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Pétition pour le Dimanche

Déjà plus de 107.000 signatures ! Vous aussi, signez la pétition du CAD.

La pétition présentée par le CAD a obtenu plus de 107.000 signatures authentifiées (au contraire de la pétition-bidon du Dr Carabistouille !)
- Pétition électronique : 99.000 signatures au 01/10/13
- Pétition papier : 8.107 signatures au comptage du 15/01/12
   Merci à tous ceux qui out téléchargé et fait signer la pétition papier, voir cette page !

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Citations

Le combat de 2012, c'est de préserver le principe du repos dominical, c'est-à-dire de permettre aux travailleurs de consacrer un jour de leur semaine à leur famille, au sport, à la culture, à la liberté. Et j'y veillerai !.

François Hollande

Président de la République Française - Mai 2012

Tous ouverts ou tous fermés, mais tous égaux.

 

Jean-Claude Bourrelier

Patron de Bricorama

De mauvaises lois sont la pire sorte de tyrannie.

Edmund Burke
Ecrivain

Le débat qui nous occupe est infiniment [...] profond [...] Nous sommes bien face à un choix de société qu’il nous faut trancher.

Jean-Marc Ayrault
Premier Ministre
Extrait de la discussion du 7 juillet 2009 à l’Assemblée Nationale

Je m'oppose absolument et formellement au travail du dimanche qui détruit la vie de famille et se met au service d'un consumérisme aveuglé.

Jean-Luc Mélenchon
Ancien ministre, député européen, sénateur, conseiller général
candidat 2012 à la présidence de la République

Dans la semaine, il y a six jours pour avoir, et un jour pour être.

Hervé Mariton
Ingénieur des Mines
Député UMP de la Drôme

Le travail du dimanche n'enrichit pas.

Proverbe italien

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La France proteste !

Plus de 100.000 personnes protestent contre la banalisation du travail du dimanche, au profit exclusif de la grande distribution, via la pétition proposée par le CAD.

Beaucoup de signataires apportent leur témoignage personnel, leur expérience du dimanche. L'ensemble de ces témoignages est d'une richesse exceptionnelle : il y en a 780 pages !

Messieurs les députés, écoutez la France qui bosse, elle vous parle !

 

Voir les témoignages 

Signez la pétition du CAD

 

Travail du dimanche : Aubry tacle sévèrement la loi Macron Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
La PPL Mallié, version 4 - Projet Macron
10-12-2014
Les Echos, 10/12 CLAUDE FOUQUET / JOURNALISTE | LE 10/12 À 09:54, MIS À JOUR À 12:10
 
Je me suis toujours engagée pour un dimanche réservé à la vie : vie personnelle, vie collective », rappelle Martine Aubry - SIPA1 / 1
 
Dans une tribune, la maire socialiste de Lille dénonce le projet de loi qui est présenté ce mercredi en Conseil des ministres. Elle y voit une « régression » et y réaffirme son opposition. Jean-Luc Mélenchon appelle à une journée de mobilisation.
 
Le volet sur le travail du dimanche contenu dans le projet de loi Macron qui a été présenté ce mercredi en Conseil des ministre reste en travers de la gorge de Martine Aubry. Dans une tribune publiée dans le journal « Le Monde » celle-ci dénonce en effet la « régression » que représente selon elle ce texte défendu ce mardi par Manuel Valls .
 
Et la maire de Lille appelle à « combattre » cette réforme du gouvernement. « Je me suis toujours engagée pour un dimanche réservé à la vie : vie personnelle, vie collective. Aujourd’hui, je suis fermement opposée au passage de 5 à 12 dimanches ouverts par an. Je combattrai cette régression pour notre société au niveau national, comme dans ma ville » explique en effet la maire de Lille en guise de conclusion de cette tribune intitulée « ne réduisons pas l’existence à la consommation ».
 
Un choix de société
« Ce n’est pas une réforme subalterne, c’est un moment de vérité autour de la seule question qui vaille : dans quelle société voulons-nous vivre ? » explique d’emblée la responsable socialiste.
Et d’enfoncer le clou en se demandant si l’on veut faire « de la consommation, encore plus qu’aujourd’hui, l’alpha et l’oméga de notre société » et en s’interrogeant pour savoir si la gauche n’a « désormais à proposer comme organisation de la vie que la promenade du dimanche au centre commercial et l’accumulation de biens de grande consommation ».
Mais au delà des principes, Martine Aubry s’attache à démonter les arguments de ceux qui plaident pour une plus large ouverture des commerces le dimanche.
« Les arguments économiques de ceux qui sont favorables à une plus grande libéralisation du travail le dimanche ne résistent pas à l’analyse. Le commerce est affaire de revenu disponible. Celui-ci étant limité, l’élargissement des jours d’ouverture procédera à une simple réaffectation des achats dans la semaine. Les zones de tourisme international font seules exception, et méritent une approche particulière ».
 
