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Pétition pour le dimanche

Plus de 100.000 personnes protestent contre la banalisation du travail du dimanche, via la pétition proposée par le CAD. Plus de 780 pages de témoignages. Député-e-s, écoutez la France qui bosse.

La pétition

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Indemnisation, mode d’emploi Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Chronique de Maître Lecourt

De nouveau, de grandes enseignes de l’ameublement et du bricolage qui se sont placées dans l’illégalité depuis plusieurs années ont été condamnées par le Juge des Référés du Tribunal de Grande Instance de Pontoise à fermer sous astreinte. 

Les astreintes sont significatives et les obligent à fermer, produisant ainsi leur effet dissuasif. 

L’exemplarité de l’action entreprise par le secteur de l’ameublement et l’aide qu’ils ont reçue pour obtenir une modification sur mesure de la Loi leur donne des idées et un mode d’emploi. 

Je me permets à mon tour d’en donner un autre aux salariés qui vont être instrumentalisés. 

Il semble que ces enseignes souhaitent mobiliser leurs salariés « pris en otage de cette situation par les syndicats ». Une belle manœuvre de désinformation, les syndicats n’étant pour rien dans l’ouverture illégale et l’emploi des salariés en violation de la Loi, rappelons le. 

Il y aurait menace sur l’emploi des salariés. C’est radicalement faux et les enseignes le savent. 

Comment en effet justifier un plan social alors que c’est l’illégalité qu’elles ont commise qui est à l’origine de leur situation d’aujourd’hui. Aucun juge ne l’admettrait et j’attends avec impatience que l’une d’entre elle s’y essaie. 

Les salariés vont perdre le bénéfice de leurs primes illégales puisqu’ils ne travailleront plus le dimanche. 

Commençons tout d’abord par rappeler à ces salariés que dans l’ameublement, la Loi modifiée en décembre ne prévoit désormais ni majoration pour le travail du dimanche, ni volontariat, contrairement à ce que ses promoteurs ont affirmé pour parvenir à la faire voter. 

Les salariés concernés ont donc tout perdu… 

Je ne reviens pas sur cet épisode navrant déjà abondamment expliqué et finalement admis dont on prétend qu’il sera rectifié au Printemps. Je note que dans ce sens, il n’y a apparemment pas d’urgence. 

Rappelons encore que de nombreuses voix s’élèvent de tous les côtés pour rappeler que les effets économiques de cette nouvelle dérogation n’ont pas été mesurés et seront probablement nuls alors que les impacts sociétaux sont délétères. 

Sur ce front où l’être humain est au cœur de la société, on trouve des alliés improbables, l’épiscopat français, tous les syndicats, le Conseil Economique et Social, les commerçants eux-mêmes, surtout les petits et les moyens. 

Concentrons nous donc sur la réponse qui peut être apportée aux salariés qui sont dans la misère. 

La Cour de cassation, dans un arrêt Conforama de plus, vient de confirmer la décision rendue par la Cour d’appel de Versailles du 9 février 2006 qui a alloué à un salarié qui a travaillé habituellement le dimanche sans que Conforama n’ait reçu une dérogation la somme de 50.000 Euros à titre de dommages et intérêts. 

Il n’y a pas d’erreur. C’est bien de 50.000 Euros dont il s’agit. 

Je vous donne les références de l’arrêt (Cass. Soc. 19 décembre 2007, pourvoi n°06-41770).

Il est en ligne sur le site et accessible facilement sur le site legifrance, sur ce lien.

Le salarié concerné, vendeur à la guelte (commission) a demandé l’indemnisation des préjudices causés à sa vie privée par son emploi le dimanche, sans autorisation.

L’enseigne a développé trois arguments pour refuser de l’indemniser :

  • Elle risquait selon elle seulement de payer une amende, pas des dommages et intérêts,
  • Le salarié aurait dû démontrer qu’il était contraint de travailler le dimanche,
  • Le salarié n’a pas subi de préjudice puisqu’il a profité du système, ses commissions du dimanche lui permettant d’augmenter son revenu.

La réponse de la Cour de Cassation, comme souvent, est courte et efficace :

« Mais attendu qu'ayant relevé que le salarié travaillait habituellement le dimanche en violation des dispositions légales relatives au repos dominical, la cour d'appel qui a constaté que celui-ci avait subi un préjudice du fait de l'atteinte portée à sa vie personnelle, préjudice dont elle a souverainement évalué le montant, a, par ces seuls motifs, légalement justifié sa décision ; »

Elle balaie donc d’un revers de manche les trois arguments comme indifférents à la solution retenue par la Cour d’Appel.

