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Pétition pour le Dimanche

Déjà plus de 107.000 signatures ! Vous aussi, signez la pétition du CAD.

La pétition présentée par le CAD a obtenu plus de 107.000 signatures authentifiées (au contraire de la pétition-bidon du Dr Carabistouille !)
- Pétition électronique : 99.000 signatures au 01/10/13
- Pétition papier : 8.107 signatures au comptage du 15/01/12
   Merci à tous ceux qui out téléchargé et fait signer la pétition papier, voir cette page !

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Volontaires d'office
TRAVAIL du DIMANCHE = WEEK-END COMPLET à travailler. Ne confondez pas faire vos courses le dimanche et travailler le ...
Citations

Le combat de 2012, c'est de préserver le principe du repos dominical, c'est-à-dire de permettre aux travailleurs de consacrer un jour de leur semaine à leur famille, au sport, à la culture, à la liberté. Et j'y veillerai !.

François Hollande

Président de la République Française - Mai 2012

Tous ouverts ou tous fermés, mais tous égaux.

 

Jean-Claude Bourrelier

Patron de Bricorama

De mauvaises lois sont la pire sorte de tyrannie.

Edmund Burke
Ecrivain

Le débat qui nous occupe est infiniment [...] profond [...] Nous sommes bien face à un choix de société qu’il nous faut trancher.

Jean-Marc Ayrault
Premier Ministre
Extrait de la discussion du 7 juillet 2009 à l’Assemblée Nationale

Je m'oppose absolument et formellement au travail du dimanche qui détruit la vie de famille et se met au service d'un consumérisme aveuglé.

Jean-Luc Mélenchon
Ancien ministre, député européen, sénateur, conseiller général
candidat 2012 à la présidence de la République

Dans la semaine, il y a six jours pour avoir, et un jour pour être.

Hervé Mariton
Ingénieur des Mines
Député UMP de la Drôme

Le travail du dimanche n'enrichit pas.

Proverbe italien

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Le travail du dimanche en question

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Contre le projet de Macron et des patrons du commerce, à nouveau mobilisés le 16 décembre ! Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Activités syndicales
23-11-2014
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Communiqué Clic-P - Comité de Liaison Intersyndical du Commerce de Paris
 
M. Macron vient de déposer son projet de loi relatif à l’extension des horaires d’ouverture des commerces. Ce projet, dicté par les patrons des grandes enseignes, contient des régressions sans précédent. 

Jugez-en vous-même : 
· le nombre annuel d’ouvertures dominicales autorisées passerait de 5 à 12 (5 minimum au lieu de 5 maximum), 
· des « zones touristiques de dimension internationale » seraient crées, une définition qui veut dire tout et n’importe quoi ; elles viendraient s’ajouter aux zones touristiques actuelles. Le travail de nuit, aujourd’hui interdit par la loi, y serait autorisé jusqu’à minuit et ce, au mépris de notre santé, 
· les commerces dans les gares pourront ouvrir chaque dimanche. 

Une fois cette étape franchie, la prochaine ne pourra être que de nous faire travailler 24 h sur 24 h et 7 jours sur 7 ! 

En plus, aucune compensation n’est prévue pour les établissements de moins de 20 salariés. Pour les autres, le montant de la majoration sera renvoyé à des accords. Et qui peut croire qu’une fois généralisés, le travail du dimanche et de nuit seront mieux payés que d’autres moment de la journée ou de la semaine ? 

Ce texte sera présenté au Conseil des Ministres courant décembre : ensemble, nous pouvons stopper cette mécanique infernale ! 

Salariés du commerce, du nettoyage, de la sécurité et de la démonstration, nous vous appelons à nouveau à faire grève et à manifester sur Paris mardi 16 décembre. 

Grève et mobilisation le 16 décembre dans tout le commerce francilien ! 

Fait à Paris, le 21 novembre 2014 

Contacts CLIC-P : 
· SICD-CFDT : Alexandre Torgomian - Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir  
· SECI-Unsa : Eric Scherrer - Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir  
· CGT : Karl Ghazi - Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir  
· SUD : Laurent Degousée - Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir  
Facebook : https://facebook.com/ClicParis - 
Twitter : @ClicParis- Mail : Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir
 
Pascal Cherki ne votera pas en l'état le projet de loi d'Emmanuel Macron sur le travail du dimanche Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
La PPL Mallié, version 4 - Projet Macron
23-11-2014
 
Pascal Cherki, député PS de Paris était l'invité de Samedi Politique sur France3 Paris. Il a déclaré qu'il ne voterait pas le projet de loi sur le travail du dimanche que doit présenter Emmanuel Macron s'il n'y avait pas de modification.
 
