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Pétition pour le Dimanche

Déjà plus de 107.000 signatures ! Vous aussi, signez la pétition du CAD.

La pétition présentée par le CAD a obtenu plus de 107.000 signatures authentifiées (au contraire de la pétition-bidon du Dr Carabistouille !)
- Pétition électronique : 99.000 signatures au 01/10/13
- Pétition papier : 8.107 signatures au comptage du 15/01/12
   Merci à tous ceux qui out téléchargé et fait signer la pétition papier, voir cette page !

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Travail du dimanche: le gouvernement pré...
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Citations

Le combat de 2012, c'est de préserver le principe du repos dominical, c'est-à-dire de permettre aux travailleurs de consacrer un jour de leur semaine à leur famille, au sport, à la culture, à la liberté. Et j'y veillerai !.

François Hollande

Président de la République Française - Mai 2012

Tous ouverts ou tous fermés, mais tous égaux.

 

Jean-Claude Bourrelier

Patron de Bricorama

De mauvaises lois sont la pire sorte de tyrannie.

Edmund Burke
Ecrivain

Le débat qui nous occupe est infiniment [...] profond [...] Nous sommes bien face à un choix de société qu’il nous faut trancher.

Jean-Marc Ayrault
Premier Ministre
Extrait de la discussion du 7 juillet 2009 à l’Assemblée Nationale

Je m'oppose absolument et formellement au travail du dimanche qui détruit la vie de famille et se met au service d'un consumérisme aveuglé.

Jean-Luc Mélenchon
Ancien ministre, député européen, sénateur, conseiller général
candidat 2012 à la présidence de la République

Dans la semaine, il y a six jours pour avoir, et un jour pour être.

Hervé Mariton
Ingénieur des Mines
Député UMP de la Drôme

Le travail du dimanche n'enrichit pas.

Proverbe italien

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Les Jeunes Socialistes rappellent le gouvernement à l'ordre Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Dernières nouvelles
17-10-2014
 

Le groupe socialiste de l’Assemblée Nationale a mené en 2008 une campagne pour dire « Non au travail du dimanche » suite à une proposition de la droite. C’est pourquoi les Jeunes Socialistes sont extrêmement surpris de la volonté affichée du gouvernement de favoriser le travail le dimanche.

Les Jeunes Socialistes demandent au gouvernement de résister aux pressions des néo-libéraux et aux entreprises de la grande distribution, visant à exploiter en permanence le temps libre à des fins commerciales.

En effet, alors que la société de consommation est reine, le repos dominical est un acquis social, un moment à part, consacré à la vie familiale ou amicale, mais aussi aux activités culturelles, sportives et à toutes autres formes de loisirs. Nous refusons la société du “tout-consommation.”

Une telle mesure n’aura que pour effet de renforcer les inégalités entre les familles modestes et les plus aisées, entre ceux qui pourront ou non se permettre de se priver d’une journée de salaire.

Proposer de compenser la faiblesse des salaires de la grande distribution par une augmentation de la durée de travail s’apparente à un chantage inacceptable.
Vouloir développer le travail dominical est également une aberration économique, tant cette mesure ne sera pas créatrice d’emploi. Selon le CREDOC, ouvrir les commerces le dimanche n’augmentera pas le pouvoir d’achat des Français mais déplacera seulement les ventes initialement réalisées les autres jours de la semaine au dimanche.

Pour les Jeunes Socialistes, la question n’est pas aujourd’hui de « travailler plus pour gagner autant » mais bien de « travailler mieux pour travailler tous » en repensant le partage du temps de travail.

Les Jeunes Socialistes souhaitent rappeler qu’il y’a encore 6 ans, le groupe des députés socialistes se battait résolument contre le projet de Nicolas Sarkozy qui voulait généraliser le travail du dimanche.

Les Jeunes Socialistes souhaiteraient une plus grande cohérence entre les combats menés par la gauche dans l’opposition, et une fois arrivée au pouvoir.