Il est donc parfaitement possible à chaque salarié placé dans la même situation de saisir le Conseil des Prud’hommes d’une demande d’indemnisation du préjudice causé à sa vie privée par l’emploi illégal du dimanche.

Il suffit donc de démontrer le travail habituel du dimanche. La preuve est très facile puisqu’il suffit de produire les bulletins de salaire, éventuellement les plannings, voire dans certains cas les contrats de travail lorsque les enseignes y ont inscrit le travail du dimanche.

L’atteinte à la vie personnelle est également simple à prouver puisque c’est la perte des plaisirs simples de la vie dominicale. Il ne manquera sans doute pas de témoins qui pourront affirmer que le salarié concerné à manqué tel ou tel repas familial, n’a pu aller au match du petit dernier…

Je rappelle encore que le Conseil des Prud’hommes est accessible à tous, sans représentation obligatoire.

La procédure est simple et orale même s’il est souvent plus facile de se faire assister par un délégué syndical ou un avocat qui ont l’habitude de ces procédures.

La durée de la procédure est de quelques mois.

Je rappelle aussi que la somme obtenue ainsi par le salarié est nette de charges et n’est pas soumise à impôts.

Je vois là de quoi permettre aux salariés concernés par la situation présente de résister à un licenciement et surtout de quoi obtenir une somme qui va leur permettre d’éviter d’avoir à travailler le dimanche, tout en gagnant plus.

Je rappelle encore que l’emploi d’un salarié illégalement le dimanche constitue une infraction pénale faisant peser sur la personne morale une amende recouvrée au profit de l’Etat de 7.500 Euros par dimanche et par salarié avec une prescription d’un an.

Chaque salarié concerné peut porter plainte ou saisir l’inspection du travail.

Je doute encore qu’une enseigne prenne le risque de licencier dans ce contexte où le salarié a des arguments solides à faire valoir…

Pour une fois la négociation pourrait être équilibrée…

Maître Vincent Lecourt

 
L'épiscopat précise sa position sur le dimanche Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Dernières nouvelles

Un article de La Croix du 29/2/08

Le Conseil pour les questions familiales et sociales de la Conférence des évêques de France publie un document d'une dizaine de pages intitulé "Le dimanche au risque de la vie actuelle", dans lequel il invite à réfléchir sur "les dérives qu'entraînerait la remise en question du repos du dimanche "

Le dernier numéro de la revue Documents Épiscopat, intitulé "Le dimanche au risque de la vie actuelle" sous l’égide du Conseil pour les questions familiales et sociales de la Conférence des évêques de France, met à jour l’argumentaire de l’Église face au travail du dimanche (lire La Croix du 18 janvier).

Ce jour, où les chrétiens fêtent la Résurrection du Christ, est aussi "le temps des retrouvailles entre générations, adultes, jeunes et enfants quelles que soient leurs activités (…). Il permet de libérer un espace pour le jeu et la conversation entre les hommes", indiquent les auteurs du document, Mgr Jean-Charles Descubes (Rouen), président de ce Conseil, Mgr Michel Guyard (Le Havre) et Jacques Arènes, psychanalyste. "Le dimanche laisse à chacun le choix de son emploi du temps (…) : il est en cela un espace de liberté et de détente, au contraire de la semaine. Le dimanche permet de se donner un équilibre de vie souvent mis à mal par le rythme de la semaine."

"Élargir l’ouverture des magasins le dimanche reviendrait à banaliser ce jour, ajoutent-ils, et à faire passer les lois du commerce avant la dimension conviviale, familiale et spirituelle de l’existence" : Ceci accentuerait l’atomisation de la société française", souligne le Conseil pour les questions familiales et sociales de la Conférence des évêques de France. "L’économie et le travail ne sont pas le dernier mot d’une vie sociale".

"L'argent n'achètera jamais l'amour"

À ce texte paru dans la revue Documents Episcopat s’ajoute, sur ce même sujet, un article de Mgr Hippolyte Simon, archevêque de Clermont et vice-président de la Conférence des évêques de France, à paraître dans le numéro de mars de la revue mensuelle Catholiques en France.

"Le culte n'est pas qu'une démarche d'individus juxtaposés. Il est fondateur d'une communauté, et donc de lien social", écrit Mgr Hippolyte Simon, qui recommande "un temps de respiration (...) partagé par le plus grand nombre".

