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Pétition pour le dimanche

Plus de 100.000 personnes protestent contre la banalisation du travail du dimanche, via la pétition proposée par le CAD. Plus de 780 pages de témoignages. Député-e-s, écoutez la France qui bosse.

La pétition

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Positionnement politique du Conseil d’Etat sur le dossier du travail du dimanche dans le Bricolage Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Activités syndicales

 

Dans un premier temps, le Conseil d’Etat avait fait tomber le décret du ministère du travail de décembre 2013 qui autorisait les magasins du bricolage à déroger au Repos Dominical.

Dans un deuxième temps, le Conseil d’Etat s’était contredit en maintenant le deuxième décret, alors qu’il était la copie conforme du premier (hormis la durée qui devenait indéterminée).

Le deuxième décret du ministère du travail n’a jamais pris en compte l’intégralité des remarques du Conseil d’Etat.

FO Commerce avait pourtant dénoncé l’attitude du ministère du travail en lui écrivant : « … l’utilisation de textes réglementaires pour légiférer permet au gouvernement de ne pas mettre cette question en débat devant l’Assemblée Nationale. Il contourne donc les institutions alors qu’il s’agit d’un véritable débat de société ».

Aujourd’hui, le gouvernement utilise l’article 49-3 pour passer en force.

Le Conseil d’Etat, par sa décision, soutient le gouvernement qui bafoue la démocratie et il se déjuge pour la deuxième fois dans ce dossier.

La Section fédérale FO Commerce attend la réaction de l’OIT et appelle à la grève générale dans le commerce pour participer aux mobilisations du 9 avril contre « Le « pacte de responsabilité », la rigueur budgétaire, la réforme territoriale, nombre de dispositions du projet de loi libérale « Macron » ainsi que plusieurs décisions des pouvoirs publics et du patronat aggravent la situation des salarié(e)s, des retraité(e)s et des chômeurs(ses). »

 

 
Autorité et Autoritarisme : petit rappel de vocabulaire à l'usage de Monsieur Valls Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
La PPL Mallié, version 4 - Projet Macron

Le Grand Soir, 21/2/15 

[...]

L’AUTORITE : L’autorité contribue à l’efficacité du travail. Mais l’autorité, c’est la qualification que possède un ouvrier, un employé, un ingénieur, un cadre ou un technicien, reconnue notamment par les diplômes. L’autorité se construit sur la reconnaissance issue des formations (publiques), des diplômes (publics), et du « savoir-faire », qui permettent de construire la production effective du travail. Un cadre ou un ouvrier a une « autorité naturelle » du fait de ces constructions sociales reconnues. Le diplôme reconnaît les qualifications dans un domaine donné. Dans la loi Macron, rien de comparable. Il s’agit d’imposer les « oukases de l’Europe » (équilibre budgétaire apparent). Et devant le danger du risque de vote contre, alors le gouvernement, « bureau politique des marchés » impose l’autoritarisme…

L’AUTORITARISME : L’article 49, 3 c’est de l’autoritarisme, c’est même la dictature du pouvoir contre le peuple, via ses représentants dépositaires de la souveraineté. L’autoritarisme se pratique quand « l’autorité naturelle », celle issue de « l’intelligence démonstrative », ne fonctionne plus, en d’autres termes quand on est dépassé, et qu’on ne décide plus en fonction de l’intérêt général, selon des critères objectifs, mais sur des critères spécifiques et des intérêts individuels (ceux des marchés) [3] qui s’opposent à la république. Ce n’est pas pour rien, que sur cette loi, alors que le P.S a la majorité partout, ces « marionnettes des marchés financiers » l’imposent, acceptant de fait, l’inféodation de la France aux desiderata des marchés via la B.C.E, dont le seul credo, est l’accumulation financière contre les peuples.

LA FAIBLESSE DE L’AUTORITARISME : l’autoritarisme, c’est la dictature des faibles contre les forts. L’autoritarisme ne se pratique que par les faibles, car faibles sur le plan théorique, philosophique, et démonstratif, ils se réfugient derrière la « force de la loi », qui leur donne le pouvoir de museler, les critiques et propositions alternatives comme la supériorité militaire et les armes ont permis de détruire les indiens ou réduire les peuples au statut de « colonie », c’est-à-dire d’imposer une « loi centrale et marchande » au détriment du « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ». En ce sens, l’autoritarisme, c’est la « colonisation des esprits ». Montesquieu écrivait : « Il n’y a point de plus cruelle tyrannie que celle que l’on exerce à l’ombre des lois et avec les couleurs de la justice ». Telle se présente la loi Macron.

