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Pétition pour le Dimanche
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Citations

Le combat de 2012, c'est de préserver le principe du repos dominical, c'est-à-dire de permettre aux travailleurs de consacrer un jour de leur semaine à leur famille, au sport, à la culture, à la liberté. Et j'y veillerai !.

François Hollande

Président de la République Française - Mai 2012

Tous ouverts ou tous fermés, mais tous égaux.

 

Jean-Claude Bourrelier

Patron de Bricorama

De mauvaises lois sont la pire sorte de tyrannie.

Edmund Burke
Ecrivain

Le débat qui nous occupe est infiniment [...] profond [...] Nous sommes bien face à un choix de société qu’il nous faut trancher.

Jean-Marc Ayrault
Premier Ministre
Extrait de la discussion du 7 juillet 2009 à l’Assemblée Nationale

Je m'oppose absolument et formellement au travail du dimanche qui détruit la vie de famille et se met au service d'un consumérisme aveuglé.

Jean-Luc Mélenchon
Ancien ministre, député européen, sénateur, conseiller général
candidat 2012 à la présidence de la République

Dans la semaine, il y a six jours pour avoir, et un jour pour être.

Hervé Mariton
Ingénieur des Mines
Député UMP de la Drôme

Le travail du dimanche n'enrichit pas.

Proverbe italien

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Pétition pour le dimanche

Plus de 100.000 personnes protestent contre la banalisation du travail du dimanche, via la pétition proposée par le CAD. Plus de 780 pages de témoignages. Député-e-s, écoutez la France qui bosse.

Voir les témoignages | Signez la pétition du CAD


MANIFESTATION LE 26 JANVIER

Manifestation unitaire le 26 janvier 2015 13H00 – Bld Haussman – Métro Chaussée d’Antin
Pour le retrait de la loi Macron et le maintien du repos du dimanche

Mercredi 22 janvier, un rassemblement contre le projet de loi est prévu devant le siège du parti socialiste à Paris à 10H00 à l'appel de la CGT. 

La tribune du CAD

Tribune du CAD

Commission "France Stratégie" : l'indécence

Emmanuel Macron avait annoncé qu'il ferait évaluer les principales mesures du projet de loi “pour la croissance et l'activité” par des "commissions d'experts indépendants". A ce titre, une commission a traité du travail du dimanche et vient de rendre son rapport, ce 21 janvier.

La crédibilité de ce travail souffre d'ores et déjà de deux insuffisances : 

  • les délais. Est-il possible, en deux mois, de produire une étude d'impact, sérieuse, actuelle, sur un sujet complexe ? Non.
  • l'indépendance. Est-il imaginable que les experts nommés par le Commissariat Général au Plan, (rebaptisé "France Stratégie", excusez du peu), soient d'un avis indépendant ? Non. Qui paye commande.
 
Et l'examen des indécentes conclusions de l'étude confirme les conséquences inévitables de ces défauts de naissance.
 
La commission ne se livre qu'à une compilation d'études déjà bien connues, dont certaines totalement obsolètes, comme l'étude Skuterud exploitant des chiffres canadiens de ...1985 !
 
Dans un micro-paragraphe (page 6), elle s'interroge du bout des lèvres sur l'extrapolabilité de ces études étrangères au contexte français de 2015, mais se garde de conclure par autre chose que par la crainte "que l’incidence des extensions soit d’ampleur limitée", alors que c'est une condition sine qua non de présentation de ces études anciennes ! Du moins dans une démarche intellectuellement cohérente.
 
Et la commission ne prend absolument pas en compte, comme si elle ne les avait pas remarqué, deux éléments dramatiquement dimensionnants sur le travail du dimanche : d'une part le contexte économique actuel de croissance zero, et d'autre part l'évolution du marché du travail, qui fait maintenant appel d'une manière massive aux CDD et aux temps partiels.
 