"J'entends bien l'argument de la vendeuse qui juge que son temps de travail n'est pas plus long le dimanche que le lundi alors qu'il est payé le double. Son affirmation a la force de l'évidence", poursuit-il en demandant ce qu'en pensent ses enfants, ou ses frères et soeurs. "Ne serait-elle pas précieuse" à la maison ou auprès d'un mouvement de jeunes ?", ajoute-t-il.

"Il ne suffira donc pas que chaque individu soit en situation de gagner davantage pour créer vraiment du lien social. L'argent est un entremetteur universel. Il peut acheter beaucoup de choses, mais il n'achètera jamais ni l'amour, ni l'affection, ni l'amitié, et jamais, non plus, la citoyenneté", conclut-il.

En octobre, à l'occasion de la messe des parlementaires, l'archevêque de Paris Mgr André Vingt-Trois, devenu cardinal et président de la CEF, se demandait s'il était bien "nécessaire" d'ouvrir les centres commerciaux le dimanche et si l'on prenait suffisamment en compte les conséquences sur l'équilibre familial et la vie en commun.

La-croix.com (avec AFP)
Documents Épiscopat, n° 1/2008. Rens. : 01.72.36.68.53 ou Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir

 
Nouvelles du front Val d'Oise Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Chronique de Maître Lecourt

L'UD FO du Val d'Oise et la FEC FO ont obtenu du juge des référés de Pontoise par quatre ordonnances rendues ce jour, 29 février 2008, qu'il interdise aux enseignes suivantes d'ouvrir le dimanche en employant des salariés :

  • BOULANGER avec une astreinte de 40.000 Euros pour chacun de ses trois établissements,
  • DARTY avec une astreinte de 40.000 Euros pour son seul établissement ouvert le dimanche,
  • CASTORAMA avec une astreinte de 20 30 et 40.000 Euros selon les établissements au nombre de trois calculé sur les marges réalisées,
  • PLANETE SATURN avec une astreinte de 40.000 Euros pour son établissement Val d'Oisien.

Le juge a rejeté notamment la demande de certaines enseignes d'obtenir le bénéfice de la loi Chatel du 3 janvier 2008 au motif qu'elles vendent des meubles, au sens du droit civil où elles se voient concurrencées par les enseignes d'ameublement autorisées qui en profitent pour vendre d'autres produits.

Il a également estimé que la Loi Chatel éclairée par les débats parlementaires permet d'affirmer de manière évidente que ne rentre pas dans le cadre de la nouvelle dérogation les enseignes d'équipement de la maison et de bricolage. Il suffit en effet de les lire.

Le juge réaffirme que la Loi d'ordre public est précise et sans ambiguité et n'est pas à la disposition du juge, de ses bénificiaires ou de ses assujettis et doit par conséquent être appliquée.

Il rappelle que l'obligation a une finalité de protection sociale et qu'elle est également sanctionnée pénalement.

Reste à voir désormais si les grandes enseignes dont on feint de s'émouvoir de découvrir qu'elles ont des intérêts communs qui ne sont pas nécessairement ceux du public sauront faire pression sur le gouvernement comme y sont parvenues avant elle les enseignes de l'ameublement.

J'espère que, par son geste, la CFTC n'aura pas donné l'idée à Madame Debré de vouloir entamer une collection de Codes du Travail...

Vincent Lecourt

 
Amendement Confokea : le point de vue du juriste Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Les Dossiers - Amendement ConfoKea

En principe, le repos hebdomadaire doit être donné le dimanche. Il existe cependant des dérogations. Certaines sont temporaires, d'autres sont permanentes.

par Agathe BLANC DE LA NAULTE (IFL-AVOCATS)

 
 
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Le CAD écrit aux députés Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Dernières nouvelles

Le CAD, Collectif des Amis du Dimanche, constitué de l'équipe du site Travail-Dimanche.com et de l'équipe du CAL (Collectif des Amis du Lundi, http://www.lesamisdulundi.com/) vient d'écrire aux Députés.

L'objectif : démontrer à la représentation nationale que, pour le dimanche comme pour le lundi de Pentecôte, il ne faut pas prendre de décision irréfléchie lorsque l'on travaille sur des sujets aussi sensibles, et touchant à la vie quotidienne de tous les Français.

Ce premier courrier porte sur les aspects économiques, et sera suivi d'autres courriers, sur les divers aspects de ce problème complexe.