"Les touristes, ils sont au gouvernement, les spécialistes du tourisme, ils sont à Paris", ironise  Pascal Cherki, invité Samedi Politique sur France 3 Ile de France.

Non à la loi Macron, sauf si ...

Dans le bras de fer qui va opposer Anne Hidalgo et le gouvernement sur le travail du dimanche, le député socialiste de la capitale soutient la maire de Paris. Il ne votera pas le projet de loi que prépare Emmanuel Macron sur le travail du dimanche. "En l'état actuel, non. Je souhaite des modifications fondamentales", explique l'un des frondeurs du PS.

"Je veux les mêmes garanties pour tous les salariés. Qu'est ce que cette histoire de les réserver à partir de 20 salariés. Ca doit être des jours mieux payés avec un repos compensateur. Je suis contre les reculs sociaux", explique Pascal Cherki. Le projet d'Emmanuel Macron prévoit que les entreprises de moins de 20 salariés n'aient pas à verser des compensations.

A Paris de décider
 
Il prévoit surtout que ce soit l'état qui définisse les zones touristiques à Paris, perspective à laquelle est opposée Anne Hidalgo. "Ce n'est pas au gouvernement de définir les zones touristiques à Paris. Avant que messieurs Fabius et Macron ne s'intéressent au tourisme, nous on faisait les aménagements nécessaires pour faire de cette ville la capitale touristique du monde", explique Pascal Cherki.

"Laissons les spécialistes du tourisme décider de ce qui est utile à la fois pour l'équilibre de la vie des Parisiens et à l'attractivité touristique de la ville de Paris", conclut-il sur un ton très ferme.
 
Travail dominical:"le volontariat, un leurre" Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Activités syndicales
23-11-2014

Le Figaro, 22/11

Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force Ouvrière, redoute une "extension dangereuse" du travail dominical, notamment parce que le projet ne prévoit pas de "contreparties" pour les salariés dans les entreprises de moins de 20 personnes. Il regrette également un manque de "concertation", même s'il admet que les syndicats se sont déjà rendus "une fois" au ministère du Travail et au ministère de l'Economie sur le sujet.

Jean-Claude Mailly estime en outre que le volontariat promis aux travailleurs du dimanche par la ministre de la Santé, Marisol Touraine, serait "très compliqué à respecter". "Le volontariat, c'est quelque part un leurre". "Quelqu'un qui veut travailler, si l'employeur lui dit +écoutez, il faudrait travailler le dimanche+ et que la personne dit +non+, dans les faits, ça ne sera pas écrit mais elle ne sera pas recrutée", anticipe-t-il. 

 
Travail dominical : vers une journée payée double ? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Dernières nouvelles
22-11-2014
 
La ministre Marisol Touraine souhaite que le dimanche soit travaillé sur la base du volontariat et que la journée soit "si possible payée double".

Marisol Touraine, ministre de la Santé et des Affaires sociales. © HAMILTON / REA

Le travail du dimanche, que le gouvernement veut assouplir, doit être "volontaire" et, "si possible", "payé double", a dit vendredi la ministre de la Santé et des Affaires sociales Marisol Touraine sur BFM TV-RMC. "Permettre qu'il y ait plus de souplesse pour travailler le dimanche, je trouve que c'est une bonne chose parce qu'il y a des secteurs géographiques où des touristes pourraient acheter, et pas que des touristes", a déclaré la ministre. Mais le travail du dimanche a "deux contreparties" : le volontariat, et une meilleure rémunération.

Le volontariat, d'abord. "On ne doit pas imposer à quelqu'un de travailler le dimanche". Il faut "éviter les pressions" et permettre que "quelqu'un puisse dire : j'ai une vie de famille, ou j'ai d'autres choses à faire et je ne veux pas travailler le dimanche", estime Marisol Touraine. Deuxième contrepartie : une rémunération "améliorée", "si possible double". "On ne peut pas imaginer qu'un salarié travaille le dimanche au même prix qu'en semaine", explique Marisol Touraine, "pas favorable" à ce qu'il y ait des différences entre les entreprises sur ce sujet.