Fabrice Aubert

 
Les chrétiens et le travail dominical Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Références - Expertises, études, réflexions
FIGAROVOX/ OPINION 22/2/15  - Alors que la loi Macron prévoit d'aménager le travail du dimanche, Paul Piccarreta rappelle l'importance du repos dominical dans le christianisme.

Pourquoi le travail du dimanche ne scandalise pas tous les chrétiens? C'est la question que se posait le journaliste Sébastien Lapaque, dans La Vie, il y a un an. Elle était légitime. Dans l'histoire moderne, le christianisme est la religion qui s'est emparée le plus spontanément de la question du travail. Si l'on prend le temps de lire son histoire sur ce point-là, on découvre une vision de l'homme aux antipodes de certains réflexes actuels.
 
Dans l'histoire moderne, le christianisme est la religion qui s'est emparée le plus spontanément de la question du travail.
 
Sur la loi Macron, on pourra donc regretter le relatif manque de mobilisation des chrétiens. Après tout, le combat de certains contre le Mariage pour tous annonçait une prise de conscience sociale. Les notions d' «inégalités» et de «marchandisation» avaient été les maîtres mots des derniers rassemblements. De la part d'une droite catholique souvent assimilée à la bourgeoisie, on voyait naître là une attention particulière au lien social. Mais Lapaque avait peut-être raison de s'inquiéter:
 
«Si c'est la famille millénariste que voulaient protéger ceux qui sont bruyamment descendus dans la rue pour dire qu'ils ne lâcheraient rien, ils déploieraient autant d'énergie à défendre le repos du septième jour prescrit par le Seigneur dans le livre de l'Exode. En quête de valeurs susceptibles de les distinguer de la gauche sociale-libérale au pouvoir, la droite révolutionnaire a exagéré la réalité de ses convictions morales.» La Vie, 17 janvier 2014.
 
Doit-on préciser qu'il n'est pas essentiel d'être marxiste pour défendre une certaine conception du travail et du repos? Pour rappel, la logique du travail dominical est un «temps suspendu», selon la belle expression de la philosophe Chantal Delsol, que l'on a brisé pour augmenter le dividende des actionnaires. Constat globalement neutre, mais qui a le mérite de la lucidité. Au reste, cette augmentation est bien relative: il a suffisamment été démontré que le «report de consommation» n'accroissait pas ou très peu le chiffre d'affaire d'un magasin. Comme le disait très justement Etienne Neuville, vice président du collectif des Amis du dimanche, «Bricorama n'a pas vu s'envoler le nombre de perceuses vendues» après sa permission d'ouverture le dimanche. Il est certain en revanche qu'il conduit le petit commerçant à se serrer plus méchamment la ceinture.
 
Selon l'évangile de Matthieu, les chrétiens ne peuvent servir Dieu et Mammon à la fois, qu'on traduit plus trivialement par «Dieu et l'argent». Sa version moderne pourrait être celle-ci: les chrétiens ne peuvent servir Dieu et Macron à la fois. Et ce n'est pas monsieur Mélenchon qui le dit.
 
60 millions de cons sur le mur à Macron Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
La PPL Mallié, version 4 - Projet Macron
coup-de-gueule.jpg

La propagande infographique publiée ce jeudi sur le compte twitter officiel du gouvernement français passe les bornes.

Passe les bornes de l'irrespect, osant présenter aux citoyens un matraquage aussi infantilisant, produit avec nos deniers, c'est à dire le travail des citoyens. Si nous payons des impôts, des taxes, de la CGS, de la CRDS, des contraventions, des amendes, ce n'est pas pour que nous soit servie une soupe aussi méprisante de notre travail, et accessoirement de notre capacité d'intelligence.

Passe les bornes de l'indécence par l'univers auquel elle se rattache. Selon le gouvernement, il faudrait se mettre de la crème de Macron tous les jours pour "prendre un coup de jeune" : le travail de l'Assemblée Nationale est réduit aux fausses promesses des vendeurs de jeunesse éternelle, et ramène à l'univers de la publicité, du paraître, et du mensonge. Il faudrait que les électeurs prennent soin de s'en tartiner chaque jour, pour arriver enfin à être persuadés du bien-fondé d'une loi tellement mauvaise qu'elle a du être imposée par la grosse artillerie du 49.3, se situant exactement dans le cadre du "déni de démocratie" dénoncée en son temps par M. Hollande ? Un reniement de plus. Et au prix où est la vaseline, les sous-entendus graveleux ne sont pas loin.

