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Pétition pour le Dimanche

Déjà plus de 107.000 signatures ! Vous aussi, signez la pétition du CAD.

La pétition présentée par le CAD a obtenu plus de 107.000 signatures authentifiées (au contraire de la pétition-bidon du Dr Carabistouille !)
- Pétition électronique : 99.000 signatures au 01/10/13
- Pétition papier : 8.107 signatures au comptage du 15/01/12
   Merci à tous ceux qui out téléchargé et fait signer la pétition papier, voir cette page !

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Citations

Le combat de 2012, c'est de préserver le principe du repos dominical, c'est-à-dire de permettre aux travailleurs de consacrer un jour de leur semaine à leur famille, au sport, à la culture, à la liberté. Et j'y veillerai !.

François Hollande

Président de la République Française - Mai 2012

Tous ouverts ou tous fermés, mais tous égaux.

 

Jean-Claude Bourrelier

Patron de Bricorama

De mauvaises lois sont la pire sorte de tyrannie.

Edmund Burke
Ecrivain

Le débat qui nous occupe est infiniment [...] profond [...] Nous sommes bien face à un choix de société qu’il nous faut trancher.

Jean-Marc Ayrault
Premier Ministre
Extrait de la discussion du 7 juillet 2009 à l’Assemblée Nationale

Je m'oppose absolument et formellement au travail du dimanche qui détruit la vie de famille et se met au service d'un consumérisme aveuglé.

Jean-Luc Mélenchon
Ancien ministre, député européen, sénateur, conseiller général
candidat 2012 à la présidence de la République

Dans la semaine, il y a six jours pour avoir, et un jour pour être.

Hervé Mariton
Ingénieur des Mines
Député UMP de la Drôme

Le travail du dimanche n'enrichit pas.

Proverbe italien

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La France proteste !

Plus de 100.000 personnes protestent contre la banalisation du travail du dimanche, au profit exclusif de la grande distribution, via la pétition proposée par le CAD.

Beaucoup de signataires apportent leur témoignage personnel, leur expérience du dimanche. L'ensemble de ces témoignages est d'une richesse exceptionnelle : il y en a 780 pages !

Messieurs les députés, écoutez la France qui bosse, elle vous parle !

 

Voir les témoignages 

Signez la pétition du CAD

 

Travail du dimanche: Anne Hidalgo fait campagne contre le projet de loi Macron en images Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Les Dossiers - Dimanche à Paris
16-12-2014

Huffigton Post, 14/12/2014 

TRAVAIL DU DIMANCHE - Anne Hidalgo riposte. La maire de Paris a déjà eu l'occasion d'exprimer tout le mal qu'elle pense de la loi Macron, qui vise notamment àétendre jusqu'à 12 le nombre de dimanches travaillés par an. Un texte qui prévoit aussi la création de zones touristiques internationales par décret ministériel et non sur proposition du maire comme les zones touristiques actuelles.

Elle s'est exprimée le 6 décembre "contre l'idée qu'il puisse y avoir des zones internationales où ce ne serait pas le maire de Paris qui déciderait", se disant "diamétralement opposée" à l'idée de "se laisser dicter par décret la nature" de son "territoire". La veille, elle s'était fait l'écho d'un rapport d'élus parisiens, concluant que "les arguments économiques en faveur d’une ouverture dominicale plus large ne sont pas concluants". La maire "ne se laissera pas faire, quitte à 'saisir le Conseil constitutionnel'", affirme même le JDD.

Et elle a décidé d'enfoncer le clou sur son compte Twitter, postant et retweetant plusieurs messages accompagnés d'illustrations qui vantent son action à la mairie de Paris, tout en rappelant que le dimanche sert à autre chose qu'à travailler. Elle a récidivé ce dimanche 14 décembre, histoire que le message soit bien clair :



 

Et Anne Hidalgo de rappeler que le travail du dimanche existe de toute façon déjà dans sa ville, évoquant sept zones touristiques qui intègrent des commerces ouverts toute la journée du dimanche, mais aussi les "71.200 salariés qui travaillent à Paris" ou encore tous les lieux ouverts dans la capitale:

 

 

 

Si l'extension du travail dominical a bien du mal à convaincre à gauche, l'opposition municipale menée par Nathalie Kosciusko-Morizet y est en revanche favorable sur le principe. "Anne Hidalgo continue de s'y opposer pour des raisons strictement politiciennes : il s'agit de sauver ce qu'il reste de son accord avec les écologistes et les communistes", déplore le groupe UMP dans un communiqué.

