissance, ou le pouvoir d'achat.

Même dans l'hypothèse la plus favorable pour vous, c'est-à-dire que vous ayez raison contre toutes les études, ainsi que l'expérience des pays qui les ont testé, ces mesures sont de l'ordre du gadget (sauf, naturellement, pour les entreprises qui y ont un intérêt individuel, comme Sephora sur les Champs-Elysées). Envisagez-vous sérieusement, M. Cairou, de « déserrer les freins de la croissance » avec de telles propositions ?

Le seul effet incontesté de ces dérégulations est qu'elles génèrent, au détriment de la distribution de proximité, un transfert de chiffre d'affaire vers la grande distribution, représentée par des enseignes que vous connaissez bien, puisque certaines d'entre elles sont situées sur le même boulevard que votre siège social, le boulevard Haussmann, ou propriétaires du support média de votre tribune, … ainsi que de Sephora.

Aussi, il est facile de comprendre pourquoi travailler le dimanche et de nuit n'est demandé que par ces grandes enseignes, qui n'hésitent pas, le cas échéant, à organiser des « manifestations spontanées de salariés », dûment encadrées par leurs services de communication, ou à financer des sondages particulièrement orientés, quand ils ne sont pas carrément bidonnés (JDD 2008).

La dérégulation des temps de travail, non seulement inefficace économiquement, est porteuse de nombreux effets délétères : déstructuration sociale,  impacts négatifs sur la santé, affaiblissement culturel, développement d'un matérialisme déshumanisant, etc. Est-ce là le choix de société que vous faites pour les prochaines années, un retour au XIX° siècle ?

Pour tout vous dire, nous avons étés stupéfaits de lire sous votre plume une pareille accumulation de contre-vérités, d'aberrations économiques, voire d'escroqueries intellectuelles, transformant le Club des Entrepreneurs en supplétif d'intérêts particuliers.

Nous attendons que vous portiez à la connaissance du public les éléments sur lesquels se basent vos affirmations, et, le cas échéant, que vous procédiez à la clarification et aux rectifications nécessaires.

Dans cette attente, Monsieur le Président, veuillez agréer nos courtoises salutations.

 

Jean DIONNOT                   Etienne NEUVILLE
Président                                Secrétaire Général

Copie pour information : M. Morel, Les Échos

 

 


Réponse reçue des Echos, à notre proposition de texte en réponse à cette tribune. Nous aimons bien le mot "malheureusement" !

 

De : "IDEES" < Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir >
À : Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir
Envoyé 06/10/2014 12:56:36
Objet : Dionnot - Neuville : Réponse à la tribune de M. Cariou

Bonjour, 
Nous vous remercions de la proposition de point de vue que vous nous avez fait parvenir mais elle n'a malheureusement pas été retenue. 
En vous remerciant de l'intérêt que vous portez aux Echos, 
Cordialement 

Daniel FORTIN 
Rédacteur en chef responsable des Opinions. 

Zahia KACEL
Rédaction en Chef / Pages idées 
16, rue du Quatre-Septembre - 75112 Paris Cedex 02
Tel : 01.49.53.67.24 - Fax : 01.49.53.68.02 

 
Le patron de Virgin propose des congés illimités à ses employés Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Dernières nouvelles
29-09-2014

Alors qu'en France, Gattaz II propose de supprimer des jours fériés, et de travailler dimanche et de nuit, Richard Branson propose à ses salariés des congés illimités.

No comments ! 

Sud Ouest, 30/09

Richard Branson s'inspire d'une politique déjà mise en place chez Netflix. Seule contrainte : que les objectifs soient remplis. Est-ce possible en France ?

Imaginez : la semaine prochaine, vous partiriez bien profiter des derniers jours de douceur sur le bassin d'Arcachon. Le hic, c'est que vous n'avez pas posé de congés. Vous devriez donc faire une croix sur ce repos tant désiré... Sauf si vous êtes un employé de Virgin aux États-Unis ou en Grande-Bretagne.

C'est la dernière idée de Richard Branson, le richissime patron du groupe industriel britannique. Il l'explique dans un billet publié mardi sur son blog et intitulé "Pourquoi nous laissons le personnel de Virgin prendre autant de vacances qu'ils le veulent". De quoi faire s'étrangler le Medef, qui propose au contraire de supprimer deux jours fériés en France pour gagner en croissance...

