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Pétition pour le Dimanche

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Volontaires d'office
TRAVAIL du DIMANCHE = WEEK-END COMPLET à travailler. Ne confondez pas faire vos courses le dimanche et travailler le ...
Citations

Le combat de 2012, c'est de préserver le principe du repos dominical, c'est-à-dire de permettre aux travailleurs de consacrer un jour de leur semaine à leur famille, au sport, à la culture, à la liberté. Et j'y veillerai !.

François Hollande

Président de la République Française - Mai 2012

Tous ouverts ou tous fermés, mais tous égaux.

 

Jean-Claude Bourrelier

Patron de Bricorama

De mauvaises lois sont la pire sorte de tyrannie.

Edmund Burke
Ecrivain

Le débat qui nous occupe est infiniment [...] profond [...] Nous sommes bien face à un choix de société qu’il nous faut trancher.

Jean-Marc Ayrault
Premier Ministre
Extrait de la discussion du 7 juillet 2009 à l’Assemblée Nationale

Je m'oppose absolument et formellement au travail du dimanche qui détruit la vie de famille et se met au service d'un consumérisme aveuglé.

Jean-Luc Mélenchon
Ancien ministre, député européen, sénateur, conseiller général
candidat 2012 à la présidence de la République

Dans la semaine, il y a six jours pour avoir, et un jour pour être.

Hervé Mariton
Ingénieur des Mines
Député UMP de la Drôme

Le travail du dimanche n'enrichit pas.

Proverbe italien

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Le travail du dimanche en question

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Mobilisation syndicale contre le travail dominical Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Activités syndicales
16-11-2014

Réunion 1°,14/11/14

 
L’intersyndicale des commerces de Paris appelle  à manifester aujourd’hui devant les Grands Magasins pour protester contre le projet de loi. A La Réunion la mobilisation syndicale s'organise.
 
Le projet de loi prévoit de généraliser le travail dominical pour les grandes villes et les zones touristiques en assouplissant les règles existantes.
Pour les syndicats travailler le dimanche porte atteinte au principe du repos dominical.
Pascal Valiamin de « Solidaire Réunion » n’hésite pas à parler de " projet de loi funeste très mauvais pour le département de La Réunion ".
Pour lui les assouplissements envisagés sont faits pour les grands groupes.

Les consommateurs eux ne voient que des avantages à l’ouverture des magasins le dimanche à condition que le repos hebdomadaire soit bien respecté et  un salarié sur 3 est prêt à travailler si son salaire double le dimanche.
Le projet de loi devrait être examiné par le Parlement début 2015
 
Travail du dimanche : Jean-Claude Bourrelier de remords ? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Les Dossiers - Le bricolage
16-11-2014
Devenu le symbole de la bataille de l'ouverture des magasins le dimanche, le patron de Bricorama se rend compte que cela ne lui amène, en fait, guère de clients

 
«L'analyse des chiffres montre qu'au cumul depuis le début de l'année, nous n'avons reçu que le même nombre de clients qu'en 2013 alors que nous avons le bénéfice de l'ouverture du dimanche.» Qui parle ? Un syndicaliste de chez Bricorama, opposé au travail du dimanche et qui trouverait là un argument en or pour exiger du PDG la fermeture, le septième jour, des 92 magasins en France ? Non. Le PDG lui-même, Jean-Claude Bourrelier. Il s'est exprimé en ces termes dans le numéro d'août d'une lettre d'information destinée aux 2600 salariés, qui l'ont entre-temps transmise à l'AFP.