 
Macron au service des grandes enseignes du commerce Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Activités syndicales
16-10-2014
Communiqué de Presse Clic-P 15/10/14

Comité de Liaison Intersyndical du Commerce de Paris 


12  dimanches  pour  le  maire  dont  5  au  minimum  (au  lieu  de  5  maximum  aujourd’hui), aménagement  des  zones  d’autorisation  d'ouverture  dominicale  avec  un  critère  nouveau  de « potentiel économique », création de zones touristiques de « dimension internationale » (sic), ouvertures nocturnes dans ces zones, ouvertures dominicales dans les gares… Emmanuel Macron vient d’annoncer un nouveau pas vers la généralisation des ouvertures des magasins 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, prélude à la déréglementation générale du temps de travail revendiquée par le MEDEF.
 
D’ores et déjà et sans aucune justification économique démontrée, entre récitation des dogmes libéraux, critères flous (potentiel économique) et lapalissades (zones touristiques de dimension internationale),  le  nouveau  ministre  de  l’économie  va  bien  plus  loin  que  le  rapport  Bailly  :  il 
s’attaque au travail de nuit (rebaptisé « travail en soirée ») qui n’avait pas fait l’objet d’une étude dans  le  rapport,  au  mépris  de  la  santé  et  de la  sécurité  des  travailleurs.  Et  ne  parle  pas  de supprimer l’autorisation de travailler le dimanche  pour l’ameublement et le bricolage, pourtant 
préconisée par ce même rapport.
 
Tout  le  monde  notera  donc  que  le  projet  Macron  ne  comporte  que  des  dérogations supplémentaires qui en appelleront d’autres.
 
Le  CLIC-P  rappelle  qu’aucune  étude  sérieuse  à  ce  jour  n’a  démontré  les  effets  positifs  d’un accroissement des horaires dans le commerce. Bien au contraire, les contre exemples fleurissent en Europe (Italie, Allemagne) et jusqu’en France oùl’on a pu entendre le patron de Bricorama se plaindre  récemment  de  l’absence  d’effet  sur  son  chiffre  de  l’ouverture  de  ses  magasins  le 
dimanche.
 
Une fois encore, le lobbying intensif du MEDEF porte ses fruits auprès d’un gouvernement très sensible à cette pression et très peu soucieux de l’intérêt des travailleurs.
 
Quant aux contreparties « exigées », leur sort risque d’être rapidement réglé : elles sont exclues pour les entreprises de moins de 11 salariés, on voit mal le MEDEF, qui pleure toute l’année sur le coût excessif du travail, accepter que le travail du dimanche ou de nuit soit durablement payé double, sauf à réduire les effectifs ou reporter lecoût… sur le consommateur ! Et le prétendu volontariat n'a lui pas cours dans les zones touristiques.
 
Le  CLIC-P  appelle  les  salariés  du  commerce  à  se  mobiliser  et  agir  contre  le  projet  du gouvernement et propose une action parisienne le 14novembre 2014.
 
Fait à Paris le 15 octobre 2014 
Contacts CLIC-P : 
•  CFDT-SCID : Alexandre Torgomian 06.60.27.81.24 - Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir
•  SECI-Unsa : Eric Scherrer 06.62.46.25.43 - Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir
•  CGT : Karl Ghazi 06.81.36.04.59 - Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir
•  SUD : Laurent Degousée 06.78.53.35.77 - Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir
Clic-P :   Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir
 
Macron veut battre Amazon en faisant travailler les libraires le dimanche ! Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Tribunes du CAD
16-10-2014

 

Si l'on ne retenait que le point particulier du travail du dimanche et de la concurrence d'Internet, la conférence de presse d'Emmanuel Macron ferait la preuve d'une effarante incompétence.

Voici ce que dit le ministre :

« Ce monde de l’internet c’est celui d’Amazon. Dans le monde d’Amazon, il y a un quart du chiffre d’affaires qui est fait le dimanche. Alors il ne faut plus regarder la bagarre des commerces de centre-ville et des grands commerces à l’extérieur, il faut juste regarder si l’on veut défendre le commerce et l’emploi en France, ou décider qu’on le laissera à des grands groupes étrangers qui opèrent sur internet et qui paient moins d’impôts en France que celles et ceux que parfois on n’autorise pas à ouvrir. C’est cela la réalité des choses. Les Français le dimanche, ils vont sur Amazon quand ils ne vont pas dans un magasin. »

D'abord, les chiffres. Nous sommes prêts à parier son biberon avec M. Macron que le CA d'Amazon réalisé le dimanche n'est pas de 25%. Jusqu'à ce qu'il ai fourni la source de cette affirmation, nous considérons que c'est n'importe quoi. 