Une "non politique" efficace

A l'origine de cette initiative, un article du Daily Telegraph, publié en août 2010. Le journal raconte alors que Netflix, récemment lancé en France, "laisse ses employés prendre autant de congés qu'ils le souhaitent, au moment ils le souhaitent", et surtout, que "ça marche" : lors de l'introduction en bourse de l'entreprise américaine, en 2002, une action valait 15 dollars. Aujourd'hui, elle en vaut environ 445.

A l'origine de cette "non politique des congés" chez Netflix, les nouvelles habitudes de travail. Par exemple, même pendant leurs jours de repos, les employés continuent à recevoir des mails, à y répondre. Gérer les jours de vacances de manière traditionnelle devenait donc "dépassé". Netflix n'est toutefois pas la seule entreprise à procéder de la sorte aux États-Unis, où la législation en termes de congés est très différente de ce qui se pratique en France (voir par ailleurs).

Être sûr que le travail sera rendu à temps  

"Pas besoin de faire une demande préalable, et ni les employés, ni les chefs d'équipe ne doivent lister ou compter les jours passés loin du bureau. Seul le salarié décide s'il ou elle a besoin de prendre quelques heures, un jour, une semaine ou un mois de repos, à partir du moment où ils sont sûrs à 100% que lui ou elle et son équipe rendront leur travail à temps et que cette absence n'auront aucun impact sur les affaires, et donc sur leur carrière", poursuit Richard Branson. Les salaires, eux, restent identiques.

Le patron de Virgin se dit donc "ravi" d'annoncer que cette politique vient d'être mise en place dans les sociétés-mères aux États-Unis et en Grande-Bretagne. "En partant du principe que tout se passera comme prévu, nous encouragerons nos filiales et succursales à nous emboîter le pas, ce qui sera incroyablement excitant à observer", prédit Richard Branson.

Applicable en France

Une telle organisation serait-elle compatible avec le droit du travail français ? "Quand c'est défini de gré à gré entre l'employeur et le salarié, rien n'empêche d'octroyer autant de congés que l'on veut, le directeur des ressources humaines d'une grosse entreprise bordelaise depuis 23 ans. Mais pour cela, il ne faut pas que l'employé ait dû faire 80 heures de travail par semaine au préalable. La législation du travail doit être respectée."

Si ce DHR admet que des vacances illimitées pour les salariés peuvent être "viables économiquement", il y voit un risque pour l'ambiance au sein de l'entreprise : "Il y a le problème des objectifs. Peut-être que les clients d'untel seront plus faciles que les clients d'un autre. Cela créerait une compétition interne et il y aurait une impression d'injustice, d'inégalité", estime-t-il. Surtout si certains regardent leurs collègues prendre tranquillement la route du Bassin d'Arcachon...

Lire la suite...
 
Travail du dimanche : une spirale infernale Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Activités syndicales
29-09-2014

CGT  lundi 29 septembre 2014



Le gouvernement s’apprête à légiférer sur les ouvertures des commerces le dimanche, sans réel débat démocratique et sans une véritable concertation sur un sujet qui touche l’ensemble de la société.

Si dans certains métiers (Santé, énergie, sécurité, culture, loisirs, transports publics, certain processus industriels…), il y a nécessité de travailler le dimanche, la nuit, en horaires décalés, cela doit rester à caractère exceptionnel.

Cela doit donner lieu à des contreparties significatives et doit se faire dans un cadre régi par des lois nationales et des conventions collectives décidées conjointement avec les salariés et leurs représentants syndicaux. 

Dans le commerce, c’est parce que  les salaires sont trop faibles et qu’il faut boucler les fins de mois  que  les salariés sont contraints de travailler de dimanche ! Ce n’est jamais avec plaisir que l’on quitte sa famille, un jour de repos, pour aller travailler. Il est inacceptable d’allonger les amplitudes horaires, d’imposer le travail de nuit avec ses conséquences néfastes sur la santé, notamment des femmes pour  augmenter les bénéfices des actionnaires. Ces derniers ont augmenté de 30% au deuxième trimestre 2014, c'est autant qui ne va ni à l'investissement, ni à l'emploi, ni aux salaires.