A un moment où le gouvernement envisage de légiférer par ordonnance sur le sujet, probablement début octobre, c'est très surprenant. Surtout de la part du turbulent self-made man, fondateur de l'enseigne Bricorama, constituée, depuis 1975, par le rachat de petites chaînes de distribution de matériel de bricolage. Depuis octobre 2012 et sa condamnation à fermer, le dimanche, ses 32 magasins d'Île-de-France, en application de la loi Mallié, il était devenu le chevalier blanc de l'ouverture dominicale, ferraillant comme un beau diable, contestant le fait que ses concurrents, eux, puissent ouvrir leurs portes. Il avait dû fermer définitivement, du fait de cette concurrence, l'enseigne de Montigny-le-Bretonneux. Depuis janvier 2014, et alors que le débat fait toujours rage, les magasins de bricolage ont tous reçu l'autorisation d'ouvrir le dimanche... Et à l'épreuve des faits, Jean-Claude Bourrelier, qui ouvre une trentaine de magasins de son parc, n'en tire pas tant de bénéfices que cela.

Son explications nuance quelque peu le retournement de situation : il constate, selon l'AFP, que les clients perdus le dimanche se récupèrent difficilement». Ils ont pris l'habitude d'aller ailleurs, dans les magasins qui, eux, étaient ouverts, ce que Jean-Claude Bourrelier considère comme une «concurrence déloyale». Pour lui, les performances inférieures à celles des concurrents se rattraperont avec la mobilisation des équipes. Mais les syndicats de l'entreprise, comme FO, y voient une autre raison, qu'ils ont déjà exposée à de nombreuses reprises : l'ouverture du dimanche ne donne pas plus de pouvoir d'achat aux clients dans une situation économique perturbée. Le débat sera rouvert dans les prochaines semaines, la lettre de Jean-Claude Bourrelier, en dépit de l'explication de texte qui l'accompagne, sera du pain bénit pour les opposants au travail dominical.
 
Travail dominical: Macron essuie sa première manif' Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - La Résistance
15-11-2014
Un millier de salariés du commerce parisien manifestaient ce vendredi contre la loi Macron qui doit permettre de faciliter le travail dominical. Emplois, salaires, les promesses ne seront pas au rendez-vous, assurent-ils. 
 
"J'aime me reposer le dimanche", proclame cette affiche PCF - Front de gauche près des grands magasins.
  
"Macron, t'es foutu, le commerce est dans la rue!" Ils étaient entre 1000 et 2000 selon les organisateurs, 550 selon la police, à manifester ce matin à Paris contre la future loi Macron, qui veut faciliter les dérogations au repos dominical. Salariés aux Galeries Lafayette, au Printemps, au BHV, au Bon marché, chez Gibert, ils défilaient du boulevard Haussmann à l'Hôtel de ville à l'appel del'intersyndicale Clic-P pour dénoncer un volontariat problématique et des majorations de salaires qui risquent de chuter, si le nombre de dimanches travaillés augmente. 

"Ouvrir sans que ça leur coûte"
"Aujourd'hui quand nous travaillons le dimanche, nous sommes payés double et nous récupérons", affirme Viviane, salariée aux Galeries Lafayette. "Mais au cours de tables rondes qu'elle organise, la direction a laissé entendre qu'elle voulait ouvrir jusqu'à 52 dimanches par an, et que dans ce cas la majoration de salaire ne serait plus aussi importante". Une perspective qui n'est pas celle d'Emmanuel Macron, puisque celui-ci a toujours assuré que le travail dominical devait être payé double et compensé par un repos. 

Ces assurances, les manifestants n'y croient pourtant pas. "Ils veulent ouvrir sans que ça leur coûte", assure Olivier, un collègue de Viviane. "Les marges vont baisser, car l'ouverture dominicale va entraîner des coûts supplémentaires. Les touristes, qu'il s'agit de retenir à Paris, achètent surtout les marques de luxe sur lesquelles le magasin lui-même fait peu de marge. C'est un service qu'on veut leur offrir, mais le chiffre d'affaires n'augmentera pas, il ne fera que se déplacer. Il n'y aura pas d'embauche." Olivier reconnaît cependant que parmi ses collègues "les plus jeunes sont pour". Souvent en CDD, soumis à un fort turn-over, ils voient le travail du dimanche comme une chance de travailler supplémentaire. Ce sont les plus anciens qui se mobilisent, alors que leurs salaires stagnent: "Plus on a d'ancienneté, moins on gagne", râle Olivier. 