Des dizaines de milliers d’emplois seront détruit
Sans oublier, souligne-t-elle également que les petits commerçants, « si importants pour le dynamisme » des centres-villes et des quartiers « seront nombreux à ne pas résister face à l’ouverture le dimanche », ce qui entraînera la destruction de « dizaines de milliers d’emplois » et « la dégradation des conditions de vie pour ceux qui survivront ».
Quant au volontariat souvent mis en avant par les défenseurs du projet, il ne trouve pas plus de grace aux yeux de Martine Aubry : « en période de chômage de masse, on ne refuse pas de travailler aux horaires que demande l’employeur » rappelle-t-elle en dénonçant la « profonde méconnaissance de la réalité » de ceux qui sont favorables au travail du dimanche.
 
Mélenchon souhaite une large mobilisation contre la loi Macron
Dans une interview accordée également au journal « Le Monde » , Jean-Luc Mélenchon voit dans la loi Macron un point d’appui pour une mobilisation qu’il appelle de ses vœux.
« ll faut donc tracer une ligne d’arrêt sur laquelle nous pourrions remporter une victoire contre le libéralisme. Ce point d’arrêt, c’est le point Macron » explique-t-il en souligant que selon lui, « il n’y aura pas d’opposition de gauche audacieuse au Parlement s’il n’y en a pas une dans la rue ».
Pour autant, il n’évoque aucune date. « Ce serait aux syndicats de porter cette mobilisation. Soit ils se mettent d’accord pour nous rassembler un week-end, où la disponibilité est la plus grande, soit il faut en prendre l’initiative ailleurs » affirme-t-il. »

 
De l'auto-entreprise au travail du dimanche, la marque Attali Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Références - Expertises, études, réflexions
10-12-2014
Libé , GRÉGOIRE BISEAU, CHRISTOPHE ALIX, FRÉDÉRIQUE ROUSSEL ET DOMINIQUE ALBERTINI 9 DÉCEMBRE 2014 À 20:26 (MIS À JOUR : 10 DÉCEMBRE 2014 À 11:01)

Jacques Attali remettant son rapport à Nicolas Sarkozy, à l'Elysée, en janvier 2008. (Photo Sébastien Calvet)
 
DÉCRYPTAGELes lois ne portent pas son nom, mais beaucoup des dernières réformes économiques françaises sont inspirées de ses rapports et de ses propositions. Revue des mesures, déjà votées ou à venir, recommandées par l’économiste à l’exécutif.
 
Attali, l’homme qui murmure à l’oreille des présidents Par Grégoire Biseau
 
CE QUI A DÉJÀ ÉTÉ FAIT SOUS SARKOZY
«Vous avez fait le plus difficile, réfléchir ; vous nous laissez le plus facile, agir.» Ainsi parlait Nicolas Sarkozy, recevant le rapport sur la «libération de la croissance» en janvier 2008, et déclarant «adhérer à l’essentiel de [ses] propositions». Certes, le gouvernement d’alors n’ira pas jusqu’à appliquer intégralement le train de réformes préconisé par Attali, comme le souhaitait celui-ci. Certaines d’entre elles, et non des moindres, seront tout de même mises en œuvre entre 2008 et 2012.
 
Ce sera par exemple le cas pour la représentativité syndicale. Jusqu’alors, cinq organisations de salariés bénéficiaient d’une «présomption de représentativité», leur garantissant notamment de participer aux négociations interprofessionnelles. Mais, pour le rapport Attali, c’est désormais «l’audience électorale [qui] doit devenir le critère incontournable de la représentativité». Ce sera chose faite avec la loi du 20 août 2008, qui ouvre le jeu en mettant fin aux privilèges historiques des cinq «grands» (CGT, CFDT, FO, CFE-CGC, CFTC).

Lire la suite...
 
Travailler le dimanche : une « trahison de la gauche » Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Références - Expertises, études, réflexions
10-12-2014
Famille Chrétienne  | 10/12/2014 | Par Jean-Claude Bésida

Le ministre de l'économie, Emmanuel Macron, a présenté ce mercredi 10 décembre un projet de loi pour «déverrouiller l'économie française», dans lequel il propose d'élargir les ouvertures dominicales des commerces.
 ©AFP PHOTO/POOL/LIONEL BONAVENTURE
 
Voulant élargir les ouvertures dominicales de commerce à douze dimanches par an, le projet de loi Macron a été présenté au conseil des ministres mardi 9 décembre. Hélène Bodenez, qui anime le blog Raison garder rappelle les enjeux du débat actuel.