 
Nicolas Dupont-Aignan se dit "totalement hostile" au travail le dimanche Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Références - Les POUR
16-12-2014

 Dans "Mots croisés" du lundi 15 décembre, Anne Sophie Lapix recevait Nicolas Dupont-Aignan, député de l'Essonne et président de Debout la République, qui s'en est pris à l'extension du travail le dimanche. Extrait.

(Mots croisés / FRANCE 2)

 Interrogé sur la question du travail le dimanche, l'un des piliers de la loi Macron dont le but est de relancer la croissance, la consommation et l'emploi, Nicolas Dupont-Aignan a rappelé qu'il était "totalement hostile à cette dérive". Selon lui, ce qui est gagné dans les grandes surfaces qui ouvriraient le dimanche "est perdu dans les petits commerces qui ne peuvent pas avoir les moyens d'ouvrir 7 jours sur 7."  Il juge que la conséquence inévitable de cette politique sera à moyen terme la disparition des petits commerces de provinces. Loin de l'idée de créer des emplois et relancer la croissance, cette mesure serait selon lui véritablement destructrice. 

Le travail le dimanche favorise les "emplois jetables"

Il estime d'ailleurs que la loi Macron, et le travail le dimanche, créeront des "emplois jetables" pour une conception qui va à l'encontre des valeurs de la société française. Le président de Debout la République estime que le "repos dominical" doit être consacré à la famille, aux amis et aux enfants. 

Par ailleurs, pour étayer son propos, Dupont-Aignan rappelle que l'Allemagne, pays modèle, n'a pas instauré le travail le dimanche. Et de conclure "Qu'on arrête de faire croire que le travail le dimanche va sauver l'emploi, c'est totalement faux, et ça va déstructurer la société et nous coûter très cher à la fin."

 
Manifestation du 16 décembre 2014 Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Activités syndicales
16-12-2014
 
Loi Macron : les députés PS ne voteront pas en l’état, avertit Filippetti Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Dernières nouvelles
16-12-2014
LES ECHOS | LE 15/12 À 10:34, MIS À JOUR À 13:39
L’ancienne ministre de la Culture et députée de Moselle Aurélie Filippetti a averti que les députés socialistes ne voteront pas la loi Macron en l’état - SIPA1 / 1
 
Les mesures sur le travail dominical continuent de diviser profondément la majorité. 
 
Emmanuel Macron devra-t-il revoir sa copie ? Pomme de discorde à gauche en raison de ses dispositions sur le travail dominical, le projet de loi pour la croissance et l’activité est loin d’emporter l’adhésion au sein du Parti socialiste. Après Martine Aubry qui a qualifié jeudi dernier le projet de loi de « régression », l’ancienne ministre de la Culture Aurélie Filippetti a fait part de ses réticences lundi matin sur France Inter.
« Sur le travail dominical, ce que je constate aujourd’hui, c’est que le groupe socialiste à l’Assemblée nationale, et pas seulement les frondeurs, bien au-delà des frondeurs, n’est pas prêt à voter en l’état cette loi », a déclaré la députée de Moselle qui avait quitté le gouvernement à la suite de l’éviction d’Arnaud Montebourg. Si elle est favorable à l’ouverture des librairies et des bibliothèques le dimanche, elle juge que l’ouverture des grandes surfaces n’est pas « pertinente ».
  
Trouver un compromis
De même, le Premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, s’est déclaré dimanche favorable à un « compromis » sur la loi Macron. Sur France 3, il a posé des conditions au feu vert du PS, la première étant que « le repos dominical doit rester la règle, et il faudra que ceci soit dit ». La principale pierre d’achoppement entre le gouvernement et l’aile gauche du Parti socialiste est le chiffre de douze dimanches travaillés par an contre cinq actuellement.
L’ancien ministre PS Benoît Hamon a de son côté annoncé dans le Journal du dimanche qu’il voterait contre l’extension du travail dominical, mesure dans laquelle il voit une triple erreur, économique, sociale et sociétale. Le texte du ministre de l’Economie sera examiné à partir du 22 janvier à l’Assemblée nationale et en mars au Sénat.