Quant au volontariat, il est déjà organisé "selon les besoins du service" pour les dimanches et les jours fériés, dénonce Olivier, et la direction a le projet de faire signer "des contrats d'engagements tous les six mois", auquels il sera difficile de déroger. Les salariés grévistes s'inquiètent surtout pour leurs collègues démonstrateurs, qui n'appartiennent pas à l'entreprise mais dépendent de conventions collectives extérieures, et qui auront plus de mal que les salariés à se défendre. Aux Galeries, ils sont plus nombreux que les salariés. 

"Il ne peut pas y avoir trois gagnants"
"Macron propose un accord gagnant - gagnant - gagnant entre les entreprises, les salariés, et les clients", décrypte Karl Ghazi, représentant de la CGT au Clic-P. "Mais il ne peut pas y avoir trois gagnants. Le patronat, à long terme, ne peut pas y gagner s'il donne des contreparties importantes. Le Medef, qui se plaint toute l'année du coût du travail, prépare d'ailleurs le terrain en renvoyant les contreparties à des accords d'entreprise plutôt qu'à la loi". 

Reçu avec ses collègues de l'intersyndicale à la mairie de Paris par une adjointe d'Anne Hidalgo, le syndicaliste estime que "la maire aimerait afficher une position différente de celle du gouvernement". Mais il craint que la mission d'information et d'évaluation sur le travail du dimanche, qui doit rendre compte au conseil de Paris, arrive après la bataille. La loi Macron sera examinée par le Parlement début 2015.
 
Ouverture dominicale : un casse-tête chinois qui suscite de nouvelles résistances Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - La Résistance
15-11-2014

Des salariés des grands magasins parisiens manifestaient ce vendredi à l’appel d’un collectif de syndicats contre le projet de loi sur les ouvertures de commerce le dimanche et le soir. Une réforme défendue par le gouvernement et le patronat, notamment pour son potentiel d’attraction touristique, mais que certains salariés rejettent, et auquel les commerçants indépendants apportent des bémols.

"Augmentez nos salaires, pas nos horaires". Le slogan affiché par la CGT pour cette journée de protestation annonce la couleur : le projet d'élargir les autorisations d'ouverture le dimanche et le soir, porté par le ministre de l'Economie Emmanuel Macron, ne passera pas sans résistances. Ce vendredi, le collectif syndical Clic-P, créé cinq ans plus tôt  à l'occasion du vote de la loi Maillé, appelle les salariés des commerces parisiens à la grève. En particulier, ceux des grands magasins du boulevard Haussmann, qui comptent parmi les premiers concernés par une éventuelle évolution de la loi. Difficile de mesurer le taux de réel participation, mais la CGT se réjouissait d'une "forte mobilisation" avec "au moins 600 participants" chez les salariés du Printemps et des Galeries Lafayette-BHV.

Aucune des deux entreprises n'a souhaité s'exprimer sur cet épineux sujet qui soulève les craintes d'une partie des salariés et la controverse sur leurs justifications. Résumé des principaux points d'achoppement.

La compensation salariale
Principale raison de ces résistances de la part d'une partie des salariés : la crainte qu'une fois votée, la loi portée par le ministre de l'Economie Emmanuel Macron, n'aboutisse à l'abandon pur et simple des compensations salariales actuellement imposées aux commerçants en cas d'ouverture le dimanche. "Nous sommes  payés le double ou même le  triple le dimanche si on ne rattrapait pas la journée travaillée", pointe ainsi une employée travaillant au Printemps pour une marque y détenant une concession, qui craint la perte de cet avantage. "La majoration ne durera pas", anticipe de son côté l'une des responsables syndicales du BHV, qui s'exprimait lors d'une conférence de presse deux jours avant cette grève.

Cette compensation, obligatoire jusqu'à présent, les commerçants indépendants n'en veulent pas. "Nous demandons qu'il n'y ait pas d'obligation de compensation salariale ni de jour de rattrapage pour les entreprises comptant moins de 11 salariés", explique ainsi Jean-Guilhem Darré, délégué général du Syndicat des indépendants, qui juge globalement "le projet de loi équilibré".