Passe les bornes du mensonge, en laissant entendre qu'il ne s'agirait "que" de travailler certains dimanches avec des compensations garanties, alors que le travail du dimanche en ZC ou en ZTI (avec en bonus, le travail de nuit) sera possible tous les dimanches, et éventuellement sans aucune contrepartie. Par rapport à la vérité, c'est strictement orthogonal, M. Macron. 

Est-ce qu'il y a 60 millions de photos sur le mur des cons de M. Macron ? 


 

 
Si le travail du dimanche faisait augmenter les prix ? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Références - Expertises, études, réflexions
 
Plusieurs experts craignent une hausse des tarifs avec la généralisation des ouvertures dominicales. Le ministère de l'Economie se montre prudent.

Bérangère Lepetit | 22 Févr. 2015, 07h00 | MAJ : 22 Févr. 2015, 05h15
  
Paris (IXe), décembre 2014. L’ouverture des commerces le dimanche entraînera des compensations salariales et les enseignes pourraient abaisser leurs marges… ou augmenter les prix.  (MAXPPP/Thomas Padilla.)
Une hausse des prix en France d'au moins 4 % si les commerces ouvraient le dimanche ? Ce scénario fait bondir Bercy alors que le gouvernement vient de faire passer en force la loi Macron sur la...
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JOURS FÉRIÉS ADAPTÉS DANS LES OUTRE-MER : A Paris, la polémique enfle Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
La PPL Mallié, version 4 - Projet Macron
Adopté par l'Assemblée nationale le samedi 14 février 2015, l'amendement sur les jours fériés adaptés dans les outre-mer fait polémique à Paris. Le texte porté par Ericka Bareigts, contesté par l'Eglise de France, est vivement critiqué par les personnalités politiques UMP et FN ainsi que par quelques polémistes. De quoi remettre sérieusement en cause la question de la laïcité à La Réunion et en métropole.
 
Lors de la présentation à la presse réunionnaise de l'amendement sur les jours fériés adaptés en outre-mer, Mgr Gilbert Aubry n'avait pas l'air aussi ravi que Ericka Bareigts. "Je ne suis pas rassuré sur les répercussions sur l'hexagone. La république avait supprimé certaines fêtes religieuses et cela avait entraîné quelques bouleversements", avait expliqué l'évêque de La Réunion. De son côté, la députée avait indiqué espérer "qu'il y aura des répercussions positives au niveau national." "C'est une grande réforme, dans 15 ans on en reparlera peut-être", avait-elle ajouté.

Force est de constater que pour l'heure, le texte porté par la parlementaire dionysienne n'a pas vraiment créé un emballement de la classe politique française. Au contraire, la proposition de l'élue a souvent été utilisée par la droite et l'extrême-droite pour attaquer le gouvernement socialiste dans le cadre des discussions sur la loi Macron et l'usage de l'article 49-3 par Manuel Valls.

"Pensez-vous vraiment que les petites tractations avec les élus des départements d'outre-mer, visant à instaurer des jours fériés différents de ceux du reste du pays sont un bon signal ?" La question, destinée au premier ministre, avait été posée par Christian Jacob lors du vote de la motion de censure. Pour le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, "cette initiative est une initiative malheureuse, elle porte en elle les risques d'une surenchère."

Pour Marion Maréchal-Le Pen, "c’est le délire laïcard qui veut qu’on fasse totalement table rase du passé, de notre héritage culturel qui, il est vrai, est en grande partie judéo-chrétien." "La tradition fait partie de notre identité", a déclaré la députée FN sur les ondes de Sud Radio. Le Front national est d'ailleurs le premier parti politique a avoir réagi officiellement sur ce sujet. Dès le dimanche 15 février 2015, Florian Philippot, le vice-président du FN, a dénoncé "une atteinte manifeste au principe d’unité et d’indivisibilité de notre République".