M. Macron laisse entendre que les emplois qui découleraient de ce travail du dimanche sont créés à l'étranger ? Il n'a sans doute jamais commandé un livre sur Amazon, sinon il saurait que ce livre est parti d'un entrepôt français, où travaillent des employés français. Il saurait ensuite que ce livre, qu'il a commandé un dimanche sur un site Internet qui ne nécessite pas de travail humain pour fonctionner, lui a été envoyé un lundi. Et M Macron saurait qu'Amazon est un destructeur d'emploi : à chiffre d'affaires équivalent, Amazon.fr compte cinq fois moins d'employés que la Fnac dans l'Hexagone (Challenge). Un simple un simple coup d'oeil sur sa fiche Wikipedia  l'aurait renseigné sur les conditions de travail des salariés, souvent dénoncées.

M. Macron a en face de lui une énorme entreprise, dont la stratégie consiste à vendre quasiment à perte pour prendre des parts de marchés et construire un monopole sur la culture, et qui perd actuellement de l'agent pour cela (Nouvelle perte nette de 94 millions d'euro au 2° trimestre 2014 ). M. Macron a en face de lui un champion de l'évasion fiscale, qui maîtrise apparemment beaucoup mieux que les mécanismes qui permettent de diminuer la pression fiscale exercée par son propre ministère.

Et tout ce que M. Macron propose face à Amazon, c'est de faire travailler les libraires le dimanche... 

 

 
APPEL A MANIFESTATION Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Dernières nouvelles
16-10-2014

PARIS, 15 od 2014 (AfP) - Les syndicats CFDT, CFTC, Fa et CGT ont réaffirmé mercredi leur ferme opposition au travail le dimanche, l'intersyndicale du commerce parisien appelant à manifester le 14 novembre contre la proposition du ministre de l'Economie d'autoriser jusqu'à 12 ouvertures
dominicales par an.
 
Lors de la présentation des grandes lignes de son projet de loi pour l'activité, Emmanuel Macron a annoncé que les magasins non alimentaires pourraient ouvrir cinq dimanches par an sur simple demande et jusqu'à 12 dimanches par an, selon la décision des maires des communes.
 
"Sur ce sujet, la CFTC est prête à montrer les dents, ils serait bon que le ministre, s'il veut bouger les choses, passe par les partenaires sociaux", a réagi auprès de l'AFP Joseph Thouvenel, vice-président de la CFTC. "Si on veut nous faire croire que résoudre les problèmes économiques et sociaux de la France passe par l'ouverture de quelques grandes surfaces le dimanche, c'est de la poudre aux yeux".
 
De son côté, Force ouvrière (section commerce) a dénoncé dans un communiqué une "remise en cause du repos dominical" qui "menace de nombreux emplois dans le commerce".
 
"Les propositions de passer à 12 dimanches au lieu de 5 et de permettre aux gares d'ouvrir leurs commerces le dimanche, ne favorisent que les grandes enseignes, c'est la mort du commerce en proximité des gares et en centre-ville", a assuré le syndicat.
 
Pour la CFDT, "les intentions affichées par le ministre de l'économie, ( .. ) semblent en décalage total avec les attentes de l'ensemble du monde salarial".
 
"Le projet annoncé est loin de moderniser l'économie et risque de renforcer le clientélisme politique en donnant aux maires la capacité d'accorder 12 ouvertures dominicales et, d'une manière plus cynique, de les obliger à le faire en créant une concurrence intercommunale", assure la fédération des services de la CFDT dans un communiqué.
 
L'ouverture dominicale risque également "de pénaliser les salariés des petites entreprises en leur retirant tout droit à compensation et toute liberté de refuser une modification substantielle de leur contrat de travail", souligne-t-elle.
 
Karl Ghazi, de la CGT du commerce, a fustigé "un nouveau pas vers la généralisation des ouvertures des magasins 7 jours sur 7 et 24H sur 24". "On voit bien que cette dérèglementation générale du temps de travail est un tribut que demande le Medef", a-t-il ajouté.
 