Le volontariat
Autre crainte : que l'augmentation du nombre de dimanches travaillés et le prolongement des horaires en soirée soient, en fait, imposés aux salariés. Dans les grands magasins, les enseignes ayant signé des contrats prévoyant la présence de démonstrateur sur des périodes couvrant l'ensemble des amplitudes horaires n'auraient d'autre choix que de se plier à de nouvelles exigences. "Cela va obliger les prestataires, les restaurants d'entreprises, les hôtesses, à travailler le soir ou le dimanche", et, plus largement, "les transports devront suivre, sinon les employés, qui souvent viennent de très loin, mettront encore plus de temps pour venir travailler, sans compter les gardes d'enfants qu'il faudra trouver", plaide de son côté une responsable syndicale du Printemps-Haussmann.

Créations d'emplois
Pour justifier l'extension des horaires de travail dans le commerce, ses défenseurs pointent le potentiel de création d'emplois. Le Medef les chiffre entre 40.000 et 100.000 postes directs et indirects. Certains groupes promettent des embauches, comme par exemple  Galeries Lafayette qui dit prévoir 1.000 créations pour ses magasins du boulevard Haussmann, dont la moitié directes, selon plusieurs sources. Mais aucune indication n'est donnée sur la part de CDI ou de CDD. "Il y aura sûrement des étudiants qui vont être embauchés, mais ça a un coût", constate de son côté une démonstratrice.

Augmenter le chiffre d'affaires...
Or, justement, la grande inconnue, c'est la rentabilité réelle d'une telle opération. Certains commerçants indépendants dans le secteur alimentaire redoutent ainsi une rivalité des grandes surfaces qui leur serait fatale s'ils perdaient leur avantage compétitif. Dans ce cas, "les professionnels indépendants sont 93% à craindre de devoir fermer leurs portes", affirme Jean-Guilhem Darré. Pour les autres, autoriser l'ouverture des magasins plus de cinq fois par ans, comme le projet de loi le prévoit, serait bénéfique "dans la mesure où cela permet de créer un pôle d'attractivité, donc d'augmenter le chiffre d'affaires", indique-t-il. Du moins, à condition que le maire et la communauté de communes puissent avoir leur mot à dire. Ce qui reste incertain.

Plus largement, les ouvertures dominicales et nocturnes sont présentées comme une nécessité pour soutenir la compétitivité. "Compte tenu du flot de touristes qui existent et qui ne vont pas attendre le jeudi pour venir consommer (...), il n'y a plus de choix", affirmait ainsi le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius en septembre.

...en attirant les touristes chinois
Ces extensions seraient décisives dans le match opposant Paris et Londres pour attirer les touristes. D'autant plus que, bientôt, la France risque de perdre un avantage. En effet, un seul visa suffisait pour visiter plusieurs capitales du continent, alors qu'il en fallait un supplémentaire pour se rendre en Grande-Bretagne. Mais ce verrou devrait sauter prochainement. Le Premier ministre David Cameron a en effet prévu d'accorder aux visiteurs chinois, indiens, mais aussi émiratis ou sud-africains un visa spécial plus rapide à obtenir pour les inciter à faire un détour par le Royaume-Uni.

Or, cette compétition débouche sur une bataille de chiffres pour tenter de démontrer laquelle des deux villes attire le plus de visiteurs ; et où les précieux touristes chinois dépensent le plus. La société Mastercard comptabilise ainsi plus de visiteurs à Londres et Bangkok qu'à Paris. Dans la Ville Lumière, les utilisateurs de cette carte ont dépensé 15,57 millions de dollars lors de leur déplacement, contre 18.69 millions de dollars pour Londres. Ce chiffre comprend le prix du voyage et de la nuit sur place.