Une remise en question de la laïcité

Le texte, vivement débattu sur les réseaux sociaux, a également été la cible d'Eric Ciotti. "Avec la loi Macron, l'Aïd pourra remplacer Noël en outre-mer, irresponsable quand les Français s'inquiètent de voir leur mode de vie remis en cause. C'est totalement scandaleux au moment où on lutte contre les communautarismes", a écrit le député UMP sur Twitter. D'ailleurs, le président du conseil général des Alpes-Maritimes a annoncé qu'il demandera la saisine du Conseil constitutionnel pour "empêcher le remplacement en outre-mer des jours fériés catholiques."

En effet, l'amendement d'Ericka Bareigts qui a un lien peu évident avec le projet de loi sur "la croissance et l'activité" peut être retoqué par les sages du Palais-Royal. Un risque qui avait déjà été mesuré par Emmanuel Macron. "Il est du devoir du gouvernement de signaler que le lien avec la croissance et l'emploi reste très indirect, et il n'est pas à exclure qu'il y ait là un risque d'inconstitutionnalité, qui devra être mesuré", avait déclaré le ministre de l'Economie lors des débats.

Mais au-delà d'un éventuel rejet législatif, l'amendement porté par cinq députés ultramarins ouvre surtout une discussion polémique autour de la laïcité en France et en outre-mer. Même si l'adaptation du calendrier est à l'origine une demande formulée depuis une quarantaine d'années par la communauté tamoule de La Réunion, le débat glisse petit à petit vers l'Islam et des éventuelles réclamations par la communauté musulmane de métropole.

Une répercussion inquiétante alors que la France reste encore marquée par les attentats terroristes survenus en région parisienne début décembre. Ne fallait-il pas jouer totalement la carte laïque et ultramarine en redistribuant les jours fériés catholiques pour des événements uniquement non religieux comme la fin de l'engagisme ou encore un hommage aux déportés de la Creuse ? La question a le mérite d'être posée.

"Une forte attaque contre la religion catholique"

Du côté de l'Eglise de France, la réaction officielle est venue de part de Mgr Olivier Ribadeau-Dumas. "Il s'agit d'une attaque forte contre la religion catholique, nous ne pouvons l'accepter. Nous n'avons pas intérêt à ouvrir cette ligne de front qui pourrait être une boîte de Pandore. Il est illusoire en effet de penser que cela resterait cantonné à l'Outre-mer. C'est une mauvaise interprétation de la laïcité", a commenté le secrétaire général de la conférence des évêques de France."Je n'ai entendu ni le Consistoire ni le conseil français du culte musulman demander quoi que ce soit", a-t-il ajouté auprès de l'AFP.

Il n'y a pas que les politiques ou l'Eglise qui s'est emparée du sujet. Les médias nationaux se sont également intéressés de près à cet amendement. "Ces jours fériés à la carte, c’est la porte ouverte à tous les abus, à la négation de ce qu’est la France", a déclaré sur RTL le chroniqueur Yves Thréard, remplaçant le polémiste Eric Zemmour à l'antenne. "Cet amendement, qui poursuit la mise à l’encan du dimanche férié, est une autre expression du mépris dans lequel le catholicisme est tenu", a écrit pour sa part le journaliste Ivan Rioufol dans son blog.

Dans une tribune publiée par Le Figaro, André Bercoff s'inquiète d'une éventuelle importation d'un tel calendrier en hexagone. "Le problème est de savoir jusqu'où ira le déshabillage des rituels chrétiens au service de l'apparition de nouveaux costumes religieux ou païens, ethniques ou communautaires, et surtout sa limite géographique. Car il n'y a vraiment aucune raison pour que la diversité ne s'étende point à notre Hexagone national", a souligné l'écrivain.

La réponse est venue de la part de Gabriel Serville. Dans un texte publié sur le site "Le +" du Nouvel Obs, le député de Guyane a indiqué que "l’hexagone pourrait s’inspirer des Outre-mer, territoires aux équilibres certes fragiles, mais où chacun respecte l’autre en faisant preuve de l’empathie nécessaire." "Quoi de mieux pour se comprendre que de célébrer nos différences, célébrer cet Autre, lors de jours fériés suffisamment marqués dans nos calendriers", a justifié le parlementaire. Au grand dam de Mgr Gilbert Aubry, les répercussions sur l'hexagone ont bel et bien été au rendez-vous.

 
Censure rejetée, et après ? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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L'article 49.3 est quelquefois nécessaire à un gouvernement mis en difficulté par les circonstances, et cet instrument constitutionnel, bien que son utilisation soit délicate, ne peut pas être rejetée dans tous les cas.