Le patronat, en particulier de la grande distribution raconte :

•    que travailler le dimanche créerait de l’emploi : c’est faux ! Le danger c’est la généralisation de la précarité qui se ferait au détriment de l’emploi stable. La grande distribution alimentaire a détruit 25 000 emplois en deux ans ;

•    Selon l’étude récente du Centre de Recherche pour l'Étude et l'Observation des Conditions de Vie (Credoc), dans le secteur de l’alimentaire, une plus grande ouverture des commerces le dimanche aboutirait à la destruction de 6 800 à 16 200 emplois, essentiellement parmi les petits commerces !

•    que cela relancerait l’économie, c’est faux ! En période d’austérité le pouvoir d’achat n’est pas extensible. C’est par l’augmentation des salaires et du pouvoir d’achat, c’est par la création d’emploi que la relance économique s’obtiendra ;

•    que les salariés seront volontaires, c’est faux ! L’objectif du patronat et du gouvernement est d’imposer demain à tous les salariés de travailler à des horaires et jours imposés. Ce ne sont pas seulement les salariés du commerce qui sont visés, ce sont les salariés dans leur ensemble. 

La CGT revendique un autre choix de société recherchant en priorité le bien vivre et bien travailler ensemble !

La CGT ne se résoudra pas à voir les commerces de grande distribution  ouverts 7 jours sur 7, 24h sur 24, avec des salariés contraints pour le seul bénéfice des actionnaires. Pas plus qu’elle ne se résout à voir la consommation érigée au rang de loisir !

C’est la porte ouverte à toutes les dérives. Quelles conséquences sur le transport routier et tout ce que cela engendre : avant d’arriver en rayon, les marchandises sont transportées et les stocks sont sur les routes.

Il faut rompre avec cette logique qui considère les salariés comme un coût et non comme créateurs de richesses.  Le patronat avec l’aide du gouvernement  tente de détruire des décennies d’acquis sociaux pour augmenter leurs bénéfices, au détriment des conditions de vie et de travail des salariés.

Ce n’est pas le soit disant « coût du travail » dont  on nous rebat les oreilles à longueur de média qui pose problème à notre économie : le véritable problème aujourd’hui, c’est ce que coûte le capital pour satisfaire  l’appétit sans fin des actionnaires.

Contre cette logique libérale la Cgt propose :
•    Augmenter les salaires pour relancer la croissance, avec un Smic à 1 700 € brut à l’embauche ;
•    Traduire immédiatement la hausse du SMIC dans tous les minima de branches ;
•    Obtenir une allocation d’autonomie pour les étudiants ;
•    Conditionner les aides, exonérations des cotisations sociales, CICE  à la création d’emploi stable et à l’investissement ;
•    Mettre fin au temps partiels subi ;
•    Les contrats à temps partiels de moins de 24 h hebdomadaires seront taxés sur la base d’un temps plein.
 
Travail nocturne interdit pour Sephora: la riposte de Bernard Arnault Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Dernières nouvelles
28-09-2014

La Cour de Cassation condamne LVMH ? Pas de problème, LVMH va faire changer la loi.

Cela aussi, se passe sous une Présidence "normale". 

 
La justice a confirmé l'interdiction d'ouverture la nuit de son magasin sur les Champs-Elysées. Mais le PDG de LVMH compte bien tout faire pour changer la loi.
 
Sephora a perdu. Dans un arrêt daté du 24 septembre, la Cour de cassation a estimé que "le travail de nuit ne peut pas être le mode d'organisation normal au sein d'une entreprise" et que le recours au travail nocturne "n'est pas inhérent à l'activité" de l'enseigne.  Cette filiale de LVMH ne pourra donc pas ouvrir son magasin des Champs Elysées au-delà de 21 heures.

Cet arrêt clôt donc le volet judiciaire de cette affaire. Mais Bernard Arnault, PDG de LVMH, n’est pas du genre à abandonner ce genre de combat. Surtout que cette décision entraine pour ce magasin-phare une perte de 20% de son chiffre d’affaires annuel. Comment Sephora compte-t-il récupérer ce manque à gagner ?

Des lobbyistes très actifs

Après la bataille judiciaire, l’enseigne, qui ne fait aucun commentaire, porte ses espoirs sur le volet législatif. Or le vent souffle plutôt dans le bon sens pour Sephora. Dans son discours de politique générale, le Premier ministre Manuel Valls s’est montré ouvert à un assouplissement de la législation proposant d’inclure dans le projet de loi de croissance l’ouverture prolongée des magasins en soirée pour les zones touristiques. "C’est Macron qui va porter ce texte, nous avons déjà des rendez-vous à Bercy en octobre", souligne un lobbyste. Ce texte décisif ferait l’objet d’une "procédure accélérée", de sorte à éviter les navettes parlementaires.