De même, elle n'évalue pas l'impact des "compensations salariales" au travail du dimanche, dont l'instauration avait été promise par le Ministre : elle serait bien en peine de le faire, la seule affirmation certaine concernant ses compensations étant que leur montant ne serait pas défini par les textes ! 
     
Au plan de l'emploi, la commission se borne à compiler trois études bien connues et non extrapolables, mais en ajoute une quatrième à la méthodologie tellement obscure que se résultats ne peuvent pas être vérifiés immédiatement. La commission, en revanche, ne dit pas un mot de l'étude CREDOC 2008, ni de l'étude Conferescenti de 2013, qui toutes les deux chiffrent les destructions d'emplois liées au travail dominical. Bien au contraire, la commission conclut fièrement à un "effet positif" qu'elle se garde bien de chiffrer. Il s'agit ici de rhétorique et de partialité pure, mais pas d'économie.
 
En terme d'effet sur les prix à la consommation, c'est encore mieux ! En produisant deux études qui ne concluent pas sur ce point, la commission ne craint pas d'en déduire que l'impact pourrait se traduire par une baisse des prix ! (elle admet quand même que ce résultat "non significatif"[...] "gagnerait à être confirmé par d’autres études"). D'un résultat non significatif, elle tire une conclusion positive ! Merveilleux !
 
Et la commission joue l'impasse sur de nombreux sujets abordés pour ce débat : l'impact sur le tourisme (les fameux “touristes chinois” pourtant mis en avant par MM. Fabius et Gattaz), la question de la prétendue concurrence d'Internet (abordée par M. Macron, et le cas Amazon), celle du volontariat des salariés, celle de l'impact sur le travail des jeunes femmes et des conséquences familiales, ni celle la question de transfert de CA du commerce traditionnel vers la grande distribution. etc
  
Convoquée en catastrophe pour fournir une caution d'économie et d'indépendance à un projet de loi dont l'objet principal est de complaire à Bruxelle, la commission présente un travail baclé une semaine seulement avant les débats à l'Assemblée : autant dire qu'aucune revue de ce travail ne va pouvoir être fait, en dehors de la reprise d'idées simplistes martelées par les medias, travail qui commence à être fait dès ce matin, hélas. Pour notre part, nous en poursuivons l'examen critique de ce travail sur le wiki collaboratif.
 
Si les résultats des autres commissions chargées de cautionner le projet Macron sont aussi peu sérieux, aussi peu professionnels, aussi indécents, il eut mieux valu se dispenser de les produire, question d'honnêteté.

Etienne NEUVILLE
Secrétaire Général
21/01/2015

 

QUI EST ORTHOGONAL, M. MACRON ? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
La PPL Mallié, version 4 - Projet Macron
25-01-2015

 

Ci-dessous, ce qu'écrivait le Bureau National du PS, en octobre 2008.

QUI EST ORTHOGONAL, M. MACRON ?

logo_ps.jpg

PS, Communiqué du Bureau National, 14/10/2008

Le Parti socialiste réaffirme son attachement au principe d’une journée de repos hebdomadaire commune à un maximum de salariés de ce pays.

Le Parti socialiste s’oppose avec force à la généralisation du travail le dimanche, telle qu’annoncée par le gouvernement, une nouvelle fois sans la moindre concertation avec les organisations syndicales.

Il rappelle que l’interdiction de travailler le dimanche est déjà assortie de nombreuses exceptions, qui répondent largement aux besoins des entreprises, notamment dans l’industrie et le commerce.

D’une part, autoriser l’ouverture inconditionnelle des magasins et usines le dimanche serait lourd de menaces pour les salariés. Contrairement à ce que prétend le gouvernement, le libre consentement à une telle organisation du travail serait en pratique impossible à vérifier, en particulier en période de difficultés économiques, les possibles chantages à l’emploi anéantissant en réalité toute liberté de choix. Cette évolution aurait donc inéluctablement pour conséquence de contraindre des milliers de salariés à travailler le dimanche.