Pouvez-vous nous resituer la loi Macron ?

Le premier enjeu de cette loi, c’est la désynchronisation sociale qui est enclenchée depuis 2009 et la loi Maillié. À l’époque, la droite – Xavier Bertrand puis Xavier Darcos – avait fait voter la loi Maillié, en se battant contre une gauche qui était vent debout. Depuis cette période, et le débat très vif qu’il y avait eu au Parlement, les dominos tombent de plus en plus.

En effet, à partir du moment où un secteur obtient des dérogations, il n’y a pas de raison que des secteurs économiques voisins n'obtiennent pas les mêmes. Je parle bien de dérogations et non pas d’exceptions : les exceptions au principe du repos dominical concernent des secteurs identifiés comme vitaux (les services d’urgence ou les transports). Les dérogations, c’est autre chose : il s’agit de savoir si je pourrais m’acheter un canapé chez Ikéa, du rouge à lèvres chez Séphora ou des clous chez Bricorama. Bref, on nous demande de sacrifier quelque chose de très haut, le principe du repos dominical, pour des bagatelles.

Dans une perspective spirituelle, pourquoi  le dimanche est-il si important ?

La réponse à la question spirituelle est que Dieu est Dieu et qu’il a donné le troisième commandement – un jour pour Dieu. Sur le fond, le sens du dimanche, c’est de dire qu’en honorant pleinement Dieu, l’homme sera pleinement homme. Ce lien vertical est fragile. Il peut facilement être effacé. Nous sommes tous collectivement menacés de ne pas nous souvenir d’où nous venons. Bref, protéger le dimanche, c’est protéger le lieu de notre filiation divine. Le dimanche qui donne l’impression d’être une trace antique est en réalité quelque chose qui nous protège.

Aujourd’hui, qui est pour le travail du dimanche ?

D’abord il y a des enseignes puissantes – la Fnac, Darty, Ikéa, Sephora et donc le groupe LVMH. Ces groupes le veulent et disposent de moyens pour relayer leurs demandes. Ainsi, je trouve très significative la Une de Libération ce mercredi 10 décembre : « Attali, l’autre président ». C’est rudement vrai et audacieux de suggérer qu’Attali est le vrai président et donc de reconnaître que l’autre, celui qui fait les lois n’est qu’un fantoche. Jacques Attali, auteur du rapport de 2008 dont les propositions 136 et 137 préconisaient la fin du repos dominical – avec comme rapporteur, Emmanuel Macron.

Et qui est contre ?

Qu’un gouvernement de gauche mette en œuvre une préconisation du rapport commandé par Nicolas Sarkozy à Jacques Attali est vécu par certains comme une trahison. Mais plus profondément, le travail du dimanche fait partie des marqueurs de la grande recomposition politique en cours.

Les vieux clivages idéologiques droite gauche ne signifient plus grand-chose. Ce qui est significatif, c’est l’émergence de politiques qui opposent à cela une vraie vision anthropologique – Martine Aubry ou Anne Hidalgo contre NKM par exemple sur la question du repos dominical. Ou bien sûr le PCD avec des politiques comme Jean-Frédéric Poisson ou Franck Margain, qui ont toujours défendu une certaine vision de l’homme.

Jean-Claude Bésida
 
Loi Macron : un aveu d'impuissance ? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Tribunes du CAD
09-12-2014
 
Nous sommes inquiets.
 
Le ministre de l'Economie présente aujourd'hui un projet de "loi pour la croissance", peu ou prou inspiré du travail d'Attali pour la "libération de la croissance" (Emmanuel Macron était le rapporteur de cette commission), qui prévoyait dès 2008, au milieu de 300 mesures tous azimuths, la dérégulation du travail du dimanche ou des professions réglementées.
 
Face à une courbe de chômage désespérément en hausse, à 5 millions de chômeurs, le ministre de l'Economie ne propose que de poursuivre la dérégulation du travail dominical, mesure qui ne crée ni emploi ni croissance, faute du moindre début de démonstration contraire. Au milieu de quelques autres mesures dont le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elles laissent sceptiques bon nombre d'observateurs. 
 
Sur le travail du dimanche, qui peut encore croire que cela peut relancer l'emploi et libérer la croissance ? 
 