Et, "on se doute bien que le Medef qui pleure toute l'année sur le coût excessif du travail ne va pas accepter durablement des majorations de salaires sur certaines plages horaires", a estimé le syndicaliste qui considère qu'''on ne peut pas dire que le travail coûte trop cher le lundi, le mardi, le mercredi, mais pas le dimanche!". 
 
"Nous appelons très clairement les salariés à se mobiliser le 14 novembre à Paris contre le projet du gouvernement", a conclu M. Ghazi, également porte-parole du Clic-P (CGT, SUD, CFDT, CFE-CGC et Seci-Unsa), intersyndicale du commerce parisien.
cbn/jg/bir
 
"Respirer" le dimanche en travaillant plus ! Cherchez l'erreur... Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Dernières nouvelles
16-10-2014
 
C’est tout chaud. Travail le dimanche, travail la nuit, les choses s’accélèrent. Emmanuel Macron avait convoqué les journalistes à Bercy aujourd’hui pour une conférence de presse. Présentant son projet de loi pour l’activité, prenant le soin de rappeler de manière cosmétique que « le droit commun, c’est de ne pas travailler le dimanche », le jeune ministre de l’économie a consacré au travail le dimanche presque dix minutes sur une intervention de cinquante-trois minutes (43:19 –50).
Pour « simplifier le zonage qui existe aujourd’hui », des mesures plus lisibles, toutes inspirées par le rapport Bailly, vont donc voir le jour. Laisser aux maires « la main » et leur permettre d’ouvrir non plus cinq dimanches seulement mais douze (forcer au passage les maires qui n’ouvraient pas ces cinq dimanches à ouvrir !), faire en sorte que « des zones commerciales et touristiques », que des  « zones touristiques de dimension internationale à fort potentiel économique » puissent ouvrir les magasins en soirée et le dimanche. Promise également « l’ouverture des commerces d’une dizaine de gares », zones rejoignant les aéroports ayant fait déjà l’objet d'une autorisation.
 
Laisser les territoires respirer !
 
« Une respiration », a martelé le ministre, pour nos territoires. Étonnante inversion, contestable manipulation des mots : les territoires respireraient quand les salariés n’auraient plus cette respiration hebdomadaire ensemble qu'est le dimanche. Le mot est décidément mal choisi. 
 
Se justifiant en convoquant le géant Amazon où, selon lui, un quart du chiffre d’affaires est fait le dimanche sur internet, Emmanuel Macron s’est félicité de proposer un « régime protecteur où les élus gardent la main », un cadre fixe et clair où la base c’est le volontariat, les compensations, un accord majoritaire. Emmanuel Macron affirme par cette annonce être protecteur des « intérêts des salariés » et du dialogue social. On appréciera quand ce sont les grands groupes qui sont à la manœuvre ! Lors des débats de 2009, certains avaient pointé du doigt le danger de préciser l’article 1er de la loi : « Le repos hebdomadaire est donné le dimanche dans l’intérêt des salariés ». La précédente formulation, plus sobre et plus contraignante, n’aurait jamais dû être abandonnée : « Le repos hebdomadaire doit être donné le dimanche ».
 
Aujourd'hui, jour néfaste, le cheval de Troie est programmé pour entrer dans la protection séculaire du repos dominical. H.B.
 
***
Extrait de la conférence de presse à Bercy  – 15 octobre 2014
 
« Ce monde de l’internet c’est celui d’Amazon. Dans le monde d’Amazon, il y a un quart du chiffre d’affaires qui est fait le dimanche. Alors il ne faut plus regarder la bagarre des commerces de centre-ville et des grands commerces à l’extérieur, il faut juste regarder si l’on veut défendre le commerce et l’emploi en France, ou décider qu’on le laissera à des grands groupes étrangers qui opèrent sur internet et qui paient moins d’impôts en France que celles et ceux que parfois on n’autorise pas à ouvrir. C’est cela la réalité des choses. Les Français le dimanche, ils vont sur Amazon quand ils ne vont pas dans un magasin. »
 
Travail dominical et nocturne: Kiabi et Marionnaud dans le viseur des syndicats Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Dernières nouvelles
08-10-2014

Le Figaro, 07/10/2014 à 10:52  Publié le 06/10/2014 à 19:31 INFO LE FIGARO -

L'intersyndicale Clic-P, déjà à l'origine de la fermeture le soir du Sephora des Champs-Élysées, va désormais s'attaquer au Marionnaud de la même avenue, pour l'obliger à fermer à 21 heures. Un magasin Kiabi va également être assigné pour ouverture illégale le dimanche.