 
Travail du dimanche : la mairie de Paris durcit le ton Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Dernières nouvelles
16-12-2014
 
VIDÉO - Anne Hidalgo serait prête à saisir le Conseil constitutionnel si le gouvernement persistait dans son intention de créer des zones touristiques internationales par décret ministériel.
Pas de repos dominical pour la polémique qui oppose Anne Hidalgo et Emmanuel Macron sur le travail du dimanche. Selon Bernard Gaudillère, qui doit remettre mardi le rapport de la mission d'information et d'évaluation (MIE) sur le sujet, «il est hors de question pour la maire d'autoriser les grands magasins à ouvrir le dimanche», a indiqué au JDD ce proche de la maire de Paris et conseiller municipal lui-même.
Par ailleurs, Bernard Gaudillère considère qu'Anne Hidalgo serait prête à saisir le Conseil constitutionnel si le gouvernement persistait dans son intention de créer des zones touristiques internationales par décret ministériel, et non sur proposition du maire comme c'est le cas pour les zones touristiques actuelles. En revanche, le président de la MIE envisage un certain nombre de concessions possibles. En particulier sur le nombre de dimanches ouvrables (actuellement de sept par an et que Macron propose de porter à douze) ou encore sur les commerces dans les «gares internationales» parisiennes, ce qui exclut toutefois de facto la gare Saint-Lazare, qui ne dessert aucune cité étrangère.
Une «avancée sociale» pour six Français sur dix

En contrepoint de ces joutes, il apparaît que six Français sur dix (59 %) considèrent que l'extension du travail du dimanche prévue par le projet de loi Macron, «croissance et activité», constitue une «avancée sociale», selon un sondage Odoxa pour i-Télé publié samedi (échantillon de 1002 personnes sur Internet).
 
Le bras de fer se durcit entre le gouvernement et une partie du PS qui fait tout son possible pour rendre le plus clivant possible le projet de loi présenté la semaine dernière. Benoît Hamon, le ministre démissionnaire au côté d'Arnaud Montebourg en août, l'annonce dans un entretien au JDD: «Si les choses devaient en rester en l'état, je voterai contre les dispositions sur le travail dominical et, évidemment, je ne pourrai pas approuver cette loi.» Benoît Hamon, proche de Martine Aubry, utilise le même type d'arguments que la maire de Lille, faisant du repos dominical pour tous une affaire de civilisation et son extension, une «régression sociale».
 
Repos dominical. Darty contraint de fermer par les syndicats à Saint-Nazaire [vidéo] Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Activités syndicales
16-12-2014
 
L'enseigne d'électroménager de la zone d'Auchan n'a pu ouvrir, dimanche. L'intersyndicale CFDT, CGT, FO et CFTC a bloqué l'accès principal du parking toute la matinée.
Le thermomètre indiquait - 2° mais les opposants au travail du dimanche étaient motivés, dimanchematin, zone de Savine. Une soixantaine de militants syndicaux s'étaient donné rendez-vous sur place pour surveiller les enseignes prévoyant d'ouvrir. Pour la première fois, en effet, le maire de Trignac autorise cette année l'ouverture des magasins les deux dimanches avant Noël, de 8 h 30 à 13 h 30.
 
Darty et Maxitoys
Auchan a jeté l'éponge, il y a 10 jours, sous la pression syndicale. La galerie marchande était aussi fermée ce dimanche, comme la plupart des magasins de la zone. « Pour l'instant, il n'y a que Darty et Maxitoys qui insistent, » explique Florien Alexandre, élu CFDT à Auchan.

Précisons que Jardiland et Gifi étaient aussi ouverts. Le premier dans le cadre d'une convention collective d'entreprise, le second car c'est une entreprise familiale. Cultura avait annoncé une ouverture à ses clients mais a finalement maintenu le rideau baissé.