Bien sûr, nous avons entendu les chiffres fantaisistes du Dr Mallié ("des dizaines de milliers d'emplois" - que l'on attend toujours), les chiffres délirants de M. Gattaz (de 90 à 300.000 emplois - sic. Nous l'avions défié publiquement d'en fournir la moindre preuve, pas de réponse). Les chiffres frileux de la CCI (50.000 emplois), ou ceux carrément timorés de l'alliance pour le commerce (20.000 emplois), jusqu'aux chiffres contradictoires et surtout sans aucun engagement de leurs part, des patrons des magasins du boulevard Haussmann (700 emplois?).
 
Aucun de ces chiffres n'est crédible, car aucun n'expose de méthode de calcul. Faute de mieux, nous nous en tenons aux chiffres sourcés de l'OFCE : bilan zéro, voire négatif pour l'emploi et la croissance.
 
A l'inverse du MEDEF, l'UPA prédit la perte de 225.000 emplois, du fait du siphonnage des parts de marché de la distribution traditionnelle vers la grande distribution.
 
Nous avons entendu les discours lénifiants sur la garantie de volontariat : ceux qui vivent d'un salaire honnête savent bien ce que signifient le mot "volontariat" dans une économie en récession, où la précarité est telle que 80% des contrats d'embauche signés actuellement sont des CDD et où le taux de chômage des jeunes dépasse 20%.
 
Nous avons entendu le discours des salariés de Leroy-Merlin, qui se disaient volontaires pour travailler chaque dimanche. Et nous avons appris qu'il s'agissait en réalité d'une campagne de communication orchestrée par les Ateliers Corporate, et financée par les enseignes. Imposture.
 
Nous avons entendu le discours des compensation salariales. Avant même leur mise en place, elles commencent déjà à disparaître : elles ont déjà disparu pour les entreprises de moins de 11 salariés, voire 20, et Marisol Touraine dit maintenant que le doublement, c'est "si possible". Comme ce ne sera évidemment "pas possible", les branches négocieront aprement pour éviter le taux par défaut de 100%, et nous aboutirons à un système encore plus opaque, encore plus compliqué, encore plus sujet à compromissions.
 
Nous avons entendu le discours de M. Fabius, et de ses touristes chinois, venant de Chine pour acheter en France les parfums qu'ils trouvent chez eux, et s'obstinant à ne venir que le jour où le Printemps est fermé ! Pas de chance pour M. Fabius, les agences de voyage disent qu'il n'y a aucun problème de cet ordre. Et que les Chinois sont doués d'intelligence.
 
Nous avons entendu les grandes enseignes se plaindre de l'insupportable concurrence que leur ferait Internet, sans avouer qu'elles disposent toutes d'un site de e-commerce, et qu'elles disposent exactement des mêmes armes qu'Amazon. Simplement, pour battre Amazon, il faut être meilleur...
 
Les mauvaises langues diront qu'on pouvait s'attendre à tout d'un trop jeune ministre de l'économie, formé à la banque Rotschild, et coaché par Attali, gourou de secours aux idées déracinées. 
 
Que de mensonges.... 

La première chose certaine, en ce qui concerne le travail du dimanche, est un transfert d'activité au profit de la grande distribution. Déréguler le travail du dimanche, c'est juste faire travailler plus - un thème cher au précédent Président - les grandes enseignes de la distribution - les amis chers au précédent Président. Est-ce bien le rôle d'un gouvernement qui se dit de gauche, et qui s'était engagé contre le travail dominical par la voix de son Président actuel ?
 
La seconde chose certaine, c'est que la poursuite de la destruction d'un modèle social tirant sa personnalité d'une homorythmie hebdomadaire, marquée par le dimanche, est nuisible au bien-être des personnes, au vivre ensemble, et à la société tout entière.
 
Juste pour les intérêts des grands groupes de distribution. 
 
Etienne NEUVILLE
Secrétaire Général du CAD 

 
Le CAD sur Sud Radio Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
La PPL Mallié, version 4 - Projet Macron
09-12-2014

Un débat musclé, avec Jean Dionnot (CAD), Alexis Corbière (Parti de Gauche) .

 
Grand flou sur les retombées économiques du travail le dimanche Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
La PPL Mallié, version 4 - Projet Macron
09-12-2014

Le Figaro 9-12

 

L'élargissement de l'ouverture dominicale des commerces envisagé par le gouvernement n'en finit plus de susciter des batailles de chiffres.