D'autre part, précisons que la personnalité d'Emmanuel Macron n'est pas en cause. Tout au long de ces débats épuisants, il a montré un engagement et une capacité de travail peu commune et qu'il faut saluer. Il est seulement à regretter que bien souvent, ses interventions ne soient pas des réponses aux questions posées, mais une répétition des argumentaires de ses communicants, réduisant le débat d'idées à l'application d'un plan marketing.

Les points qui ont posé problème sont de plusieurs ordres.

D'une part, la nature "fourre-tout" du projet de loi. Au lieu de faire travailler les ministères  sur leurs domaines, Bercy a imposé un catalogue de mesures tous azimuths, nécessitant des heures d'épuisants débats, et un travail nécessairement bâclé, traité sans le recul nécessaire. Sur le point du travail du dimanche, il n'est que de prendre connaissance du honteux "rapport" de France-Stratégie pour s'en convaincre.

Le second point est la rupture de l'esprit de la loi avec les positions du Parti Socialiste, et les promesses du candidat Hollande. Qu'il soit appelé virage social-démocrate ou tournant ultra-libéral, le virement de bord est orthogonal, selon le mot de M. Macron. Comment ce point du travail du dimanche, vivement combattu par les socialistes au moment de la loi Mallié, en vient à être imposé à coup de 49.3 par les mêmes socialistes ? Comment un électeur, en voyant le projet de M. Attali, initié par M. Sarkozy, prendre forme sous M. Hollande, peut-il éviter la tentation d'un vote désespéré ?

Le troisième point est l'absence de rapport entre les enjeux présentés et les moyens envisagés. Lorsqu'un ministre parle de "libérer la croissance", et qu'il vient expliquer que cette libération viendra par le travail du dimanche, le transport par autocars, ou la vente de nos aéoports aux Chinois, la tentation du citoyen oscille entre le fou-rire et la pitié. Les grands problèmes sont connus : poids de dette, poids du secteur public, alignement public/privé, fonctionnement de la justice, problème des retraites, confiance dans les institutions, interrogations identitaires, complexité du droit du travail et des systèmes en général. Or cette loi ne s'attaque à aucun de ces grandes questions, à tel point que personne n'en attend grand-chose, pas même le Président Hollande.

Pour le travail du dimanche, trois autres défauts viennent s'ajouter à ce constat : le flou du projet initial (pas de définition des Zones Commerciales ni des ZTI, pas de définition des compensations), l'absence de démonstration de son l'utilité économique, et le travail des lobbies de la distribution laissant à penser que cette loi est faite selon leur unique intérêt (car sinon, pourquoi autant d'acharnement, alors que cette loi n'était demandée par personne d'autre ?).

Il y avait peu de chances que le projet Macron suscite l'entousiasme de la majorité présidentielle, qu'elle prenait à contre-convictions. M. Valls ne comptait que sur le soutien du centre et de la droite pour la faire passer, espérant recycler l'attentat de la rue Nicolas Appert pour évoquer l'union nationale. Las, au fil des débats, la réalité des idées de M. Attali est apparue au grand jour, et l'opposition s'est refusée à tomber dans cette instrumentalisation, tandis que les Ecolos et le Front de Gauche montraient leur différence. Les plus courageux ont certainement été les Frondeurs, qui ont du braver les pénibles éructations de M. Valls visant à les intimider, alors qu'ils ne faisaient que ramener le PS à ses engagements, et que les ouvertures qu'ils avaient proposées avaient été écartées par M. Macron.

Et c'est seulement ici que l'emploi du 49.3 apparaît illégitime : car le potentiel rejet de la loi Macron par l'Assemblée ne relevait absolument pas d'une obstruction politique, d'un chantage quelconque, ou d'une tentative de déstabilisation du régime, mais simplement, à l'issue de débats extrèmement longs, de l'absence de pertinence de ce projet de loi pour une majorité des élus du Peuple. Il s'agit bien là d'une utilisation qui constitue un déni de démocratie, tel que M. Hollande le dénonçait lorsqu'il était Premier secrétaire du PS.

La suite dira si le travail des Sages pourra ramener ce projet à moins d'aberrations. A voir les menaces grimaçantes de M. Valls à se servir à nouveau d'un 49.3, la tâche ne sera pas facile. Nous l'y aiderons, dans la mesure de nos moyens.