« Nous sommes ici pour défendre le repos dominical, ont insisté les représentants frigorifiés de cette intersyndicale CFDT, CGT, FO et CFTC. Si les magasins ouvrent, c'est à terme toute la zone qui va ouvrir ! » Ils pointent aussi la loi Macron qui envisage douze ouvertures dominicales « dont cinq à l'initiative de l'employeur. »
 
À 9 h 30, heure d'ouverture du magasin Darty, l'entrée principale du parking était donc bloquée par les manifestants qui avaient des palettes, des poubelles et même un canapé trouvé dans une poubelle. « Le dimanche, c'est dans son canapé qu'il faut pouvoir être, pas au travail ! », a d'ailleurs insisté Cédric Turcas (CGT).

Les rares clients arrivant en voiture ont donc poursuivi leur chemin au grand désespoir du directeur du magasin. « Le groupe Darty demande à ses enseignes d'ouvrir quand c'est possible, explique Moncef Chouaib. C'est le cas à Trignac. Aujourd'hui, sur 17 salariés, 10 ont accepté de venir, tous volontaires. Ils récupéreront une journée derrière pour seulement une demi-journée travaillée, et seront payés double. »

Dépôt de plainte
Ces volontaires n'ont finalement accueilli aucuns clients car le directeur a maintenu fermée la porte principale : « Je ne peux pas ouvrir, ils vont tout envahir, » confiait-il, un brin exaspéré. L'enseigne va déposer plainte pour occupation d'un domaine privé et entrave à la liberté du commerce. La gendarmerie était sur place.

Vers 11 h, une quinzaine de militants a aussi voulu rencontrer les salariés de Maxitoys qui étaient trois à l'effectif hier. Le ton est vite monté et les échanges ont été stériles. « Nous appartenons à un groupe belge qui demande à ce que ses enseignes soient ouvertes quand un arrêté l'autorise, » a expliqué la directrice qui n'a quasiment vu personne dans son magasin pendant la durée d'ouverture.

Vers midi, l'ensemble des manifestants a levé le camp après avoir eu la certitude que Darty resterait fermé. Le manque à gagner pour l'enseigne est estimé à 20 000 €.

« Nous serons encore présents dimanche prochain. Ici, dans la galerie de Géant ou dans le centre-ville, » prévient Florian Alexandre.
 
Jamais le dimanche ! Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Références - Expertises, études, réflexions
15-12-2014

Marianne, 13/12/14 

La caricature, une nouvelle fois, s'est invitée dans le débat sur le travail le dimanche. Avec les arguments débiles habituels nous expliquant, par exemple, que les touristes japonais, s'ils ne peuvent s’acheter une perceuse à Bricorama, quitteraient la France illico pour Chicago. Et oubliant, comme l’écrivait Jacques Julliard il y a déjà six ans, que la pause dominicale "consacre la dignité du travailleur à être autre chose qu’un travailleur".

REX FEATURES/SIPA

REX FEATURES/SIPA 

Certains ont peut-être encore en mémoire ce film de Jules Dassin qui fit chanter à l’immense Melina Mercouri la charmante ritournelle les Enfants du Pirée (voir la vidéo ci-dessous). Jamais le dimanche nous conte l’histoire d’une courtisane d’Athènes, de fort caractère, qui travaille tous les jours de la semaine, sauf… le dimanche, jour réservé, quoi qu’il lui en coûte, à ses amis. Cette œuvre légère, premier succès du cinéma grec, primée et oscarisée, eut une carrière internationale. Sans doute parce qu’elle nous parlait aussi de l’incompréhension entre deux modes de vie, deux cultures, deux sociétés. 
 
 
 
 Plus sérieusement, le débat sur le travail le dimanche illustre bien le fossé psychologique et moral qui n’a cessé depuis de se creuser entre deux univers : celui des « petits mufles réalistes » que Bernanos a raillés, prêts à toutes les contorsions pour s’adapter au monde tel qu’il ne va pas et ces femmes et ces hommes qui refusent de dévaler la pente de l’époque. Oui, deux mondes qui s’éloignent de plus en plus l’un de l’autre au point que leur divorce devient un véritable enjeu de civilisation. Dès 2008, notre ami Jacques Julliard qui avait vu venir la manip de loin s’inquiétait du couronnement de ces « centres-villes énucléés par la spéculation ». Et il écrivait : « Si l’idéal du cadre de vie moderne est de travailler à la Défense, de dormir à Sarcelles et de faire ses courses le dimanche après-midi à Belle-Epine, que l’on nous le dise tout de suite. »