Ouvrir plus pour gagner plus? L'élargissement de l'ouverture dominicale des commerces envisagé par le gouvernement n'en finit plus de susciter des batailles de chiffres. Si la mesure est censée créer des «conditions génératrices de croissance et d'emploi», l'étude d'impact de la loi Macron ne chiffre pas précisément les retombées économiques attendues du passage de 5 à 12 dimanches travaillés par an, et de la création de zones touristiques et commerciales autorisées à ouvrir le dernier jour de la semaine. En septembre, le Medef estimait qu'une libéralisation généralisée, couplée aux ouvertures de soirée, pourrait générer jusqu'à 300.000 emplois en France, dont 50.000 à 200.000 dans le tourisme. Un chiffrage plutôt généreux. De son côté, la CCI de Paris-Île-de-France l'estime plutôt aux alentours de 50.000 emplois au niveau national et 0,4 % de PIB.

La réalité se situe probablement en deçà, le projet de loi Macron n'allant pas vers une dérégulation totale du travail dominical. L'estimation la plus précise vient de l'Alliance du commerce, qui estime à 20 000 emplois (équivalent temps plein) l'effet de l'octroi de 10 dimanches supplémentaires (contre 7 envisagés par le gouvernement). Des emplois qui bénéficieraient surtout à des jeunes à la recherche d'un premier emploi ou à des étudiants, estime l'organisation. Selon le secteur du bricolage, qui bénéficie déjà d'une dérogation sectorielle, 20 % des ventes sont réalisées le dimanche. Pour les enseignes qui ne travaillent pas encore le dimanche, comme la Fnac ou Darty, un élargissement à 12 dimanches par an soutiendrait d'environ 2 % leurs ventes annuelles et de 6 à 9 % leur résultat opérationnel, selon les analystes.

Aucune étude n'a démontré à ce jour les effets positifs d'un accroissement des horaires dans le commerce

«Aucune étude sérieuse n'a démontré à ce jour les effets positifs d'un accroissement des horaires dans le commerce», contredit Éric Scherrer, porte-parole de l'intersyndicale Clic-P, à l'origine de la condamnation de plusieurs enseignes pour travail illégal la nuit et le dimanche. Côté artisanat et commerces de proximité, l'UPA juge même que 225.000 emplois seraient menacés par le détournement de la consommation du centre des villes vers les grandes surfaces. Même le patron de Carrefour, Georges Plassat, a jugé lundi sur France Inter que seule l'ouverture des magasins de proximité le dimanche avait vraiment un sens économique.

Dans ce flou des chiffres, seule la situation particulière de Paris semble faire consensus, de par son caractère très touristique. Hormis le Clic-P, les acteurs estiment que la clientèle très étrangère de la capitale augmenterait mécaniquement les emplois et le chiffre d'affaires des commerces franciliens. Les quatre grands magasins parisiens (Galeries Lafayette et Printemps Haussmann, BHV Marais et Bon Marché Rive Gauche) stimuleraient ainsi d'au moins 5 % leurs ventes annuelles, soit environ 160 millions d'euros, grâce au regain d'attractivité gagné sur les autres capitales européennes (qui ouvrent presque toutes le dimanche). Le cas échéant, ils s'engagent à créer 2000 emplois directs et indirects.

 

 
Le repos hebdomadaire dominical est constitutif du modèle social Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Références - Expertises, études, réflexions
09-12-2014
 
Un cheval de Troie contre la réglementation du temps de travail
 
Comment comprendre l'offensive des grands patrons de la distribution pour imposer le travaille dimanche et la nuit dans les commerces? Comment expliquer que des enseignes leaders sur le marché national, dans le bricolage ou la parfumerie, dépensent des centaines de milliers d'euros dans la communication pour obtenir le droit d'ouvrir leurs magasins à des horaires atypiques? Philanthropie, pour permettre aux étudiants de poursuivre leurs études? Responsabilité sociale, pour que les horaires des magasins s'adaptent aux « nouveaux rythmes des Français»? Sens du devoir, pour relancer une croissance économique et un marché de l'emploi en berne? Ou encore une sinophilie (toute récente) qui exigerait que l'équilibre sociétal soit remis en question pour que « le touriste chinois » puisse acheter à toute heure du jour et de la nuit à Paris plutôt qu'à Londres? Dans les Chiens de garde en 1932, Paul Nizan écrivait « M. Michelin doit faire croire qu'il ne fabrique des pneus que pour donner du travail à des ouvriers qui mourraient sans lui. » Ce texte n'a pas pris une ride. Car la réalité est très prosaïque, n'en déplaise à.ceux qui déclarent, à tous vents, qu'ils «aiment l'entreprise ». Ces attaques, sans cesse renouvelées, contre le repos du dimanche et de la nuit ont, en réalité, un double objectif. 
 
Le premier, immédiat, est d'aiguiser la compétition dans des secteurs en difficulté afin de « tuer » la concurrence.
 