Les 35 heures restent "la référence"

Le gouvernement prévoit d'assouplir dans le commerce le travail du dimanche, dans le cadre du projet de loi de relance de l'activité, qui doit être présenté en décembre par le ministre de l'Économie Emmanuel Macron. Des distinctions sont faites selon la taille de l'entreprise. Quant aux 35 heures, qu'Emmanuel Macron ne veut pas mettre "sur un piédestal", Marisol Touraine a estimé qu'elles étaient "la référence". "J'entends beaucoup les entreprises demander plus de souplesse, plus de flexibilité (...) Je voudrais bien entendre les entreprises aussi s'engager pour de la sécurité, 35 heures de contrat pour leurs salariés, apporter des garanties à leurs salariés", a déclaré la ministre des Affaires sociales.

"Occupons-nous aussi des salariés et voyons que tous ces salariés qui veulent travailler 35 heures, qui n'y arrivent pas, qui gagnent 700, 800, 900 euros par mois, pour eux, les 35 heures, c'est un horizon qu'ils n'arrivent pas à atteindre, aidons-les à l'atteindre." "Soyons attentifs à ce qu'il y ait plus de sécurité et de garanties apportées aux salariés", a dit Marisol Touraine.
 
Le travail du samedi, sans majoration ? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Références - Textes juridiques et réglementaires
21-11-2014

Ai-je le droit de faire travailler mes salariés exceptionnellement le samedi sans majorer leur salaire ?

 
 Mots clés de l'article : Heures supplémentaires

Oui, le Code du travail ne prévoit aucune majoration du travail le samedi.

Toutefois, il est possible que ces heures soient mieux payées si votre convention collective, un accord collectif ou un usage prévoient une majoration de la rémunération liée au travail du samedi.

De plus, ces heures du samedi peuvent également être majorées dans le cadre des heures supplémentaires.

Pour rappel, les heures supplémentaires sont les heures de travail effectuées au-delà de la durée légale hebdomadaire, soit 35 heures, ou d’une durée considérée comme équivalente. Il s’agit d’heures dont l’exécution est demandée par l’employeur.

Ces heures donnent droit pour le salarié à une rémunération majorée et/ou à une compensation en repos, dans le respect d’un nombre d’heures (on parle de contingent) prédéterminé.

   
Une convention, même d’établissement, peut prévoir le remplacement de tout ou partie du paiement des heures supplémentaires par un repos compensateur équivalent.

Les 8 premières heures supplémentaires donnent lieu à une majoration de salaire de 25 % et les heures suivantes à une majoration de 50 %, et ce quel que soit l’effectif de l’entreprise.

Une convention ou un accord de branche étendu peut prévoir un taux de majoration différent, sans qu’il puisse être inférieur à 10 % (Code du travail, art. L. 3121-22).
 
À qui le tour ? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Chronique de Maître Lecourt
19-11-2014

Chronique de Maître Lecourt, 19/11/2014 

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C’est Emmanuel Macron qui a sans doute fait en sorte de diffuser son projet de loi au Figaro pour permettre que fusent les critiques et qu’il puisse aussitôt se dédouaner devant ce texte provocateur.
 
La manipulation est connue. Elle est médiatiquement efficace et constitue une technique de communication qui marche. À chaque fois.
 
Cela permet tout à la fois de disposer des critiques évidentes et d’avoir l’air modéré en enlevant deux ou trois éléments gênants ou un peu trop visibles.
 
Lorsque Madame Debré a proposé trois secteurs pour une nouvelle dérogation permanente au repos dominical, l’ameublement, le bricolage et l’équipement du foyer, il n’en a été retenu qu’un pour montrer toute la mesure dont la droite faisait preuve à brader ce temps social. Le parti socialiste a hurlé alors comme un seul homme.
 
Lorsque Monsieur Mallié a proposé à son tour sa Loi, le gouvernement lui a fait faire machine arrière sous le prétexte de mieux réaffirmer le repos dominical tout en créant de nouveaux « assouplissements » au principe. La « gauche » d’alors, dans l’opposition, hurle davantage et il suffit de reprendre les meilleurs passages des débats parlementaires pour mesurer l’étendue de son reniement d’aujourd’hui.
 
Chaque secteur demande désormais sa dérogation au prétexte qu’il la mérite comme le secteur déjà autorisé, ce qu’a par exemple obtenu le bricolage au prétexte que l’ameublement l’avait obtenu et ce que revendique la FNAC qui est pourtant déjà ouverte le dimanche dans plusieurs des zones commerciales concernées par la précédente Loi.
 