Autre indicateur, celui du réseau de points de ventes en duty free, Global Blue. Celui-ci estime que, de toutes leurs destinations de prédilection, c'est à Paris que les Chinois dépensent le plus pour leurs emplettes, devant Londres et Singapour. Sauf que, dans le parcours de ces fameux touristes chinois, "les Grands Magasins ne font pas partie du programme des tours operators le dimanche", pointe-t-on côté syndical. Tandis que "le soir, les touristes chinois assistent à des spectacles, ou bien repartent vers une autre capitale", estime un vendeur.
 
Dimanche, attention désinformation ! Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Activités syndicales
14-11-2014
Communiqué de presse CFTC PARIS 14/11

La CFTC Paris a écrit aux parlementaires Parisiens pour les mettre en garde contre la désinformation pratiquée notamment par le MEDEF sur l’ouverture des commerces le dimanche.

La CFTC Paris dénonce les chiffres farfelus diffusés publiquement par Monsieur Pierre GATTAZ, chiffres que visent à utiliser la légitime préoccupation de l’emploi pour porter atteinte au repos dominical.

La campagne, visant à banaliser le dimanche au seul profit de quelques grosses entreprises, devient carrément indécente quand elle repose sur des boniments et autres affabulations.

La CFTC continuera à défendre ce temps où la production et la consommation sont entre parenthèses pour permettre la vie familiale, personnelle, associative, culturelle et spirituelle.
 

PJ : le courrier aux parlementaires.
 

Paris, le 13 novembre 2014

Contact :     Joseph Thouvenel 06 80 06 54 54
 
COURRIER AUX DEPUTES SUR LE LIEN LIRE LA SUITE 
Lire la suite...
 
Le travail du dimanche divise toujours autant Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Activités syndicales
14-11-2014
 
Les syndicats remontent au front, vendredi, pour protester contre l'assouplissement des règles encadrant le travail du dimanche.

Ils n’en démordent pas. Les syndicats s’élèvent de nouveau, vendredi, contre le travail dominical, en appelant les salariés du commerce parisien à manifester dans les rues de la capitale.

Exprimant leur opposition à l’ouverture des magasins le dimanche, ils comptent maintenir la pression sur le gouvernement. Celui-ci semble néanmoins déterminé à assouplir les règles autour du travail en fin de semaine.

La loi pour l’activité contestée

Lorsqu’il avait présenté les grandes lignes de sa loi pour l’activité, il y a un mois, le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, avait fait part de sa volonté d’accélérer sur le sujet. Le texte prévoiera d’élever de 5 à 12 le nombre d’ouvertures dominicales accordées par les maires mais aussi d’autoriser le travail le dimanche dans les zones touristiques et les grandes gares.

Pour faire passer la pilule, l’exécutif a précisé que cela ne se ferait que sur la base du volontariat des salariés, dont le salaire doublera le dimanche. Des concessions insuffisantes pour les syndicats, qui craignent qu’elles restent lettre morte.

Désaccords autour des chiffres de création d'emploi

Les représentants des salariés contestent également les effets positifs sur l’économie que pourrait avoir, selon l’exécutif et le patronat, l’assouplissement des règles sur le travail du dimanche. Quand le Medef estime qu’une telle mesure permettrait de créer de 40 000 à 100 000 emplois, les syndicats avancent des chiffres bien inférieurs.

Et jugent le travail du dimanche néfaste pour la vie personnelle des salariés. Pour eux, l’enjeu est donc de faire plier les élus avant la présentation du projet de loi en Conseil des ministres, prévue à la mi-décembre.
 
Manif à Paris Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Activités syndicales
14-11-2014

Métro News, 14/11

MOBILISATION - Une manifestation contre le projet de loi Macron, qui veut élargir le travail dominical, doit avoir lieu vendredi entre les grands magasins et l'Hôtel de Ville.

Des travailleurs de grands magasins manifestent le 30 juin 2010 à Paris.Des travailleurs de grands magasins manifestent le 30 juin 2010 à Paris. Photo : AFP

Relancée par le ministre de l'Economie Emmanuel Macron, l’ouverture du travail le dimanche mobilise à Paris. Ce vendredi, l'intersyndical Clic-P, qui regroupe les délégations commerces de la CFDT, l'Unsa, la CGT et SUD, appelle à manifester à partir de 11 heures au niveau des grands magasins du boulevard Haussmann. L'intersyndicale, qui s'est déjà illustrée dans des dossiers d'ouverture dominicale ou nocturne concernant de grandes enseignes de distribution, espère réunir un millier de personnes et rallier l'Hôtel de Ville.