Etienne NEUVILLE
Secrétaire Général du CAD 

 

 
Pour les frondeurs, "Manuel Valls est illégitime" Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
La PPL Mallié, version 4 - Projet Macron
Pas question pour les frondeurs de franchir la ligne rouge, et donc de voter la censure déposée par droite. Le député socialiste François Lamy, bras droit de Martine Aubry, le dit clairement: "Je souhaite que ce gouvernement réussisse. Tout n'est pas noir ou blanc. Il y a entre nous et le gouvernement plus de convergences que de divergences". Alors pourquoi ce psychodrame sur le vote de la loi Macron? Pourquoi cette guerre incessante à coups de menaces et d'abstentions? Les frondeurs peuvent-ils éternellement prendre le gouvernement en otage? Peut-on être à la fois dedans et dehors, faire partie de la majorité et s'opposer à un texte symbolique du gouvernement?

La gauche qui ne sert à rien

D'ailleurs, les hollandistes ont donné de la voix. Limite menaçants. "Chacun aura à se rappeler qu'il a été élu dans le cadre d'une majorité après une présidentielle", a tonné le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll, qui a par ailleurs qualifié les frondeurs de "soi-disant députés". Le président du groupe socialiste à l'Assemblée, Bruno Le Roux a affirmé que les députés frondeurs avaient "franchi un cap dangereux, une sorte de ligne rouge". Ajoutant: "S'ils se disent aujourd'hui membres du PS, ils doivent en respecter au moins les règles". Quant à Emmanuel Macron, il a fustigé les députés frondeurs, parlant de "la gauche qui ne fait rien, qui ne sert à rien".

Ligne du parti

Ambiance! Mais pas de quoi intimider les frondeurs. "Si vous reprenez la position du PS, et les 60 propositions de François Hollande, c'est nous qui sommes respectueux de la ligne du parti, affirme Christian Paul. Et Manuel Valls qui est illégitime!". Et de rappeler par exemple, que sur le travail du dimanche, il y a un mois, le bureau national du PS avait tranché en faveur de 7 dimanche et pas 12! "La démocratie repose sur des règles, renchérit François Lamy. J'ai été élu sur des propositions. Bien sûr elles peuvent évoluer, mais ce n'est pas seulement le groupe ou le gouvernement qui décide!".

Les frondeurs sont d’autant plus remontés, que dès vendredi 13, ils ont alerté Emmanuel Macron, et appelé à une négociation sur certains points, comme le licenciement dans le cadre d’un groupe, les zones touristiques, le nombre de dimanche… "Cela n’aurait pas compromis la croissance!". Ils ont fait des contrepropositions qui n’ont même pas fait l’objet d’une discussion. "Manuel Valls a voulu passer en force, en misant sur l’appui d’un certain nombre de parlementaires de droite, qui se sont défaussés. Il a pêché par assurance", conclut Christian Paul.  

En ayant recours au 49-3, pour faire adopter la loi Macron, le gouvernement sauve les apparences. Il affirme ainsi, notamment vis-à-vis de Bruxelles, sa volonté d’engager des réformes. Mais l’avenir apparaît compliqué! 
 
Monsieur Macron, votre société idéale n’est pas la nôtre ! Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Références - Expertises, études, réflexions
 
Quel est le projet de société dessiné par la Loi Macron ? Une société où les enfants doivent rêver d’être milliardaire quand les travailleurs sont exploités et l’environnement dégradé.
Avec sa loi, le ministre de l’économie veut ramener la France au XIXe siècle. Si nous aimons lire Zola et Dickens, nous voulons aujourd’hui vivre pleinement dans une France du XXIe siècle, où chacun trouve sa place, où personne n’est oublié.
Vous avez peut-être vu passer des sondages qui prétendent que les Français soutiennent le projet de loi Macron. Que leur a-t-on dit de ce projet ? Il y a bien sûr quelques mesures d’intérêt général. Mais quelle est la forêt qui se cache derrière ces petits arbustes ? Quel est le projet de société dessiné par la Loi Macron ? Une société où les enfants doivent rêver d’être milliardaire quand les travailleurs sont exploités, l’environnement dégradé et dans laquelle le labeur de chacun ne bénéficie qu’aux grands trusts.

Bien sûr, ce projet n’est pas affiché. Il faut creuser sérieusement, et additionner toutes les mesurettes de ce catalogue, pour voir toute la noirceur de l’avenir que nous façonne M. Macron.