Cette fois le gouvernement dit « de gauche » ne hurle plus et les pourtant rudes adversaires d’hier de la « droite » qui cherchait à brader cet acquis social ont perdu leur voix.
 
À son tour, Monsieur Macron, qui sait où il va, se lance dans l’exercice.
 
Même procédé. D’abord un texte provocateur. Et on fait en sorte qu’il fuite. Il ne reste qu’à attendre les réactions qui ne peuvent manquer puisque le texte proposé est fait pour ça. Dans le même temps, après avoir porté la réforme devant les médias, la prestation devant JJ Bourdin, le Ministre dément en être l’auteur en précisant que ce n’est pas tout à fait le texte qui sera soumis au Conseil des Ministres. 
 
Ce texte émane pourtant de son Ministère. Il est écrit par des gens qui mesurent chaque mot employé au millimètre près et qui savent pertinemment ce qu’ils font, y compris lorsqu’il s’agit de tromper l’opinion publique.
 
Chacun peut être sûr qu’il lâchera un bout pour montrer qu’il n’est pas un mauvais bougre et qu’on peut l’en féliciter, comme on l’a fait avec Madame Debré, pour sa « fibre sociale ». Comme çà, le texte sera plus « présentable ». L’opinion publique restera même dans l’idée, comme personne ne lit jamais le texte, qu’il est moins pire que ce qu’il aurait pu être.
 
Pourtant, chaque fois, on s’éloigne un peu plus du principe, celui du repos dominical des salariés : de ce seul jour pour « être » et non pour « avoir » ou on peut se réunir en famille avec des amis en étant sûr d’en avoir la présence d’un maximum d’entre eux et ou on peut jouer au foot, au rugby avec l’ensemble des équipes au complet plutôt que de jouer avec la moitié de l’effectif pendant que l’autre bosse.
 
Alors interrogez-vous avant qu’il ne soit trop tard.
 
Les médias ont indiqué un passage de 5 dimanches travaillés à 12. Le nombre de dimanche était déjà passé de 3 à 5 il y a quelques années. À ce rythme, combien faudra-t-il de temps avant qu’on ne passe à 52. Cà c’est pour tout le monde. Ce qui était laissé à l’appréciation de chaque mairie est désormais une obligation pour les maires.
 
Et déjà, c’est un passage de 5 à 52 dimanches pour nombre de salariés de tous les secteurs en Ile de France et dans les zones touristiques et de plusieurs secteurs comme le bricolage, la quincaillerie et l’ameublement.
 
Et avec les salariés du commerce, ce sont ceux des services, puisqu’il faut bien assurer la sécurité, le ménage, les transports, les opérations bancaires, l’entretien et la réparation des équipements des centres commerciaux ouverts.
 
Déjà finies les contreparties et l’égalité des salariés. 
 
Pour une fois, je suis même d’accord avec M. Gattaz, on ajoute une couche au mille-feuille et un nouveau seuil, celui de 20 salariés, pas par entreprise mais par établissement, pour avoir juste le droit de gagner sa croûte en travaillant le dimanche. En dessous de 20 salariés par établissement, il n’y aura aucune garantie de contrepartie.
 
Alors à qui le tour cette fois ? N’attendez pas qu’il soit trop tard pour demander le retrait de ce texte. 
 
Car si ce n’est pas le vôtre, lorsque ce le sera, comment ferez-vous pour justifier que vous voulez disposer de votre dimanche alors que vous ne défendez pas celui de votre voisin à bénéficier du sien pour satisfaire vos envies du moment en espérant ne pas être touché.
 
Et méfiez-vous, car ce qui vaut pour le dimanche vaut également pour la nuit qui ne commence pas à la même heure selon les endroits de la capitale et dans les lieux où il y aura de « bons » touristes à plumer : les étrangers qui ont de l’argent qui ne restent pas sur le territoire qui ne peut plus les accueillir quand ils réclament asile et qui viennent faire leurs emplettes en France de produits souvent fabriqués dans le leur…

J’ajoute une question de philosophie pour les futurs bacheliers : le volontariat du salarié est-il réel si le salarié dépend de la majoration qui lui sera servie pour payer son loyer ?
 