Encore une fois, on notera que la caricature n’est pas là où on l’attend. Encore une fois, on relèvera que ce sont les mêmes arguments qui sont ressassés telle que la fantasmatique paresse des salariés français, les mêmes chiffres bidons sortis d’instituts fantômes, les mêmes arguments débiles sur l’hypothèse que les touristes fuiraient la France comme si l’impossibilité pour un Japonais de s’acheter une perceuse à Bricorama allait lui faire prendre illico un avion pour Chicago. On est abasourdi par tant de roueries grossières qui ne se hissent même pas au niveau des brèves de comptoir. A entendre ces nouveaux Bouvard et Pécuchet, le travail dominical favoriserait la croissance et l’emploi. Région prospère s’il en est du cœur de l’Europe, la Bavière n’utilise jamais l’ouverture dominicale.

Dernièrement, un ponte du Medef croyait tenir l’argument massue en soulignant qu’« Internet ne s’arrête pas le dimanche ». Certes, mais, à ce compte, gageons qu’il ne faudra pas longtemps avant de déclarer d’utilité générale le travail de nuit. On voit bien que, comme l’écrivit Jacques Julliard il y a déjà six ans, la pause dominicale « consacre la dignité du travailleur à être autre chose qu’un travailleur ».

Retour vers le futur, Jospin revient. Comme si la nomination de l’ancien Premier ministre au Conseil constitutionnel permettait de masquer cette loi Macron mal ficelée, mal engagée et mal orientée. Jospin revient et l’on notera juste ce formidable cadeau concédé aux années 80 par un exécutif droit dans ses hottes. Jospin revient et c’est la certitude que rien ne change, rien ne bouge. Lionel Jospin revient et l’on se dit que, par contrecoup, Valéry Giscard d’Estaing va nous apparaître presque moderne. Jospin revient, son ancien directeur de cabinet Olivier Schrameck est à la tête du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA)  et son ancien chargé de la communication Manuel Valls est à Matignon. Mais pourquoi s’obstinent-ils à passer toujours les mêmes films le dimanche soir ?

 
Le travail le dimanche, une avancée pour les Français-sondage Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Les sondages - Sondages 2013 et suiv.
14-12-2014

A chaque fois c'est la même chose : à point nommé, les supplétifs du pouvoir politique que sont devenus les instituts de sondage nous bidonnent ce qu'il faut comme résultats pour arriver aux réponses qu'ils attendent.

L'un des exemples les plus emblématiques de cette nouvelle déontologie est celui du sondage bidonné du JDD, un journal d'Arnaud Lagardère, au sujet du travail du dimanche, bidonnage qui avait été reconnu par le journal, et avait causé une bronca parmi les journalistes. Rappellons que le JDD appartient  à

Il en va de même avec ce sondage, qui ne nous apprend rien de bien nouveau (nous sommes enclins à trouver confortable de disposer d'un jour de plus pour faire ce qu'on a pas eu le temps de faire dans la semaine, mais nous sommes très majoritairement opposés à l'idée de faire ce travail nous même).

Mais ce sondage, venant sournoisement tenter de démontrer que le travail du dimanche est une avancée sociale, est une oeuvre d'Odoxa. Odoxa, c'est la boite de Gaël Sliman, ancien de BVA, tendances business, et éditorialiste sur BFM Business, partisan forcené de l'ouverture du dimanche. Comment imaginer que M. Sliman soit neutre, dans ce débat.

Nous renvoyons à deux articles laissant peu de doutes sur la partialité de ce sondeur :

http://www.ojim.fr/agence-odoxa-sondage-ou-influence/
http://extimite.net/2014/11/03/desintox-les-dessous-du-sondage-71-des-francais-souhaitent-valls-aux-manettes/ 

 
 
PARIS, 13 décembre (Reuters) - Près de six Français sur dix (59%) considèrent que l'extension du travail le dimanche prévue dans le projet de loi pour la croissance et l'activité, objet de vives critiques à gauche, est une "avancée sociale", selon un sondage Odoxa pour iTELE publié samedi.