De son côté le Medef est à la manœuvre. Il propose une modification de la loi de 2001 sur le travail de nuit en créant les conditions d’un dialogue social par entreprise ou par branche. Enfin la mairie de Paris a lancé une grande consultation en septembre sur ce sujet. Les conclusions seront livrées en novembre. "Tout le monde reconnait enfin que la France est la première destination touristique et qu’il faut que nos commerces puissent en profiter", note l’Union des commerces de centre-ville.

Un leadership menacé en France

Si Sephora peut espérer que la situation sur le travail de nuit change dans le courant de l’année 2015, l’enseigne est déjà mobilisée sur d’autres chantiers. Pour regagner les 20% perdus par une fermeture anticipée, Sephora va refaire son magasin des Champs Elysées. En travaillant sur l’entrée du magasin jugée trop grande et pas assez efficace commercialement. "Ce long couloir doit être refait, il y a beaucoup de mètres carrés perdus", juge une source interne. La direction de Sephora devrait prendre la parole sur ce sujet courant octobre.

Le contexte est compliqué pour ce leader. Le marché français de la cosmétique est en recul au premier semestre de 2%. Par ailleurs, la concurrence se renforce: Douglas a racheté Nocibe en juin et devance maintenant Sephora en nombre de magasins. L’enseigne de LVMH conserve néanmoins le leadership en valeur avec une part de marché de 30% en France, contre 25% pour Nocibe et 20% pour Marionnaud.

Pour doper sa croissance, Sephora va enfin repartir à la conquête internationale et devrait ouvrir des magasins dans de nouveaux pays d’ici la fin 2014. 
 
Propositions du Medef : retraite et jours fériés, les Français pas prêts à y renoncer Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Les sondages - Sondages 2013 et suiv.
28-09-2014

Sans surprise, suite aux propositions pour une part scandaleuses du MEDEF, un nouveau sondage révèle notre attachement aux jours fériés traditionnels, et notre souplesse vis à vis des 35 heures.

En revanche, toujours la même manipulation en ce qui concerne le travail dominical : à la question "êtes vous favorable à l'ouverture des magasins le dimanche et le soir", une majorité de sondés répondent évidemment oui, puisque les implications personnelles sont soigneusement masquées par la question. Il s'agit, dans cette question, que "les autres" travaillent le dimanche au service de son propre confort.

Si on demandait aux Français s'ils étaient favorables à la suppression des impôts, il y a fort à parier qu'une "large majorité" soit d'accord. Car en répondant à cette question, le point de vue personnel, voire égoïste, fait oublier que les impôts servent au fonctionnement des services publics. Du moins en principe.

Cette question floue, "êtes vous favorable à l'ouverture des magasins le dimanche et le soir" est une manipulation à part entière tant qu'elle n'est pas assortie des corollaires nécessaires. Une reformulation complète pourrait donner ceci : "Souhaitez-vous que les hypermarchés et les magasins des grandes chaines de distribution soient ouverts le soir et le dimanche, sachant qu'en tant que salarié, une législation pourrait vous y contraindre, sans aucune certitude d'amélioration de salaire, et que cette évolution pourrait accentuer la disparition des commerces de proximité ?".

Pas sûr qu'une "large majorité de français" soient encore d'accord. 

 

 

Le président du Medef Pierre Gattaz présente son plan pour créer "un million d'emplois", le 24 septembre 2014.

Le président du Medef Pierre Gattaz présente son plan pour créer "un million d'emplois", le 24 septembre 2014. © Eric Piermont / AFP 

Le Point/AFP 27/09/14

Une nette majorité de sondés est en revanche favorable à l'ouverture des commerces le soir et le dimanche et à une remise en cause des 35 heures. 

Une nette majorité de Français se prononce pour l'ouverture des commerces le soir et le dimanche, ainsi que pour une remise en cause des 35 heures, mais s'oppose en revanche à un recul de l'âge de la retraite et à la suppression de deux jours fériés, selon un sondage Odoxa pour i>Télé et Le Parisien/Aujourd'hui en Francepublié samedi.