Macron ouvre grand les portes du travail dominical Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
La PPL Mallié, version 4 - Projet Macron
19-11-2014

La version définitive du projet de loi ne sera dévoilée qu’à la mi-décembre, mais on en sait un peu plus sur la réforme du travail dominical que doit porter Emmanuel Macron. Le ministre de l’Economie souhaite bien faciliter le travail le dimanche en agissant sur plusieurs curseurs.
 
Quelles sont les règles actuelles ? Par principe, le dimanche est un jour chômé sauf pour les entreprises individuelles et pour les sociétés ne pouvant faire autrement (hôtellerie, restauration, santé, transports, musées, industrie utilisant des denrées périssables). Les commerces alimentaires peuvent néanmoins ouvrir jusqu'à 13h et les magasins de bricolage font l'objet d'une dérogation permanente depuis mars 2014. Pour les autres commerces, ils ne peuvent ouvrir que cinq dimanches par an, sur autorisation préfectorale, et le plus souvent pendant les périodes de soldes ou les fêtes de fin d'année.
Ces règles ne s’appliquent pas à deux types de zones : les zones touristiques et les périmètres d'usage de consommation exceptionnel (Puce), des zones commerciales situées en lisière des agglomérations de Marseille, Paris et Lille. L'autorisation de ces Puces est donnée pour une période de cinq ans et peut être retirée par la préfecture. Pour plus de détails sur les règles en vigueur, vous pouvez consulter le site Service-public.fr.
Plus de dimanches travaillés. Comme annoncé mi-octobre, le ministre de l’Economie souhaite faire passer le nombre de dimanches travaillés de 5 à 12 par an. La nouvelle règle serait la suivante : un commerce pourrait ouvrir cinq dimanches de son choix et demander une autorisation pour 7 autres dimanches, la décision revenant cette fois-ci à la préfecture.

Des zones d’ouverture dominicale élargies. L’ouverture des commerces le dimanche est actuellement autorisée dans les zones touristiques et les marchés aux puces. Le gouvernement envisage d’élargir ces zones pour qu’elles concernent davantage de commerces. Bercy souhaite aussi modifier deux types de zone où le travail dominical serait autorisé toute l’année : les zones de gares, une dizaine seraient concernées, et les "zones touristiques de dimension internationale", dont le quartier des Champs-Elysées et celui des grands boulevards à Paris.
 
Pas de contrepartie dans les PME de moins de 20 salariés ? Normalement, les salariés en activité le dimanche ont toujours le choix de ne pas travailler ce jour-là et ont le droit à des compensations : une rémunération revue à la hausse et/ou des repos compensatoires.
Mais il existe une exception pour les entreprises de moins de 11 salariés, qui sont exonérées de compensations. Or, le gouvernement pourrait élargir ce régime dérogatoire aux entreprises de moins de 20 salariés, à en croire Le Figaro. Contacté par Europe 1, le gouvernement souligne que ce point n'a pas encore été tranché.
 
La piste inattendue : faciliter le travail de nuit. Le gouvernement va réformer le travail dominical mais réfléchir aussi au travail de nuit. Dans les nouvelles zones touristiques, voire dans les gares, les commerces pourraient être autorisés à ouvrir jusqu’à minuit. Actuellement, les commerces doivent fermer à 21h, heure au-delà de laquelle on considère qu'il s'agit de travail de nuit.

Quel coût pour le travail dominical ?par Europe1fr
 
Macron, fossoyeur du repos dominical ? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
La PPL Mallié, version 4 - Projet Macron
19-11-2014

Le projet de loi Macron a fuité (il y a de fortes chances pour que cette fuite soit organisée), et bien que le ministre excipe du fait que ces projets n'ont encore aucun statut, ce projet s'annonce catastrophique pour le repos dominical.

En effet, la notion de repos dominical est purement et simplement remplacée par la notion de repos hebdomadaire, ce qui signifie, à terme, la destruction pure et simple de l'homorytmie de notre société.

Que M. Macron ne vienne pas regretter, ensuite, le délitement de la cohésion dans la société française. Il aura contribué, par sa soumission aux intérêts des lobbies du commerce, à la détruire.