Les articles 27 à 29 rabotent les normes environnementales. Les conséquences sont connues : à chaque désastre écologique, l’Etat, donc chacun de nous, paiera de sa poche les dégâts. Le gouvernement en profite aussi, via un amendement, pour décider du projet de trente milliards d’euros d’enfouissement des déchets nucléaires à Bure!

L’article 49 prévoit de récidiver, en matière de vente au privé, avec les aéroports de Nice et de Lyon et ainsi de brader un peu plus les infrastructures publiques que nous avons tous financées. S’il y a des acheteurs, c’est que c’est rentable. Si c’est rentable, pourquoi vendre ?

Les articles 71 à 82 créent le travail en soirée pour moins payer les salariés, et permettent aux commerces d’ouvrir le dimanche. Le dimanche, les Français n’auront pas plus d’argent à dépenser que les autres jours. Les seuls effets prévisibles sont la mort des petits commerces et un rythme de vie intenable pour les salariés qui travailleront. Qui gardera les enfants de ceux contraints d’accepter de travailler le dimanche ? Comment vivront les associations et les clubs sportifs quand leurs membres seront dans les magasins pour travailler ? La loi prévoit que seuls les volontaires seront concernés. Les salariés, et notamment les femmes, ne sont pas en position de dire non à leur employeur, quand la menace du licenciement est aussi forte qu’aujourd’hui.

Le Président François Hollande est à nouveau en flagrant délit de mensonge. Il déclarait durant sa campagne : «Le combat de 2012, c’est de préserver le principe du repos dominical, c’est-à-dire de permettre aux travailleurs de consacrer un jour de leur semaine à leur famille, au sport, à la culture, à la liberté. Et j’y veillerai !»

Les articles 98 à 106 visent à faciliter les licenciements collectifs en affaiblissant la protection des salariés. Ils s’attaquent à l’Inspection du travail et aux prud’hommes et vident de leur sens les «Plans de sauvegarde de l’emploi».

Depuis la suppression de l’autorisation administrative des licenciements en 1986, aucun emploi n’a été créé par la facilitation des licenciements. Les progrès technologiques permettent de produire avec moins de travail humain. Nous devrions nous en réjouir et permettre à chacun de travailler moins, au lieu de pousser chaque jour des chômeurs à chercher des postes qui n’existent pas.

Toutes les prétendues solutions du ministre de l’économie ont déjà fait la preuve de leur échec. Nous nous opposons au projet de loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques. Nous espérons que les Français ouvriront les yeux devant ses vrais enjeux.

La seule croissance que M. Macron nous promet, c’est celle du nombre de chômeurs.

La seule activité que M. Macron nous promet, c’est de nous épuiser la nuit et le week-end.

La seule égalité des chances économiques que M. Macron nous promet, c’est celle d’être soumis au monde de la finance.

Non vraiment Monsieur Macron, la société que vous préparez n’est pas la nôtre.

Signataires : Clémentine Autain (porte-parole d’Ensemble ! pour une alternative écologique et solidaire à gauche), Marie-George Buffet (députée, Parti communiste français), Jacqueline Fraysse (députée, groupe Gauche démocrate et républicaine), Caroline de Haas (Egaé, d’égal à égale), Anne Le Strat (co-porte-parole du mouvement Utopia), Corinne Morel-Darleux (coordinatrice des assises de l’écosocialisme, Parti de gauche), Michèle Rivasi (députée européenne, EELV)
 
Le député STRAUMANN s'engage pour le dimanche ! Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Références - Les POUR
Original Message ----- 
From: Eric Straumann 
To: pierre d*** 
Sent: Friday, February 20, 2015 7:43 AM
Subject: Re: Menace sur le repos dominical


[même courriel-type que le député HUYGUE, porte-parole de l'UMP]
 
Le député VERCHERE s'engage pour la liberté dominicale ! Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Références - Les POUR
> Message du 20/02/15 16:22
> De : "Patrice VERCHERE" < Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir >
> A : jacques.s***@orange.fr
> Copie à : 
> Objet : RE: Travail du dimanche et la nuit
> Monsieur, 
[même courriel-type que le député HUYGUE, porte-parole de l'UMP]
 
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Le travail du dimanche en question :
entre productivité débridée et art de vivre, un vrai choix de société 
Collectif des Amis du Dimanche, 10 rue Denis Poisson, 75017 PARIS