(Courrier disponible sur ce lien, ou via "lire la suite")

 

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Encore pas de chance... Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Les Dossiers - Amendement ConfoKea
En direct de notre correspondant au TGI de Pontoise :
 
En raison de la maladie du magistrat, la demande de liquidation d'astreinte contre CONFORAMA pour les dimanche travaillés avant l'entrée en vigueur de la Loi Chatel a été reportée au 31 mars 2008.
 
Pas de chance... c'est la deuxième fois...
 
 
Travail illégal le dimanche: dommages et intérêts Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Références - Textes juridiques et réglementaires

Les échos de la jurisprudence sont instructifs. Ici, tel employeur a été condamné à verser 50.000€ à titre de dommages et intérêts à un salarié contraint de travailler le dimanche. La bas, d'autres employeurs trouvent l'oreille attentive de la députée de Neuilly pour échapper aux condamnations qui les avaient atteints...

Les échos judiciaires Girondins.

Le salarié qui travaille habituellement le dimanche en violation des dispositions légales, subit un préjudice pour l’atteinte portée à sa vie privée, dont les juges évaluent le montant (Cass soc. 19 décembre 2007. pourvoi n° 06-41770, texte complet sur le lien lire la suite, NDLR). Un vendeur de meubles avait saisi la juridiction prud’homale d’une demande de dommages et intérêts pour des dimanches habituellement travaillés.

L’employeur avait été condamné à lui verser une somme de 50 000 euros à titre de dommages et intérêts. Après avoir relevé que le salarié travaillait habituellement le dimanche en violation des dispositions légales relatives au repos dominical, la Cour de cassation a approuvé les juges du fond d’avoir souverainement évalué le montant du préjudice subi.

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Rapport Rochefort : la CFTC contre-attaque Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Activités syndicales

La remise du rapport de M. Rochefort à Mme Boutin n'a pas échappé à la CFTC, qui relève, dans son communiqué de presse du 20 février, qu'il est plus urgent de faire cesser la concurrence déloyale des grandes surfaces, ouvertes illégalement, que d'instaurer le travail de nuit pour les commerçants.

Lire la suite...
 
Robert Rochefort, contre le repos du dimanche ? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Dernières nouvelles

Tout comme Jacques Attali, le sémillant Robert Rochefort appartient à la catégorie des gourous de secours auprès desquels les gouvernants déprimés s'approvisionnent en idées fumeuses.

Pourtant, ni M. Attali ni M. Rochefort n'ont été élus par personne. Si M. Attali peut se prévaloir de quelques réussites personnelles (Berd, A&A, commémoration du Bicentenaire, participation à l'Angolagate... ), M. Rochefort est à l'apogée d'une brillante carrière de bureaucrate, où il a surtout donné beaucoup de conseils, en utilisant notamment une méthode qu'il pratique couramment, le tango Argentin : trois pas en avant, deux pas en arrière (la seconde méthode de M Rochefort est la méthode Pinnochio, nous en reparlerons...)

C'est ainsi que, le 9 mars 2007, lors d'une réunion publique tenue par Valérie Pécresse, venue à Versailles distiller la bonne parole du candidat Sarkozy, Robert Rochefort, venu lui-même soutenir Valérie Pécresse, avait doctement affirmé qu'il fallait "assouplir, adapter" la loi à l’évolution des mode de vies, et donc faire passer de 5 à 10 le nombre de dimanches ouvrables par mois. Dans un premier temps (mais cela, il ne l'avait pas dit).

Puis, lors de son audition du 30 janvier 2008 devant le groupe de travail de l'Assemblée Nationale, le même sémillant directeur du CREDOC a déclaré que "Le CREDOC n'est pas favorable à la généralisation de l'ouverture des magasins le dimanche", que "il (Robert Rochefort), pour les grandes agglomérations, n'est pas favorable à une ouverture tous les dimanches", que "cela ne fabriquerait pas une amélioration de l'activité économique", et autres déclarations de la même eau.

Et, ce mercredi 20 février 2008, Rochefort, toujours le même, vient présenter à Christine Boutin, ministre de la Ville "au sein du cabinet de Fadela Amara", un rapport - magique, comme le rapport Attali - comportant 34 mesures censées redynamiser les commerces de proximité et en centre-ville, et dans lequel il  propose que tous les magasins de centre-ville, sans exception, puissent ouvrir tous les dimanche matin (sans rien préciser des magasins de périphérie)... M Rochefort, brillant esprit s'il en est, devrait savoir que tous les magasins d'alimentation, les marchés, qu'il cite dans son interview ci-dessous, sont déjà ouverts, légalement, le dimanche matin, et n'ont aucunement besoin de ses lumières...