Le blog d'HB, 18/11

Une première mouture du projet de loi Macron fait déjà le tour de twitter. Elle serait celle transmise au Conseil d'État. Hier mardi, le député de l'Aube, l'UMP Jean-Claude Mathis, a ainsi posé une question au Gouvernement et mis en avant le flou qui entoure la préparation de ce projet de loi avec ses "annonces" et ses "contre-annonces". Emmanuel Macron a répondu, de son côté, au nom du gouvernement, regrettant que ce texte ait fuité : "Ces textes qui ont pu paraître dans la presse n'ont à mes yeux aucun statut et je regrette, pour ma part, que des textes de ce genre puissent fuiter. Il n'y a qu'un texte, c'est celui qui sera déposé au Conseil des ministres qui fera encore l'objet de discussions, de travail du gouvernement, en concertations avec celles et ceux, professionnels, parlementaires qui se sont saisis du sujet." 

Dans l'actuelle mouture - qui n'a donc rien à voir avec le texte de décembre - constatons malgré tout que le travail dominical et en soirée y est traité à la page 100 dans une partie intitulée "Travailler". Dès les premières lignes l'expression "repos dominical" est remplacée par "repos hebdomadaire donné par roulement"... Tout est là ! Dire "repos hebdomadaire" c'est s'habituer déjà à abdiquer qu'il soit donné le dimanche, à tous, en même temps ! H.B.

 
Cairou, l'incorrigible mercenaire de LVMH Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Références - Carabistouilles
19-11-2014

Guillaume Cairou n'en est pas à une contre-vérité près, lorsqu'il s'agit de promouvoir le travail du dimanche pour tous ! Il avait déjà écrit une tribune délirante dans Les Echos (appartenant à LVMH), dans lequel il défendait Séphora (appartenant aussi à LVMH !). De là à conclure que M. Cairou appartient aussi à LVMH, il y a certes un pas, mais la collusion d'intérêts est évidente. Nous lui avions envoyé une réponse à laquelle il n'a jamais pu répondre !

Là, il récidive avec de nouvelles déclarations tout aussi affligeantes, mais intéressante car les oreilles du loup pointent sous la peau du mouton. En effet, il y précise incidemment l'intention profonde de sa croisade : il s'agit d'initier "une dynamique [vertueuse] de fréquentation des commerces le dimanches".

C'est donc bien vers un choix de société, ultraconsumériste, dominée par les grands groupes, ravalant les salariés au rang de force de production et de consommation, que veut nous emmener M. Cairou.  

 
PARIS (Reuters) - Des chefs d'entreprise ont apporté lundi leur soutien au ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, qui veut élargir les dispositions législatives concernant le travail dominical.
Son projet de loi visant à doper la croissance économique devrait porter de 5 à 12 le nombre de dimanches d'ouverture possible et assouplir les contraintes dans les zones touristiques et les grandes gares.
L'entourage du ministre a précisé lundi que des informations de presse faisant état d'absence de compensation salariale dans les entreprises de moins de 20 salariés étaient inexactes.
Tous les salariés travaillant le dimanche auront une compensation, qui pourra varier selon la taille de l'entreprise, a-t-on déclaré, en précisant que le détail de la mesure n'était pas encore arrêté.
Face aux critiques, le Club des entrepreneurs, un réseau de créateurs et dirigeants d'entreprise, a soutenu la démarche du gouvernement.
Son président, Guillaume Cairou, s'insurge dans un communiqué contre les "bien-pensants" selon qui l'ouverture des magasins le dimanche créerait une concurrence déloyale pour les petits commerces de proximité.
"En plus d'être faux, cela ne vise qu'à faire peur", écrit-il. "L'ouverture dominicale, c'est l'initiation d'une dynamique vertueuse de fréquentation des commerces le dimanche."
(Emmanuel Jarry, Ingrid Melander et Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse)
 
Travail dominical : Hidalgo ne veut pas que ses pouvoirs soient captés par Bercy Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Les Dossiers - Dimanche à Paris
19-11-2014
 
Anne Hidalgo a déclaré mardi qu'elle n'accepterait pas "que les pouvoirs du maire soient captés par Bercy", alors que Les Échos prêtaient lundi au gouvernement l'intention de créer des "zones touristiques de dimension internationale" pour intensifier l'ouverture dominicale des magasins. "J'ai mon calendrier, ma méthode, le Conseil de Paris se prononcera notamment sur les zones touristiques. Je suis quelqu'un de profondément décentralisateur et je n'accepterai pas bien sûr que les pouvoirs du maire soient captés par Bercy ou par je ne sais quelle autre instance, donc je me battrai pour que les pouvoirs du maire soient bel et bien confortés dans la future loi", a déclaré la maire de Paris sur RTL.