En outre, le Parti socialiste s’inquiète vivement des propos tenus par Monsieur Chatel ce week-end, qui laisse entendre que le doublement de la majoration salariale pour travail le dimanche pourrait être remise en cause.

D’autre part, autoriser l’ouverture des magasins le dimanche constituerait une rupture d’égalité injustifiable entre entreprises, notamment dans le commerce : en effet, seules les grandes enseignes auraient en réalité les moyens financiers et humains de faire travailler ainsi leurs salariés, ce qui créerait une situation de concurrence déloyale très défavorable aux petits commerçants et aux artisans. De l’avis de nombre d’experts, ce sont des dizaines de milliers d’emplois qui seraient ainsi menacés dans le petit commerce.

Enfin, Le Parti socialiste réaffirme son attachement au principe d’une journée de repos hebdomadaire commune à un maximum de salariés de ce pays. Il en va de la conciliation de la vie professionnelle avec la vie personnelle, familiale, culturelle, militante, et de l’harmonie de l’ensemble de la société.

Laisser entendre, comme le fait la majorité, que l’extension du travail le dimanche peut être une réponse aux problèmes des Français en matière d’emploi et de pouvoir d’achat, est une escroquerie comparable à celle que constitue le discours des 18 derniers mois sur les heures supplémentaires. Une nouvelle fois, ce gouvernement, incapable de relancer le pouvoir d’achat, tire prétexte des difficultés des Français pour justifier des régressions sociales majeures.

 

 

 
Travail dominical : le député Jean-Louis Roumegas veut la suppression de l'art. 74 Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
La PPL Mallié, version 4 - Projet Macron
25-01-2015
 
Le CAD répond au député TRAVERT Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Tribunes du CAD
25-01-2015

Le CAD répond au courrier du député TRAVERT, chargé de coordonner le travail des "commissions d'experts indépendants" chargées d'évaluer l'impact du projet Macron.

 

 
Monsieur le Député,
 
J’ai lu et relu votre lettre en réponse à notre demande d’audience dans le cadre du projet de loi dite « loi Macron » et sur le volet spécifique du repos dominical dont vous êtes le rapporteur.
 
Je suis indigné, au même titre que feu Stéphane Hessel, vos arguments me rappelant les heures les plus sombres de la mandature de monsieur Sarkozy, le rapporteur de la loi Mallié de l’époque nous servant les mêmes formules creuses et sans fondement !
 
Je suis indigné qu’un député, élu du peuple, rapporteur d’un élément essentiel du projet de loi pour la croissance et l’activité, déclare n’avoir pas pu ne serait-ce qu’écouter, une organisation citoyenne !
 
N’avoir pas pris la peine d’entendre ce que des citoyens avaient à dire d’une question engageant un type de société dévolue à l’esclavage de la production/consommation et sous l’emprise de la haute finance !
 
Je suis indigné qu’un élu, socialiste de surcroît, puisse remettre en cause un acquis social de plus de cent ans, que ce soit pour le travail de nuit ou pour le travail du dimanche, et pour lequel se sont battus vos prédécesseurs à l’Assemblée nationale. Les élus socialistes de la IIIe République doivent se retourner dans leurs tombes.
 
Je suis indigné qu’au nom de la modernité, les élus majoritaires de l’Assemblée nationale puissent décider, sans nous consulter, de nous supprimer notre dimanche. L’homme d’aujourd’hui a-t-il moins besoin de repos, moins besoin de vie de famille, moins besoin de partager avec ses proches et ses voisins, moins besoin de se dévouer dans des associations pour les plus démunis, moins besoin de respirer, moins besoin de ce jour commun pour toutes les activités bénévoles, pour le sport, les loisirs et le vivre ensemble, comme l’on dit aujourd’hui ?
 
Je suis indigné que vous, les élus, vous ayez oublié que nous avons voté pour vous pour que vous défendiez le bien commun, et nous en avons assez que vous vous sentiez au-dessus du peuple pour vouloir son bien malgré lui et sans prendre son avis.
 