Les économistes sérieux s'accordent à dire que le fait d'ouvrir plus longtemps les magasins ne va pas doper la consommation, de même que produire plus de voitures ne relancerait pas le marché de l'automobile. Or, seuls les grands groupes aux reins solides peuvent assumer des extensions d'horaires coûteuses et peu rentables. Il s'agit donc, pour ceux-là, d'opérer des transferts de chiffre d'affaires du petit commerce indépendant vers leurs magasins, détruisant au passage des emplois stables à temps plein pour les remplacer par des contrats précaires. 
 
Le second objectif a un fondement idéologique plus profond: celui d'une déréglementation quasi totale du temps de travail, objectif poursuivi avec ténacité par le Medef et ses ancêtres.
 
Réduire le plus possible les jours de repos pour les salariés afin de les faire travailler plus en fait partie. En 1793 déjà, le calendrier républicain avait les faveurs de la bourgeoisie conventionnelle car il remplaçait le repos hebdomadaire par un repos tous les ... dix jours ! Avec celle des salaires, la question du temps de travail a été au coeur des luttes syndicales depuis qu'elles existent. L'interdiction du travail de nuit, le repos dominical obligatoire, comme la limitation de la durée de la journée de travail ou de la semaine font partie des grandes conquêtes sociales que le Medef veut déconstruire, estimant que les rapports de forces ne le contraignent plus à les maintenir.
 
C'est ce qui explique qu'en premier lieu les patrons s'attaquent au commerce. Ce secteur d'activité au salariat éclaté dans des milliers de petits établissements, où l'action syndicale est rendue difficile par la rotation permanente des effectifs et une répression souvent féroce, a toujours constitué le laboratoire patronal de la déréglementation. C'est dans les magasins que les CDD, les contrats à temps partiel ou l'individualisation des salaires sont arrivés massivement. C'est là que le Medef veut continuer de détricoter la réglementation du temps de travail, pour atteindre par la suite les autres professions. Comment imaginer, en effet, que les magasins ouvrent le dimanche et la nuit, sans que ne leur emboîtent le pas les transports, les crèches, le nettoyage, la sécurité, les organismes financiers, les banques ou encore La Poste? 
 
Non, il n'est pas normal qu'un salarié du commerce soit contraint à des horaires atypiques pour gagner de quoi vivre. Non, il n'est pas naturel qu'un étudiant soit contraint de travailler à la caisse d'un supermarché pour financer ses études. Non, le principal problème des « consommateurs », ce ne sont pas les horaires des magasins mais leur pouvoir d'achat. Non, le progrès, ce n'est pas une France qui travaillerait 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24 .  
 
Le 7e jour ne créera pas des emplois partout Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Références - Expertises, études, réflexions
09-12-2014
 
PROJET DE LOI. Le texte présenté demain par Emmanuel Macron en Conseil des ministres divise le parti, qui refuse l'ouverture des magasins douze dimanches par an. D'autant que la création d'emplois n'est pas garantie.
 
L'ASSOUPLISSEMENT de l'ouverture des commerces le dimanche en France créera-t-il de l'emploi? La question est brûlante à la veille de la présentation en Conseil des ministres de la loi croissance d'Emmanuel Macron. Créer « des centaines» d'emplois en instituant des zones touristiques internationales - notamment sur le boulevard Hausmann à Paris - ou en donnant l'autorisation aux commerces d'ouvrir 12 dimanches par an au lieu de 5 : tel est bien l'objectif de ce texte censé redynamiser l'économie. Aperçu de la cacophonie ambiante.

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De qui se moque M. Macron ? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
La PPL Mallié, version 4 - Projet Macron
09-12-2014

9/12/14  

Entendu ce soir sur Radio-Classique : "Entre 40 et 60.000 emplois seraient crées par la Loi sur la Croissance", concoctée par M. Macron, et qui sera présentée demain par M. Valls.

Mais de qui se moque-t-on ?

Rien qu'en octobre 2014, nous avons accusé 30.000 chômeurs de plus.

C'est à dire qu'au mieux, cette loi, présentée comme l'arme absolue, ou la dernière cartouche, mais dont les effets potentiels ne sont attendus que dans un délai de plusieurs mois, voire années, n'a pour ambition de ne stabiliser l'augmentation du chômage que pendant deux mois ????

 
Les touristes chinois quittent-ils vraiment Paris pour Londres le dimanche ? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
La PPL Mallié, version 4 - Projet Macron
09-12-2014

Foutaises et Carbistouilles. Ce sont les deux mots qui viennent à l'esprit dans le dossier Travail du dimanche.