Interrogés sur ces quatre propositions du Medef, 72 % des sondés approuvent celle consistant à "autoriser l'ouverture des commerces à la fois le soir et le dimanche" (28 % y sont opposés), 61 % acceptent de "revenir sur la durée légale du travail et l'adapter selon la taille et le secteur des entreprises" (39 % y sont opposés), tandis que 69 % sont contre "reculer l'âge légal de départ à la retraite" (31 % pour) et 73 % refusent de "supprimer deux jours fériés par an pour allonger la durée annuelle travaillée" (26 % pour et 1 % sans opinion).

Ce sondage a été réalisé par Internet les 25 et 26 septembre auprès d'un échantillon de 1 001 personnes, représentatif de la population française adulte.


 
Lettre ouverte à Pierre Gattaz au sujet du travail dominical Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Tribunes du CAD
28-09-2014

Suite aux récentes propositions du MEDEF pour créer un million d'emplois , le CAD a adressé à son Président une lettre ouverte soulignant l'absence de crédibilité des chiffres présentés.

Ci dessous le texte de cette lettre ouverte.

 


 

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COLLECTIF DES AMIS DU DIMANCHE (CAD) Paris, le 25 septembre 2014
10 rue Denis Poisson
75017 PARIS
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Monsieur Pierre GATTAZ
Président du MEDEF
55 avenue Bosquet
75008 PARIS


Objet : Travail dominical – Jours fériés.


Monsieur le Président,

La presse a largement fait écho des projets du MEDEF, avec des mesures que nous laissons aux experts le soin d'apprécier. Cependant, le CAD est qualifié sur une mesure que vous avez proposée dans votre conférence du 24/09 dernier : la dérégulation du travail dominical et du travail de nuit, ainsi que la proposition de suppression de deux jours fériés.

Ainsi, vous affirmez péremptoirement qu'autoriser les commerces à ouvrir le soir et le dimanche permettrait de créer entre 90.000 et 300.000 emplois, tandis que la suppression de deux jours fériés, selon vous, en créerait 100.000, sans que l'on sache exactement de quelle mesure découleraient ces créations de postes, puisque la dérégulation dominicale est présentée en même temps que d'autres mesures très vagues.

Ces chiffres ont été immédiatement contestés par les économistes concernés : chiffrages « totalement fantaisistes » (Philippe Askenazy, CNRS), calcul « très trivial » et « surestimé » (Eric Heyer, OFCE), mesures « ne pouvant pas avoir un effet massif » (Gérard Cornilleau, OFCE). Par ailleurs, nous vous avions déjà défié de produire une seule étude crédible démontrant une création d'emploi nette par la dérégulation du dimanche (courrier mai 2014), certains syndicats vous ayant par ailleurs fait la même demande. Vous n'avez à ce jour, à notre connaissance, apporté de réponse à personne.

Il est évident que la suppression de deux jours fériés, dans les conditions actuelles de marché (faiblesse de la demande, difficultés à l'export), ne peut créer aucun emploi, sauf si à l'instar de M. Raffarin, vous envisagiez que le travail de ces deux jours ne soit pas rémunéré.

De même pour le travail dominical, toutes les études à ce jour ayant conclu à une absence d'impact sur l'emploi ou la croissance, voire avec un impact négatif, si l'on élargit le cercle de son application à d'autres personnalités que les propriétaires des grands magasins du boulevard Haussmann. En revanche, les effets délétères sont connus : impacts négatifs sur la santé, sur la vie sociale, concurrence déloyale de la grande distribution envers la distribution de proximité, affaiblissement culturel, développement d'un matérialisme déshumanisant, etc. Les expériences de l’Allemagne ou de l’Espagne à ce sujet sont parlantes.

L'insertion de propositions aussi fantaisistes que la suppression de jours fériés (ou votre proposition de fêter le 14 juillet le 11 ou le 16 en fonction des week-ends !), ainsi que cette nouvelle attaque que vous conduisez à nouveau, insidieusement, à l'encontre du repos dominical et des rythmes professionnels et humains, décrédibilise votre document.

Plus encore, votre absence de réponse à nos courriers précédents laissant conclure que vous n'ignorez pas l'inefficacité de ces mesures, vous diffusez sciemment des informations inexactes, sachant qu'il en restera toujours quelque chose dans l'opinion publique. Ce sont des méthodes qui n'honorent pas ceux qui les utilisent.