Je suis indigné que vous nous mentiez en affirmant que le travail du dimanche, l’ouverture des grandes enseignes le dimanche vont créer des milliers d’emplois et apporter de la croissance à notre pays, alors que c’est faux et toutes les études réelles le prouvent.
 
Je suis indigné et je tiens à vous dire que le Collectif des amis du dimanche mettra tout en œuvre pour que les renégats, qui défendaient le repos dominical il y a cinq ans et qui aujourd’hui défendent la « Macron Économie », ne soient pas réélus !
 
Soyez assuré, Monsieur le Député, de notre profonde indignation !
 
Jean Dionnot-Enkiri
Président du CAD
 
Gaspart Proust sur le travail du dimanche : je suis pour ! Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Références - Humour
25-01-2015
Quand Gaspar Proust s'attaque au Travail du Dimanche, ça décoiffe !!
 
Le travail dominical loin d’être une évidence, d’après les données de l’Insee Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Références - Expertises, études, réflexions
24-01-2015

L'INSEE confirme l'inutilité globale de l'ouverture des commerces le dimanche. Tout simplement parce que le dimanche, les français préfèrent d'autres horizon que celui, mercantile et frelaté, des galeries commerciales.

Dès lors, le projet Macron apparait comme une verrue taillée sur mesure pour la satisfaction d'intérêts particuliers : certains propriétaires de grands magasins, situés en ZTI, et où le travail pourra être effectif tous les dimanche, vont faire une opération spéculative intéressante. Par ailleurs, les dimanche du maire, passant de 5 à 12, utilisé comme argument d'ajustement pendant la négociation, pourra utilement servir à des cas comme le centre commercial du Millénaire.

Moi Président, disait-il .... 

 
LSA CONSO 22 janvier 2015  par MORGAN LECLERC

Une étude de l'Insee pointe le recul des courses du dimanche dans les habitudes des français. Et ce depuis 1974.

En étudiant la pratique des courses de 1974 à 2010, l’Insee a pointé les évolutions dans les habitudes des Français. Et de manière assez surprenante, la visite des magasins le dimanche a perdu beaucoup de terrain sur le long terme. De quoi remettre en question l’intérêt récent pour l’ouverture dominicale ?

Entre 1974 et 2010, les comportements des Français en matière de courses (le fait d’acheter des biens, en magasins, sur les marchés ou sur Internet selon la terminologie de l’Insee) n’ont cessé d’évoluer. Moins fréquentes, plus longues, plus étalées au cours de la journée, les courses suivent les changements sociétaux.

A l’heure où le sujet du travail dominical revient sur la table, les données de l’Institut national de la statistique permettent de prendre un peu de hauteur… et de constater que le dimanche est en sérieuse perte de vitesse sur le long terme. Le taux de pratique le dimanche, c’est-à-dire le taux de français qui effectuent des courses le dernier jour de la semaine, était de 38% en 1974. En 2010, il n’était plus que de 21%, presque une division par deux. Compte tenu de cette érosion régulière, le dimanche est-il réellement un jour d’avenir pour le commerce ?

Un taux de pratique des courses le dimanche quasiment divisé par deux en 36 ans

courses_dimanche.jpg
Source Insee

Pour les partisans de l’ouverture dominicale, ce levier reste un moyen de développer ses ventes, ou plus prosaïquement de récupérer des parts de marché à la concurrence, peu de secteurs étant en croissance. Pour ses détracteurs, le jeu n’en vaut pas la chandelle. A quoi bon mobiliser les salariés et les magasins pour une si faible fréquentation ? Et l’Insee dévoile des chiffres qui vont plutôt dans le sens des opposants.