Une majorité de Français donne ainsi raison au ministre de l'Economie Emmanuel Macron, qui porte ce texte, contre la maire de Lille Martine Aubry, qui s'est engagée à "combattre" cette "régression". Seules 41% des personnes interrogées disent penser comme elle qu'il s'agit d'une "régression".

Emmanuel Macron jouit de 53% d'opinions positives chez les Français et 63% jugent son projet de loi important pour l'économie, précise le sondage.

Le ministre de l'Economie et le numéro un du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, ont promis vendredi une "amélioration" du texte lors des débats parlementaires.

Le projet de loi sera examiné à partir du 22 janvier à l'Assemblée nationale et en mars au Sénat.

Cette enquête a été réalisée par internet les 11 et 12 décembre auprès d'un échantillon de 1.002 personnes âgées de 18 ans et plus. (Chine Labbé)
 
Une loi Macron contre la France: d’Attila en Attali Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Références - Expertises, études, réflexions
14-12-2014
 
Au-delà des considérations sociales et économiques,  le combat du FN pour le maintien du repos dominical et contre la loi Macron est de même nature que notre  défense de  la loi naturelle, de  la famille, du mariage hétérosexuel et notre refus de sa  de sa dénaturation par la loi Taubira.  Il en va de notre refus d’abdiquer notre  appartenance à un modèle culturel, civilisationnel incompatible avec la religion matérialiste prônée par  une large fraction de l’UMPS. Raison de plus, une fois n’est- pas coutume, pour saluer la « chrétienne de gauche » et maire de Lille Martine Aubry qui s’est opposée frontalement à la loi prévoyant l’extension du travail le dimanche y voyant une « régression » et fustigeant  le consumérisme roi.

 Nous le rappelions sur ce blogue, la libéralisation du travail du dimanche -hors  les traditionnels commerces de bouche ouvert en général le dimanche matin-  était une promesse de campagne du candidat Sarkozy en 2007. Un voeu  qui déboucha notamment sur la loi (catastrophique car véritable boite de Pandore) portant le nom du député UMP qui en était le rapporteur,  Richard Mallié. Celle-ci ne clarifia en rien la situation mais étendit les ouvertures dominicales dans les  zones à intérêt touristique et dans les zones urbaines, les périmètres urbains d’usage de consommation exceptionnelle (PUCE).

  Chacun peut le comprendre aisément : c’est une augmentation du pouvoir d’achat qui pourrait relancer la consommation, certainement pas l’extension sept jours sur sept du  temps  l’ouverture des magasins ; même s’il s’agit, avance sans rire M. Macron , de retenir en France les touristes chinois qui quitteraient Paris le dimanche pour aller dépenser leur agent à Londres…

 Etienne Neuville, vice-président du Collectif des Amis du Dimanche, soulignait avec justesse le 10 décembre dans une tribune publiée dans Le Figaro que « les touristes chinois viennent essentiellement en France pour son patrimoine socioculturel, et non pas pour acheter des produits bien souvent disponibles aussi chez eux. La respiration dominicale, sachant que les musées sont fermés le mardi, ne pose pas de problème d’organisation au tourisme (…) ».

 Il est tout aussi certain qu’une généralisation de l’ouverture le dimanche des grandes enseignes aurait surtout pour effet de  poursuivre la destruction des dizaines de milliers  emplois dans le petit commerce. Derrière les arguments   consistant paraît-il  à offrir « le choix » de leur mode de consommation aux Français, cette  prime offerte aux grandes chaînes s’apparente à une attaque en règle  contre les travailleurs indépendants, les  commerçants et artisans. Une offensive   d’autant plus illégitime  que les commerces de proximité, au-delà du rôle économique qui est le leur, contribuent  notamment à maintenir de la vie, des échanges, une animation dans les villages comme dans les quartiers des grandes villes.

Lire la suite...
 
Travail dominical: une majorité de Français pour, mais pas pour eux-mêmes Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Les sondages - Sondages 2013 et suiv.
14-12-2014
travail-dimanche.jpg
 
Six Français sur dix (62%) sont favorables à l'ouverture des magasins le dimanche mais dans le même temps, ils sont tout autant à être opposés à l'idée de travailler eux-mêmes ce jour-là, selon un sondage BVA à paraître vendredi dans La Dépêche du Midi.