On ne sait plus très bien de qui M. Rochefort se moque : du peuple français, des parlementaires de la commission, ou du ministre de la Ville. Ou peut-être des trois à la fois.


Les explications de Mélanie Taravent, avec un extrait de Rochefort en live, si!, dans le journal de 12H du 20/2/08 ©Europe1

 

 
Amendement Chatel : le doigt dans l'engrenage Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Les Dossiers - Amendement ConfoKea

La CFDT, sur le travail du dimanche, apparait divisée : si ses hiérarques sont "ouverts" (comme le dit Cissé, quand on réinstaurera l'esclavage, il y aura toujours un représentant CFDT pour négocier la longueur des chaines !), les fédérations sont beaucoup plus clairement contre le travail du dimanche.

En témoigne cet excellent article de la CFDT-SCERAO, Syndicat CFDT de la Chimie et de l’Energie Rhône Alpes Ouest qui défend les salariés de 8 branches professionnelles : Chimie, Industrie Electrique et Gazière, Pharmacie, Pétrole, Plasturgie, Caoutchouc, Papier Carton, Verre. L'article de la CFDT explique, en des termes très clairs, l'imbroglio auquel conduit l'amendement Debré à la loi Chatel, ou amendement Confokea.

[...] Curieusement, au moment où devait s’ouvrir un débat au C.E.S [1] sur le sujet avec les organisations syndicales, le Sénat à adopté un amendement au projet de loi sur la consommation dans la nuit du jeudi 13 décembre au vendredi 14 pour une ouverture des magasins le dimanche des « établissements de commerce de détail d’ameublement »  Selon M. Luc Chatel [2] cela tombe bien, puisque nous avons d’un côté « les salariés qui souhaitent travailler plus pour gagner plus et de l’autre des consommateurs désireux de réaliser leurs achats le dimanche ». A voir !

[...]Il n’y aurait pas de quoi fouetter un chat, puisqu’il s’agit d’une ouverture concernant uniquement les magasins d’ameublement. Mais à vous lecteur nous posons cette simple question :

Un magasin comme Ikea est bien un détaillant de meubles ? Oui ! Répondrez vous en coeur ! Pourtant, chez Ikea, il se vend aussi des plantes vertes, des éclairages, des tapis, de la vaisselle, des jouets... Lorsque vous passerez aux caisses le dimanche, il ne sera pas interdit d’acquérir ces objets en plus de la petite bibliothèque pour votre salon. Il n’y aura tout de même pas un cordon sanitaire pour nous empêcher le chaland d’acquérir ces divers articles le dimanche ?

Quel est le problème me répondrez vous ? Aucun !

Mais alors, si nous pouvons acheter des plantes vertes, des éclairages, des tapis, de la vaisselle, des jouets... Alors il faut autoriser l’ouverture de Botanic pour les plantes, de BHV, Leroy Merlin, Castorama pour les éclairages, 1000 moquettes pour les tapis, jouet club, la grande récré pour les jouets.

Certains bondissent devant leur écran. Vous vous dites qu’à la CFDT nous sommes bien compliqués. Il suffit de ne pas donner l’autorisation d’ouverture pour des magasin comme Ikea. Et voilà...

Mais pas du tout ! Ikea et consoeurs ne se laisseront pas faire. Ces grandes enseignes vendent du meubles. Ils sont détaillants de meubles. S’il y a une autorisation d’ouverture dominicale pour cette branche du commerce, ils doivent pouvoir ouvrir. Si non, cela se nomme de la concurrence déloyale. Et c’est interdit.

Nous revenons à notre point de départ.

Les magasins de meubles sont ouverts, mais aussi ceux qui font le commerce de plantes vertes, des éclairages, des tapis, de la vaisselle, des jouets... Car nous n’avons pas les moyens de trier le magasin exclusivement de meubles, de celui qui ne l’est pas. Simplement parce que les magasins se diversifient et profitent du client capté pour lui vendre bien autre choses.

Alors nous ne voyons pas pourquoi les grandes surfaces alimentaires ne devraient pas elles aussi ouvrir ? Ils ne sont pas magasin de meubles me répondrez vous. Certes !

Et vous commencez à penser qu’à la CFDT nous sommes bien pénibles ...

Pourtant, ils vendent eux aussi des plantes vertes, des éclairages, des tapis, de la vaisselle, des jouets... Si nous refusons à Auchan, Carrefour, Leclerc se que nous acceptons pour Ikea, Conforama, alors il y a concurrence déloyale.

Et c’est interdit.