1,4% DE CONSOMMATEURS EN MAGASIN LE DIMANCHE APRES-MIDI

Le dimanche, la fréquentation culmine à 10h40, avec 5,4% de consommateurs présents… ce qui représente trois points de moins qu’en 1974. Les Français se lèveraient-ils moins tôt, ou la consommation est-elle plus lissée sur la journée ? La question restent entière, l’Insee notant que le nombre plus important de points de vente ouverts "a accru les possibilités de faire ses courses le dimanche après midi, ce qui se concrétise par la présence constante d’environ 1,4% de consommateurs entre 14 et 19 heures".
 
Ce qui reste peu, d’autant que les courses du dimanche « sont toujours les moins longues », même si leur durée s’est accrue pour ceux qui les pratiquent. Autant d’arguments qui pourront servir les deux camps dans la bataille du travail dominical.
 
L’ouverture dominicale ne doit pas être dépendante des élus, selon la Fédération du commerce associé Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
La PPL Mallié, version 4 - Projet Macron
24-01-2015

Si le relais de cet article par LSA-Conso ne saurait surprendre, il met néammoins l'accent sur l'alourdissement apporté par le projet Macron, dans lequel le Maire sera obligé de consulter en plus les conseillers municipaux et les élus de l'intercommunalité, d'une part, et surtout l'absence d'étude d'impact sur les compensations annoncées en zones touristiques. Bref, le plus grand désordre d'un projet bâclé. 

Mais par ailleurs, LSA-Conso publie aussi un article relevant que le travail du dimanche n'aura qu'un impact faible sur l'emploi (à la baisse ?). Pour une fois que nous sommes presque d'accord !

 
LSA 23 janvier 2015  par SYLVAIN AUBRIL

Le président de la Fédération du commerce associé veut convaincre les députés de laisser les commerçants décider de l'ouverture de leurs magasins le dimanche

Alors que le projet de loi Macron va être examiné à l’Assemblée nationale à partir du 26 janvier 2015, la Fédération du commerce associé regrette que l’ouverture des magasins le dimanche reste soumise à l’approbation du maire et des élus, et interpelle sur le coût des compensations salariales dans les zones touristiques.
 
La Fédération du commerce associé, qui représente les grandes enseignes d’indépendants, se félicite que le projet de loi Macron, qui va être examiné à partir du 26 janvier 2015 par les députés, prévoit l’ouverture des magasins 12 dimanches par an. "12 dimanches dans une année sur 52, on est encore dans une ouverture raisonnée respectueuse du repos dominical", souligne Eric Plat, président de la FCA.

TROP DE POUVOIRS DONNÉS AU MAIRES 
Mais c’est pour mieux pointer l’insatisfaction sur le texte issu de la Commission spéciale de l’Assemblée nationale, qui a déjà modifié le projet de loi. Au départ, l’ouverture de cinq dimanches était acquise de droit, le maire ne pouvant intervenir que sur le choix des dates. Les députés de la Commission spéciale en ont décidé autrement : le maire conserve le choix de permettre aux magasins d’ouvrir ou non le dimanche.
 
LES RÔLE DES INTERCOMMUNALITÉS 
Quant aux 7 dimanches supplémentaires, il faut non seulement l’accord du maire, mais aussi du Conseil municipal et des élus de l’intercommunalité ! Le nouveau texte alourdit par ailleurs encore un peu plus la procédure en obligeant désormais le maire à consulter soit le conseil municipal soit, au-delà de 5 dimanches, l'organe délibérant de l'EPCI. Bref, le poids des députés qui sont également maires à l’Assemblée nationale a encore joué… Même s’il paraît de bon sens de renforcer les pouvoirs des communautés de communes, comme dans le cas du droit d’installation, mais à condition de ne pas rajouter au millefeuille administratif.