Pour notre part, nous contestons formellement votre chiffrage, faute de la publication des hypothèses économiques sur lesquelles il est censé se baser, et nous réitérons pour la troisième fois notre défi : nous vous mettons en demeure de produire une seule étude crédible concluant à une création significative nette d'emploi par la dérégulation du travail dominical.

Dans cette attente renouvelée, Monsieur le Président, veuillez agréer nos courtoises salutations.

Jean DIONNOT 
Président 
Etienne NEUVILLE
Secrétaire Général

 

 
Hypermarchés Leclerc : le bras de fer continue pour l'ouverture le dimanche Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Dernières nouvelles
28-09-2014

Voilà un exemple concret de l'effet domino que nous dénonçons depuis notre création : si on autorise un magasin à ouvrir le dimanche, au nom de quoi pourrait-on l'interdire aux autres ?

Ici, Leclerc refuse de fermer le dimanche, au motif que son concurrent Leader Price est autorisé à ouvrir, le critère discriminant portant sur une question de surface. Qui ne comprend, en effet, la position de Pascal Payraudau, confronté à une situation de concurrence déloyale, à cause d'une règlementation fautive ? 

La dépèche, 27/09/14

Publié le 27/09/2014 à 03:49 - Mis à jour le 27/09/2014 à 07:34

Roques (31) - Ouverture le dimanche

Avec le soutien de Michel-Edouard Leclerc, Pascal Payraudeau, président de Leclerc-Roques poursuit son bras de fer avec la préfecture sur l'ouverture dominicale de la grande distribution.

Pascal Payraudeau, président du centre Leclerc Roques ne baissera pas la garde. Bien que profondément attaché au repos dominical, il ouvrira le secteur alimentaire de l'hypermarché tous les dimanches matin de 9 heures à 12 h 30… tant que le préfet de Haute Garonne n'aura pas pris un arrêté interdisant l'ouverture du dimanche matin des commerces à prédominance alimentaires de plus de 400 m2. Une décision qui dit-il trouvera écho auprès des petits commerces et des marchés de plein air, directement impactés par une concurrence qu'il juge déloyale. Il ne mâche pas ses mots en montrant du doigt le «Leader Price» de Muret qui a ouvert la brèche de l'ouverture dominicale, suivi par une vingtaine de supermarchés du muretain, soutenus par la FCD (fédération du commerce et de la distribution) à laquelle n'adhère pas l'enseigne E.Leclerc. Pascal Payraudeau l'affirme nous ne voulons pas la mort du petit commerce. J'ai plaisir tous les dimanche matin à aller chercher mon pain chez le boulanger de Lardenne. Je ne comprends pas l'attitude du préfet de région, préfet de Haute-Garonne qui veut défendre le commerce de proximité et d'un autre côté autorise les supermarchés à ouvrir.» Il fait d'ailleurs remarquer que la préfète du Tarn, département limitrophe de la Haute Garonne par arrêté applicable au 1er octobre 2014 a interdit l'ouverture dominicale (à l'exception de deux dimanches par an) des supermarchés et hypermarchés d'une surface supérieure à 500 m2. Il y a deux poids deux mesures s'indigne Pascal Payraudeau, fort du soutien d'Edouard-Michel Leclerc qui «comme moi déteste l'injustice et la concurrence déloyale. Mes collègues de Rouffiac, Blagnac et Saint-Orens envisagent d'ouvrir le dimanche matin» dit-il.

Une lettre au préfet

Le président de Leclerc s'appuie sur des textes de loi pour engager ce bras de fer. Nous pouvons ouvrir le dimanche matin car nous répondons aux trois critères. Le chiffre d'affaires de l'hyper est à dominante alimentaire (68 % sur un an) ; la majorité de l'effectif est dédiée à l'alimentaire (68 %) ; la surface de vente est à majorité alimentaire (54 %).

«Les salariés de l'entreprise comprennent notre démarche, je les ai réunis dernièrement et j'ai apprécié leur esprit d'entreprise. Beaucoup d'entre eux se sont portés volontaires pour travailler le dimanche matin en respectant la convention collective qui leur accorde trois jours de congé hebdomadaires», dit-il. Ouvert depuis deux dimanches, le PDG de Leclerc est néanmoins satisfait du chiffre d'affaires réalisé.