Et à Super U, comme à Ikea, on ne pourra pas dérouler un cordon sanitaire pour empêcher Mme, qui venait acheter un bureau informatique pour la petite dernière (ameublement) de prendre du pain et 12 pots de yaourt en même temps (alimentation).

Nous y sommes. Grâce à cet amendement, tous les magasins du plus gros au plus petit sont maintenant ouverts. Qu’ils fassent commerce de plantes vertes, de meubles, ou de couches culottes. Car décidement c’est vraiment compliqué et finalement la CFDT avait vu juste.

Mais alors. Quand le travail du dimanche sera la norme pour la majorité d’entre nous. Ce jour deviendra un jour de travail ordinaire et les employeurs voudront supprimer toutes majorations de salaire réservées jusqu’à présent au travail de cette journée. Ce qui sera exceptionnel, ça sera de ne pas travailler le dimanche. Ce serait une charge bien lourde pour nos entreprises de payer plus cher une journée comme les autres. On les entend déjà : « Vous vous rendez compte ma brave dame, cette charge pèse sur nos entreprises sur nos emplois, et favorisent les délocalisations les pertes d’emplois et le chômage... »

Arrivé à ce stade de notre article nous vous invitons à lire une nouvelle fois notre article « Vive le travail du dimanche »

Bonne lecture et bon dimanche. Si vous n’êtes pas au travail... Encore !

 
La loi instaurant le repos dominical en 1906, issue d'un long conflit social Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Références - Textes juridiques et réglementaires

Débuts du repos hebdomadaire obligatoire en France à Paris en 1906 - ROGER_VIOLLET/Archives

Débuts du repos hebdomadaire obligatoire en France à Paris en 1906ROGER_VIOLLET/Archives

La loi du 13 juillet 1906 instituant le repos dominical en France a mis fin à un long conflit social, né d'une catastrophe minière dans le Nord, et a ouvert une période d'"apaisement religieux", au lendemain de la séparation des Eglises et de l'Etat.

C'est un radical bon teint, Ferdinand Sarrien, qui devient président du Conseil le 13 mars 1906, quelques jours après le coup de grisou de Courrières (1.099 morts).

Il faut calmer la colère des mineurs, éviter les incidents lors des "inventaires" des biens du clergé, préparer l'opinion au procès en cassation d'Alfred Dreyfus qui déchaînait les passions, et se lancer dans la bataille des législatives.

La vieille revendication du repos dominical et celle de la journée de 8 heures -satisfaite seulement en 1919- sont au coeur des débats et manifestations.

Sarrien préside un gouvernement prestigieux comprenant deux futurs présidents de la République, Raymond Poincaré et Gaston Doumergue, et trois futurs présidents du Conseil: Aristide Briand, Georges Clemenceau, Louis Barthou. Tous voulaient des avancées sociales.

La loi du 12 juillet 1880 a aboli le repos dominical sous prétexte qu'il avait été décrété sous la Restauration. Le "jour de repos" est dès lors décidé par le patron.

Après la tragédie de Courrières, 45.000 mineurs se mettent en grève le 16 mars. Le 17, Clemenceau (Intérieur), promet de ne pas faire intervenir la force, mais change d'avis quand la mairie de Lens est occupée le 20. La répression est dure, un policier est tué. 50.000 "gueules noires" défilent à Paris le 1er mai, à l'appel de la CGT.

Le 20 mai, la gauche remporte les élections de façon écrasante.

La loi Sarrien est votée. Son article 2 dispose que le dimanche est jour de repos hebdomadaire des employés et ouvriers. Employés de maison et travailleurs agricoles en sont provisoirement exclus.

Cette loi est aussi appelée "loi Lemire", nom du député-maire d'Hazebrouck, l'abbé Jules Lemire, républicain ardent à l'origine des allocations familiales, qui a su convaincre que le choix du dimanche n'était pas une revanche des religieux, quelques semaines après la loi de séparation. L'"apaisement" est en route.

Le 13 juillet 1906 voit aussi la réintégration du capitaine Dreyfus et le vote du transfert des cendres d'Emile Zola au Panthéon.

Et pour le samedi férié, il faudra attendre le Front populaire, trente ans plus tard.

Les dispositions de la loi Sarrien sont toujours en vigueur. Mais plus de 180 dérogations sont appliquées

 
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Le travail du dimanche en question :
entre productivité débridée et art de vivre, un vrai choix de société 
Collectif des Amis du Dimanche, 10 rue Denis Poisson, 75017 PARIS