COÛTS SALARIAUX DANS LES ZONES TOURISTIQUES SAISONNIÈRES 
Ce n’est pas tout. Dans le texte, tous les magasins situés dans les nouvelles zones, commerciales, touristiques, touristiques internationales, devront proposer des compensations salariales pour pouvoir ouvrir le dimanche. Une obligation risquée zones dans les touristiques saisonnières, selon La Fédération du commerce associé. Bercy n’a d’ailleurs associé aucune étude d’impact économique sur ce sujet…

TRANSITION DE TROIS ANS
"En pratique, cette homogénéité des régimes de contreparties concernant des zones très différentes met en danger les zones touristiques traditionnelles qui, soumises à une forte saisonnalité, n'entrent pas dans la catégorie des ZTI, et ce même si un délai de transition de trois ans est envisagé", déplore la FCA. Qui peut encore espérer convaincre les députés de modifier leur appréciation la semaine prochaine. Mais il y a peu de chances qu’elle soit entendue, surtout pour le dernier point. 
 
Inégaux face au rythme du temps Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Références - Expertises, études, réflexions
24-01-2015

Observatoire des inégalités , 23/01


Des millions d’actifs [1] ont le rythme de leur activité professionnelle dicté par une machine, travaillent de nuit ou le week-end, n’ont aucune visibilité sur leurs horaires au-delà de quelques semaines ou doivent en changer d’une semaine à l’autre. Les écarts de rythme de temps imposés s’accroissent entre les précaires du temps et ceux qui en sont leurs maîtres, qui réclament toujours plus de flexibilité pour les autres, au nom de la modernité. Pour justifier leurs privilèges, ces maîtres du temps se disent accablés de travail. Mais quel travail ?
Les cadres font plus d’heures

 

23 janvier 2015 - Travail à la chaîne, le dimanche, la nuit, en horaires décalés... Les inégalités dans l’usage et le contrôle du temps façonnent nos modes de vie. Les plus favorisés réclament toujours plus de flexibilité pour les autres, au nom de la modernité. Par Louis Maurin, directeur de l’observatoire des inégalités.

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Charente-Maritime : la CGT veut mobiliser lundi contre la loi Macron Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Activités syndicales
24-01-2015
A La Rochelle et Saintes, des rassemblement sont prévus

Charente-Maritime : la CGT veut mobiliser lundi contre la loi Macron
Mercredi 21 janvier à Paris : une manifestation de la CGT contre la loi Macron
© PHOTO BERTRAND GUAY/AFP
L'Union départementale CGT organise une mobilisation ce lundi 26 janvier contre la loi Macron, du nom de l'actuel ministre de l'Economie. Soit le jour de l'ouverture du débat du projet de loi à l'Assemblée nationale.

Le syndicat entend donner rendez-vous à La Rochelle à midi devant la permanence du député Olivier Falorni (12ter, rue Villeneuve), ainsi qu'à Saintes, à 18 heures, devant la sous-préfecture.

Pour la CGT, "ce projet, qui traite aussi bien du travail du dimanche et du travail de nuit, des professions réglementées, de l'épargne salariale, de la justice prud'homale, des licenciements, de l'inspection du travail, du permis de conduire ou encore des liaisons en autocar, est d'une grande cohérence idéologique et constitue un recul social majeur".
 
Dieppe : les salariés d’Auchan manifestent contre leurs conditions de travail Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Activités syndicales
24-01-2015
 
Une centaine de salariés d’Auchan a débrayé hier matin. Les deux syndicats, CGT et CFDT se sont associés dans le mouvement de protestation. En tête des revendications : la disparition des primes et des conditions de travail plus difficiles.
 