Dans le détail, 28% des personnes interrogées sont tout à fait favorables à l'ouverture dominicale, 34% plutôt favorables, contre 38% qui y sont opposées, dont 16% tout à fait opposées.

Cela n'empêche pas les Français d'être aussi en nette majorité (60%) en désaccord avec l'idée de travailler eux-mêmes ce jour-là, une opposition en hausse par rapport à l'an dernier (+4 points).

En revanche, 61% d'entre eux seraient d'accord pour travailler régulièrement le dimanche s'ils bénéficiaient de contreparties importantes, comme le doublement de leur salaire et un repos compensateur.

La question du travail le dimanche "reste extrêmement clivante politiquement", selon l'institut de sondage.

Soutenue par une large majorité des sympathisants de droite (77%), l'ouverture dominicale suscite nettement plus de réticences à gauche (53% y sont opposés, contre 46% de favorables).

L'an dernier, les sympathisants de gauche étaient une courte majorité à y être favorables (52%).

Quant à être d'accord personnellement pour travailler le dimanche, seuls 54% des sympathisants de droite seraient d'accords, contre 27% des sympathisants de gauche.

Le sondage a été réalisé par téléphone et par internet les 3 et 4 décembre auprès de 1.120 personnes constituant un échantillon national représentatif de la population française âgée d'au moins 18 ans (méthode des quotas).
 
Serge Papin (Système U) : "Le travail le dimanche ne créera pas d'emplois" Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Références - Expertises, études, réflexions
14-12-2014
 
Le P-DG du groupe de distribution Système U, Serge Papin, n'est "pas favorable" à l'ouverture le dimanche après-midi des commerces alimentaires. © Sipa
 
Le P-DG du groupe de distribution Système U, Serge Papin, a pris ses distances mardi avec la "réaction de mauvaise humeur" de la Fédération du commerce et de la distribution (FCD) qui a gelé les négociations sociales de branche en représailles à un projet d'augmentation d'une taxe. "Je ne m'associe pas à une espèce de réaction de mauvaise humeur au nom d'une augmentation de taxe", a déclaré M. Papin sur RMC, après l'annonce par la FCD la semaine dernière de l'annulation de "toutes les négociations sociales en cours, notamment celles sur les contreparties du pacte de responsabilité."

"Je suis favorable à la signature de ces accords", a ajouté le dirigeant de Système U, tout en déplorant la majoration de la taxe sur les surfaces commerciales (Tascom) votée par l'Assemblée nationale, "qui va coûter 300 millions d'euros supplémentaires".

L'ouverture le dimanche en débat

Le patron du groupement coopératif rejoint sur ce point le P-DG de Carrefour, Georges Plassat, qui a appelé les distributeurs à "équilibrer (leurs) observations dans ce domaine". Le numéro un français et européen de la distribution devrait en effet percevoir 110 millions d'euros en 2014 au titre du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE), avait-il précisé. Le P-DG de Système U a, pour sa part, signalé que le montant reversé cette année à son groupe au titre du CICE devrait être compris entre 25 et 30 millions d'euros. 

Par ailleurs, le patron du groupement coopératif s'est dit "pas favorable" à l'ouverture le dimanche après-midi des commerces alimentaires, qui bénéficient déjà d'une dérogation permanente jusqu'à 13 heures. Serge Papin juge le débat "hallucinant" : "Cela devient une espèce d'alpha et d'oméga de la relance, s'amuse-t-il. À titre personnel, je ne suis pas favorable à l'ouverture du dimanche après-midi." Le sujet suscite le débat parmi les distributeurs, M. Plassat s'étant prononcé pour l'ouverture dominicale des petits commerces alimentaires de centre-ville, "mais beaucoup moins, voire pas du tout, pour les hyper". "Je ne crois pas à la relance de l'économie par l'ouverture du dimanche après-midi. Le travail le dimanche ne créera pas d'emplois", a insisté M. Papin, préconisant toutefois d'"adapter là où c'est nécessaire", en particulier dans "les grandes gares, les grands aéroports et les grands magasins"
 
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Le travail du dimanche en question :
entre productivité débridée et art de vivre, un vrai choix de société 
Collectif des Amis du Dimanche, 10 rue Denis Poisson, 75017 PARIS 
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