Quinze jours à peine après la fin de la bataille judiciaire contre le magasin Sephora des Champs-Élysées, condamné définitivement le 24 septembre par la Cour de cassation à fermer ses portes à 21 heures, le Clic-P fourbit ses armes pour sa prochaine bataille. Une bataille a nouveau dirigée contre un parfumeur, puisque c'est cette fois le Marionnaud des Champs-Élysées qui devrait être assigné en référé pour travail illégal en soirée. En effet, le magasin est ouvert tous les jours entre 21 heures et minuit, «illégalement puisque la loi interdit le travail entre 21 h et 6 h», explique le Clic-P. Un dossier sera déposé devant le Tribunal de Grande Instance (TGI) de Paris dans les prochaines semaines «le temps de récuperer le plus d'éléments possibles prouvant l'emploi de personnes après 21 heures», détaille Éric Scherrer, une des porte-paroles du Clic-P. Plannings, tickets de caisse, bordereaux de fermeture de caisse, attestations de salariés... l'intersyndicale ne veut rien laisser au hasard, même si elle estime que la juridiction issue du cas Séphora devrait jouer en sa faveur. De fait, le 24 septembre dernier, la Cour de cassation a estimé dans ce cas très médiatique que le travail de nuit «n'était pas inhérent» au commerce de parfumerie.

Fin de non recevoir de Marionnaud

Cela fait déjà plusieurs mois que Marionnaud est dans le viseur des syndicats. Ces derniers n'avaient pas caché leur volonté de lui faire faire respecter la loi. Mais ayant reçu fin décembre une fin de non recevoir de la direction du parfumeur, la bataille judiciaire va donc s'engager. De son côté, Marionnaud estime qu'un accord d'entreprise signé en juillet 2001 lui permet d'employer des gens le soir, et donc d'ouvrir son magasin comme bon lui semble, au moins jusqu'à minuit. Par ailleurs, l'enseigne met en avant la présence de contreparties à ces horaires tardifs et l'absence de «réclamation ou d'objection de (ses) salariés sur cette organisation du temps de travail». Un accord que le Clic-P juge caduque, les syndicats de l'entreprise l'ayant apparemment dénoncé. Le choix d'une procédure en référé permettra une décision rapide (2 à 3 mois), même si les multiples procédures et un jugement au fond peuvent prendre des années. Enfin, à l'heure où Manuel Valls s'est à nouveau exprimé sur la grande probabilité de l'ouverture de certains commerces le dimanche à Paris, le Clic-P va également s'attaquer à une enseigne de prêt-à-porter. À savoir Kiabi, dont le magasin de Voltaire à Paris (XIe) est ouvert tous les dimanches de 11 heures à 19 heures, un privilège normalement réservé aux commerces alimentaires (jusqu'à 13 heures), aux commerces des zones classées touristiques, et à ceux des périmètre d'usage de consommation exceptionnel (Puce).

 
L’intox de Fabius mise en pièces Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Dernières nouvelles
08-10-2014

L'Humanité,  7 Octobre, 2014

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Pierre Pytkowicz
L’intersyndicale Clip-P a démonté le prétexte du tourisme, avancé par le gouvernement pour assouplir l’ouverture dominicale des magasins.