[...] Mathias Dupuis, le secrétaire de l’union locale CGT, avançait un autre sujet de préoccupation : « L’union locale est présente pour les alerter sur ce qui va les toucher avec la loi Macron et le travail du dimanche. La loi va mettre fin au volontariat et détruire des familles. C’est le patron qui décidera qui bosse le dimanche. De plus, c’est également dans les tuyaux, d’ici quelques mois, il n’y aura plus de majoration du travail du dimanche. »

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Piketty : le porjet Macron n'est pas à la hauteur du défi principal qu'on a actuellement en Europe Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
La PPL Mallié, version 4 - Projet Macron
24-01-2015

AFP/Boursorama 23/01

[...] Faisant référence au projet de loi sur l'activité et la croissance de M. Macron, texte qui mêle lignes de bus nationales, nouvelles conditions d'installation des notaires et travail du dimanche, M. Piketty s'est dit "prêt à croire qu'il y a plein de choses positives (dans ce texte) mais ce n'est pas à la hauteur du défi principal qu'on a actuellement en Europe", à savoir "un nouveau traité budgétaire européen qui nous permette de sortir de l'austérité".[...] 

 
Le projet de réforme Macron n’emballe pas les syndicats, pourquoi ? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
La PPL Mallié, version 4 - Projet Macron
24-01-2015

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Les syndicats se regroupent et font front devant le projet de loi Macron. Les objections sont nombreuses sur un projet de loi qui ne semble pas positionner les intérêts salariaux au premier plan, dans le cadre de l'assouplissement des règles sur le travail dominical.
La CGT, FO, Solidaires, FSU, au même titre que la CFTC, ne masquent pas leur réticence à l'égard du texte soutenu par le Ministre de l'économie, Emmanuel Macron. La nouveauté c'est bien, mais lorsque le message véhiculé par un texte nouveau contribue à un progrès social c'est beaucoup mieux !
 
Le projet a été amendé en commission de l'Assemblée nationale. Modifié, il abandonne ainsi la possibilité d'ouverture 5 dimanches par an sur simple demande au maire dans le domaine du commerce alimentaire au profit d'une possibilité d'ouverture pouvant s'étendre jusqu'à 12 dimanches par an selon la tournure des débats menés à un niveau intercommunal. Mais est–ce bien là l'essentiel ?  Patrick Ertz, siégeant à la tête de la présidence de la fédération CFTC du commerce, s'interroge sur la focalisation des esprits "sur les 12 dimanches" alors que bien plus grande est la problématique des "zones commerciales, touristiques et touristiques internationales qui elles, peuvent ouvrir 52 dimanches par an", ce dernier s'inquiétant de ce qui risque d'"être la généralisation du travail dominical en France". 
 
En clair, la nouveauté c'est bien, mais pas à n'importe quel prix ! Surtout lorsque l'enjeu est aussi important que ce droit au repos, si cher, et tant attendu pour enfin se retrouver en famille le dimanche.
 
Les plus virulents accusent même "une trahison vis-à-vis des salariés" ainsi que s'autorise à le dire la secrétaire générale de la fédération CGT du commerce, Amar Lagha. Quant au représentant de la CFTC, il s'explique sur ses réserves en dénonçant le manque de garanties du dispositif en naissance : "il faut aussi un socle minimal comme le doublement de la rémunération et sinon, au minimum conditionner les ouvertures à un accord de branche majoritaire, sinon, cela n'aura aucune valeur". Des corrections sont nécessaires, et les syndicats ne gratifieront pas de leur adhésion un projet aussi embryonnaire, le message est clair ! Les syndicats appellent d'ores et déjà à une mobilisation pour se faire entendre.
 
"Info-plus" Le respect des durées de repos hebdomadaire
Dans les établissements de commerce de détail, le repos dominical peut être supprimé, sur décision du maire, 5 dimanches dans l'année au maximum (article L3132-26 du Code du travail).
Une autorisation préalable au maire pour faire travailler les salariés le dimanche est nécessaire, mais les représentants du personnel ont d'abord leur mot à dire. Le CE doit être consulté au même titre que le CHSCT avant l'instauration du travail le dimanche dans l'établissement (Circ. DRT 19/92, 7 oct. 1992 : BO Trav., n° 92/23).
 
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Le travail du dimanche en question :
entre productivité débridée et art de vivre, un vrai choix de société 
Collectif des Amis du Dimanche, 10 rue Denis Poisson, 75017 PARIS 
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