Nous avons eu les chiffres délirants du député Mallié, promettant des "dizaines de milliers d'emplois". Le sketche des Champs-Elysées, par Sarkozy. Les sondages bidonnés du JDD. Les chiffres aberrants de M. Macron de Rotschild, nous mettant la pression avec un CA d'Amazon du dimanche qui serait de... 25% ! Les chiffres extravagants du MEDEF, prévoyant de 90 à 300.000 emplois du dimanche. Les affirmations contradictoires des patrons des magasins du boulevard Haussmann. Les délires de NKM. Ceux de Xavier Bertrand. Et c'est sans fin.

Encore une carabistouille, cette fois de M. Fabius, avec ses fameux touristes Chinois qui iraient à Londres acheter le canapé Ikea qu'ils ne peuvente pas acheter le dimanche à Paris : foutaise, d'après les agences de voyage, qui savent vraiment de quoi elles parlent en cette matière.

Il y a des organismes pour tout, en France. Mais il n'existe pas d'organisme qui se chargerait de vérifier la véracité des propos tenus par les uns et les autres, et de les sanctionner, éventuellement, en cas de mensonges publics manifestes et répétés. Dommage. 

L'OBS , Publié le 08-12-2014 à 17h53
 
Le Premier ministre a déclaré que le repos dominical propre à la France entraînait un départ accéléré des touristes chinois, avides de dépenser leur argent ailleurs. Vrai ou faux ?
 
Des touristes chinois posant sur le toit des Galeries Lafayette à Paris, en octobre 2012. (FRED DUFOUR / AFP)

La question a été lancée par Manuel Valls dimanche 7 décembre au JT de France 2, avant qu'il confirme que le projet de loi Macron comprendrait la possibilité de travailler jusqu'à 12 dimanches par an, contre cinq actuellement. 

Pour le Premier ministre, ouvrir davantage de magasins le dimanche, dans des zones ciblées, donnera un coup de pouce à l'économie et à l'emploi.  Mais fallait-il recourir à cette image pour convaincre ? Le repos dominical français pousse-t-il réellement les touristes chinois à assouvir leurs pulsions dépensières outre-Manche ? Pas sûr, à croire les tours opérateurs qui organisent les circuits des Chinois à Paris. 

"Les touristes préfèrent les musées !"

Pour Madame Chen, de l'agence Mandarin Voyage, la fermeture dominicale à Paris n'a aucune incidence sur le bon déroulement du programme. Et pour cause : le tour opérateur organise des voyages de deux semaines, au cours desquelles les touristes visitent pas moins de six pays différents ! Italie, Allemagne, Belgique, Hollande, Suisse puis France... Les voyageurs restent ainsi, en tout et pour tout, trois jours à Paris.

Et Madame Chen est formelle :

"Les gens viennent avant tout pour visiter, et non pour faire les magasins. Nous sommes une agence de voyage, pas de shopping !"

"Les touristes préfèrent faire les musées et visiter les monuments historiques, il y a tellement de choses à voir ! ", affirme-t-elle. Entre le musée du Louvre, la Tour Eiffel, le château de Versailles, Notre Dame de Paris, le Sacré Cœur, le Panthéon et un tour en bateau mouche, peu de temps est aménagé pour le shopping... Les clients qui insistent arrivent néanmoins à dégoter une virée aux Galeries Lafayette.

Et si le séjour compte un dimanche ? "Et bien, nous les y emmenons le samedi ou le lundi", conclut Madame Chen. 

Rome, Munich, Genève... Mais pas Londres

Même topo au China International Travel Service (CITS), qui organise des virées de dix jours dans cinq pays européens. Le touriste passe une à deux journées dans chaque ville : Genève, puis une ville du sud de la France, puis Rome, avant un passage éclair à Munich. Il garde le meilleur pour la fin : Paris, où il reste trois jours pleins.

"Lorsque nous arrivons à Paris, nous avons plus de marge de manœuvre pour modeler notre programme", explique une organisatrice du CITS. Dans cette course contre la montre, trois heures sont consacrées au shopping, sur les Champs-Elysées ou aux Galeries Lafayette. Même si les rideaux sont baissés le dimanche ?

"Ce n’est pas un problème. Nous n'avons qu'à intervertir deux après-midi !" 

En revanche, les deux agences sont formelles : elles ne prévoient jamais d'aller à Londres dans leur itinéraire. L'Angleterre n'étant pas dans l'espace Schengen, celle-ci requiert un visa différent, et "les démarches pour obtenir simultanément les deux autorisations de séjour restent complexes", explique Madame Chen.  