Les magasins "répartissent leurs effectifs"

Le projet de loi pour l'activité, qui doit être présenté mi-décembre en Conseil des ministres, prévoit notamment d’autoriser l'ouverture de magasins cinq dimanches par an sur simple demande, et non plus sur autorisation préalable, et jusqu'à 12 au total. Les dérogations d'ouverture le dernier jour de la semaine pourraient en outre être élargies aux gares et aux "zones touristiques à fort potentiel économique".

Inacceptable pour le collectif, qui condamne une atteinte aux acquis sociaux et contredit les arguments sur l'emploi du Medef notamment, estimant que "les magasins n’embauchent pas, ils repartissent leurs effectifs : moins en semaine pour en ajouter le dimanche, moins le matin pour en ajouter la nuit".

Côté circulation, la Préfecture de police de Paris n'a pour l'instant pas communiqué de restrictions de circulation sur le parcours que pourrait emprunter les manifestants.

 
Commerces. A Trignac, l'ouverture dominicale passe mal Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Dernières nouvelles
13-11-2014
 
Le maire de Trignac s'est entretenu avec une délégation de salariés, avant de faire face aux manifestants, dans un échange houleux. | Ouest France
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Les syndicats ont appelé les salariés à se mobiliser contre l'ouverture des grandes surfaces deux dimanches en décembre.


Une centaine d'entre eux était présente, mercredi après-midi, devant la mairie de Trignac. Principalement des employés d'Auchan, mais aussi de Conforama, Gemo ou Darty. Ils s'opposent à la décision du maire de Trignac, David Pelon, d'autoriser l'ouverture des grandes surfaces les dimanches 14 et 21 décembre.

Pour eux, c'est une porte ouverte à la généralisation du travail dominical. Mais c'est aussi une atteinte à leurs droits de salariés. Florian Alexandre, délégué syndical CFDT Auchan Trignac, insiste sur la fatigue accumulée en fin d'année, « période de stress dans les grandes surfaces ». Pour nombre d'entre eux, le dimanche est « le seul jour qu'ils partagent en famille ou avec leurs amis. »

Le maire se défend de vouloir généraliser le travail dominical. « La loi m'autorise à ouvrir les magasins jusqu'à cinq dimanches par ans. J'ai décidé de les ouvrir seulement deux week-ends. »

À Trignac, les conseils municipaux précédents, de gauche, se sont toujours opposés au travail le dimanche. Devant la fermeté de David Pelon, les syndicats prévoient déjà une action, dimanche 14 décembre.
 
Travail dominical : la promesse de compensation, un leurre ? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Références - Expertises, études, réflexions
13-11-2014

Hier, vendredi 7 novembre, Emmanuel Macron était l’invité de Jean-Claude Bourdin sur BFM TV. Interrogé sur le travail le dimanche, le ministre de l’économie et de l’industrie a confirmé, dans une posture volontariste, sa détermination de simplifier et d’assouplir la loi actuelle dont beaucoup admettent qu’elle est devenue illisible.

 À noter l’annonce très nouvelle, dans une perspective de plus grande justice cette promesse "On mettra dans la loi le principe de compensation. Aujourd’hui, il y a des tas de zones en France où l’on travaille déjà le dimanche. Déjà 30% de Français travaillent occasionnellement le dimanche, assène le ministre, et plein de Français n'ont pas de compensations. Qu'on n'aille pas se pendre aux rideaux en disant C'est affreux, il propose de faire travailler le dimanche. On mettra la compensation dans la loi."

Effet d'annonce pour amadouer ?