Dans une lettre adressée au préfet de Haute Garonne Pascal Payraudeau rappelle sa principale revendication : l'abrogation de l'arrêté d'ouverture dominicale de ces supermarchés. Il souhaite également rencontrer Carole Delga, secrétaire d'État au commerce et à l'artisanat en vue dit-il de lui expliquer son point de vue et de lui faire des propositions.».


Delga va lancer une réflexion

Carole Delga secrétaire d'État au commerce et à l'artisanat rappelle son attachement à la défense du commerce de proximité. Mais rétorque-t-elle la justice a tranché en faveur de la requête de la fédération du commerce et de la distribution, obtenant l'annulation de l'arrêté préfectoral de juillet 2013 interdisant l'ouverture dominicale des supermarchés et hypermarchés de plus de 400 m2. Nous ne pouvons aller à l'encontre d'une décision de justice» ajoute la secrétaire d'État qui avec son collègue de Bercy engagera prochainement une réflexion sur le travail du dimanche. Elle préconisera un dispositif d'ouverture exceptionnelle dans les zones très touristiques. «Je n'ai pas encore été sollicitée par le président de Leclerc mais je me tiens à sa disposition» conclut-elle.

 
A Anglet, Carrefour City autorisé à ouvrir par la municipalité Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Dernières nouvelles
28-09-2014

La municipalité d'Anglet a donné un avis favorable à la requête du magasin Carrefour City, à la Chambre d'amour, qui souhaite ouvrir le dimanche après-midi, tout au long de l'année. L'opposition a voté contre

Sud-Ouest 26/09/14

A Anglet, feu vert pour une ouverture dominicale de Carrefour City

Déjà, du temps de l'ancienne municipalité que dirigeait le socialiste Jean Espilondo, le magasin Carrefour City, situé 20 avenue Guynemer, à la Chambre d'amour, avait demandé une dérogation au principe du repos dominical. Il souhaitait ouvrir le dimanche après-midi, à partir de 13 heures, tout au long de l'année. Cet avis favorable lui avait été refusé, au grand dam de la direction.

Mais celle-ci ne s'est pas découragée. La nouvelle municipalité, à la tête de laquelle se trouve l'UMP Claude Olive, a été, à son tour, sollicitée. Et elle a décidé de donner un avis favorable à cette requête.

La socialiste Sandrine Derville a annoncé que le groupe d'opposition voterait contre. "Notre devoir, en tant qu'élus, a-t-elle notamment déclaré, c'est non seulement de soutenir les entrepreneurs et les commerçants pour qu'ils créent de l'emploi, mais c'est avant tout de préserver les droits des salariés, et de prévenir tout recul social. Nous considérons que le repos dominical doit rester un moment de partage, de lien social, qui permette aux familles de se retrouver, de se consacrer aux loisirs, aux activités sportives, culturelles, associatives, spirituelles, bref un temps de vivre-ensemble, et non pas de consumérisme à tout prix."

Avis communiqué au préfet

Le communiste Jean-Jacques Doyhenart partageait ce sentiment: "Les ouvertures des commerces, le dimanche, ne répondent pas aux véritables besoins des consommateurs et des salariés. D'autres solutions existent, notamment par des emplois stables et bien rémunérés."

Claude Olive  a répondu à ses opposants: "Ce qui m'intéresse, c'est l'avis des salariés et de la population. Les salariés sont pour cette ouverture, d'autant qu'elle leur permettra de bénéficier d'une hausse de salaires. Et une grande majorité d'habitants  de ce quartier y sont, eux aussi, favorables". Et le maire fit aussi malicieusement remarquer à Sandrine Derville que le gouvernement Valls lui-même réfléchissait à cette ouverture dans certaine zones touristiques.

L'avis du conseil municipal sera communiqué au préfet des Pyrénées-Atlantiques, seul habilité à accorder cette dérogation après consultation de diverses institutions et organisations professionnelles.

 
La cour de Cassation confirme l'interdiction du travail de de nuit Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Dernières nouvelles
28-09-2014

"Les affirmations de Sephora sur son chiffre d'affaires après 21h sont invérifiables"

Par , publié le 

Après une longue bataille judiciaire, la Cour de cassation a condamné le magasin Sephora des Champs-Elysées pour son ouverture après 21h. Karl Ghazi, de l'intersyndicale Clic-P, reste pourtant mobilisé. Explications. 