D’après Laurent Fabius, « il n’y a plus le choix ». Lundi dernier, face aux dirigeants des grands groupes mondiaux de la distribution, le ministre des Affaires étrangères annonçait qu’« avant la fin de l’année », le gouvernement légiférerait sur le travail du dimanche. L’extension des possibilités d’ouverture des commerces ce jour-là, envisagée depuis le rapport Bailly de décembre dernier, prendra place dans le projet de loi sur la croissance. D’après le ministre, le débat est clos : « Il y a quelques années, on pouvait discuter : est-ce opportun ou pas ? Mais aujourd’hui il nous semble que, compte tenu du flot de touristes (...) qui ne vont pas attendre le jeudi pour venir consommer et, d’autre part, compte tenu du développement du e-commerce, il n’y a plus le choix. » « Le gouvernement accélère le calendrier parce qu’il vient de découvrir un phénomène récent, l’existence de nombreux touristes en France et à Paris, notamment chinois – et la nécessité urgente de leur faire les poches avant qu’ils ne s’en aillent ! » a ironisé hier Karl Ghazi, de la CGT commerce, lors d’une conférence de presse du Clic-P, l’intersyndicale (CGT, CFDT, Seci-Unsa, SUD et CGC) du commerce de Paris. À la pointe depuis 2010 de la mobilisation contre les ouvertures illégales des commerces le dimanche et la nuit, le Clic-P a tenu à démonter l’argumentaire du gouvernement censé justifier une régression sociale supplémentaire. « Pourquoi est-ce le ministre des Affaires étrangères qui porte ce projet et pas celui du Travail ou du Commerce ? » a interrogé Karl Ghazi, pour qui le prétexte du tourisme masque le « revirement » des socialistes sur la question. Et de citer les déclarations de François Hollande en 2009 contre la loi Mallié, portée par la droite pour élargir les ouvertures dominicales : « Les Français n’ont pas besoin de plus d’ouvertures, mais de plus d’argent pour consommer. » Désormais, à en croire le gouvernement, ce serait les touristes étrangers qui auraient besoin de plus d’ouvertures pour assouvir leur soif de shopping dans leurs temples de la consommation du boulevard Haussmann. La réalité est tout autre, selon Bernard Demarcq, représentant CGT au Printemps : « Cette clientèle asiatique est amenée dans le magasin par des tour-opérateurs que le Printemps paye chaque année à hauteur de 33 millions d’euros, soit plus que la masse salariale du magasin ! Mais les cars viennent le matin, parfois dès 9 heures, en aucun cas le soir, ni le dimanche. » Le Clic-P souligne que dans ces grands magasins les dimanches d’ouverture pendant les soldes enregistrent un chiffre d’affaires trois fois inférieur à celui du samedi. « Le chiffre d’affaires est réalisé surtout entre 11 heures et 17 h 30. Et pendant les nocturnes, il n’y a personne dans les rayons », a appuyé Françoise Ruotte, déléguée CFDT aux Galeries Lafayette, qui témoigne que la « majorité des collègues ne veulent pas travailler le dimanche, ni le soir » ! Pour le Clic-P, l’élargissement des ouvertures n’augmenterait pas le chiffre d’affaires, ni les emplois, mais permettrait aux grandes enseignes, seules capables d’assumer des ouvertures non rentables, de se débarrasser des petits concurrents. Des arguments que l’intersyndicale a livrés à la mission d’information et d’évaluation (MIE) lancée au printemps par le Conseil de Paris sur la question du travail du dimanche et de nuit. La MIE doit boucler son rapport à la mi-novembre, pour un vote début décembre au Conseil de Paris. Le Clic-P annonce donc une journée d’action à la mi-novembre.

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Non, la France n'est pas championne des jours fériés Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Références - Expertises, études, réflexions
08-10-2014
Les Echos 1/10
 
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Selon une étude des mutuelles Mercer, la France se classe huitième et dans la moyenne internationale pour les jours fériés.
 
Halte aux idées reçues. La France, réputée pour les acquis sociaux offerts à ses salariés, n'est pas championne du monde des jours fériés. Elle est même dans la moyenne internationale, avec 11 jours chômés en 2014. Un nombre équivalent à celui de la Croatie, la Suède, la Chine, la Nouvelle Zélande, Singapour, le Canada, le Danemark et l'Italie.
 
La France se situe ainsi au huitième rang mondial. Les champions sont l'Inde et la Colombie avec 18 jours fériés en 2014. Au bas du classement, le Mexique avec seulement 7 jours chômés cette année.
 
En Europe, c'est la Finlande qui se montre le pays le plus généreux en nombre de jours fériés (15) suivi par l’Espagne (14) tandis que la Hongrie, le Royaume-Uni et les Pays-Bas sont les pays qui en ont le moins (8).
 