 Cette compensation obligatoire inscrite dans le marbre de la loi, on aimerait la saluer bien sûr, mais l’on se demande à quel point cela sera réalisé, si ce n’est pas seulement un effet d’annonce pour amadouer les opposants. Si l’on se réfère à la Saison I de la bataille du dimanche, en 2009, l’on se souvient que lorsque le maire de Paris, Bertrand Delanoé, avait dit oui à l’ouverture des grands magasins sur le boulevard Haussmann, c'était déjà à l'unique condition que la zone soit déclarée, non pas Zone touristique (sans volontariat et sans compensation) mais PUCE (avec volontariat et compensations).

 Or qu'était-il advenu ? Les tenants de l’ouverture avaient alors reculé et refusé l'appellation de PUCE ce qui allait avec le volontariat et la compensation. Ils mettaient ainsi au grand jour leurs desseins cachés, leur volonté que le dimanche soit un jour payé comme un autre, vécu comme un autre. Ces grands magasins sont d'ailleurs toujours fermés le dimanche pour cette raison-là malgré le puissant lobbying aussi agité que souterrain des grandes enseignes continuant comme jamais.

 L'OIT ne dira-t-elle rien ?

 Grande prudence donc ! Une chose est sûre : la France a l'air d'oublier un peu vite qu'elle est signataire de la proposition de l'OIT qui protège le repos dominical des salariés. À moins qu'elle décide de ne plus honorer ses signatures de traités internationaux ?

À suivre… H.B.


 
Emmanuel Macron, le terminator du chômage. Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Références - Humour
11-11-2014
 
Jours fériés : la France au 8e rang mondial Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Références - En Europe et dans le monde
11-11-2014

Les travailleurs français sont accusés de fainéantise plus souvent qu'à leur tour. Nous serions le pays où l'on travaille le moins, affirmation essentiellement destinée à mettre mal à l'aise tout opposant aux stakhanovistes du dimanche et du travail de nuit.

Ces affirmations, régulièrement démenties comme par l'étude ci-dessous, oublient soigneusement de remarquer que la productivité des salariés français est l'une des meilleures au monde, depuis des années. La durée du temps de travail rapportée au volume ou à la valeur de la production devient alors la mesure non pas de la paresse, mais de l'efficacité. La question de la compétitivité finale relève de tout autre débat que celui des temps travaillés (notamment le poids des charges).

Et nous pouvons être fiers que cette efficacité, que cette organisation intelligente de nos forces de production, nous permette de bénéficier de jours fériés en nombre décent. Ce 11 novembre, nous nous souvenons des soldats français, morts pour notre liberté, au nombre de 1 315 000. Qui oserait dire que ce jour férié est illégitime ? Qui oserait dire que l'économie de la France exige que nous allions tous acheter des canapés chez Ikea, précisément aujourd'hui ?

 

Radio France Bleu, 10/11

 

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En Europe, ce 11 novembre n'est férié qu'en France et en Belgique. Mais pour autant, au classement mondial, la France est loin d'avoir le plus de jours fériés chaque année. Avec 11 jours, l'Hexagone se classe au 8e rang mondial selon une étude réalisée par Mercer en septembre dernier, une entreprise de conseil en ressources humaines. Le Canada par exemple a lui aussi 11 jours fériés par an, tout comme la Suède ou la Chine. Avec 18 jours fériés, l'Inde et la Colombie sont les championnes mondiales. Le Mexique, avec 7 jours fériés chaque année, est au 12e rang mondial. 

25 jours de congés payés, comme en Suède

Et comme la Suède, les salariés français ont 25 jours de congés payés, tandis qu'au Canada, le minimum légal est de 10 jours de congés payés. Mais dans la pratique, les jours fériés ne s'appliquent pas de la même manière partout. En France, un jour férié qui tombe un dimanche est "perdu" pour le salarié. Au Canada au contraire, un jour férié qui tombe un dimanche est compensé le lundi. Autre exemple : la fête du travail n'est pas célébrée le 1er mai, mais le premier lundi du mois de septembre. Il n'y a pas d'années "sans" au Canada.

 
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Le travail du dimanche en question :
entre productivité débridée et art de vivre, un vrai choix de société 
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