"Les affirmations de Sephora sur son chiffre d'affaires après 21h sont invérifiables"

 

Karl Ghazi: "L'argument touristique pour élargir les horaires est très fragile."

 

 

REUTERS/Benoit Tessier 

Cela ressemble à une victoire définitive pour les syndicats, au terme de deux ans de procédure. La condamnation de l'enseigne Sephora pour l'ouverture illégale de son magasin des Champs-Elysées après 21h00 a été confirmée par la Cour de cassation. Karl Ghazi, secrétaire général de la CGT commerce de Paris et membre de l'intersyndicale Clic-P à l'origine des poursuites, s'apprête pourtant à jouer une nouvelle manche de ce conflit au long cours. 

Pensez-vous avoir remporté une victoire définitive contre Sephora?

Difficile de parler de victoire définitive dans ce long feuilleton. Depuis 1993 et l'ouverture du magasin Virgin le dimanche sur les Champs-Elysées, le système patronal est bien rodé. Les magasins violent la loi, attendent qu'on les attaque, essayent de nous épuiser en utilisant tous les recours judiciaires. Quand ils ont définitivement perdu leur procès, ils se tournent vers l'Etat pour obtenir une loi sur mesure. C'est ce qui s'est passé avec Virgin, qui est parvenu à ses fins avec le gouvernement Balladur. 

Le climat politique semble justement propice à une nouvelle loi...

Oui, les déclarations de Laurent Fabius en juin dernier pourdévelopper le travail dominical à Paris et le rapport Bailly qui propose aussi de le généraliser doivent déboucher avant juillet 2015 sur une loi. Mais sur la question du travail de nuit, la situation est plus compliquée que pour le travail du dimanche. Les tribunaux considèrent en effet qu'il met en jeu la santé et la sécurité des travailleurs. La Cour de cassation a justement rappelé dans sa décision qu'il devait être "justifié par la nécessité d'assurer la continuité de l'activité économique", comme pour les hauts-fourneaux, ou les hôtels. 

Je note cependant avec inquiétude que Manuel Valls, dans son discours de politique générale, a parlé d'ouvrir les magasins "le dimanche et en soirée dans les zones touristiques". Le travail "en soirée" qui remplace le travail "de nuit", ce sont exactement les mots utilisés par le Medef devant les tribunaux. 

L'ouverture "de nuit" pourrait justement être présentée comme nécessaire à l'activité dans une zone touristique...

L'argument touristique pour ouvrir plus longtemps est très fragile. Les touristes viennent surtout le matin et dans la journée. D'après les chiffres dont nous disposons, il y a une érosion forte du chiffre d'affaires des magasins dans la soirée. Sephora prétend faire 20% de son chiffre après 21h00, mais c'est invérifiable. Ils ne montrent pas leurs rouleaux de caisse. La clientèle s'adapte aux horaires des magasins. Les Chinois, par exemple, suivent des circuits balisés en fonction des horaires.  

Quant aux salariés, ils sont remontés. Ils étaient 600 en grève dans les grands magasins du boulevard Haussmann après les déclarations de Laurent Fabius. Toute nouvelle loi suscitera leur mobilisation.

 
Les élus opposés à l’ouverture dominicale Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Dernières nouvelles
28-09-2014

Sud Ouest, 28/9

Le Conseil municipal s'est réuni mercredi sous la présidence du maire Patrice Favard. En ouverture de séance, une minute de silence a été respectée en mémoire d'Hervé Gourdel, un guide de haute montagne de 55 ans assassiné en Algérie le jour-même.

Une motion a été adoptée contre le projet d'ouverture dominicale des grandes enseignes de Ribérac (lire « Sud Ouest » du 15 septembre). Pour les élus, il aurait des effets négatifs, directs ou indirects, sur les commerces du centre-ville. Par ailleurs, une pétition contre ce projet et recueillant 1 600 signatures a été remise au maire. [...]

(NDLR : Ribérac, commune de Dordogne (24), 4053 habitant, maire UMP)

 
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Le travail du dimanche en question :
entre productivité débridée et art de vivre, un vrai choix de société 
Collectif des Amis du Dimanche, 10 rue Denis Poisson, 75017 PARIS - 04 67 96 11 72 / 06-07-15-79-57
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