Au Moyen-Orient et en Afrique, les Emirats Arabes Unis sont moins généreux avec 9 jours fériés. Inversement, le Maroc a une allocation beaucoup plus élevée qui comptabilise 14 jours fériés.
 
En Amérique du Nord, le Canada est le pays qui offre à ses salariés le plus grand nombre de jours fériés (11), bien que cela varie selon les provinces. Le Gouvernement des Etats-Unis prévoit lui 10 jours fériés fédéraux, mais les employeurs privés ne sont pas obligés de les offrir à leurs salariés.
En Asie, c'est le Vietnam qui propose le moins de jours fériés de la région (10), après la Chine et Singapour qui en comptent 11 chacun.
 
Comment expliquer ces disparités ? « Lorsque peu de jours de congés sont offerts aux ressortissants, cela est souvent compensé par davantage de jours fériés et vice versa. Par exemple aux Philippines, les salariés disposent d’un minimum légal de 5 jours de vacances, mais de 14 jours fériés », relève Ellyn Karetnick, leader en mobilité internationale au sein de Mercer au Royaume-Uni.
 
D'autres décident de réduire leurs jours fériés pour attirer les investisseurs en donnant l'image d'une main d'oeuvre productive et disponible. «Le Portugal, par exemple, a pris la mesure radicale de suspendre 4 des 14 jours fériés dans le but d’accroître la productivité et d’envoyer un message à d’éventuels investisseurs », précise Ellyn Karetnick.

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/politique-societe/societe/0203822725688-non-la-france-nest-pas-championne-des-jours-feries-1048792.php?1ZeyrajK2734cPr7.99
 
Commerce : l’inquiétude de Didier Bazinet Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Dernières nouvelles
08-10-2014
 
L'ouverture dominicale des deux grandes surfaces de Ribérac à partir de cette semaine (lire «SO» d'hier et en page 14) inquiète Didier Bazinet, qui craint des répercussions négatives sur le commerce de proximité à Verteillac et dans le Verteillacois, mais aussi dans les villages du Ribéracois.

« L'ouverture de la grande distribution le dimanche va impacter de façon directe le commerce de proximité, comme les boucheries, les boulangeries et les épiceries. On a du mal à comprendre les raisons de cette autorisation », commente le conseiller général de Verteillac.

« Ce qui est mauvais, c'est cette décision unilatérale, sans aucune concertation, déplore l'élu. La stratégie ? On veut écraser les plus petits. C'est un processus qui est enclenché. Comment résisteront les petits commerçants ? Cette ouverture risque de plomber le petit commerce », tonne Didier Bazinet.

Jean-Louis Savignac
 
FO réaffirme son attachement au repos dominical Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Activités syndicales
08-10-2014

FO, la CGT, et la CFTC sont particulièrement engagés dans la défense du repos dominical.

FO a réaffirmé son attachement au repos dominical, dans son comité Confédéral National, tenu  les 2 et 3 octobre 2014 à Paris, reprenant et défendant l’ensemble des revendications des résolutions du XXIIe Congrès confédéral de Montpellier (14 au 18 février 2011) et des derniers CCN.  

 Comité Confédéral National de FO, 3/10/14

...Le CCN réaffirme son attachement au repos dominical et au respect de la vie privé et familiale des salariés et appelle les structures de Force Ouvrière et les salariés à poursuivre la lutte contre la généralisation du travail le dimanche et du travail de nuit. Le CCN dénonce le recours au travail dissimulé et toutes les pratiques qui constituent une mise en cause des droits en matière de salaire, de temps de travail et de droits sociaux, tel que l’induit le droit en matière de détachement, par exemple.

 
French prime minister puts Sunday trading on list of economic plans Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Dernières nouvelles
06-10-2014

The Guardian, 6/10

The French prime minister, Manuel Valls, promised French shops in tourist cities, including in Paris, will be open on Sundays and that the so-called supertax of 75% would expire in January. [...]

Traduction : Le Premier ministre français, Manuel Valls, a promis que les magasins français des villes touristiques, y compris à Paris, sera ouvert le dimanche et que la super-taxe de 75% expire en Janvier.  

 
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Le travail du dimanche en question :
entre productivité débridée et art de vivre, un vrai choix de société 
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