Paris : des boutiques "privilégiées"

L'Angleterre n'a d'ailleurs pas le monopole des emplettes du dimanche. En Espagne et au Portugal, les commerces ne sont presque plus soumis à des contraintes de fermeture dominicale. Pour autant, "ce n’est pas parce que les magasins sont fermés que nos clients chinois vont aller dans une autre capitale européenne dépenser leur argent", explique Claire Mo, qui participe à l'élaboration des circuits touristiques chez Eurasia Tours. 

Les produits français, notamment en matière de cosmétiques, sont privilégiés chez le consommateur chinois."

Hermès, Yves Saint Laurent, Chanel... Selon Claire Mo, les achats de luxe qui n'ont pas été faits à Paris, faute de temps, ne le seront pas forcément ailleurs. Dimanche ou pas. 

Julia Mourri
 
Martine Aubry : « Ne réduisons pas l’existence à la consommation » Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Références - Expertises, études, réflexions
09-12-2014
LE MONDE | 10.12.2014  à 09h02 • Mis à jour le 10.12.2014 à 13h10 | Par Martine Aubry (Maire de Lille)

Par Martine Aubry (maire PS de Lille)
 
Le projet de loi pour l’ouverture des commerces le dimanche va entrer en discussion au Parlement. Ce n’est pas une réforme subalterne, c’est un moment de vérité autour de la seule question qui vaille : dans quelle société voulons-nous vivre ?
 
Veut-on faire de la consommation –  encore plus qu’aujourd’hui – l’alpha et l’oméga de notre société ? La gauche n’a-t-elle désormais à proposer comme organisation de la vie que la promenade du dimanche au centre commercial et l’accumulation de biens de grande consommation ?
 
Le dimanche doit être un temps réservé pour soi et pour les autres. C’est un moment précieux qui doit être consacré à la famille et aux amis, à la vie associative, à la culture et au sport… Valorisons l’être, plutôt que le tout avoir. Gardons du temps pour penser, respirer et vivre.
 
D’ores et déjà, 5 millions de Français travaillent habituellement le dimanche, et 3 millions occasionnellement. Leur fonction est nécessaire à la vie collective : la sécurité, les transports, la santé…, sans oublier les magasins alimentaires…
 
Les arguments économiques de ceux qui sont favorables à une plus grande libéralisation du travail le dimanche ne résistent pas à l’analyse. Le commerce est affaire de revenu disponible. Celui-ci étant limité, l’élargissement des jours d’ouverture procédera à une simple réaffectation des achats dans la semaine. Les zones de tourisme international font seules exception, et méritent une approche particulière, car elles peuvent apporter du pouvoir d’achat supplémentaire, et donc créer des emplois. Encore faut-il que l’approche soit limitée et partagée par les maires concernés.
 
Dégradation
Par ailleurs, les petits commerçants, si importants pour le dynamisme de nos centres-villes comme de nos quartiers, déjà en butte à la concurrence des zones commerciales et de l’e-commerce, qui souffrent aujourd’hui de la crise économique, seront nombreux à ne pas résister face à l’ouverture le dimanche. Des dizaines de milliers d’emplois seront détruits, sans compter la dégradation des conditions de vie pour ceux qui survivront.
 
Le volontariat est mis en avant, pour récuser toute régression sociale. Croire que les salariés vont de gaieté de cœur travailler le dimanche, en décalage avec la vie de la société, sous prétexte qu’ils n’ont pas d’emploi ou un salaire majoré, montre une profonde méconnaissance de la réalité. En période de chômage de masse, on ne refuse pas de travailler aux horaires que demande l’employeur. L’ensemble des syndicats sont aujourd’hui à l’unisson opposés à ce projet. Il faut les entendre. Inutile autrement de parler de démocratie sociale.
 
Enfin, sur un sujet qui touche à l’organisation du temps dans la société, à la façon dont nous voulons vivre ensemble, ce ne sont pas les sondages qui doivent servir de boussole. Les Français dans leur majorité veulent sans doute pouvoir commercer, y compris le dimanche, mais une majorité encore plus grande d’entre eux ne veulent pas être contraints de travailler le dimanche. La politique, c’est bien de dire, au regard de nos valeurs et du sens que nous leur donnons, dans quelle société l’on veut vivre et non de se laisser guider par les études d’opinions.
 
Je me suis toujours engagée pour un dimanche réservé à la vie : vie personnelle, vie collective. Aujourd’hui, je suis fermement opposée au passage de 5 à 12 dimanches ouverts par an.
 
Je combattrai cette régression pour notre société au niveau national, comme dans ma ville.
 
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Le travail du dimanche en question :
entre productivité débridée et art de vivre, un vrai choix de société 
Collectif des Amis du Dimanche, 10 rue Denis Poisson, 75017 PARIS 
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