Lundi, Les Échos écrivaient que Bercy était "décidé à créer des zones touristiques de dimension internationale", un dispositif pris, selon le journal, par arrêté ministériel "qui vise à passer outre aux hésitations de la mairie de Paris pour autoriser l'ouverture dominicale des grands magasins". Les zones touristiques de dimension internationale, "ça ne me paraît pas une bonne chose", mais "la loi s'imposera à tout le monde", a commenté Anne Hidalgo. "Il y a quelque chose de positif dans les propositions de monsieur (Emmanuel) Macron, c'est le fait qu'il imposerait une compensation et le volontariat pour tous les salariés qui seraient amenés à travailler le dimanche", a nuancé la maire de Paris. "Cette proposition de compensation salariale serait une bonne chose. Pour le reste, je suis pour que l'on fasse confiance aux pouvoirs locaux et que la décentralisation soit porteuse de solutions plutôt qu'on revienne vers une centralisation que je conteste", a-t-elle conclu.
 
Le repos dominical fête ses 200 ans Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Références - Documents
17-11-2014
 
Supprimé après 1789, le congé du dimanche a été restauré par une loi du 18 novembre 1814. Issu de la tradition chrétienne, il a été successivement défendu et remis en cause. Récit.
 
La genèse
« Au jour vénérable du soleil, que les magistrats et les habitants se reposent et que tous les ateliers soient fermés », ordonne, en 321, Constantin, premier empereur romain à s'être converti au christianisme. À l'origine, le dimanche, jour du soleil ou « jour du Seigneur » en latin, est le premier jour de la semaine. Il commémore la résurrection du Christ.

Au Moyen Âge, comme à la Renaissance, conciles et ordonnances martèlent l'obligation d'aller à la messe dominicale. Néanmoins les philosophes des Lumières battent en brèche le congé de fin de semaine. Montesquieu le condamne au nom de la morale, Voltaire au nom de l'économie...

La Révolution de 1789 rebat les cartes. Le nouveau calendrier républicain supprime le dimanche ! L'année est divisée en douze mois. Les semaines, de dix jours, vont du primidi au décadi. Malmené, le repos dominical résiste. Une loi de 1800 l'impose aux fonctionnaires. Bonaparte maintient cette obligation, dès 1802.

Le tournant
La loi du 18 novembre 1814 « pour la sanctification du dimanche » le rétablit pour le plus grand nombre. Elle interdit les activités extérieures ainsi que le travail visible et audible des artisans et commerçants. En 1851, le repos dominical est laissé à la liberté de chacun. Selon le ministre de l'Intérieur de l'époque, il est « nécessaire à la santé et au développement intellectuel des classes ouvrières ».

Un avis qui divise. En 1879, un député radical propose d'abroger la loi de 1814. Colère des royalistes. Armand Fresneau, sénateur du Morbihan, s'insurge : « Le faible, le pauvre qui a besoin de protection, voilà la victime de la disparition des temps de repos. » L'abrogation est votée, en 1880. Seuls les fonctionnaires conservent un congé le dimanche.

Nouveau rebondissement, au début du XXe siècle : un député socialiste propose un « repos obligatoire » d'un jour par semaine. « Ouvriers et employés ne peuvent être occupés plus de six jours dans les usines, carrières, maisons de commerce »... Les débats durent quatre ans. Portés par le mouvement des employés des grands magasins et une campagne de la CGT, ils débouchent, en 1906, sur la promulgation d'une loi.

Celle-ci s'inscrit dans une perspective laïque et prend en compte la famille. Le repos hebdomadaire est fixé le dimanche. Il s'impose définitivement après la Grande Guerre.

Un petit air de déjà-vu...
Nicolas Sarkozy relance le débat, en 2009, avec une loi permettant de travailler le dimanche pour les salariés volontaires, dans certaines zones. En août 2014, le gouvernement annonce un nouvel assouplissement de la législation. Le projet de loi qui sera présenté mi-décembre prévoit notamment que les commerces non alimentaires puissent ouvrir jusqu'à douze dimanches par an. En contrepartie, la compensation des salariés serait améliorée. Plusieurs centaines de manifestants ont battu le pavé contre ce projet, vendredi, à Paris.

Charles Beigbeder, élu dans le VIIIe arrondissement de Paris, souligne, dans Le Figaro : « Le travail existe pour l'homme et non l'homme pour le travail. Le jour chômé vient nous le rappeler. »

Source : social-sante.gouv.fr
 
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Le travail du dimanche en question :
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